29 juillet 2012

Le Film d'Animation du Mois : Rebelle (3D) de Mark Andrews et Brenda Chapman (2012)

      C'est en Avant-Première que j'ai pu découvrir le film annuel de Pixar, Rebelle, qui sort en salles ce mercredi 1er août.
Le cru 2012 était-il un millésime ou une piquette ?


Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.


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      Le treizième long métrage des studios Pixar nous mène en terre d’Écosse, dans les Highlands, sur les traces d'une jeune fille pas comme les autres : la sauvage Merida. Pour la première fois, Pixar confie le rôle principale à une femme et pour la première fois il s'attaque au conte : bien lui en a pris ! Rebelle est un film magnifique, épique, émouvant, drôle et à la réalisation soignée .
     Merida n'est pas une Princesse ordinaire : elle veut prendre sa vie en main, sait se battre, refuse de se soumettre et n'hésite pas à envoyer valser les traditions. On est loin de la gentille Princesse qui fait des tartes en attendant que des nains, une fée ou un Prince nigaud vienne la délivrer. Non, Merida ressemble davantage à Raiponce : c'est une femme moderne, éprise de liberté. Mais elle va plus loin que Raiponce car elle défie sa mère et les institutions au point de causer de gros problèmes à ses proches. Rebelle se penche sur les rapports mère/fille et sur le passage à l'âge adulte de façon très directe et somme toute assez réaliste (du point de vue des sentiments parce que pour le reste c'est... mais chut !! je vous laisse la surprise !). Le film est un voyage initiatique aux multiples rebondissements et à l'émotion à fleur de peau.
On pourra toujours reproché au studio de suivre un chemin tout tracé. En effet, on sent venir de loin le dénouement mais cela a bizarrement peu d'importance tant le message est positif et encourageant.
     L'héroïne est immédiatement attachante et les jeunes filles et les femmes n’auront aucun mal à s'identifier à elle. Le reste du public ne sera pas laissé sur le carreau car Rebelle est composé d'une galerie de personnages savoureux et haut en couleur : les parents de Merida qui forment un couple uni et qui se chamaillent gentiment ; les triplés (Harris, Hubert et Hamish) sont des garnements très attachants et amusants toujours prompts à faire des bêtises ; les chefs de clan aux caractères bien trempés et la sorcière aussi effrayante qu'amusante.

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     Comme toujours avec Pixar, il y a de l'action, de l'émotion mais aussi de l'humour et Rebelle réserve son lot de gags _ principalement grâce aux triplés et aux clans.
     Visuellement, le film est une pure merveille : on s'en prend plein les mirettes. La 3D est très réussie et apporte un petit plus sur certaines scènes : on est totalement immergé au cœur de l'action. Mon seul regret est que le procédé assombrit l'image, faisant perdre de sa flamboyance aux couleurs et rendant l'image vraiment trop sombre dans les scènes de nuit. Les textures ont un rendu étonnant, principalement les cheveux de Merida qui m'ont totalement scotchés ! Graphiquement, Pixar reste à un niveau très supérieur par rapport aux autres studios et on se sent émerveillé comme un enfant devant tant de beauté.
     Enfin, la musique est superbe et les chansons collent parfaitement à l'histoire. Elles ne sont pas du tout gênantes d'abord parce qu'il y en a peu et ensuite parce qu'elles interviennent au bon moment.

     Rebelle est une vraie réussite aussi bien sur le fond que sur la forme. C'est un film familial au sens large du terme : les parents, les ados et les plus jeunes l'apprécieront car il a plusieurs niveaux de lecture, de l'humour, de l'aventure et de l'émotion.
Je n'ai qu'une hâte : le revoir !

NB : Rebelle est destiné aux enfants à parti de 6 ans et cela me semble très juste. J'ai vu dans la salle quelques bouts de choux apeurés grimper vite fait sur les genoux de leurs parents car le film comporte des séquences assez dures pour un enfant de moins de 6 ans.

Cadeau : C'est l'été et vous ne savez pas comment occuper vos bibous ? Essayer le cahier d'activité Rebelle qui est très chouette ☺

Si vous voulez en savoir plus sur l'environnement de Rebelle (inspiration graphique, décors, costumes, légendes...), je vous invite à lire l'article de Welcome to Europa : Voyage en Écosse,  au pays de Rebelle, l'héroïne Pixar.




28 juillet 2012

Court-Métrage : Dans l'ombre de Fabrice Mathieu


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Une ombre raconte sa vie avec son "Portant", ce double de chair et de sang, qu'elle décide un jour d'éliminer...

Voici donc le pitch de Dans l'ombre, un court-métrage original et brillant signé Fabrice Mathieu.
Plus qu'un simple exercice de style, le film est une œuvre singulière, enthousiasmante et efficace.
Pour raconter son histoire, Fabrice Mathieu a utilisé les plans d'une cinquantaine de films et des extraits musicaux de Roque Banos et Danny Elfman.
Son travail est bluffant car on n'a pas du tout l'impression qu'il s'agit d'un mashup : le montage est parfait. En outre, la narration de Roger Candy se prête parfaitement au récit de ce film noir... très noir !

Dans l'ombre n'est pas un simple court-métrage, c'est le prequel d'un futur long métrage : "Après avoir terminer le scénario du long-métrage, j'ai réalisé ce court-métrage pour en faire la promotion".
Espérons que l'on puisse le découvrir prochainement au cinéma !

Enthousiasmée par ce film et étant de nature curieuse, j'ai demandé à Fabrice Mathieu d'où lui était venue son idée :

"J'ai toujours été fasciné par la beauté et la magie des ombres au cinéma. Elles ont une telle puissance subjective, à la fois mystérieuses, envoutantes et poétiques.

C'est en regardant les images d'un spectacle, que l'idée est venue. L'éclairage était tel qu'en fond de scène, les ombres des protagonistes étaient très présentes. Ces silhouettes m'ont très vite interpelé et ne m'ont plus lâché, au détriment du déroulement du show (-:
Mon esprit était ailleurs et j'ai commencé à me mettre à leur place et à imaginer leur point de vue, leur vie.

Le concept m'a rapidement séduit, car c'était une façon détournée de parler de nous, humains, tout en mélangeant deux genres qui ont fait la part belle aux ombres : le Film Noir et le Fantastique
."



Que pensez-vous de ce film ? Il vous donne envie de voir le long-métrage ? 

26 juillet 2012

Concours : Gagnez un DVD de Projet X !

A l'occasion de la sortie en DVD de Projet X, Warner Bros et I love cinema s'associent pour vous faire gagner un DVD du film !


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Projet X est le nouveau film de Todd Philips (le réalisateur de Very Bad Trip) avec Thomas Mann, Oliver Cooper et Jonathan Daniel Brown.

