28 juin 2012

Le Film d'Animation du mois : Renaissance - Paris 2054 de Christian Volkman (2006)

     Renaissance - Paris 2054 est un film d'animation français complexe, ambitieux, soigné qui pose des questions éthiques et philosophiques. Qui a dit que les films d'animation n'étaient que pour les enfants ?


Paris 2054. Ilona Tasuiev, une brillante et jeune scientifique est enlevée. Avalon, l'entreprise qui l'emploie, fait pression sur Karas, un flic controversé, spécialisé dans les affaires d’enlèvements, pour retrouver au plus vite la disparue. La retrouver devient vital : la jeune femme est l'enjeu d'une guerre obscure qui la dépasse. Elle est la clé d'un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance...


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      Renaissance - Paris 2054 est un film hybride qui mélange le polar et la science-fiction, soit deux genres très différents dont l'assemblage peut vite devenir délicat. Christian Volkman réussit cette union, respectant les codes et rendant hommage aux classiques tout en faisant preuve de créativité et d'audace.
     Visuellement, Renaissance est d'une vraie beauté subjuguante : un noir et blanc raffiné, des décors stylisés composant un Paris tout de verre et d'acier, des affiches publicitaires animées, des voitures de police boostées... Et des personnages humains au graphisme simplifié mais non dépouillés de leur essence : les regards sont intenses et les mouvements d'une grande fluidité (merci la mocap !). Le plus grand plaisir que procure le film est visuel mais les premières minutes sont déroutantes, choquantes même, puisque le film est en noir et blanc, sans nuance de gris, avec des personnages en 3D avec un rendu graphique 2D. Passé le choc initial, on se laisse envoûté par l'esthétisme unique de Renaissance. C'est d'autant plus facile que la technologie se fait vite oublier au profit de l'histoire car le film est doté d'un scénario solide, brillant et passionnant.
    L'intrigue développe des idée qui s'appuient sur les préoccupations actuelles : le vieillissement, le recul de l'âge de la mort, le clonage, la place de l'Homme dans le monde, les conséquences éthiques des progrès scientifiques, l'obsession sécuritaire... Bien sûr, ces thèmes ont maintes fois été abordés dans les films de science-fiction mais l'originalité ici est qu'ils s'inscrivent dans un film policier dont l'enquête n'est en aucun cas un prétexte mais un élément essentiel aussi bien pour l'histoire que pour notre réflexion personnelle.
      En effet, la question centrale du film tourne autour de l'immortalité, fantasme que nous partageons tous, nous qui sommes voués à une mort certaine une fois la date de péremption dépassée. Serait-ce une bonne chose d'en finir avec la mort ? Au débotté, la réponse est oui. La mort est une saloperie, la pire chose qui puisse nous arriver car on ne peut pas l'éviter, on ne sait pas quand elle va frapper et, cerise sur le gâteau, on ne sait pas ce qu'il y a "après" (un paradis, un néant glacial dont nous aurons conscience, rien ?). Mais quand on y réfléchit, et Renaissance nous oblige à cette réflexion, que serait la vie sans la mort ? Quel sens y donnerions-nous si elle ne prenait jamais fin ? Imaginez un peu une journée qui ne s’achèverait jamais, un soleil perpétuel, une activité Renaissance - Paris 2054, christian volkman, animation, critique, avis, analyse, i love cinema, potzinaininterrompue... Point de nuit et de sommeil réparateur qui puissent mettre un terme à une longue journée. Ce serait épuisant et stérile. Si nous ne mourrions pas, notre motivation à accomplir nos projets serait fortement amoindrie. Nous vivrions dans un éternel présent, jouissant avec parcimonie de l'existence, rêvassant à l'avenir sans aucun but. Notre condition de mortel nous pousse, arrivé à un certain âge, à nous remuer les fesses pour accomplir nos désirs même s'il nous faut faire des efforts. Le mot "procrastination" prend tout son sens, les premiers cheveux blancs sont un signal : nous n'avons plus de temps à perdre ! Vivons ! Vivons pour vivre, pour avoir le moins de regret possible quand la mort viendra nous dévorer. Agissons pour donner un sens à notre vie même si la vie n'en a pas. Et puis, sans la mort on risquerait de trouver le temps long surtout si notre existence ne ressemble pas à un conte de fées. Alors oui, la mort est répugnante mais sans elle, notre vie n'aurait aucun sens. L'immortalité n'est donc pas pour nous car elle est inhumaine.
     Ainsi Renaissance pousse à une réflexion philosophique mais l'on peut tout aussi bien se contenter de le regarder comme un polar futuriste au décorum grandiose. On suit les fausses pistes, on se laisse avoir par les rebondissements et par la fin très noire. Enfin on s'amuse à repérer les références (Blade Runner, Metropolis, Sin City, Tron, Ghost in the shell...) remarquablement digérées par Christian Volkman.

     Renaissance - Paris 2054, vrai film de genre, film d'animation pour adultes et film ambitieux, est un très bon polar futuriste dont on ressort abasourdi, ému et frissonnant. Une réussite.





26 juin 2012

Une nouvelle bande-annonce pour Frankenweenie de Tim Burton !

     Il y a quelques jours,  je partageais avec vous les photos des personnages de Frankenweenie, le nouveau long métrage en stop motion réalisé par Tim Burton. Aujourd'hui, je vous propose de visionner une nouvelle bande-annonce beaucoup plus dynamique que la précédente !


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     J'en ai l'eau à la bouche : le design des personnages me plaît, le noir et blanc est magnifique, la musique fait frissonner et l'histoire est gothique à souhait !
     Le seul problème, à mes yeux, est que le doublage en français n'est pas terrible pour ne pas dire franchement mauvais ! Et comme voir des films d'animation en V.O relève du parcours du combattant...

     Bon doublage ou pas, il nous faudra attendre jusqu'au 31 octobre prochain pour découvrir Frankenweenie en salles.

J'ai hâte d'y être et vous ?


Après avoir malencontreusement perdu son chien adoré Sparky, le jeune Victor se saisit des pouvoirs de la science pour ramener son meilleur ami à la vie – avec quelques légers ajustements. Il tente de cacher sa création mais, quand Sparky s’enfuit, les camarades de Victor, ses professeurs et l’ensemble de la ville apprennent que redonner une étincelle de vie peut être monstrueux.


En VOST



En VF


25 juin 2012

Associés contre le crime de Pascal Thomas : les nouvelles aventures de Prudence et Bélisaire Beresford (bande-annonce)

     Après Mon petit doigt m'a dit et Le Crime est notre affaire, Catherine Frot et André Dussolier alias Prudence et Bélisaire Beresford rempilent pour de nouvelles aventures policières et loufoques.


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     Pour le troisième volet des aventures du couple Beresford crée par Agatha Christie, Pascal Thomas propose une enquête dont le point de départ est la disparition étrange d'une riche héritière Russe. Évidemment, la pétillante Prudence ne va pas résister à mener l'enquête et son époux Bélisaire se sent obligé de suivre sa femme dans ses folles aventures.

     Catherine Frot et André Dussolier enfilent à nouveau le costume des Beresford pour une enquête qui s'annonce aussi déjantée que les deux précédentes.
     J'avais beaucoup aimé Mon petit doigt m'a dit et Le Crime est notre affaire, deux films divertissants et sympathiques qui reposaient sur l'alchimie du couple Frot/Dussolier. C'est donc avec plaisir que je retrouverai les deux compères dans Associés contre le crime dès le 22 Août au cinéma !


Prudence et Bélisaire Beresford ont décidé de prendre un repos bien mérité. Mais une richissime héritière russe disparaît, et Prudence ne résiste pas à l'appel du danger... Bélisaire est bien obligé de suivre sa turbulente épouse. L'enquête va les conduire sur les traces d'un mystérieux savant qui détient le secret de l'éternelle jeunesse...





