30 avril 2012

Paris vu par Hollywood au Forum des Images du 2 Mai au 29 Juillet

     Du 2 Mai au 29 Juillet se tiendra au Forum des Images (Paris) le cycle Paris vu par Hollywood.
Au programme :  une rétrospective de films américains dont l'intrigue se déroule dans notre belle capitale, des conférences, des ciné-concerts, des expositions et des cours de cinéma !

audrey hepburn, stanley donen, cary grant, charade, on the set, tournage, film


     De nombreux films américains prennent pour cadre Paris. Un Paris rêvé, de cartes postales, sans bousculades dans le métro. Un Paris magnifié qui se résume à la Tour Eiffel, à Montmartre, aux restaurants chics, aux Champs Élysées ou aux boutiques de mode. Un Paris en toc ? Peut-être mais c'est tellement bon !
     Paris devient le théâtre de romances passionnées comme dans Charade de Stanley Donen (cf la photo ci-dessus qui réunit Audrey Hepburn, Stanley Donen et Cary Grant sur le plateau de tournage) ou La Belle de Moscou de Rouben Mamoulian.
     On chante et on danse à Paris ! Les cinéastes réalisent des comédies musicales où les protagonistes dansent dans les rues parisiennes sous le regard amusé des passants.
     Mais Paris n'est pas seulement la ville de tous les plaisirs, les cinéastes aiment voir la capitale comme un haut lieu de l'espionnage ! De terribles aventures se déroulent au pied de Notre Dame ou dans les catacombes.
     Tous ces films véhiculent des clichés et pourtant on les aime car ils témoignent de l'amour de Hollywood pour une des plus belles villes du monde et parce qu'ils nous font rêver.


Le cycle du Forum des images comprend une rétrospective de films :

À Paris tous les trois
Aimez-moi ce soir
Ange
Ariane
Arise My Love
Avril à Paris
La Baronne de minuit
Bel-Ami
La Belle de Moscou
Blonde Vénus
Chacal
Charade
Commencez la révolution sans nous :
Da Vinci Code
Désir
Les Deux Orphelines
Le Diable s'habille en Prada
Double assassinat dans la rue Morgue
Drôle de frimousse
L'Entreprenant Monsieur Petrov
L'Étau
L'Extravagant Mr Ruggles
Le Fantôme de la rue Morgue
La Fille à la casquette
La Folle Histoire du monde
Forfaiture
Frantic
French Line
From Paris With Love
Gigi
La Grande Farandole
Griseries
Haute pègre
HH, Hitler à Hollywood
Les Hommes préfèrent les blondes
La Huitième Femme de Barbe-Bleue
Inglorious Basterds
Irma la douce
Julie & Julia
Le Livre noir
Marie-Antoinette
La Mémoire dans la peau
Minuit à Paris
Moulin Rouge
Ninotchka
L'Opinion publique
Quadrille d'amour
Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse
Quoi de neuf Pussycat ?
Ratatouille
Roberta
Ronin
Rush Hour 3
Scaramouche
Sérénade à trois
Soupçons
Les Surprises de la TSF
Target
Tout le monde dit I love you
Trapèze
Les Trois Mousquetaires
Two Days in Paris
Une heure près de toi
Victor, Victoria


harrison ford, roman polanski, frantic, on the set


Également au programme :

♦ Le jeudi 3 Mai à 19 h, une conférence de Jean-Pierre Berthomé, spécialiste du décor de cinéma : Réinventer Paris en studio : le Paris de Billy Wilder. Le conférencier revient sur la collaboration du décorateur Alexandre Trauner avec Billy Wilder.
Entrée libre.

♦ Du jeudi 10 au dimanche 13 Mai, hommage à Ernst Lubitch : Le Paris de Lubitch. Le cinéaste n'a jamais filmé un plan à Paris pourtant la capitale sert de décors nombre de ses films. 

♦ Du mercredi 16 au dimanche 20 Mai : Semaine Paris chanté et dansé.

♦ Samedi 26 et dimanche 27 Mai : Quand Hollywood filme Paris. Rencontre avec Sophie Boudon Vanhille (Mission Cinéma) et Anne Seibel, chef décoratrice (Entrée Libre). La rencontre sera suivie d’une journée “ Courses poursuites dans les rues de Paris”, avec quatre films d’action américains récents.