Synopsis : Alors qu'ils semblaient jusque-là se fondre dans la masse, trois lycéens décident de sortir de l'anonymat. En apparence, leur projet est plutôt inoffensif puisqu'ils ont l'intention d'organiser une fête des plus mémorables. Mais rien n'aurait pu les préparer à la soirée qu'ils s'apprêtent à vivre... La rumeur se propage alors rapidement, tandis que les rêves des uns s'effondrent, les résultats scolaires des autres dégringolent, et des légendes se forgent…


Pour participer, rien de plus simple !

Cliquez sous les deux cases sous le nain de jardin et découvrez votre nom de fêtard ET votre personnalité de fêtard. Ensuite laissez un commentaire dans lequel vous partagerez vos résultats ainsi qu'une adresse mail valide afin de nous permettre de contacter le vainqueur !

Augmentez vos chances de gagner en partageant le concours sur Twitter et/ou Facebook (partage sur Twitter : +1 ; partage sur Facebook : +1 ; partage sur Twitter et Facebook : +2) ! Merci de me communiquer le lien afin que je puisse vérifier la validité du partage.


Si l'application ne fonctionne pas, rendez-vous sur cette page.

Vous avez jusqu'au 4 Août 23h59 pour participer. 

Attention : toute réponse incomplète (sans adresse mail valide ou sans nom ET personnalité de fêtard postés en commentaire) ne sera pas prise en compte !
Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses.
Le concours est destiné aux habitants de France métropolitaine uniquement.
Vos coordonnées ne seront pas conservées.
Notre partenaire enverra le lot au gagnant (merci de ne pas donner de boîte postale en guise d'adresse car le lot sera envoyé via FedEx ou UPS) .
I love cinema ne saurait être tenu pour responsable de l’acheminement du lot.

Bonne chance à tous !  

Concours terminé ! Merci pour vos participations !

25 juillet 2012

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan (2012)

The Dark Knight Rises, un des films les plus attendus de l'année, faisant l'objet d'une promotion intense, ne risque-t-il-pas de décevoir ? Réponse dans cette chronique certifiée sans spoiler !

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 Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent.
Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…


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     The Dark Knight Rises, le dernier épisode de la trilogie Batman réalisée par Christopher Nolan, est sorti en salles aujourd'hui après une longue attente et une campagne marketing  virulente qui a fait monter autant la pression que le désir chez les fans. Je n'entre pas dans cette catégorie : même si j'ai aimé les précédents opus de Nolan, je reconnais que je préfére ceux réalisés par Tim Burton car la vision de Nolan est trop réaliste à mon goût et totalement dépourvue d'humour.
Pourtant, j'étais curieuse de découvrir l'ultime Batman du cinéaste. Je ne vais pas entretenir le suspense plus longtemps  : j'ai beaucoup aimé The Dark Knight Rises même s'il n'est pas dépourvu de quelques maladresses et de longueurs.
     Christopher Nolan conclut avec brio sa trilogie en offrant un film sombre, mélancolique où l'action ne prédomine pas sur la réflexion.
Le cinéaste prend son temps, installe son histoire avec patience, place ses pions sur l'échiquier, donne la parole à Bruce Wayne plutôt qu'à Batman et fait monter doucement la pression. Dès lors que le Chevalier Noir est de retour, le film prend une autre dimension : plus de rythme, d'action, de scènes grandioses mais aussi une certaine émotion face à notre héros tombé si bas.
Christopher Nolan ne noue noie pas sous les faits d'arme et privilégie la psychologie des personnages. Si j'osais, je dirais que The Dark Knight Rises se veut autant une explication qu'une conclusion au mythe Batman. C'est un parti pris osé qui risque de décontenancer (voire d'ennuyer) ceux qui ne seraient venus chercher que des effets de pyrotechnie et des combats singuliers. Personnellement, c'est pour cette raison que j'ai aimé le film : je n'éprouve aucun intérêt pour un personnage qui n'est qu'une coquille vide, par contre je m'enthousiasme pour les personnages à la psychologie fouillée. C'est sans doute pour cela que Miranda/Marion Cotillard n'a provoqué chez moi qu'un profond ennui ; en effet, c'est le personnage le plus vide du film, le moins exploité et au final le moins intéressant.  
     Au delà de l'action et de la réflexion sur Bruce Wayne/Batman, Christopher Nolan développe une réflexion politique en phase avec l'actualité. Ainsi Bane est présenté comme un mercenaire mais c'est avant tout un terroriste qui se pose en sauveur et en pourfendeur des injustices. Il fait naître un climat de peur et d'angoisse, attise la haine et provoque le chaos. Gotham, qui se retrouve repliée sur elle-même et qui finit par s'effondrer, est le symbole de notre monde paniqué et paranoïaque.
     Une bonne histoire ne serait rien sans un bon casting et de ce côté-là nous sommes gâtés ! Tom Hardy est impressionnant à plus d'un titre dans la peau de Bane même s'il est à parier que son interprétation aurait gagné en intensité sans le masque qui lui mange la moitié du visage. Les autres membres du casting composent leur personnage avec une égale conviction : Anne Hathaway est une honorable Catwoman qui fait (presque) oublier Michelle Pfeiffer et Christian Bale est fidèle à lui-même. Mais c'est Joseph Gordon-Levitt qui tire son épingle du jeu dans un rôle essentiel qu'il hisse vers les sommets. Les autres big movie stars sont tous très bons (Morgan Freeman, Michael Caine et Gary Oldman) mais on en n'attendait pas moins d'eux.
     Malgré ses qualités, The Dark Knight Rises n'est pas exempt de défauts à l'instar du personnage bancal de Marion Cotillard. Le film est parasité par quelques longueurs et par une réalisation parfois un peu simpliste pour un film d'une telle envergure. En outre, les rebondissements sont prévisibles et on sent venir les twists à des kilomètres. Enfin, le côté ultra-patriotique américain est indigeste mais ça fait malheureusement partie du cahier des charges imposé par les studios pour ce genre de film.
Il ne s'agit que de détails au regard du spectacle que nous offre Christopher Nolan, lui qui a su redonner vie à une franchise que l'on croyait à jamais enterrée.

      The Dark Knight Rises est une digne conclusion qui ne dénote pas dans la trilogie. Ce n'est certes pas le chef d'œuvre tant attendu mais c'est tout de même un très bon blockbuster estival qui remplit sa mission : divertir.




24 juillet 2012

Le Film d'animation du mois : L'Âge de Glace 4 - La Dérive des Continents (2D) de Steve Martino et Mike Thurmeier (2012)

Alors que Scrat poursuit inlassablement son gland avec toujours autant de malchance, il va cette fois provoquer un bouleversement d’une ampleur planétaire… Le cataclysme continental qu’il déclenche propulse Manny, Diego et Sid dans leur plus grande aventure. Tandis que le monde bouge au sens propre du terme, Sid va retrouver son épouvantable grand-mère, et la petite troupe va affronter un ramassis de pirates bien décidés à les empêcher de rentrer chez eux...