Vous pensez que vous irez le voir ?


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24 juin 2012

Prometheus de Ridley Scott (2012)

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend. 


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     Prometheus de Ridley Scott, prequel non avoué de la saga Alien, était un des films les plus attendus du printemps 2012. Voir le créateur de la saga culte en reprendre les rênes et se réapproprier sa propre mythologie avait de quoi faire saliver. En outre, la production a mis le paquet niveau marketing, distillant les infos au compte-goutte, balançant des teasers plein de mystère sur le web, allant même jusqu'à partager des scènes entières qui, finalement, n’apparaissent pas dans le montage final... La mayonnaise a tellement bien pris sur la toile que l'on attendait Prometheus comme le Messie. On nous a fait croire qu'il y aurait un avant et un après Prometheus tout comme il y a eu un avant et un après 2001, l'Odyssée de l'Espace. Or, ce n'est pas le cas. Prometheus n'est pas le film qu'on nous a vendu : il n'est en rien révolutionnaire. Cela explique la déception des spectateurs et les critiques assassines : la déception est à la hauteur de l'attente. C'est dommage car, même s'il n'est pas le film de l'année, Prometheus est un bon film de science-fiction. Classique et non dépourvu d'incohérences mais esthétiquement soigné, haletant, effrayant et fort bien interprété par la plupart des acteurs.
     Pour une fois, faisons les choses à l'envers et évacuons tout de suite ce qui ne va pas. L'histoire est très classique et ne s'embarrasse pas de nouveautés. Les scénaristes se sont appuyés sur la mythologie Alien sans réussir à s'en affranchir : on retrouve une équipe de fiers-à-bras qui embarque sur un vaisseau (le Prometheus remplaçant ce bon vieux Nostromo) ; il y a des antagonismes au sein de l'équipe et des badass désagréables ; un androïde borderline ; une jeune femme qui devient une héroïne alors que rien ne le laissait présager et des monstres dégueux (face-hugger, chestburster, xénomorphe). En outre, le scénario fourmille d'incohérences importantes (que je ne dévoilerai pas, on ne fait pas dans le spoiler sur I love cinema) ce qui est choquant pour une production de cette importance. Enfin, j'ai eu le sentiment que Ridley Scott s'était auto-censuré à moins que ça ne soit les studios qui soient devenus prudes avec le temps. Tous ceux qui ont vu la saga Alien savent à quel point les films qui la composent transpirent le sexe par tous les pores de la pellicule. Les allusions sont nombreuses, les créatures sont hyper-sexualisées et les relations entre Ripley et les xénomorphes sont incestueuses. Prometheus ne pouvait pas nier ce passé aussi Ridley a crée des congres dont la tête en forme de gland repose sur un corps semblable à une verge grisâtre. Le cinéaste filme également le début d'une scène de sexe entre la géniale Noomi Rapace et l'insipide Logan Marshall-Green mais il coupe dès que le bellâtre enlève son T-shirt. Je n'étais pas venu pour voir du cul mais tout ceci apparait tiède en comparaison de ce qu'a fait par le passé Ridley Scott aussi bien sur Alien que sur Blade Runner.
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     Cependant Prometheus n'est pas exempt de qualité, bien au contraire. Visuellement, c'est une pure réussite et la 3D est superbe. C'est typiquement le genre de film à voir dans de bonnes conditions pour l'apprécier pleinement (d'où l'intérêt de bien choisir  son cinéma) car, pour une fois, la 3D apporte un vrai plus. J'ai été bluffée par la sibylline scène d'ouverture et par les hologrammes et en 3D les scènes d'attaques sont encore plus traumatisantes et effrayantes. En outre, un vrai soin a été apporté aux décors ainsi qu'au physique des Ingénieurs : on en prend plein les mirettes.
     L'histoire, bien que classique et imparfaite, se suit avec un réel plaisir. Ridley Scott sait faire monter la pression et je reconnais avoir eu les chocottes au point de me cacher les yeux à plusieurs reprises. Les personnages principaux y sont pour beaucoup car leur psychologie est fouillée : le démoniaque David (Michael Fassbender épatant), la froide Mme Vicker (Charlize Theron en grande forme) et Elizabeth Schaw (Noomi Rapace qui n'a pas à rougir face à Sigourney Weaver).
      L'air de rien le film soulève de nombreuses questions éthiques et religieuses mais n'y répond pas, laissant le spectateur se faire sa propre opinion et permettant des niveaux de lectures différents en fonction de son propre ressenti. Certains pourront se sentir frustrés par cette absence de réponses mais pas moi car j'aime quand un cinéaste me laisse spéculer sur l'aspect métaphorique d'un film. Les questions devraient cependant obtenir une réponse assez vite, la scène finale laissant supposer une suite.

     Même s'il n'est pas aussi titanesque que prévu, Prometheus est un divertissement intelligent et très plaisant. Espérons simplement que Ridley Scott obtienne le director's cut pour la suite et nous offre une nouvelle saga digne de ce nom. Après tout, Big things have small beginnings...




22 juin 2012

La Fête du Cinéma, c'est maintenant !

Enfin presque ! La 28ème édition de la Fête du Cinéma se déroulera partout en France à partir de ce Dimanche 24 juin jusqu'au Mercredi 27 Juin inclus.


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     Cette année, la Fête est plus courte (4 jours) mais aussi moins chère puisque la place passe de 3 € à 2.50 € ! Une baisse non négligeable surtout pendant cette période de crise économique.

     Vous connaissez le principe : pour l'achat d'une place au tarif en vigueur dans votre salle de ciné (tarif réduit compris), un Bracelet Fête du Cinéma vous est remis. Le précieux sésame vous ouvre l'accès aux séances suivantes à 2.50 € pendant toute la durée de la manifestation (hors majoration pour les films en 3D et séances spéciales et dans la limite d'une place par séance). Conservez bien votre bracelet, il pourra vous être demandé à tout moment pendant l'opération.

     En outre, BNP Paribas prolongera la Fête du Cinéma du 28 Juin au 4 Juillet inclus en offrant 330 000 contremarques  de ciné dont 200 000 seront à gagner sur le site de BNP Paribas partenaire de tous les cinémas. Ces contremarques permettront l’achat d’une place de cinéma à 2.50 € sur présentation du Bracelet Fête du Cinéma acquis pendant l’opération.

     Pour tous renseignements complémentaires, rendez-vous sur le site de La Fête du Cinéma ou à la caisse de votre cinéma !

     La Fête du Cinéma est l'occasion de découvrir les nouveaux films et les films toujours à l'affiche à un prix défiant toute concurrence.


Encore à l'affiche

Le Grand Soir
Madagascar 3
21 Jump Street
Couleur de Peau Miel
80 Jours
Bienvenue parmi nous
Blanche-Neige et le Chasseur
Dias de Gracia
El Campo
La Grammaire Intérieure
Journal de France
Marley
La Petite Venise
Quand je serai petit
Trishna
...

Cette semaine

Adieu Berthe, l'enterrement de mémé
Faust
The Dictator
Ce qui vous attend si vous attendez un enfant
L'ombre du mal
Projet X
The Raid
The Deep Blue Sea
 L'Assassin

A partir du 27 Juin

L’Âge de Glace 4
Bel Ami
La Clinique de L'Amour
Off World
La Part des Anges
Safe
Starbuck
Un Bonheur n'arrive jamais seul
...



Bonne Fête à tous et bons films !



21 juin 2012

Frankenweenie : qui sont les personnages du nouveau film de Tim Burton ?


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     Le 31 octobre prochain sortira en salles le nouveau film de Tim Burton : Frankenweenie.
Le réalisateur de Dark Shadows retrouve pour l'occasion sa technique de prédilection, la stop motion, pour réaliser ce film d'animation inspiré d'un de ses premiers courts métrages.
Frankenweenie est tourné en noir et blanc et sera projeté en 3D : un mélange détonnant !