Cours de cinéma les vendredis 4,11, 18 et 25 Mai : interventions de Antoine de Baecque, Marc Cerisuelo, Christian Viviani et Serge Chauvin. Chacun des intervenants a choisi un film qu’il présente à 21h, juste après son cours.
Entrée Libre.

♦ Du 3 au 27 Mai :  Exposition "Le Forum des Halles déroule le tapis rouge pour le studio Harcourt. Le prestigieux Studio Harcourt s’expose au coeur de Paris en 70 portraits géants. Du Forum des images à l’UGC en passant par la place Carrée, la rue du Cinéma accueille les portraits récents des figures marquantes du 7e art et ceux des acteurs mythiques du cycle Paris vu par Hollywood.
Entrée Libre.

♦ Mercredi 13 et jeudi 14 juin : La Révolution Française vue par Hollywood. Il existe une cinquantaine de films américains sur la Révolution ! Le Forum des Images vous propose d'en découvrir 7.

♦ Vendredi 15 et samedi 17 Juin : Paris vs Hollywood. L’histoire des relations entre Paris et Hollywood ne se résume pas à la fascination que la capitale française exerce sur le public américain. C’est aussi une histoire de rivalité, économique, culturelle, voire… narcissique. Cinq séances avec intervenants et quatre films pour raconter ce “Paris vs Hollywood”.

♦ Dimanche 17 Juin : Carte Blanche à Patrick Brion.  Patrick Brion, spécialiste du cinéma américain, créateur et animateur du “Cinéma de minuit”, présente Bel Ami d’Albert Lewin, Scaramouche de George Sidney et Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse de Vincente Minnelli.

♦ Mercredi 27 Juin : Journée Claudette Colbert, "la Française de Hollywood". Claudette Colbert avait sept ans quand ses parents ont émigré, en 1912, et toute sa carrière est américaine. Ernst Lubitsch, Cecil B. DeMille, John Ford, Mitchell Leisen et surtout Capra lui ont donné un destin de star hollywoodienne, liée à la Paramount.

♦ Jeudi 28 Juin : Soirée George Sidney : de cape et d’épée. Sidney débute sa carrière en 1937 par des comédies musicales. En 1948, son destin artistique prend un nouveau virage lorsque la MGM lui propose la mise en scène de The Three Musketters d’après Alexandre Dumas. Il décide d’y appliquer la méthode “musical” et filme les duels comme des scènes de ballet, dans lesquelles Gene Kelly excelle. Le film est un énorme succès et son réalisateur fait désormais figure de spécialiste du film de cape et d’épée ! La MGM lui propose bientôt un nouveau récit d’aventure, ce sera Scaramouche. On y retrouve un héros virevoltant, incarné par Stewart Granger, évoluant dans une France pré-révolutionnaire de pacotille.

Pour toutes les infos (tarifs, horaires, accès...), rendez-vous sur le site du Forum des Images

29 avril 2012

Le Film d'animation du mois : Aloïs Nebel de Tomás Lunák (2012)

Aloïs Nebel, le film d'animation du Tchèque Tomás Lunák méritait mieux qu'une sortie confidentielle sur les écrans français !



     1989 : Tandis que le régime tchèque vacille, Aloïs Nebel, chef d'une gare de province perdue dans la brume, vit seul, avec les fantômes de son passé.
L'irruption d'un étranger bouleverse sa vie.
Réfugié dans la gare centrale de Prague, il croise celle qui lui donnera l'amour dont il a besoin pour sortir du brouillard de ses souvenirs.