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     Et revoilà Scrat, Sid, Manny et Diego ! Les quatre compères sont de retour pour vivre de nouvelles aventures rocambolesques et joyeuses. Ce quatrième film est à l'image des précédents opus : rythmé, drôle, coloré et brouillon.
     Évacuons tout de suite la question qui fâche : ce film n'est en rien novateur ni sur la forme ni sur le fond. Le studio se repose sur ses acquis et ne change pas d'un iota une recette qui marche depuis 10 ans.
Si visuellement Blue Sky a fait de net progrès par rapport au premier film (en même temps ce n'est pas dur de faire mieux), l'esthétisme reste très en dessous d'un Pixar : les textures ne sont pas aussi réussies et les décors manquent un peu de peps. Cependant l'animation est très fluide et c'est le principal. Notez que j'ai vu le film en 2D et que je ne regrette pas mon choix : je ne pense pas que la 3D aurait apporté quoi que ce soit de plus au regard du graphisme et de l'animation. Mon choix a été déterminé par la faiblesse de la 3D de L’Âge de Glace 3 - Le Temps des Dinosaures et je n'ai pas l'impression que, entre temps, Blue Sky ait fait beaucoup de progrès d'un point de vue technique.
     Concernant l'histoire, le studio ne s'est pas foulé non plus : on prend les mêmes et on recommence ! La galerie habituelle de personnages se voit agrémentée de petits nouveaux et la trame scénaristique est la même que celles des précédents films : nos amis vivent leur vie pépère, un incident provoque des événements dramatiques, ils affrontent mille péripéties et tout se termine bien.
On pourrait donc se sentir frustré mais non ! L’Âge de Glace 4 - La Dérive des Continents est un agréable divertissement qui passe à toute vitesse.
J'ai pris un vrai plaisir à retrouver Manny et surtout Scrat, Diego et Sid et à rencontrer les nouveaux personnages _ principalement la grand-mère de Sid qui est tordante et ces espèces de petits écureuils qui ressemblent à des minis Ewoks (j'ai un faible pour les petites bestioles bien potelées... et débiles !). De plus, la franchise s'offre enfin un méchant, un vrai, un pas beau qu'on aime voir se manger un iceberg dans la tête ! Et comme disait Alfred Hitchcock : "Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film".
     L'humour est omniprésent _ même s'il est parfois un peu lourd _ on s'amuse beaucoup. Les rebondissements sont nombreux et très rythmés : on ne s'ennuie pas une seconde. En outre, j'ai particulièrement aimé les nombreuses références cinématographiques qui émaillent le film.
     Comme à l'accoutumé, L’Âge de Glace 4 prend le prétexte d'une aventure pour parler de choses sérieuses : dans cet opus, on se penche sur les relations père/fille, sur la place de la famille dans notre vie et sur l'image que les autres ont de nous. Le message n'est peut-être pas très subtil mais il a le mérite d'être clair pour le jeune public à qui la franchise est principalement destinée. L’Âge de Glace 4 est à ce titre un film familial parfait car il plaira autant aux enfants qu'aux parents, ce qui n'est pas toujours le cas avec les films d'animation.

     Même si la franchise commence un peu à s’essouffler, L’Âge de Glace 4 - La Dérive des Continents tient toutes ses promesses et s'avère être le divertissement familial idéal de cet été. A consommer sans modération !




20 juillet 2012

Mignardises : Sweeney Todd, La Planète des Singes et Mars Attacks de Tim Burton

Aujourd'hui je vous propose la chronique express de trois films de Tim Burton : Sweeney Todd, La Planète des Singes et Mars Attacks!

Sweeney Todd, Le Diabolique Barbier de Fleet Street (2008)


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     Après l'intermède sucré qu'est Charlie et la Chocolaterie, Tim Burton revient à ses amours gothiques avec un film musical macabre : Sweeney Tood, Le Diabolique Barbier de Fleet Street.
Sweeney Todd est un film cinglant qui confirme la nature inquiète du cinéaste. Jamais il n'avait été aussi loin dans le gore et la misanthropie : les personnages qui peuplent ce film sont tous plus répugnants les uns que les autres, ils sont égoïstes, narcissiques, violents, sans moralité... Les personnages les plus respectables sont les jeunes Anthony, Johanna et Toby qui agissent par amour et non par vengeance, cupidité ou goût du sang.
C'est un film sans espoir, très sombre et trèèès gore : le sang gicle, les têtes roulent et on passe à table ! Sweeney Todd est un vrai film d'horreur, la différence est que les meurtres se commettent en musique. A ce titre, les chansons de Stephen Sondheim collent parfaitement bien à l'histoire et Johnny Depp et Helena Bonaham Carter ont un joli brin de voix. En outre les décors sont magnifiques, le casting est aux petits oignons, la réalisation est léchée et l'histoire d'amour est déchirante. Vous l'avez compris, j'aime énormément Sweeney Todd bien qu'il ne fasse pas partie de mes films de Burton préférés à cause des parties chantées : même si tous les acteurs chantent très bien, je reconnais ne pas être une adepte des comédies musicales (sauf celles avec Fred Astaire, Ginger Rogers, Gene Kelly et Cyd Charisse ! )
     Sweeney Todd, Le Diabolique Barbier de Fleet Street est un opéra mortifère d'une grande noirceur à peine éclairé par la sincérité d'un amour naissant. A consommer avec modération (pour ne pas sombrer dans la dépression !).


La Planète des Singes (2001)


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     Pendant longtemps, j'ai considéré que La Planète des Singes était le pire film de Tim Burton puis j'ai découvert Alice aux Pays des Merveilles qui a pris la tête du classement ! Je détestais tellement ce film que je ne l'avais vu qu'une fois lors de sa sortie au cinéma mais, pour ne pas écrire une chronique sur des souvenirs tronqués, je me suis procurée un disque bon marché sur Amazon et j'ai revu le film rien que pour vous (quel sens du sacrifice ! ^^). Cette fois, j'ai eu un choc : cette version n'est pas bonne mais ce n'est pas non plus la catastrophe dont j'avais le souvenir. Je ne me suis pourtant pas ramollie avec les années c'est seulement qu'une chose importante m'avait échappée en 2001 : Tim Roth ! J'étais trop dégoûtée par le "jeu" de Mark Walbergh, le trio ridicule qu'il forme avec Helena Bonham Carter et la fadasse Estella Warren, les rebondissements un peu téléphonés et les effets spéciaux datés pour remarquer l'incroyable performance de Tim Roth. Il est étonnant dans la peau du vil général Thade et, malgré le lourd maquillage, il suffit qu'il nous regarde pour nous glacer le sang.
Un point supplémentaire pour cette Planète des Singes : l'humour. Tim Burton et moi avons le même humour à deux balles donc les quelques gags qui émaillent le récit m'ont beaucoup amusés.
     En définitive cette version n'est pas aussi bonne que celle de Franklin J. Schaffner mais elle se laisse regarder car elle est divertissante et la prestation de Tim Roth vaut à elle seule le déplacement.