     Histoire de nous faire saliver, The Walt Disney Company vient de partager les photos des personnages principaux et a fourni quelques explications sur chacun d'eux.


Victor (interprété par Charlie Tahan )

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Victor Frankenstein, un jeune garçon de 10 ans, vit dans la ville de New-Holland avec ses parents Dans son grenier, il se livre en cachette à des expériences scientifiques qui vont lui permettre de ramener à la vie son chien Sparky, mort dans un accident de voiture. Victor aime également réaliser des films…


Sparky, le chien de Victor

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Sparky est un bull terrier extrêmement fidèle mais aussi très curieux. Il adore être la star des réalisations de son maître et courir après des balles. Il est tellement énergique que la mort ne peut en venir à bout !


Monsieur et Madame Frankenstein, les parents de Victor 
(interprétés par Catherine O’Hara et Martin Short)

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Mr Frankenstein est agent de voyage qui aime sa femme et son fils. Il est préoccupé par Victor qui n’a pas d’autres amis que Sparky. Il lui propose de se joindre à l’équipe de baseball pour rencontrer de nouveaux amis.

Madame Frankenstein est une mère douce qui aime regarder les films de son fils en compagnie de son mari. Elle admire son enfant même si elle est parfois agacée de voir que certains de ses ustensiles de cuisine se retrouvent au grenier !


Toshiaki (interpété par James Hiroyuki Liao)

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Tout comme Vicor, Toshiaki est un passionné de science. Il est assoiffé de pouvoir et ne reculera devant rien pour gagner le premier prix du concours de science de l’école, même si cela signifie voler les idées de son concurrent direct : Victor.


Elsa, l'amie de Victor (interprétée par Winona Ryder)

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Elsa Van Helsing est la voisine de Victor et aussi sa camarade de classe. Elsa est une jeune fille mélancolique qui vit avec son oncle tyrannique. Sa meilleure amie est son caniche, Perséphone.


Perséphone, la chienne de Elsa

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Perséphone est un caniche d’une extrême coquetterie et d'une très grande fidélité. Lorsqu’elle rencontre Sparky pour la première fois, c'est le coup de foudre !


Bob (interprété par Robert Capron)

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Bob est un jeune garçon sincère et attentionné mais il est aussi très vulnérable et influençable. Il suit Toshiaki partout, fait tout ce qu'il lui demande sans réfléchir même s'il ne cherche pas à être méchant. Et en cas de problème, c'est à Victor qu'il demande de l'aide.


La mère de Bob (interprétée par Conchata Ferrell)

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La mère de Bob est une hystérique femme au foyer, sujette à la panique et aux crises de nerfs. Elle a des idées simplistes sur le vie qu'elle partage avec tout le monde. Lorsqu’il s’agit de son fils, quoi qu’il fasse, elle considère qu'il fait toujours les bons choix et le soutient toujours.



Le design des personnages me plaît beaucoup !
Et vous, qu'en pensez-vous ?



Après avoir malencontreusement perdu son chien adoré Sparky, le jeune Victor se saisit des pouvoirs de la science pour ramener son meilleur ami à la vie – avec quelques légers ajustements. Il tente de cacher sa création mais, quand Sparky s’enfuit, les camarades de Victor, ses professeurs et l’ensemble de la ville apprennent que redonner une étincelle de vie peut être monstrueux.




20 juin 2012

La Dame de fer de Phyllida Lloyd (2012)

Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis aujourd’hui disparu, et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son rang. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée.


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     Je n'attendais pas grand chose de la part de Phyllida Lloyd qui a commis Mamma Mia ! en 2008 : je n'ai pas été déçue ou plutôt si. Je me souviens que lorsque je suis ressortie de la séance, j'étais dépitée de voir qu'on avait gâché un sujet aussi passionnant.
La Dame de fer est un biopic sans intérêt : on n'en sait pas beaucoup plus sur Margaret Thatcher après avoir vu le film qu'avant et c'est tellement guimauve que ça en est écœurant !
     Phyllida Lloyd prend clairement partie pour Margaret Thatcher, il est évident qu'elle éprouve de l'admiration pour elle : c'est son droit. Mais on a beau éprouver de l'admiration pour une personne, il n'est pas nécessaire d'en faire une Sainte et une mamy compote ou de faire dans la psychologie de bazar pour expliquer sa rigueur morale.
     Le film s'ouvre sur la Margaret Thatcher d'aujourd'hui, c'est à dire une dame âgée souffrant de la maladie d’Alzheimer. Elle vit dans son monde : elle ne sait plus que son mari est mort, qu'elle n'est plus Premier Ministre, elle a des hallucinations... On est donc émue, triste même, face à cette femme qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Le hic c'est que la cinéaste s'attarde sur le sujet pendant plus d'une demi-heure et je vous promets que c'est long ! Lloyd veut qu'on éprouve de la sympathie pour Miss Maggie et nous martèle son message avec lourdeur et emphase.
     La cinéaste raconte son histoire par le truchement des flashbacks mais tout le monde n'est pas Clint Eastwood et ne maîtrise pas ce jeu. Ce qui est habilement fait dans J.Edgar se transforme en récit sénile avec Phyllida Lloyd : on passe d'une époque à une autre, rapidement, sans fil conducteur et pour bien nous faire entrer dans le crâne que Margaret souffre de la maladie d'Alzheimer, on répète plusieurs fois les mêmes souvenirs en les emmêlant à d'autres. On se retrouve dans le même état que Thatcher : on n'y comprend plus rien, on a le tournis et on s'ennuie.

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    Phyllida Loyd cherche des excuses à la Dame de fer et brosse le portrait d'une jeune fille courage issue du peuple qui n'a pas été beaucoup aimée dans sa jeunesse. Son comportement découlerait de son enfance : son papa était un commerçant conservateur qui a trimé toute sa vie et qui était inflexible dans sa moralité. Maggie l'admirait et l'aimait profondément parce que sa mère était une femme froide qui ne lui faisait pas de câlins : elle a donc fait siennes les idées de son père et s'est transformée en GI Joe de la politique. Ça donne envie de chialer, non ? Non. Si tous les gens qui ont une jeunesse pourrie deviennent des animaux à sang froid, on peut envisager un suicide collectif.
     Ensuite Lloyd insiste lourdement sur le fait que la politique est un monde d'homme et que Thatcher en a bavé pour s'imposer (le loooong plan sur les chaussures des politiciens O_o.) Margaret Thatcher s'est donc métamorphosée en pitbull parce qu'elle a reçu des pichenettes de la part de quelques phallocrates ?! Heureusement que toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière...
    Le tout est habillé par une bande-son du plus mauvais goût : un score mou composé par Thomas Newman et des extraits de l'horrible comédie musicale Le Roi et Moi. Avec cette B.O, Phyllida Lloyd conchie la culture musicale britannique des 80's.

     C'est donc un portrait très romanesque que nous brosse la cinéaste, un portrait loin de la réalité historique. Depuis des années, le cinéma britannique s'évertue à montrer le désastre qu'a été la politique de Thatcher et braque ses caméras sur les miséreux, les chômeurs, les suicidés, les punks, les jeunes désabusés, les grévistes de la faim de l'IRA... en bref sur toutes les victimes du thatchérisme. La Dame de fer fait tout le contraire : le film justifie cette politique et en souligne le bien-fondé. Ça ne choquera peut-être pas ceux qui n'étaient pas nés et/ou qui sont totalement ignorants sur la question, les autres (surtout ceux de gauche) risquent d'avoir du mal à avaler ce pudding gras, sucré et indigeste. 




Monstres Academy: découvrez les premières images et la bande-annonce hilarante (VOST et VF) de la nouvelle production Pixar !