alois nebel, affiche, critique, avis, i love cinema
     Aloïs Nebel est l'adaptation de la BD éponyme de Tomás Lunák et du dessinateur Jaromír 99.
     L'action se situe en Europe de l'Est au moment de la chute du mur de Berlin. La Tchécoslovaquie n'est pas épargnée par ces bouleversements : le régime communiste est renversé en douceur et Vaclav Havel devient le Président de la République Tchèque. C'est ce que l'on a appelé la Révolution de Velours.
     Le personnage central, Aloïs Nebel, est un chef de gare taciturne hanté par un autre événement qui avait bouleversé son pays des années auparavant : l'expulsion des Allemands des Sudètes en 1945. Les Sudètes, régions transfrontalières Tchèques, étaient peuplées par une minorité allemande qui a été expulsée manu-militari à la fin de la guerre. La violence de cet événement a traumatisé la population dont Aloïs qui n'était qu'un enfant à l'époque. L'homme qu'il est devenu _ solitaire, taiseux _ est embrumé par les visions cauchemardesques de ces événements. L'arrivée d'un étranger va bouleverser son quotidien au point de l'obliger à affronter ses cauchemars et à enfin prendre conscience du présent.
     Vous l'avez compris, Aloïs Nebel traite de sujets lourds et dramatiques. Le ton général du film est pessimiste et cet aspect est renforcé par la réalisation en noir et blanc et par le climat : il neige, il pleut, il vente. Cependant la fin du film (que je ne dévoile évidemment pas) illumine le récit et est porteuse d'espoir : il n'est jamais trop tard pour commencer à vivre sa vie.
     Tomás Lunák a pris le parti de construire son film comme un puzzle dont l'image ne se révèle qu'à la fin plutôt que d'expliquer les événements de façon linéaire. Le spectateur se trouve ainsi plongé dans le brouillard, à l'instar d'Aloïs, cherchant à comprendre les tenants et les aboutissants. Car ce qui compte ici n'est pas le rythme du récit mais l'ambiance : le cinéaste use de métaphores, utilise à fond chaque décors, filme le silence afin de nous faire prendre conscience des changements qui s'opèrent chez Aloïs. Ce style et la lenteur du récit pourront dérouter voire ennuyer, moi j'ai été envoûtée.

alois nebel, images, photos, critque, avis, i love cinema, potzina, film

     Le charme a opéré tout de suite car, visuellement, le film est une pure réussite. Le noir et blanc est sublime et donne à Aloïs Nebel des allures expressionnistes. Réalisé en rotoscopie, le film est désarmant de naturel et de fluidité. La rotoscopie est une technique d'animation vieille d'un siècle qui consiste à réaliser le film en live, avec de vrais acteurs dans de vrais décors avant de retravailler l'image pour faire croire à des dessins faits à la main. Cette technique permet de conserver la fluidité des mouvements et les expressions des acteurs. Je me suis surprise à remonter le col de ma veste lorsque la neige ou la pluie tombaient tellement le rendu est saisissant de réalisme.
Le travail sur le son est également fabuleux : le bruit des moteurs de voitures, des planchers qui craquent, du vent qui souffle dans les ornières... rend le récit authentique.
       J'ai été remuée par ce film qui frise la perfection : l'animation, la psychologie des personnages, le jeu des acteurs (j'ai vu le film en VOST), le récit qui mêle petite et grande histoire... tout est splendide.


     Dommage que les distributeurs français se soient montrés si frileux et n'aient pas diffusé plus largement ce film qui prouve que le cinéma d'animation peut être aussi pertinent, profond et émouvant que le cinéma traditionnel.



Aloïs Nebel de Tomáš LUŇÁK avec Miroslav KROBOT, Marie LUDVÍKOVÁ, Karel RODEN, Leoš NOHA, Aloïs ŠVEHLÍK, Ondřej MALÝ, Ján SEDAL...
Sortie en salles : 14 mars 2012
Durée : 1 h 24 min

28 avril 2012

La 14ème édition du Festival International des Très Courts se déroulera du 4 au 13 Mai !


Le Festival International des Très Courts revient pour la quatorzième fois. Il se déroulera du 4 au 13 Mai un peu partout dans le monde !


festival des tres courts, affiche, programme


Unique au monde, le Festival International des Très Courts projette et met en compétition simultanément partout dans le monde des films de moins de 3 minutes réalisés par des professionnels aguerris et des amateurs prometteurs issus des 4 coins de la planète.
Durant 10 jours, dans 15 pays, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, 80 villes proposent à leurs citoyens de partager ce moment solidaire de cinéma « Très Court ». Pas besoin de beaucoup d’argent pour exprimer en moins de 3 minutes ses rêves, ses coups de gueule ou ses éclats de rire.

Le principe ?

     Le Festival propose une sélection de films très courts venus du monde entier. Chaque film doit durer moins de 3 minutes (hors titre et générique) : c’est la seule règle à respecter.
Tous les genres sont présents : fiction, documentaire, animation, image de synthèse... Amateurs et professionnels, les réalisateurs viennent de tous les horizons et de tous les continents.
Près de 70 films de moins de 3 minutes en compétition, pendant 10 jours, dans près de 80 villes du monde entier : c’est ce que propose la 14e édition du Festival International des Très Courts, ouverte à tous, du 4 au 13 mai 2012, simultanément en France et dans le reste du monde.
Tous les spectateurs, où qu’ils soient sur la planète, sont invités à voter pour décerner ensemble un Prix du Public sans frontière.