Mars Attacks! (1996)


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     Mars Attacks! est une farce qui n'épargne personne ou presque : les grands-mères gâteuses, les jeunes filles dépressives et l'idiot du village ont une bonne chance de s'en tirer, les autres sont fichus ! Les hommes politiques, les journalistes, les militaires, les promoteurs immobiliers, les babas cools... s'en prennent plein la tête : tous vont se faire pulvériser par une bande de martiens à grosses têtes, tricheurs, méchants, truqueurs, de mauvaise foi et triomphalistes.
Le scénario est à la fois un hommage à la SF des 50's, aux films catastrophes des 60's et une parodie de Independance Day et de tous les films débiles de SF pro-américains.
Les effets spéciaux sont simplifiés à l'extrême : les soucoupes volantes ressemblent à celles de Plan 9 from outer Space (Ed wood, 1959), les Martiens sont grotesques (moches mais coquets avec des armes ressemblant à des jouets) et ce qui permet de les tuer, c'est de la musique country ! La voix stridentes de Slim Whitman les transforme en bouillie verdâtre. Il faut dire que Tim Burton déteste la country : "C'est une forme de musique que je ne supporte pas. Je crois que je préférerais encore qu'on me tape sur la tête avec un marteau !"
Mars Attacks! est une œuvre engagée politiquement : tous les notables sont des marionnettes qui seront réduites en charpie. Une fois de plus, Burton se range du côté des marginaux, des laissés pour compte de la société et de la cellule familiale. En effet, c'est Richie, le vendeur de beignets gauche méprisé par ses parents qui sauve la planète.
Le casting de Mars Attacks! est impressionnant, c'est la volonté de Tim Burton de faire venir des célébrités juste "pour qu'elles se fassent trucider" !
     Mars Attacks! est un excellent pastiche des films de SF, drôle, sans prétention et diablement divertissant.


Que pensez-vous de ces films ?

17 juillet 2012

La première vidéo virale de After Earth de M. Night Shyamalan utilise la timeline Facebook !

C'est au Comic-Con de San Diego que Sony a diffusé cette première vidéo virale pour After Earth, le nouveau film de M. Night Shyamalan.


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      After Earth est un film de science-fiction post-apocalyptique dans lequel Will et Jaden Smith se crashent sur une Terre hostile qui a été évacuée par les Humains 1000 ans plus tôt.

     Vu le pitch, j'ai du mal à saisir l'opportunité d'utiliser la nouvelle timeline de Facebook pour expliquer la chronologie du film, en effet la timeline présentée dans la vidéo n'a absolument rien de futuriste et Will et Jaden Smith ne sont même pas mentionnés. Et niveau révélations : nada ! Peut-être que quelque chose m'a échappé...
Je vous laisse juger par vous-mêmes. 

1000 après un cataclysme qui a poussé les humains à s’enfuir de la Terre, Nova Prime est devenu le nouveau berceau de l’humanité. De retour sur cette planète après une très longue mission, le légendaire Général Cypher Raige (Will Smith) est bien décidé à vivre en bon père de famille et à s’occuper de son fils de 13 ans, Kitai (Jaden Smith), qu’il ne connaît presque pas. Alors que Cypher voyage dans l’espace avec son fils, leur vaisseau est touché par une pluie d’astéroïdes. Ainsi, ils n’ont comme seule option que de s’écraser sur la dangereuse planète Terre. Cypher est grièvement blessé dans son cockpit et Kitai doit partir en terrain hostile pour récupérer leur balise de sauvetage. Tout sa vie, Kitai a voulu être un soldat comme son père. Aujourd’hui, il en a la possibilité.

After Earth doit sortir en France le 5 Juin 2013.



Mise à jour 23/07/2012 : Et voici l'affiche mystérieuse de After Earth !

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13 juillet 2012

Frankenweenie de Tim Burton : la nouvelle bande-annonce rend hommage aux films d'horreur des années 30 !

     C'est au Comic-Con, qui se déroule en ce moment à San Diego, que les studios Disney ont dévoilé la nouvelle bande-annonce de Frankenweenie, le nouveau long métrage en stop-motion de Tim Burton.


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     Cette bande-annonce au style old school est un brillant hommage aux films d'horreur des années 30. La vidéo est très bien faite et très excitante : on a vraiment l'impression de visionner un trailer du studio Universal et, en plus, on découvre des images inédites. Voilà qui me donne encore plus envie de voir le film !


Après avoir malencontreusement perdu son chien adoré Sparky, le jeune Victor se saisit des pouvoirs de la science pour ramener son meilleur ami à la vie – avec quelques légers ajustements. Il tente de cacher sa création mais, quand Sparky s’enfuit, les camarades de Victor, ses professeurs et l’ensemble de la ville apprennent que redonner une étincelle de vie peut être monstrueux.





Qu'en pensez-vous ?

Bande-Annonce : Le Monde Fantastique d'Oz de Sam Raimi (VOST et VF)

      Il y a une semaine nous découvrions avec émerveillement le teaser poster du nouveau film de Sam Raimi : Le Monde Fantastique d'Oz. Aujourd'hui, nous découvrons une première bande-annonce plutôt alléchante.


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     Le Monde Fantastique d'Oz (Oz the Great and Powerful) est basé sur les personnages du livre Le Magicien d'Oz écrit par Lyman Frank Baum au début du XXème siècle et se veut le prequel du célèbre classique de Victor Fleming avec Judy Garland.
En effet, le nouveau film de Sam Raimi se concentrera sur les origines du magicien et sur son arrivée au Pays d'Oz.
      Pourquoi un prequel me direz-vous ? Pour la simple et bonne raison que les studios Disney n'ont pas obtenu les droits d'adapter le livre sur grand écran. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle me concernant, je préfère 100 fois un prequel qu'un remake.

     Cette première bande-annonce est très prometteuse visuellement parlant : la qualité de l'image est épatante, les couleurs sont magnifiques, le noir et blanc est soigné et les décors laissent rêveur. Espérons que la 3D sera réussie et mettra en valeur ce décorum grandiose.

     Le Monde Fantastique d'Oz signera le retour de Sam Raimi au cinéma trois ans après Jusqu'en Enfer et marquera un changement d'univers après sa trilogie Spiderman.
La sortie en France du Monde Fantastique d'Oz est prévue pour le 3 avril 2013.