    Monstres Academy (Monsters University en VO), la nouvelle production Disney/Pixar, n'est pas une suite de Monstres et Cie mais un prequel.
L'histoire se situe donc avant les trépidantes aventures de Bob et Sulli à Monstropolis et leur rencontre avec l'adorable Boo.

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    Monstres Academy reviendra sur la jeunesse et la rencontre de Bob et Sulli.
J'étais impatiente de découvrir les premières images car Monstres et Cie est un de mes Pixar préféré, si ce n'est mon Pixar préféré. Maintenant que j'ai vu la bande-annonce, j'ai hâte d'être au 10 juillet 2013, date de la sortie en France de Monstres Academy (je sais, je demande toujours à vieillir !).

    Billy Crystal et John Goodman reprennent du service dans les rôles de Bob et Sulli. Steve Buscemi, Jennifer Telly, John Ratzenberger et Frank Oz complètent le casting.

Bob Razowski dit "Bob" et Jacques Sullivent dit "Sulli" sont inséparables, mais cela n’a pas toujours été le cas. Quand ils se sont rencontrés, ces deux monstres très différents se sont tout de suite détestés. Ce film révèle comment Bob et Sulli ont réussi à surmonter leurs différences pour devenir les meilleurs amis du monde.


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Et maintenant la bande-annonce !

En VOST


En VF


18 juin 2012

Moonrise Kingdom de Wes Anderson (2012)

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.


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    Wes Anderson fait partie des cinéastes dont j'aime beaucoup les films : j'aime leur esthétisme, leur spleen, le soin apporté aux décors, aux cadres... Moonrise Kingdom n'échappe pas à la règle : c'est un film d'une grande beauté esthétique, parfaitement maîtrisé par le cinéaste et plus ambitieux que ses précédentes réalisations.
     Moonrise Kingdom est un conte mélancolique sur la naissance d'un amour passionné et surréaliste entre deux enfants un peu étranges. Rejetés par les adultes, ils développent un monde intérieur foisonnant et décident de vivre leur histoire d'amour comme seuls les enfants savent le faire : dans la démesure. Tel Roméo et Juliette, ils bravent les interdits, s'opposent à leur famille, s'enfuient, luttent contre leurs opposants, organisent leur noce et sont prêts à sacrifier leur vie sur l'autel de leur Amour. Ils vivent dans un monde magique : au diable les tempêtes, les parents inquiets, eux dansent sur Françoise Hardy à demi-nus sur la plage et pêchent des tortues.
     Les références aux contes sont nombreuses, le film se découpant lui-même comme un livre. Ainsi, la jeune Suzy dévore des contes fantastiques et se rêve héroïne de ces histoires romanesques tandis que son jeune amoureux se voit comme un Robinson Crusoé des temps modernes. Une scène en particulier renvoie directement aux contes de fées : après que la mère se soit sauvée sur son vélo, "Blanche-Neige " et les 7 Nains s'échappent pour délivrer le Prince ☺.
     Autour des enfants gravitent des adultes dépassés : un shérif un peu pataud mais tellement gentil, un chef scout adulescent, des parents qui ne s'aiment plus vraiment mais ne veulent pas se quitter, une assistante sociale revêche qui ne demande qu'à croire aux miracles... Des adultes qui ont oublié l'enfant qu'ils ont été mais qui tentent de le retrouver. Rien de naïf dans cette histoire, au contraire, Wes Anderson sait bien que la vie érode les gens (comme le dit Souchon, "comme la vie c'est détergent et comme ça nettoie les gens"), les rend amers mais il leur reste les souvenirs de leur jeunesse, cette époque précieuse où l'on croit que tout est possible et où on a l'audace de tout envoyer valser. Moonrise Kingdom, c'est un cri : on a tous besoin d'être aimé, on a tous envie d'être aimé et putain que c'est bon d'être aimé !
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     Visuellement, ce film est une petite bombe : c'est tellement beau que ça donne envie de crier et c'est plein de petites trouvailles plus charmantes les unes que les autres. On retrouve les couleurs préférés du cinéaste, son goût pour les travellings et son sens du cadre. Et n'oublions pas la musique : des titres d'emprunts (Hank Williams, Leonard Bernstein, Benjamin Britten, Françoise Hardy), de la musique militaire additionnelle composée par Mark Mothersbaugh mais aussi, et surtout, le magnifique score d'Alexandre Desplat. A ce propos, je vous conseille de rester jusqu'à la fin du générique, ce n'est pas souvent qu'un cinéaste rend ainsi hommage à son compositeur (comprendra qui verra).

     Ceux qui n'aiment pas le travail de Wes Anderson détesteront probablement Moonrise Kingdom tant celui-ci repousse les limites de son propre style. Pour ma part, je suis tombée sous le charme. Ce film m'a transporté, j'en suis ressorti le sourire aux lèvres avec la folle envie de le revoir très vite.
Conte pour enfant, facétie pour adulte, Moonrise Kingdom est une sucrerie acidulée à consommer sans modération.


NB : La seconde affiche à droite dans le texte a été créee par Ben Whitesell


Pour vous remercier d'avoir lu mon avis jusqu'au bout, un bonus : un court-métrage dans lequel les livres préférés de Suzie sont animés ☺




17 juin 2012

Court-métrage : Create de Dan McKenzie

Create est un ultra-court-métrage très amusant et très mignon réalisé en pâte à modeler et stop motion par Dan MacKenzie.



     Le film suit les aventures d'un petit garçon plein d'imagination qui se prend pour Victor Frankenstein !
     Lorsque l'on voit la qualité de l'animation, on a du mal à croire qu'il s'agit là du film de fin d'études d'un étudiant qui a réalisé son projet dans sa chambre !






14 juin 2012

Découvrez la bande-annonce flippante de Sinister de Scott Derrickson avec Ethan Hawke dans le rôle principal


sinister, affiche, bande annonce, trailer, ethan hawke, vincent d'onofrio, i love cinema, potzina     Il y a quelques jours, je partageais avec vous la superbe affiche animée de Sinister, le nouveau film de Scott Derrickson.

     Aujourd'hui, je vous propose de découvrir les premières images du film qui met en scène Ethan Hawke dans le rôle d'un romancier qui écrit des polars s'inspirant d'histoires vraies. Il s'installe avec sa famille dans une maison où, quelques années auparavant, une famille entière a été assassinée. Il va trouver une boîte contenant des vidéos amateurs qui vont l'aider à découvrir comment et pourquoi cette famille est morte. Mais ses découvertes vont le conduire sur le trajet d'une entité surnaturelle, ce qui va mettre sa propre famille en danger.

     Étant très bonne cliente de ce genre de films (entendez par là qu'ils me terrifient), la bande-annonce m'a pas mal angoissé. Ce film semble classique dans la forme (des jumps-scares à gogo) mais c'est efficace !
Vous noterez qu'on aperçoit dans un plan très très court le génial Vincent D'Onofrio

La sortie en France de Sinister est prévue pour le 7 novembre. Boo !





Sinister de Scott Derrickson avec Ethan Hawkes, Vincent D'Onofrio, James Ransone, Fred Dalton Thompson, Nicholas King, Clare Foley, Victoria Leigh, Juliet Rylance et Michael Hall D’Addario.
Sortie en salles : 7 novembre
Production : Summit Entertainment
Distributeur : Wild Bunch Entertainment

Bande-Annonce : The We and The I de Michel Gondry

Michel Gondry, le plus Américain des réalisateurs Français, revient sur nos écrans avec un film plein d'énergie : The We and The I.


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     The We and The I marque le retour de Michel Gondry sur les écrans après (le médiocre) The Green Hornet sorti en 2011.
     Le long métrage, tourné à New York, raconte la vie d'un groupe de lycéens qui empruntent chaque jours le même bus. L'histoire se déroule le jour du dernier trajet avant les vacances.
L'idée de ce film est venu à Gondry après un trajet dans le bus 80, à Paris : un groupe d’une vingtaine de jeunes grimpent à bord, excités comme des puces, roulant des mécaniques. Puis, au fur et à mesure des arrêts, le groupe se réduit, les rapports entre les jeunes évoluent. Plus calmes, plus intimes. C'est sur cette trame que les jeunes du Bronx ont greffé leurs histoires personnelles (source : Next Libération).