C'est où ?

     Partout dans le monde ! Les Très Courts des 5 continents sont connectés de Paris à Ramallah, de Brasilia à Belgrade, Singapour, Genève et enfin à Montpellier.
Le Festival se déroule en France (26 villes), au Brésil, en Nouvelle-Calédonie, en Belgique, en Chine, en Espagne, en Hongrie, en Israël, au Liban, au Maroc, en Moldavie, au Pays-Bas, en Roumanie, en Slovaquie, en Serbie, à Singapour, en Suisse et en territoires Palestiniens !
Pour savoir si votre ville participe au Festival, rendez-vous sur le site du Festival International des Très Courts !

La compétition ?

     47 films sélectionnés pour la Compétition Internationale ! Le jury sera présidé par Jean-François Hallin (scénariste).
Plusieurs prix seront remis : le Grand Prix (1500 €), le Prix Wacom Animation, le Prix de l’Originalité, le Prix du Public par les festivaliers et le prix Canal+ par la chaîne.

     La Compétition Parole de Femmes  compte 20 films sélectionnés. Tous ont à cœur de mettre les femmes à l'honneur.
Les prix : Prix du droit des femmes remis par la Délégation Régionale des Droits aux Femmes et à l’Egalité, Prix de l’originalité, Prix de la Gazette de Montpellier et Prix Face Hérault (Fondation agir contre l’exclusion).

     La sélection Around The Très Courts regroupent un grand nombre de sélections hors compét' organisées par les villes qui souhaitent organiser des projections de projet réalisés localement. De quoi mettre en avant les talents près de chez vous !

     Pour toutes les infos sur le Festival (villes organisatrices, films sélectionnés, tarifs...), rendez-vous sur le site du Festival des Très Courts

Très bon Festival à tous !

27 avril 2012

Cannes 2012 : la sélection très chic de "Cannes Classics"

Cette année la sélection de films classiques comptera 13 longs métrages, 2 courts, un mini-concert et 4 documentaires. Tous ces films seront présentés en avant-première mondiale !

cannes classics, selection, festival de cannes


     Créée en 2004, la sélection "Cannes Classics" est une programmation présentant des films anciens en copie restaurée. Cet événement est toujours attendu par les cinéphiles car il présente souvent de vrais chefs-d'œuvres du 7ème Art. Ce programme est aussi l'occasion de rendre hommages à tous ceux qui luttent pour sauvegarder le patrimoine et qui ont à cœur de partager leur passion pour le cinéma (les réalisateurs, les cinémathèques, les archives du cinéma...).


Cette année encore la sélection est très alléchante !

♦ Il était une fois en Amérique de Sergio Leone (1984) sera présenté en version 4K restaurée et reconstruite car elle sera agrémentée de 25 min de scènes coupées totalement inédites. La restauration a été initiée par Martin Scorsese (que ferions nous sans lui ???).
La famille de Leone, Robert DeNiro, Elizabeth McGovern, Jennifer Connelly et le producteur Arnon Milchan seront présents lors de la projection.

 ♦ Tess de Roman Polanski (1979) : c'est Polanski lui-même qui a supervisé la restauration. Il sera présent lors de la projection ainsi que l'actrice principale Nastassja Kinski.

Les Dents de la mer de Steven Spielberg (1975) sera projeté à l'occasion des 100 ans de Universal Pictures et des 40 ans de carrière du cinéaste.

La Ballade De Narayama de Keisuke Kioshita permettra de fêter les 100 ans du cinéaste décédé en 1998.

♦ Le film mythique Lawrence d'Arabie de David Lean (1962) sera projeté en version restaurée en format 4K pour fêter les 50 ans du film.

♦ La Cinémathèque de la Danse (Paris) fêtera ses 30 ans à Cannes en présentant un long métrage A Great Day in Harlem de Jean Bach (1994) et deux jazz shorties : An All Colored Vaudeville Show et Jammin The Blues.