Quand Oscar Diggs (James Franco) - un obscur magicien à l’éthique douteuse - se retrouve propulsé du poussiéreux Kansas au luxuriant Pays d’Oz, il pense que la gloire et la fortune s’offrent enfin à lui. Sa rencontre avec trois sorcières, Theodora (Mila Kunis), Evanora (Rachel Weisz) et Glinda (Michelle Williams) va pourtant tout remettre en cause car aucune d’entre elles n’est convaincue qu’il correspond bien au grand sorcier que tout le monde attendait. Traitant à contrecœur les problèmes rencontrés par les habitants du Pays d’Oz, Oscar va bientôt découvrir en qui il peut avoir confiance et de qui il doit se méfier avant qu’il ne soit trop tard. Faisant appel à ses « pouvoirs » magiques à grand renfort d’illusions, d’ingénuité - voire d’un soupçon de sorcellerie - Oscar se transforme peu à peu en un grand et puissant sorcier, mais aussi en un homme meilleur…

En VOST


En VF


Cette première bande-annonce vous enthousiasme ou pas du tout ?

11 juillet 2012

Les looks de Tom Cruise

     A l'occasion de la sortie ce mercredi 11 Juillet de Rock Forever avec le beau Tom Cruise dans le rôle du rockeur sexy Stacee Jaxx, j'ai eu envie de revenir en images (et de façon non exhaustive) sur la carrière de Tommy.


Outsiders de Francis Ford Coppola (1983)

Outsiders, c'est West Side Story en Oklahoma : deux bandes de djeuns s'affrontent pour le pire et pour le pire dans les rues de la ville de Tulsa. D'un côté les "Socs", jeunes snobinards issus des quartiers riches et de l'autre les "Greasers" issus des quartiers défavorisés. Après une énième bagarre, un membre des "Greasers" est recherché par la police pour meurtre.
Quand on voit la photo, il n'est pas utile de préciser que Tom Cruise appartient à la bande des "Greasers" dont les membres sont si fiers de leur cheveux gominés !
C'est donc avec les cheveux gras et une dent ébréchée (souvenir d'un accident lors d'un match de hockey) que le jeune Tom Cruise Mapother IV fait une entrée fracassante dans le monde du cinéma. Il a 21 ans et ne sait pas encore qu'il sera une star internationale et le scientologue le plus connu du monde.
Le film est une vraie merveille que tous les ados devraient voir au moins une fois (au même titre que La Fureur de Vivre #JDCJDR).
Les rebelles, ça plaît aux filles mais il faut avouer que, pour le coup, Tom se fait voler la vedette par Matt Dillon, Patrick Swayze et Rob Lowe, bien plus sexy que lui dans le film.
Peu importe, Tom ne devra pas attendre très longtemps pour faire chavirer les cœurs...

Taux de sexytude : 5%


Legend de Ridley Scott (1985)

Avec Legend, Tom Cruise endosse pour la première fois le costume de sauveur du monde.
Il est Jack et doit secourir la jeune et jolie Lili des griffes de Darkness, un démon tueur de licornes (comme Voldemort, oui).
Tom a les cheveux longs et propres, son regard est limpide, il a soigné sa dent ébréchée et porte une armure en feuilles d'or. Il regarde sa dulcinée avec des yeux humides, il serre les mâchoires quand il n'est pas content et pète la gueule au méchant. Le film n'est pas un succès et Ridley Scott mettra des années à se remettre de cet échec.
Pas Tom qui a conquis le cœur des demoiselles et des magnats de Hollywood.

Taux de sexytude : 60%


Top Gun de Tony Scott (1986)

Sans jeu de mot moisi, on peut dire que c'est Top Gun qui fait décoller la carrière de Tommy.
Tom porte un uniforme d'aviateur moulant, Tom transpire, Tom met des Ray Ban même la nuit, Tom fait de la moto, Tom se bagarre avec Ice/Val Kilmer et Tom perd ses repères après la mort de son pote Goose mais s'en remet grâce aux soins personnalisés de Charlotte. Il est amoureux, se réconcilie avec Ice et devient le meilleur pilote de l'armée américaine. Amen !
Toutes les filles veulent danser sur Take My Breathe Away en susurrant "Maverick, bête de sexe fais-moi l'amour ou je ne réponds plus de mon corps."
Une carrière, ça tient à peu de chose...

Taux de sexytude : 90%


La couleur de l'argent de Martin Scorsese (1987)

Tom Cruise joue pour Martin Sorsese aux côtés de Paul Newman : la classe !
Le film est assez réussi surtout si on aime le billard parce que l'histoire est cousue de fils blancs.
Tom n'a pas à rougir face à Paul Newman et la légende veut que ça soit lui qui ait joué ses scènes de billard : re-la classe !
Côté look, c'est la cata : le pauvre se voit affublé d'une coupe de cheveux "bonjour, moi c'est brushing", d'horribles chemises 10 fois trop grandes pour lui et de diverses vestes plus moches les unes que les autres. Heureusement qu'on va au ciné pour l'histoire et pas seulement pour mater !

Taux de sexytude : 25%


Cocktail de Roger Donaldson (1988)

Dans ce film pour minettes, Tom fait des cocktails en jetant des bouteilles au-dessus de sa tête, balance les glaçons dans le shaker avec une souplesse qui ferait crever d'envie Patrick Dupond et s'envoie en l'air avec des héritières. L'histoire est d'une débilité profonde et on ne tiendrait pas longtemps sans les chorégraphies "tonic" de Tom et son regard d'acier.
Entre les chemises à peine ouvertes, les mouvements souples du poignets et la petite moue boudeuse, difficile de rester insensible au charme de Brian Flanagan, le gentil
bellâtre barman.

Taux de sexytude : 90%


Né un 4 Juillet de Oliver Stone (1990)

Là on arrête de rigoler parce que Né un 4 Juillet est LE film tire-larme par excellence. Oliver Stone ne nous épargne rien avec l'histoire de ce soldat féroce blessé au Vietnam et abandonné par sa patrie parce qu'il ne lui est plus utile.
Dans son fauteuil roulant, Tom Cruise nous fait chialer comme des bébés. On s'en fiche qu'il soit laid comme un pou avec son look de clodo, on a envie de le câliner comme jamais.
Avec Né un 4 Juillet, on commence à se dire que Tom n'est pas qu'une belle gueule, c'est aussi un acteur.

Taux de sexytude : 0% mais on s'en fout !