     La bande-annonce dévoile un univers haut en couleur, remuant et très bruyant. C'est charmant parce que cela rappelle quelques souvenirs (pas forcément bons d'ailleurs) mais est-il possible de supporter un tel tohubohu pendant près de 2 heures ? Nous le saurons le 12 septembre prochain, date de sortie en salles de The We and The I.


C'est la fin de l'année. Les élèves d’un lycée du Bronx grimpent dans le même bus pour un dernier trajet ensemble avant l’été. Le groupe d'adolescents bruyants et exubérants, avec ses bizuteurs, ses victimes, ses amoureux… évolue et se transforme au fur et à mesure que le bus se vide. Les relations deviennent alors plus intimes et nous révèlent les facettes cachées de leur personnalité…




The We and The I de Michel Gondry avec Michael Brodie, Teresa Lynn, Laidychen Carrasco, Raymond Delgado, Jonathan Ortiz, Jonathan Worrell, Alex Barrios, Meghan "Niomi" Murphy...
Sortie en salles le 12 septembre 2012
Production: Partizan Films
Distibuteur : Mars Films

12 juin 2012

L'Automne à Pékin de Boris Vian adapté au cinéma sous la forme d'un film d'animation !

     Décidément Boris Vian est à la mode ! Alors que Michel Gondry est en plein tournage de son adaptation de L’Écume des jours, on apprend par Variety que Paul et Gaettan Brizzi ont décidé de porter à l'écran un autre livre du romancier : L'Automne à Pékin.

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     Le projet est singulier car il prend la forme d'un film d'animation. Ce qui inquiète, c'est que les frères Brizzi ont commis Astérix et la surprise de César ainsi que La Bande à Picsou : le film. Ce qui rassure, c'est qu'ils sont des anciens de chez Disney qui ont travaillé sur Le Bossu de Notre Dame, Tarzan et Fantasia 2000.
C'est le studio français Les Armateurs (Kirikou, Les Triplettes de Belleville...) qui produira le film.

     L'Automne à Pékin, comme son nom ne l'indique pas, ne se déroule ni en automne ni à Pékin mais dans le désert de l'Exopotamie, un lieu inquiétant, où l'on décide de la construction d'un chemin de fer.
On y croise un ermite, un abbé, un cuisinier Italien, une équipe d'archéologues et son chef très méticuleux, des ouvriers courageux, un contre-maître très fainéant, une belle secrétaire et deux ingénieurs qui en tombent amoureux. 
A travers ces personnages, Boris Vian propose une réflexion sur l'amour et une satire de la société moderne. L'ensemble baigne dans le surréalisme et la loufoquerie.

     Croisons les doigts pour que L'Automne à Pékin ne devienne pas, entre les mains des frères Brizzi, un ramassis de connerie.

Prix Romy Schneider et Patrick Dewaere : Bérénice Bejo et JoeyStarr récompensés !

C'est hier soir, dans un grand hôtel parisien, que les prix Romy Schneider et Patrick Dewaere 2012 ont été remis. Ces récompenses honorent deux espoirs du cinéma français.

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     Et les lauréats sont : Bérénice Bejo et JoeyStarr, respectivement pour leurs rôles dans The Artist de Michel Hazanavicius et Polisse de Maïwenn.

     On pourra légitiment s'étonner pour Bérénice Bejo qui n'est pas à proprement parler une petite nouvelle dans le monde du cinéma puisque sa première apparition dans un long métrage remonte à 1998, il y a donc 14 ans !
La jeune femme concourait face à Céline Sallette et Leïla Bekhti.

     JoeyStarr concourait face à Jérémie Elkaïm (qui n'est pas non plus un petit nouveau) et Omar Sy. Avec ce prix, Joey Starr est officiellement admis dans la grande et chaleureuse famille du cinéma !

     On retrouvera prochainement la jolie Bérénice au cinéma puisque c'est elle qui prête sa voix à la Rebelle de Pixar (1er août 2012). On la retrouvera aussi dans Populaire de Régis Roinsard (24 octobre 2012).
Quant à JoeyStarr, on le retrouvera dans Les Seigneurs d'Olivier Dahan (26 septembre 2012) et dans Max de Stéphanie Murat.



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10 juin 2012

Sinister : une affiche animée qui fait peur pour le nouveau film de Ethan Hawke et Vincent D'Onofrio



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     N'étant pas une fan de films d'horreur, rien ne me destinait à m'intéresser à Sinister, film d'épouvante réalisé par Scott Derrickson (Le Jour où la Terre s’arrêta, L’Exorcisme d’Emily Rose) et produit par Summit Entertainment (Insidious, Paranormal Activity).
Oui mais voilà, Vincent D'Onofrio, mon acteur préféré, fait partie du casting ! J'étais donc obligée de me pencher sur le sujet de près et c'est ainsi que j'ai découvert il y a peu cette superbe affiche animée qui fout les miquettes !

     Dans Sinister, Ethan Hawkes joue le rôle d'un romancier qui écrit des polars s'inspirant d'histoires vraies. Il s'installe dans une nouvelle maison où une famille entière a été assassinée. Il va trouver une boîte contenant des vidéos amateurs qui vont l'aider à découvrir comment et pourquoi cette famille est morte. Mais ses découvertes vont le conduire sur le trajet d'une entité surnaturelle, ce qui va mettre sa propre famille en danger.

     Vincent D'Onofrio jouera le rôle du professeur Jonas, un rôle apparemment mineur. Le casting est complété par James Ransone, Fred Dalton Thompson, Nicholas King, Clare Foley, Victoria Leigh, Juliet Rylance et Michael Hall D’Addario.

     Sinister devrait sortir aux USA le 5 octobre 2012, il n'y a pas de date de sortie fixée pour la France pour le moment.

Si l'affiche ne s'est pas chargée correctement, actualisez la page ☺




Men In Black 3 (3D) de Barry Sonnenfeld (2012)

     En quinze ans de carrière chez les Men in Black, l’agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K.
Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l’agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité…