♦ Un autre événement important sera la projection en avant-première de The Ring (Le Masque de cuir, 1927), un film muet signé Alfred Hitchcock. La partition du film sera jouée en direct par le musicien Stephen Horne. The Ring a été restauré dans le cadre du projet Rescue the Hitchcock 9 lancé par les Archives nationales du British Film Institute afin de sauver neuf films muets du cinéaste.

♦ Dans le cadre de The Rossellini Project qui œuvre pour faire revivre les films du cinéaste, le Festival projettera Voyage en Italie (1953).

♦ La World Cinema Foundation présentera After the Curfew, un film indonésien de 1954 d'Usmar Ismail et Kalpana, un film indien de 1948 d'Uday Shankar.

Runaway Train de Andrei Konchalovsky sera projeté en copie neuve en présence du cinéaste.

Cléo de 5 à 7 de Agnès Varda sera présenté par les Archives françaises du film du CNC en présence de la réalisatrice.

♦ Les 4 documentaires présentés se penchent sur 4 réalisateurs différents:
Woody Allen : A Documentary de Robert Weide sur Woody Allen
Method To The Madness Of Jerry Lewis de Greg Barson sur Jerry Lewis
Claude M Le Cinéma de Emmanuel Barnault sur Claude Miller
Me and Me Dad de Katrine Boorman sur John Boordman

♦ Enfin, un dernier hommage sera rendu à Georges Lautner :  le film choisi est Les Barbouzes(1964).

Mise à jour 30/04 : ♦ C'est le film Final Cut - Hölgyeim És Uraim de György Pálfi qui fera la clôture de Cannes Classics le samedi 25 mai.


     Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, je me damnerais pour voir l'ensemble du programme. Rien que pour ça je regrette de ne pas avoir d'accréditation pour assister au Festival !


26 avril 2012

Cannes 2012 : Jean-Paul Gauthier fera partie du jury !

C'est sur le plateau de La Matinale de Canal+ que Thierry Frémaux a confirmé le nom de quelques membres du jury présidé par Nanni Moretti.

Jean-Paul Gaultier, JPG, couturier, festival de cannes, jury, compostion

     Depuis plusieurs jours les rumeurs vont bon train sur la toile concernant la composition du jury du prochain Festival de Cannes.
Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a confirmé la présence de personnalités dont celle du célèbre couturier Jean-Paul Gaultier. C'est la première fois qu'un couturier fera partie du jury mais pour Thierry Frémaux, JPG est légitime car "C'est une tradition d'inviter des cinéphiles qui ont une opinion spontanée. Il est un créateur qui a beaucoup travaillé pour le cinéma."

     En effet, JPG n'a jamais caché son amour pour le 7ème Art et a même confié que le film Falbalas (Jean Becker, 1945), avec Micheline Presle dans le rôle d'une femme séduite par un couturier, était à l'origine de sa vocation. 
En outre, le couturier a collaboré avec le cinéma : il a habillé Victoria Abril dans Kika de Pedro Almodovar (1994), Milla Jovovitch dans le Cinquième Élément de Luc Besson (1997) et a même été nominé pour le César des Meilleurs Costumes pour son travail sur La cité des enfants perdus de Caro et Jeunet (1995).

     A ses côtés, Thierry Frémaux a confirmé la présence de l'actrice Emmanuelle Devos (Le fils de l'autre, A l'origine) et de Raoul Peck, le réalisateur haïtien et président de la Fémis.

     L'acteur Écossais Ewan McGregor fera également partie du jury puisque Frémaux a annoncé la venue d'un Écossais "qui avait fait une apparition à Cannes en kilt" ce qui est le cas de McGregor qui avait monté les marches en kilt lors de la projection de Young Adam en 2003. Il a d'ailleurs confirmé le nom de l'acteur sur son compte Twitter.



     Diane Kruger (Les Adieux à la Reine), Andrea Arnold (réalisatrice de Red Road, Fish Tank, Les Hauts de Hurlevent), Alexander Payne (scénariste de The Descendants, Monsieur Schmidt), Hiam Abbas (actrice vue dans Satin Rouge, Haifa, La porte du soleil, Free Zone) feront également partie du jury.

     Par contre, Thierry Frémaux a rejeté les noms de Kate Winslet et Ryan Gosling.

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve cette sélection très éclectique. Vivement le 16 mai !