Entretien avec un vampire de Neil Jordan (1994)

Dans la catégorie film de vampires moisi je demande Entretien avec un vampire ! Heureusement que Tom Cruise est là pour sauver le film du naufrage car c'est le seul qui fait peur.
Blond, pâle, fin et dandy, Lestat est charismatique, sexy et pas mal flippant. Il faut que j'avoue que je me serai volontiers laissée mordre par lui ☺
Tom vole la vedette à Brad Pitt, à Antonio Banderas et encore plus à Christian Slater qui n'a jamais été aussi mauvais que dans ce film (et ce n'est pas peu dire).
En même temps, avoir les dents qui rayent le parquet, ça n'était pas trop compliqué pour Tommy...☺

Taux de sexytude : 90%




Vanilla Sky de Cameron Crowe (2001)

Remake pas mal fichu du superbe et dérangeant Ouvre les yeux de Alejandro Amenábar, Vanilla Sky offre à Tom Cruise la possibilité de faire oublier son physique avantageux. Dans la première partie, c'est du grand Tom Cruise : cheveux brillants, mâchoires carrées, regard d'acier et muscles saillants. La seconde est plus intéressante d'un point de vue cinématographique :  Tom disparait derrière un épais masque car son personnage a été défiguré. De Tom, il ne reste que les yeux tristes et un corps cassé.
Jolie performance pour un acteur qui l'est tout autant.

Taux de sexytude : première partie : 95%
                               deuxième partie : Difficile à dire...



Austin Powers dans Goldmember de Jay Roach (2002)

Qui a dit que Tom n'avait pas d'humour ? Ceux qui n'ont pas vu Austin Powers dans Goldmember ! Tom apparait dans la scène d'intro grimé en Austin Powers, sauve la pauvre Gwyneth Paltrow d'un funeste destin avant que Steven Spielberg ne coupe la scène !
Avec sa perruque, ses lunettes de bizu, sa chemise à jabot et son costume en velours bleu, il détruit un hélicoptère avant de draguer lourdement Penny et offre le seul bon moment de ce très mauvais film !

Taux de sexytude : 5%
Taux d'autodérision : 100%




Collatéral de Michael Mann (2004)

Une des meilleures performances pour Tom Cruise dans un rôle à contre-emploi, celui d'un tueur à gage hyper flippant et... ultra sexy ! Son personnage est une ordure mais je ne peux m'empêcher de fantasmer (faible, faible femme !).
Il porte un costume aussi gris que ses cheveux, une petite barbe de baroudeur et même avec la tête ensanglantée, il reste torride !
Tommy Forever !

Taux de sexytude : 200%



Walkyrie de Bryan Singer (2008)

 Un film américain sur les résistants Allemands qui tentèrent d'assassiner Hitler ? Un concept intéressant, d’autant plus intéressant que Hitler parle en anglais d'une voix calme et posée !
C'est un film historique bancal et Tom Cruise s'en sort plutôt bien en chef des résistants borgne et courageux.
Il porte un bandeau de pirate et un uniforme de l'armée allemande : il n'est pas beau à voir notre Tommy ! Mais on lui pardonne car il sauve les meubles et rend ce film regardable.

 Taux de sexytude : 10%




Tonnerres sous les Tropiques de Ben Stiller (2008)

Ben Stiller ne cesse de le claironner depuis des années : Tom Cruise est son acteur préféré. J'imagine facilement la joie qu'il a dû ressentir quand Tom a accepté d'endosser le costume de Les Grosman, producteur de son état, aussi grossier que dégarni et bas de poitrine !
Il apparait évident que Tom s'éclate à dire des insanités et à remuer du popotin.
La performance de Tom est tellement tordante que les producteurs sont en train d'écrire un spin-off sur son personnage ☺


Taux de sexytude : 0%


Rock Forever de Adam Shankman (2012) 

Dans le film qui sort aujourd'hui, Tom est Stacee Jaxx, une légende du glam-rock et un tombeur de minettes. Avec ce personnage directement inspiré de Axl Rose (qui lui a servi de coach vocal), Tom n'a rien perdu de sa superbe : pantalon de cuir, cheveux longs et tatouages qui vont bien, l'acteur n'affiche pas son âge !
Les premières critiques sont tièdes concernant le film mais toutes sont d'accord pour dire que Tom y est excellent (même Filou qui, pourtant, n'aime pas Tom).

Taux de sexyude : Même si je n'ai pas vu le film, je parie sur 100% !

Une fille d’une petite ville, Sherrie, et un garçon de la ville, Drew, se rencontrent sur Sunset Strip à la poursuite de leurs rêves hollywoodiens. Leur romance teintée de rock ‘n’ roll est racontée par l’intermédiaire des tubes palpitants de Def Leppard, Joan Jett, Journey,Foreigner, Bon Jovi, Night Ranger, REO Speedwagon, Pat Benatar, Twisted Sister, Poison, Whitesnake et bien d’autres encore.




Irez-Vous voir Rock Forever ?


8 juillet 2012

La Clinique de l'Amour ! de Artus de Penguern (2012)

John – consciencieux et romantique – et Michael – inconséquent et volage – sont chirurgiens dans la clinique de leur père, David Marshal.
John, fou amoureux de Priscilla, une merveilleuse infirmière, se voit ravir sa dulcinée par Michael, qui l’épouse illico.
Effondré, John s’exile au Canada. Michael, délaisse Priscilla pour la sulfureuse Samantha (infirmière cupide et fatale), transforme la clinique en centre de chirurgie esthétique… Et la ruine ! John revient pour tenter de sauver la clinique…
Aidé par Priscilla, Helen, Cathy, Tom, Marc et Mlle Phillips, tous éclopés de «l’amour», qui, comme chacun sait, sauve toujours tout.
Des histoires d’amour (torrides), d’argent (très mal investi), de trahisons (éhontées)...


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     C'est grâce à mon ami Filou du blog Baz'art que j'ai pu voir à l'œil La Clinique de l'Amour !, le nouveau film de Artus de Penguern. Merci beaucoup mon Filou ☺.
     J'avais adoré le précédent film de Artus de Penguern, Grégoire Moulin contre l'Humanité, et je me demandais quand le cinéaste allait se décider à remettre le couvert. Il aura fallu attendre onze ans entre les deux films, faute à des producteurs frileux. Il faut dire que le pastiche est un genre difficile qui a du mal à trouver un public (de mémoire, OSS 117 est celui qui a le mieux marché en salles ces dernières années).
     La Clinique de l'Amour ! est une parodie des soap operas et des séries débiles qui pullulent à la télévision depuis de trop nombreuses années : La Clinique de la Forêt Noire (Die Schwarzwaldklinik pour les puristes ^^), Les Feux de l'Amour, Amour, Gloire et Beauté, Dallas, Urgences, Grey's Anatomy... Tous les clichés du genre sont passés à la moulinette par Artus de Penguern dans un esprit proche de celui des ZAZ, des Monthy Python, des Nuls et des Robins des Bois. On est donc dans un humour absurde, burlesque et excessif. Si vous aimez ce genre d'humour, vous passerez un excellent moment sinon vous risquez de rester en dehors de cette œuvre singulière.
     J'ai beaucoup ri devant ce film qui ne se prend pas une seconde au sérieux. Très rapidement, on se rend compte que tout sera farfelu, ludique, joyeux, sans prétention et c'est un vrai bonheur. Artus de Penguern va au bout de son délire sans se soucier du ridicule mais sans prendre les spectateurs pour des idiots non plus. En effet, le film repose sur une vraie histoire et sur une galerie de personnages attachants. En outre, même si le but est clairement de faire rire, le cinéaste imprègne son film de beaucoup de poésie et de douceur. Les décors sont léchés, la mise en scène est étudiée, le casting est brillant, le rythme est soutenu et le comique de situation est tordant.
La Clinique de l'Amour ! est donc un vrai film de cinéma, soigné et précis et pas une de ces bouses qui se contente d'enchainer les gags jusqu'au générique de fin sans se soucier de l'esthétisme et de la mise en scène.
     Artus de Penguern a su s'entourer d'acteurs prodigieux qui ont un vrai sens de la comédie et qui n'ont pas peur du ridicule. De Bruno Salomone, à Dominique Lavanant, en passant par Héléna Noguerra, Michel Aumont et Artus de Penguern, tous incarnent avec sérieux et finesse des personnages caricaturaux qui auraient pu nous laisser indifférents s'ils n'avaient pas été interprétés avec autant de sincérité.