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   On prend presque les mêmes et on recommence ! Dix ans après le très oubliable MIB 2, les agents K et J sont de retour sur nos écrans pour vivre de nouvelles aventures en 3D. Ce troisième volet de la franchise renoue avec les bonnes recettes du premier opus : un mélange savamment dosé d'humour, d'action et de science-fiction. Il n'est pas nécessaire d'avoir vu les précédents films pour comprendre celui-ci, l'intrigue est claire comme de l'eau de roche.
     La petite nouveauté salvatrice est d'avoir inclus un nouvel acteur dans le casting : Josh Brolin. Le costume de K "jeune" lui va comme un gant et il semble prendre beaucoup de plaisir à l'endosser. Le duo qu'il forme avec Will Smith fonctionne très bien, Smith se retrouvant dans la position du clown blanc alors que Brolin incarne un K joyeux et optimiste. Le mimétisme entre Josh Brolin et Tommy Lee Jones est saisissant, on en viendrait presque à croire qu'ils ont vraiment un lien de parenté. Dans ce troisième volet, Tommy Lee Jones a une présence plus réduite à l'écran mais ses apparitions sont toujours aussi jouissives : lui seul sait bougonner de cette façon ☺.
     L'histoire en elle-même est assez bien ficelée même si elle aurait pu être plus développée. L'idée d'envoyer J en 1969 à l'époque où K était un tout jeune agent est une très bonne idée car cela permet de découvrir de nouvelles facettes de K ainsi que les débuts de l'agence au moment de la conquête de l'espace. Par contre, le choc temporel est rapidement éludé tout comme l'aspect politique. En effet, la "question noire" est à peine évoquée dans une courte scène et d'une manière tellement clownesque qu'elle n'a que peu d'intérêt. En outre, Barry Sonnenfeld aurait pu jouer sur le choc culturel entre J et les agents de 1969 parce que "autre époque, autres mœurs" mais ce n'est pas le cas non plus. Le réalisateur se contente de développer son idée de départ _ J doit empêcher la mort de K _ sans dévier de sa route. A peine a-t-on le droit à une petite scène avec un Andy Warhol exténué en guise d'hommage à la pop culture de l'époque. C'est mince.
   Visuellement, Men In Black 3 est abouti même si je reste dubitative concernant la 3D. Autant sur Avengers, elle apportait un vrai plus autant ici elle n'est qu'un gadget. L'action n'est pas prédominante dans MIB 3, il y a beaucoup de scènes très calmes qui auraient été aussi réussies en 2D. En outre, certaines scènes auraient pu gravement envoyer en 3D si elles avaient été montées différemment comme lorsque J se jette de l'immeuble pour partir dans le passé. Will Smith est filmé de face alors qu'il aurait été plus judicieux de le filmer de dos, le spectateur aurait ainsi "ressenti" la chute.
     Petite déception aussi du côté du bestiaire qui était une des raisons du succès de la franchise. Pas grand chose à se mettre sous la dent, les créatures bizarres disparaissant pratiquement de la seconde partie hormis le méchant. Méchant à l'aspect très réussi, tellement réussi qu'il a donné la nausée à une jeune spectatrice assise près de moi !

     On sent vraiment que le but ici est d'offrir une madeleine proustienne à ceux qui étaient jeunots au moment de la sortie de Men In Black en 1997 (et par conséquent vendre du ticket et se faire de la tune). J'en fais partie et je dois bien avouer que j'ai passé un très bon moment. J'ai eu le sentiment de retrouver des vieux potes et de faire une jolie fiesta avec eux même si les vieux amis ont toujours une tendance à la nostalgie, radotent un peu et deviennent trop sentimentaux avec l'âge.
L'ensemble fonctionne bien, surtout si l'on vient voir le film dans l'unique but de se détendre, ce qui était mon cas. Je suis persuadée que d'ici quelques jours je l'aurai oublié mais, à l'heure actuelle, j'ai la frite et c'est tout ce qui compte !


7 juin 2012

Batman de Tim Burton (1989)

Le 25 Juillet prochain, nous découvrirons sur les écrans un nouvel épisode de Batman réalisé par Christophe Nolan : The Dark Knight Rises. Nolan n'est pas le premier à avoir adapté les aventures du justicier masqué au cinéma, de nombreux cinéastes s'y sont essayés avec plus ou moins de succès.
De nombreux cinéastes dont Tim Burton, il y a plus de 20 ans...


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     La genèse de Batman est difficile, très difficile même. Elle remonte à 1979 quand deux producteurs achètent les droits du personnage crée par Bob Kane. Ils engagent Tom Mankiewicz, le scénariste de Superman, pour raconter l'histoire du Dark Knight, de la mort de ses parents à sa transformation en justicier masqué. Ils renoncent au projet et revendent les droits à la Warner. Le projet s'avère plus compliqué que prévu : de nombreux réalisateurs s'y cassent les dents, le scénario reste en jachère... La Warner décide de proposer la réalisation du film à Tim Burton juste après la sortie (et le succès) de Pee Wee's Big Adventure. Le jeune homme accepte et s'attèle au travail. Il subit la pression du studio : il sait qu'il ne peut pas réaliser son film sans lui mais refuse de renoncer à certaines de ses idées. En effet, il veut absolument rendre à Batman sa noirceur originale, loin de l'univers kitsch proposé par la série TV des 60's. Comme toujours, cette noirceur fait peur aux dirigeants de la Warner mais Burton tient bon. Il tient bon aussi lorsqu'il déclare vouloir confier le rôle de Batman à Michael Keaton, un acteur de comédies, qui n'est pas taillé comme un héros de films d'action.
Avant même la sortie du film, les fans des comics s'en offusquent, tout comme ils s'offusquent de la place centrale tenue par le Joker. Habituellement dans les films de superhéros, le vilain est le faire-valoir du héros, il n'a pas la vedette. Dans le film de Burton, les rôles s'inversent : le Joker occupe l'espace et le temps faisant pratiquement du Dark Knight un second couteau.
Les fans, qui aiment se mêler de tout, enragent également contre l'apparence du costume du héros. Burton envoie balader la cape et les collants bleus au profit d'une armure noire dotée d'une musculature gravée dans le cuir, d'un poitrail sculptural, le tout rehaussé par deux immenses oreilles. Le costume est un masque grâce auquel Bruce Wayne devient Batman et peut exprimer autant que cacher ses sentiments. Grâce à ce costume, il effraye ses ennemis alors que lui-même est effrayé par le monde.
Les fans sont outrés et le font savoir en lançant une campagne anti-Batman : ils envoient 50 000 lettres d'insultes, déchirent les pubs annonçant la sortie du film, font campagne contre Keaton... Le Los Angeles Times publie la lettre d'un lecteur qui indique qu"en choisisant un clown, Warner Bros et Burton conchient le mythe Batman". Résultat : le cours de l'action Warner s'effondre !
Tim Burton est alors contraint par le studio de réécrire une partie du scénario : il doit rendre le Joker plus drôle, moins délirant et on l'oblige à organiser un casting pour le rôle de Batman. Cependant, après avoir vu des dizaines d'acteurs de films d'action, il n'en retient aucun et le studio finit par céder pour Keaton. Avec le recul et lorsque l'on voit le résultat, on se dit que Burton a très bien fait car Michael Keaton a insufflé à Batman une mélancolie, une angoisse sourde, un sentiment de refoulement faisant de lui une des personnalités schizophréniques les plus fascinantes du cinéma.
     Après toutes ces difficultés, le tournage peut débuter aux studios de Pinewood près de Londres. Loin des USA la pression retombe un peu mais les gens de la Warner surveillent de près (trop près) le jeune cinéaste de 30 ans. Pendant le tournage, le studio envoient des scénaristes retravailler le scénario, changent complétement certaines scènes, réécrivent les dialogues, tentent d'inclure Robin dans l'histoire, allongent la présence de Vicki Vale à l'écran... de quoi devenir dingue ! Tim Burton ressortira du tournage de Batman totalement épuisé et déprimé.

De tous les films que j'ai réalisés, c'est celui dont je me sens le moins proche. Pourtant, je me sentais proche au départ, mais ce sentiment s'est étiolé avec les difficultés.
Tim burton (Tim Burton par Tim Burton)


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     Toutes ces modifications imposées par le studio ne se ressentent pas à l'écran, Batman est un divertissement très agréable bien plus proche de l'univers de Kane que tout ce qui avait été fait jusqu'alors.
     Si la sauce prend, c'est essentiellement grâce aux prestations de Michael Keaton et de Jack Nickolson. On savait Nickolson capable de jouer la folie depuis longtemps _ c'est son fond de commerce _ et sa composition est ici à la hauteur de nos attentes. Son Joker est un fou furieux, totalement déjanté et psychotique. Le côté gagman du personnage imposé par le studio ne lui confère pas un aspect plus sympathique, au contraire il est encore plus effrayant car ses rires sont ceux d'un malade mental près à exploser à chaque instants. Sa démence en fait un être libre qui s'assoit sur les codes sociaux. Il est la lumière du film alors que Batman est son ombre.
Michael Keaton est pour moi l'unique vrai Batman, n'en déplaise aux fans de Christian Bale. Son regard d'acier sous le masque lui confère une sauvagerie animale. Il joue Batman tout en clair obscur, un savant mélange de fragilité enfantine et de force brute.
     Un autre point fort pour ce Batman, c'est la représentation de Gotham City. On ne peut que féliciter le chef décorateur Anton Furst pour la construction de cette mégalopole expressionniste, étouffante et gothique. Gotham City est un personnage à part entière, parfaitement exploité par Tim Burton, qui donne au film son caractère lyrique et romantique.
     Avec le temps, Batman est devenu un film culte principalement pour la composition de Jack Nickolson et pour la scène du musée. Une scène incroyable pendant laquelle le Joker et ses acolytes taguent les tableaux exposés au musée de Gotham sur une musique pop composée par Prince ! Une façon ludique de montrer que la contre-culture peut être aussi enrichissante que la culture "bourgeoise" car elle est libre, sans code ni interdit.