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

23 avril 2012

Faust de Aleksandr Sokurov : la bande-annonce

Faust de Aleksandr Sokurov, lauréat du Lion d'or à la dernière Mostra de Venise, se dévoile dans une très belle bande-annonce.


faust, alexandr sokurov, affiche, mostra de venise, bande annonce, trailer


     Faust de Aleksandr Sokurov est une réinterprétation libre et radicale du mythe de Goethe.

     Pour ceux qui ne connaitraient ni d’Ève ni d'Adam le réalisateur Russe, voici un rapide portrait : Aleksandre Sokurov est né en Russie en 1951. Après l'obtention de son diplôme d'études secondaires en 1968, il entre à l'Université de Gorki et étudie l'histoire. En parallèle, il est également employé à la télévision de Gorki et à 19 ans, il produit sa première émission de télévision. De 1975 à 1979, Sokurov étudie à l'Institut de cinématographie de Moscou (VGIK). Son premier long métrage La voix solitaire de l'homme a été remarqué par le réalisateur Andreï Tarkovski et reçoit par la suite de nombreux prix. Sokurov est employé par le studio de cinéma Lenfilm en 1980 et au même moment, il commence à travailler au studio de films documentaires de Leningrad où il réalise ses premiers documentaires.
     Aleksander Sokurov a reçu de nombreux prix russes et internationaux : le prix FIPRESCI, le prix Tarkovski, le prix de l’État russe (1997et 2001), Le Prix de la liberté fondé par Andrzej Wadja, le Prix du Vatican « Troisième Millenium » (1998). L’académie européenne du film l’a nommé comme l’un des cent réalisateurs les plus importants du monde.
Joli pedigree !

     Faust bénéficie d'une belle réputation avant sa sortie puisque le film est lauréat du Lion d'or de la Mostra de Venise 2011. En outre, Darren Aronofsky (Requiem for a dream, Black Swan) a mis l'eau à la bouche du public en déclarant lors de la remise des prix : "Il y a des films qui vous changent pour toujours. Faust est l'un de ces films."

     Il nous faudra attendre le 20 juin pour savoir si Faust nous transformera à jamais... ou pas.


Faust est un penseur, un rebelle et un pionnier, mais aussi un homme anonyme fait de chair et de sang conduit par la luxure, la cupidité et les impulsions.




Faust de Alexandr Sokourov avec Johannes Zeiler, Anton Adasinskiy, Isolda Dychauk, Georg Frierich, Hanna Schygulla, Antje Lewald, Florian Brückner, Sigurdur Skulasson, Maxim Mehmet...
Histoire : Yuri Arabov
Scénario : Alexander Sokourov et Marina Koreneva
Distribution France : Sophie Dulac Distribution
Durée : 2 h14 min
Sortie en salles françaises : 20 juin 2012

22 avril 2012

Les Adieux à la Reine de Benoit Jacquot (2012)