     Artus de Penguern et sa bande m'ont fait passer un excellent moment, je n'ai pas ri autant au cinéma depuis des lustres et j'espère de tout cœur que onze ans ne sépareront pas La Clinique de l'Amour ! du prochain film du cinéaste.
Ce film est une pépite qui  file la patate : le prix du billet devrait être remboursé par la Sécu !




5 juillet 2012

The Gangster Squad : la bande-annonce en VF !

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     Au mois de Mai, nous découvrions la première bande-annonce du nouveau film de Ruben Fleisher mais elle n'était pas sous-titrée et, comme nous ne sommes pas tous parfaitement bilingues, elle en a laissé plus d'un sur la faim !
Il aura fallu attendre deux longs mois pour que la  production se décide à dévoiler la bande-annonce de The Gangster Squad en version française.

     Ce film est très prometteur parce qu'il a un côté old school très charmant et parce que le casting fait baver : Sean Penn, Josh Brolin, Nick Nolte, Giovanni Ribisi, Ryan Gosling, Robert Patrick, Michael Peña et Emma Stone.
Entre les fusillades et les répliques cinglantes, il y a peu de chance pour que l'on s'ennuie !

La sortie de The Gangster Squad a été avancée au 10 octobre 2012 (au lieu du 7 novembre).

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

En VF


En VOST


Vous avez envie de le voir ?

3 juillet 2012

Batman, le Défi (Batman Returns) de Tim Burton (1992)


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     Le défi, c'est Tim Burton qui le relève en acceptant de réaliser le second volet des aventures de Batman et en produisant lui-même le film afin de retrouver un peu de liberté. Après le calvaire qu'a été le tournage du premier Batman, Tim Burton hésite un moment à se lancer dans la réalisation de Batman, le Défi d'autant que le premier scénario qu'on lui propose ne le convainc pas. Mais le second scénario lui plaît et il décide de se lancer dans l'aventure. En effet, le second jet place les personnages principaux au même niveau : Batman, Catwoman, Pinguin et Max Schreck sont des personnages forts, ayant chacun une part d'ombre et un désir de reconnaissance.
     Dans ce second volet, Batman, à nouveau interprété par Michael Keaton, est encore plus mélancolique et schizophrène. Tiraillé entre sa vie d'homme et celle de justicier, il s'enferme dans une solitude misanthropique à peine troublée par Selania Kyle/Catwoman. Il ne sort de sa caverne que pour se battre en duel contre Pinguin, l'enfant monstre ; Max Schreck, le businessman éperdu de pouvoir et Catwoman, féline morte-vivante à l'esprit aussi rapiécé que son costume de skaï. Aussi, même si Burton a prétendu dans la presse vouloir donner à chaque personnage la même importance, il faut reconnaître que Bruce Wayne/Batman est relégué au second plan. C'est un parti pris assez culotté que de mettre de côté le personnage qui donne le titre au film ! Bizarrement, cela n'interfère en rien dans sa qualité car les autres personnages sont tellement fascinants et torturés que l'on s'apperçoit à peine de l'absence du Dark Knight.
Catwoman (la magistrale Michelle Pfeiffer) est le personnage qui a le plus fait parler de lui lors de la sortie du film, certains s'offensant de voir un personnage sado-masochiste dans un film grand public. C'est sûrement le personnage féminin le plus tourmenté de l'univers burtonien. La transformation de Selina en Catwoman marque un virage dans le film : personnage falot et dépressif, elle devient extravertie dès qu'elle enfile le costume de son double. Elle naît dans la douleur, après une descente aux enfers et porte en elle une rage destructrice. Elle exprime sa colère grâce au sexe : elle n'est que sexualité animale, un fantasme sur patte. Même sa mort et sa renaissance sont hypersexualisées : morte dans la neige, une bande de chat profane son cadavre, miaule en la reniflant, l'un d'eux sondant sa bouche avec sa patte tandis qu'un autre lui mord le doigt et suce son sang. Rentrée chez elle, elle s'emploie à créer son costume de dominatrice et chaque personnage à droit à son coup de fouet _ même les victimes d'agression.
Les allusions sexuelles sont très nombreuses dans le film, Pinguin (Danny DeVito) étant également un personnage à la sexualité débridée. Quand il n'imagine pas des plans tortueux pour tuer tous les petits garçons de Gotham, il s'emploie à conquérir sauvagement toutes les femmes qu'il croise. La rencontre entre Pinguin et Catwoman est un morceau d'anthologie : elle gobe d'un coup l'oiseau de Pinguin tandis que celui-ci menace de trancher la gorge à la chatte noire qui accompagne Catwoman avec un couteau tout ce qu'il y a de plus pénien. L'une se fait castratrice tandis que l'autre déploie une violente énergie sexuelle.
     La violence est ce qui définit Pinguin, cet être abominable au physique monstrueux, tellement monstrueux que ses parents se débarrassèrent de lui dans les égouts alors qu'il n'était qu'un nourrisson. Le film s'ouvre d'ailleurs sur sa naissance comme pour en donner le ton : tragique, monstrueux, chaotique. La genèse de ce monstre nous empêche de le trouver détestable, il nous fait plus pitié qu'autre chose. Pas comme Max Shreck (terrifiant Christopher Walken), le vil homme d'affaire qui élimine ses rivaux comme il écrase des mouches. Machiavélique, il se pare du masque de la vertu, distribuant cadeaux et friandises, mais il cache en lui un vampirique désir de sang.
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Tous ces personnages sont des dégénérés en proie à des pulsions morbides. Des morts-vivants qui s'agitent dans les rues de Gotham à la recherche de cette partie d'eux-mêmes à jamais décomposée.
     Le retour de Batman est sombre et sans illusion. Les habitants de Gotham ne valent guère mieux que ces quatre animaux déchus qui s'affrontent jusqu'à la mort car ils sont corrompus, manipulables et lâches. Ils attendent un héros qui viendra les sauver et ne méritent rien d'autre que Pinguin et Max Schreck à la tête de la ville. Ils sont aussi détestables et condamnables que les habitants de la ville colorée de Edward aux mains d'argent.
      La vision de Tim Burton de la société et des individus qui la composent est désespérante et désespérée. La fin du film n'est pas un happy end : la mort fait son œuvre, laissant le Dark Knight plus seul que jamais dans l'obscurité.
     La noirceur n'est pas que le fait des personnages: les décors et la musique sont entourés de ténèbres. La ville de Gotham est un décor expressionniste qui fait penser à la ville de Metropolis de Fritz Lang. Ville gigantesque, Gotham baigne dans le brouillard et ne semble être qu'un écrin de solitude et de détresse. L'atmosphère y est glacial et morbide : c'est un vrai tombeau.
Cette atmosphère est souligné par la musique dramatique et lyrique de Danny Elfman, le thème principal du premier Batman est repris mais il est plus sombre, épique et puissant.