     Batman de Tim Burton est pour moi une des adaptations les plus réussies des comics de Bob Kane car le cinéaste a su s'approprier le mythe tout en en respectant l'esprit. C'est un film délibérément cartoonesque, anticonformiste et pop. Il a définitivement dépoussiéré Batman, lui conférant une aura particulière aux yeux des amateurs de films de superhéros. Mais les vrais fans de Tim Burton lui préféreront Batman, le défi, un film très burtonien car sombre, gothique, poétique et romanesque.


6 juin 2012

Sherlock Holmes : De Baker Street au grand écran de Natacha Levet

     Pour vous Sherlock Holmes n'est qu'un détective parmi tant d'autres ? Vous pensez que sa première adaptation cinématographique date de 2009 ?  Vous avez lu les histoires écrites par Conan Doyle parce que votre instit' vous y a obligé et en gardez un souvenir ennuyé ? 
Dans ce cas, Sherlock Holmes : De Baker Street au grand écran est fait pour vous !


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     D'une manière ou d'une autre, nous avons tous un jour été confronté à Sherlock Holmes, le célèbre détective britannique né de l'imagination de Sir Athur Conan Doyle. Que ce soit à la télévision, au cinéma, en lisant les récits apocryphes ou mieux encore, ceux de Doyle, impossible d'échapper à cette figure mythique et à son comparse le Docteur Watson.
Pour le meilleur ou pour le pire, Sherlock Holmes fait partie de la culture populaire depuis sa création en 1887 dans Une Étude en Rouge.

     Ma première rencontre avec Holmes, je la dois à mon père qui me mit dans les mains une édition du Chien des Baskerville. J'avais une dizaine d'années, c’était les grandes vacances, le coup de foudre fut immédiat. J'engloutis le livre et tous ceux que mon père possédait dans sa bibliothèque, mon été fut holmésien. Nul besoin de préciser que le retour à la réalité le jour de la rentrée des classes fut douloureux ! ☺
J'entrepris ensuite de voir tous les épisodes de la série télévisée de Granada Television avec le regretté Jeremy Brett dans le rôle titre et le maximum de films mettant en scène mon héros.
C'en était fait de moi :  j'étais tombée éperdument amoureuse d'un détective du XIXème siècle, misogyne, héroïnomane, asocial, imbu de lui-même et ne vivant que pour résoudre des énigmes ! L'homme idéal en somme... ☺
     C'est pourquoi, et malgré sa couverture¹ quelque peu racoleuse, je n'ai pas résisté à l'appel de Sherlock Holmes : De Baker Street au grand écran écrit par Natacha Levet.
Je craignais que ce livre ne soit qu'un vague essai peu documenté, faisant la part belle aux films de Guy Ritchie et surfant sur la mode holmésienne du moment. J'avais tort.

     Cet ouvrage est une bible pour tous les amateurs du détective et le meilleur moyen d'en savoir plus sur lui pour tous les autres. C'est un essai fouillé, documenté, rempli de références sérieuses et très agréable à lire.
     Pour infos, Natacha Levet est maître de conférence en littérature à l'université de Limoges, membre de recherche sur les littératures populaires et culture médiatiques. On est entre de bonnes mains.
      Elle s'intéresse à l'histoire de Sherlock Holmes de sa création par Sir Arthur Conan Doyle jusqu'à ses adaptations télévisées et cinématographiques les plus récentes. Contrairement à ce que le titre laisse présager, le grand écran n’occupe qu'un seul chapitre du livre. De même pour les adaptations télévisuelles, scéniques ou radiophoniques.
L'auteur s'est en effet concentrée _ pour mon plus grand plaisir _ sur la place du détective dans la littérature. Elle revient sur la genèse de Holmes (le canon) et sur les différents récits apocryphes (imitations, pastiches, parodies, réécriture du mythe, relecture, adaptations...). J'ai entre autres appris que Holmes était devenu un personnage de BD, que certains auteurs avaient écrit des récits originaux de Sherlock Holmes sans demander la permission à Doyle (!) et que Bob Kane s'était inspiré de Sherlock Holmes (et de Douglas Fairbanks) pour créer Batman.
     En outre, j'ai apprécié les anecdotes concernant les réactions du public face aux nouvelles de Doyle et surtout lors de la publication du Dernier Problème. J'ai été amusée d'apprendre que certaines personnes avaient écrit directement à Holmes au 221 B Baker Street, persuadées que le détective existait vraiment ! Cet ouvrage montre à quel point Holmes est plus qu'un mythe, il est vivant... du moins dans le cœur de ses admirateurs !

     J'ai dévoré ce livre qui est passionnant de bout en bout. J'ai aimé les références et les annotations ainsi que les liens web qui m'ont permis d’approfondir mes recherches (c'était bien la première fois que je naviguait sur le web un bouquin à la main).
Même si l'ensemble est un peu froid, j'ai aimé le style léger de l'auteur. Tellement léger que j'ai dû ralentir la cadence pour ne pas croquer le livre en une journée ! Cependant je pense que le caractère analytique de l'ouvrage peut rebuter ceux qui ne chercheraient qu'à se détendre avec un petit livre rafraîchissant. Contrairement à ce que cette maudite couverture¹ laisse supposer, Sherlock Holmes : De Baker Street au grand écran est un essai à la précision scientifique, pas un roman de gare.


     Je ne saurai que trop conseiller cet ouvrage aux amateurs du détective mais aussi aux autres car il s'adresse autant aux fans qu'à ceux qui n'ont lu que distraitement les romans ou qui se sont endormis devant les adaptations de Guy Ritchie. En effet, grâce à ce livre vous découvrirez un personnage riche, passionnant et plus complexe qu'il n'y parait.

1 : Racoleuse et maudite couverture mais aussi très jolie... surtout du côté droit ! ☺

Auteur : Natacha Levet
Editeur : Autrement
Date de parution : 08/01/2012
ISBN : 2746715538
EAN : 978-2746715530


3 juin 2012

Chercher le garçon de Dorothée Sebbagh (2012)


Un soir de réveillon en compagnie d'une bouteille de champagne, Émilie, 35 ans, s'inscrit sur Meet Me, célèbre site de rencontres sur Internet, avec une bonne résolution pour la nouvelle année : trouver l'amour. Il y a beaucoup d'hommes sur "Meet Me" : des cyniques, des comiques, quelques loustiques et même de grands romantiques. Émilie est loin d'imaginer ce qui l'attend In Real Life... dans la vraie vie.