     En définitive, Batman le Défi est un film bien  plus sombre et morbide que le premier opus. On sent ici que Tim Burton a bénéficié de plus de liberté et a pu ainsi s'approprier pleinement le mythe Batman pour imposer sa touche personnelle. Véritable hommage aux films expressionnistes allemands, ce Batman se situe en permanence à la limite de l'abstraction. Une chimère au pays des blockbusters bien charpentés.
     Pour de nombreux amateurs¹, Batman le Défi est bien meilleur que le premier et est devenu au fil du temps un film culte. Pourtant, à sa sortie, les spectateurs le jugent trop sombre, trop violent pour un film grand public. Le film est un échec commercial et marque le début d'une période de dépression pour Tim Burton. Mais ça, c'est une autre histoire...

1 : Tout le monde ne partage pas cet avis, c'est peut-être votre cas d'ailleurs. Lisez donc l'article du Chat Masqué pour vous en faire une idée.




1 juillet 2012

Bel Ami de Declan Donnellan et Nick Ormerod (2012)

A Paris, à la fin du XIXe siècle, Georges Duroy, jeune homme ambitieux, est déterminé à se hisser au sommet d’une société qui le fascine. Des mansardes miteuses aux salons les plus luxueux, usant de son charme et de son intelligence pour passer de la pauvreté à la richesse, il quitte les bras d’une prostituée pour ceux des femmes les plus influentes de la capitale. Dans un univers où la politique et les médias mènent une lutte d’influence acharnée, à une époque où le sexe est synonyme de pouvoir et la célébrité une obsession, Georges Duroy ne reculera devant rien pour réussir.


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     Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à remercier chaleureusement Dame Skarlette qui m'a permis de voir Bel Ami gratuitement puisque j'ai gagné des places pour le film sur son blog ☺
     Non pas que je ne serais pas allée le voir s'il avait fallu payer car cette nouvelle adaptation du roman de Maupassant me faisait très envie. En effet, sur le papier Bel Ami avait tout pour me plaire : l'histoire de ce jeune homme retors et manipulateur est alléchante ; les deux réalisateurs, bien que novices, sont issus du théâtre et semblaient tout à fait qualifiés pour adapter un classique de la littérature et enfin le casting quatre étoiles mettait l'eau à la bouche (Uma Thurman, Christina Ricci, Kristin Scott Thomas, Colm Meaney et Robert Pattinson).
     Malheureusement, ce Bel Ami n'a pas été à la hauteur de mes attentes. Declan Donnellan et Nick Ormerod nous livrent une version poussiéreuse, académique et par moment franchement ennuyeuse d'un livre passionnant, brûlant et très actuel. Vu la teneur du sujet, on était en droit d'espérer plus de dynamisme, de violence charnelle, de sensualité, de feu... en bref, plus de passion. Or c'est ce qui manque le plus : c'est mou, ça manque de rythme et d'audace. La caméra reste désespérément statique, le montage n'insuffle aucune énergie, certaines scènes s'éternisent inutilement alors que d'autres sont coupées au mauvais moment.
     En outre, l'intrigue est tarabiscotée : on ne comprend pas toujours les réactions des personnages car leur psychologie est trop sommaire. J'attendais un film scandaleux, audacieux, subversif et je n'ai eu qu'un pétard mouillé. Je pensais que le film serait un miroir de la société actuelle mais ce n'est qu'intrigue molle et femmes manipulées par un beau gosse viril. L'intrigue politique est laissée au second plan au profit du jeu de séduction de Duroy, la manipulation opérée par les médias n'est que souligné et le sexe est ennuyeux.
     C'est dommage que l'ensemble soit si bancal car certaines scènes sont réussies grâce aux acteurs et en particulier à Robert Pattinson. L'étoile montante du ciné US est très charismatique dans ce rôle et c'est  lui qui sauve Bel Ami du naufrage. Il est quasiment de tous les plans et sa prestation aurait pu être meilleure s'il avait été bien dirigé (cela vaut pour l'ensemble du casting d'ailleurs). Malgré tout, il a su s'approprier le personnage en rendant Georges Duroy écœurant mais pas détestable. C'est une vision intéressante et assez culottée puisque, dans le roman, Duroy est un antihéros haïssable. Rpatz fait ici en sorte, non pas qu'on lui pardonne ses actes, mais qu'on sente en lui une grande fragilité, la peur de passer à côté de sa vie et un désir de la croquer à pleine dent même s'il lui faut commettre des actes immoraux. Robert Pattinson est aussi convainquant dans les moments de doutes, de séductions ou de rage. J'ai eu les sangs retournés dans la scène où il humilie Virginie Rousset/Kristin Scott Thomas avant de se faire lui-même copieusement insulter par Madeleine/Uma Thurman.
     Face à lui, ses partenaires féminines font se qu'elles peuvent et celle qui s'en sort le mieux est Christina Ricci dont la composition sobre laisse poindre l'émotion. Par contre, Kristin Scott Thomas se casse la figure à la fin du film en sombrant dans une hystérie ridicule qui sonne faux.

     Cette nouvelle adaptation de Bel Ami n'est pas à la hauteur du roman et ne méritait pas une sortie en salles (une diffusion télévisée était largement suffisante). Beaux décors, beaux costumes, belle lumière, beaux acteurs mais un scénario creux, vidé de l'essentiel et une mise en scène assommante.
Aussitôt vu, aussitôt oublié.