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      Chercher le garçon, premier long métrage de Dorothée Sebbagh est sorti sur nos écran au début du mois de Mai dans une indifférence générale. Il faut dire qu'il est difficile d'exister face à des poids lourds comme Dark Shadows ou Maman dont le marketing représente un tiers du budget. C'est toujours dommage de voir des films si peu programmés et encore plus quand ils sont bons comme celui-ci.
     Ne vous fiez pas au pitch digne d'une pub Meetic, ni à l'affiche ringarde, Chercher le garçon n'est pas un ersatz de Bridget Jones ou une énième comédie française lourdingue sur le célibat et les queutards : c'est une comédie sentimentale charmante, fraîche, amusante, dans l'air du temps.
     En une scène, Dorothée Sebbagh se débarrasse du poncif qui veut que toutes les personnes inscrites sur les sites de rencontre ne cherchent qu'à multiplier les expériences sexuelles. Ensuite, elle déroule tranquillement les différentes rencontres plus cocasses les unes que les autres que va faire notre héroïne. Ce n'est jamais ennuyeux puisque chaque rencontre est différente et très drôle. On frôle souvent le cliché mais il se dégage une telle énergie de ces scènes qu'on y croit et qu'on se laisse prendre au jeu. Les acteurs y sont pour beaucoup notamment Sophie Cattani qui est remarquable, pétulante et lumineuse dans le rôle d’Émilie.
C'est vrai que les hommes sont un peu stéréotypés mais le regard que pose la réalisatrice sur eux n'est jamais moqueur, aigri ou colérique. Au contraire, c'est un regard tendre, amusé, sensible, plein de compassion. On peut même dire que la réalisatrice revendique les clichés véhiculés dans son film quand on voit le générique de fin (qui a vu comprendra ☺).
     Autres bons points pour ce petit film (1 h10 à peine), c'est sa jolie B.O pop et vitaminée et les décors marseillais magnifiques que Dorothée Sebbagh filme avec amour.

     Certes, Chercher le garçon n'est en rien révolutionnaire : tout ce qui doit arriver arrive, jusqu'à la fin consensuelle que l'on voit venir de loin, mais l'ensemble est tellement charmant, tendre et amusant qu'il est difficile de résister. Chercher le garçon est un de ces films qui, comme le dit si bien Johnny, donne envie d'avoir envie.






1 juin 2012

Alice aux Pays des Merveilles de Tim Burton (2010)


Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.


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     Je me souviens de ma première lecture de Alice aux Pays des Merveilles de Lewis Carroll : j'ai été aussi effrayée que fascinée par cette histoire de dingues où les lapins parlent et sont continuellement en retard, où une horrible Reine veut couper la tête à tout le monde et où des boissons font grandir ou rétrécir l'héroïne à l'infini. C'était la première fois que j'étais confrontée à un monde surréaliste où la folie n'est rien d'autre qu'un symptôme de normalité.
L'adaptation de Disney m'avait plu sans totalement me convaincre, déjà à l'époque les adaptations de romans me laissaient sur ma faim. Pourtant, quelques de nombreuses années plus tard, lorsque j'ai appris que Tim Burton s'était emparé de cette histoire, je me suis sentie très emballée. Il y a dans l'univers d'Alice tellement d'éléments que l'on retrouve chez Burton que voir le cinéaste adapter ce récit semblait tout naturel et très excitant.
La déception fut grande ! Pendant longtemps, j'ai considéré que La Planète des Singes était le pire film de Burton jusqu'à ce que je voie cette Alice numérique.
     L'histoire en elle-même est très sympa puisque l'on suit l'aventure d'Alice à l'adolescence, orpheline de père, contrainte d'épouser un jeune homme repoussant et n'ayant aucun souvenir de son aventure aux Pays des Merveilles. Alice est alors désorientée, persuadée d'être dans un rêve et refuse sa destinée. Elle se rebelle jusqu'à ce qu'elle prenne conscience de son importance et retourne dans son monde grandie et prête à s'assumer complétement. Le Alice aux Pays des Merveilles de Burton n'est rien d'autre qu'une allégorie du passage à l'âge adulte. Le cinéaste a donc pris de grandes libertés avec le roman de Lewis Caroll, ce qui n'est pas gênant en soi. Ce qui cloche c'est le manque de magie, l'interprétation inégale et les effets spéciaux médiocres.
     Tim Burton fournit ici le minimum syndical question fantaisie, magie et poésie. Le rythme du film est échevelée, les péripéties s'enchaînent tellement vite qu'on n'a ni le temps de souffler ni le temps de s'attacher aux personnages. On a à peine l'occasion de ressentir un peu de sympathie pour le Chapelier (Johnny Depp) que les personnages se remettent à courir et à s'agiter dans tous les sens. C'est d'autant plus dommage que le prologue était prometteur tout comme l'arrivée de Alice dans le terrier quand elle grandit et rapetisse.
     Ce rythme fou empêche les personnages de vivre et surtout, ne laisse aucune place aux dialogues tellement fascinants dans l'œuvre de Caroll. Quid des devinettes, des plaisanteries, des jeux de mots ou encore des conversations folles qui tournent en boucle ? C'était essentiellement dans les dialogues innovants et dans le langage curieux que se logeait la magie du livre de Caroll, Tim Burton l'a oublié en les bannissant de son film. Il ne donne qu'au Chapelier une scène "lewisienne", le reste étant d'une déplorable banalité. Son film est logique alors qu'il devrait baigner dans l'absurde.
     De même, l'univers de Caroll est envahi par des créatures étonnantes que Burton n'a pas su recréer malgré le déluge de moyen technique. Seule la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) est assez bizarre physiquement pour éveiller un quelconque intérêt. Le lapin n'est qu'un lapin, la souris une souris et le Chapelier un homme avec une perruque rousse sur la tête. A ce propos, Johnny Depp redouble d'effort pour faire exister son personnage mais il ne suffit pas de prendre l'accent écossais dans les moments de délire du Chapelier pour faire partager la douleur mentale du personnage.

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     Alice aux Pays des Merveilles se résume à un film d'aventure et d'action, l’héroïne se transformant en superhéroïne au fil du temps. A la fin de l'histoire, avec son armure, elle a des airs sur Jeanne D'Arc s'en allant bouter les ennemis hors du territoire ! En guise d'ennemis, c'est un monstre visqueux en numérique. Disney a sorti l'artillerie lourde et offert à Burton un budget trop confortable qui se voit à l'écran : les décors, les costumes, les personnages sont rutilants. Tout est en numérique, même l'armure du Valet Stayne ! Quand on regarde le making of, tout est vert fluo et ça pique aux yeux. Le pire c'est que certains effets sont ratés comme lorsque le Chapelier se rappelle la prise de pouvoir par la Reine Rouge et l'incendie qui a ravagé le Pays. Les flammes qui entourent le Chapelier semblent avoir été faite avec Gimp par un gamin de 10 ans. Difficile de s'immerger dans une histoire alors que tout ce que l'on voit est en toc et que la magie n'opère pas.
     D'autant plus que les comédiens ne font rien pour qu'on y croit. Comme je l'ai déjà mentionné, Johnny Depp se démène pas mal, ne cabotine pas trop mais la sauce ne prend pas parce qu'il est brimé par son réalisateur (non, je ne lui cherche pas de circonstances atténuantes... Bon, peut-être un peu ! ☺). Helena Bonham Carter joue la Reine comme s'il s'agissait de Bellatrix Lestrange version grosse tête, ce qui n'est pas si mal à côté du cabotinage de Anne Hathaway qui devrait avoir honte d'elle. En même temps, Burton l'a laissé faire, ce qui est encore plus honteux.
Mia Wasikowska est froide, fermée, inexpressive et ne rend pas du tout Alice attachante. Il faut cependant lui reconnaitre une qualité : elle court très bien. Celui qui s'en tire le mieux, c'est Crispin Glover qui joue Stayne, un personnage sombre, arrogant et fourbe. Je ne sais toujours pas s'il est bon dans ce rôle ou seulement moins pire que les autres...

     Alice aux Pays des Merveilles n'est qu'un blockbuster sans âme qui transpire le fric. Si on ne savait pas qu'il est de Tim Burton, on pourrait croire qu'il est de Michael Bay. Ceux qui n'ont pas lu le livre, qui ne sont pas sensibles à l'univers burtonien et qui ne supportent pas que la caméra reste fixe plus de 30 secondes y trouveront leur compte. Les autres auront envie de fuir devant cette pièce-montée vulgaire et indigeste.