En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

les adieux à la reine, affiche, léa seydoux, diane kruger, benoit jacquot, critque, avis
     Les Adieux à la Reine, adaptation du roman de l'historienne Chantal Thomas, nous plonge au cœur des événements de Juillet 1789 sous le regard de la jeune Sidonie Laborde, lectrice et fervente admiratrice de la Reine Marie-Antoinette. Ce point de vue est très intéressant car il nous permet de découvrir une Cour que nous ne connaissons pas : celle des femmes. On les découvre aussi retorses et jalouses que les hommes, la seule différence est qu'elles s'adonnent plus volontiers à la broderie qu'à la chasse à courre.
     On découvre également un autre Versailles, loin du lustre et de l'opulence, celui des coulisses : les nobles de la Cour s'entassent dans des appartements minables donnant sur des couloirs lugubres sous les combles. Ces gens qui possèdent des châteaux luxueux préfèrent vivre comme des chiens pour être au plus près du Roi ! Mais ne nous moquons pas trop prestement des ces gens : aujourd'hui encore on voit des hommes et des femmes courber l'échine devant les chefs d’État, les soutenir, les flatter pour être au plus près du pouvoir...
     Benoit Jacquot colle aux basques de Sidonie (interprétée par la délicieuse Léa Seydoux) afin que nous puissions vivre les événements en même temps qu'elle. On s’aperçoit très vite que la jeune femme ainsi que tous ceux qui résident à la Cour n'ont pas conscience de la gravité des événements : ils vivent en vase clos, l'information à du mal à se répandre, les rumeurs les plus folles circulent. Aussi, lorsque la vérité éclate enfin, leur monde s'écroule : certains prennent la fuite, d'autres se rattachent à des chimères et se persuadent que rien ne leur arrivera et d'autres restent par loyauté à la couronne.
     C'est le cas de Sidonie qui vouent un culte à Marie-Antoinette : elle en est folle comme une enfant est folle de sa mère. La Reine se joue d'elle, se montre tour à tour adorable et odieuse comme seuls savent le faire les puissants. Le jeu qui se joue entre Sidonie, la Reine et la Comtesse de Polignac, dont la Reine est éperdument amoureuse, est pervers, malsain et fascinant. Il faut dire que la confrontation entre Léa Seydoux et Diane Kruger (qui joue Marie-Antoinette) est haletante et que le propos est très moderne. En effet, la fascination qu'éprouve Sidonie pour la Reine est aussi étrange que celle qu'éprouve aujourd'hui des anonymes pour les célébrités issues du cinéma, de la musique ou de la télévision.
     C'est d'autant plus intéressant que la réalisation de Benoit Jacquot est soignée : nerveuse quand il le faut, il n'hésite pas à utiliser de longs travellings oppressants ni à coller au plus près de ses personnages. En outre, le travail sur la lumière est magnifique tout comme les décors et les costumes : esthétiquement, le film est élégant et raffiné.
     Ainsi Les Adieux à la Reine avait tout pour être un très bon film pourtant il ne m'a pas totalement convaincu. J'ai eu l'impression de regarder un téléfilm sur grand écran. J'ai beaucoup pensé à la très bonne série Nicolas LeFloch : les décors et les costumes sont parfaits mais les acteurs ne semblent pas savoir ce que le mot articuler veut dire. De plus, ils sont trop beaux pour être vrais ou, du moins, pour faire vrai. Ce qu'on pardonne facilement à une série télé, on ne le pardonne pas à un film.
     A cela s'ajoute de grosses différences de jeux entre les acteurs : Léa Seydoux, Diane Kruger et Noémie Lvosky s'en tirent très bien, Michel Robin est parfait mais les autres jouent faux. J'ai eu la sensation que Xavier Beauvois s'ennuyait sec dans le costume de Louis XVI. Quant à Virginie Ledoyen, non seulement elle n'articule pas et ne prend pas la peine de corriger son accent parisien, mais en plus elle en fait des tonnes.
     Enfin, les nombreuses ellipses, les enchainements hasardeux et le dénouement bâclé m'ont laissé sur ma faim.

     Les Adieux à la Reine m'aura permis de découvrir le cinéma de Benoit Jacquot mais il n'a pas provoqué en moi l'envie de voir les autres films du cinéaste : dommage !


Les Adieux à la Reine de Benoit Jacquot avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen, Xavier Beauvois, Noémie Lvosky, Michel Robin, Julie-Marie Parmentier, Vladimir Consigny, Lolita Chammah, Marthe Caufman...
Durée : 1 h 40 min
Sortie en salles : 21 mars 2012

19 avril 2012

Bande-Annonce : Cosmopolis de David Cronenberg

Il y a près d'un mois la production de Cosmopolis de David Cronenberg dévoilait un teaser appétissant. Aujourd'hui, elle dévoile une longue bande-annonce très excitante !

cosmopolis, affiche, david cronenberg, robert pattinson, cannes 2012, trailer, bande-annonce

     Cosmopolis fera partie de la compétition officielle du Festival de Cannes 2012 et la production table sur ce gage de qualité pour faire la promo du film à moindre coût : c'est la première chose que mentionne la bande-annonce.
Ce long trailer, qui transpire l'alcool, le sexe et la violence, laisse présager un très bon film.  

     Cosmopolis, adaptation du roman de Don DeLillo, offre à Robert Pattinson l'occasion d'opérer un virage à 180° après la saga Twilight. En effet, l'acteur incarne Eric Paker, un riche homme d'affaire, qui voit sa vie sombrer dans le chaos le jour de la visite du Président US à Manhattan.
     A ses côtés, on trouvera Juliette Binoche, Mathieu Almaric, Paul Giamatti, Samantha Morton, Sarah Gadon, Jay Baruchel et Kevin Duran.

Je vous rappelle que la sortie du film est prévue pour le 23 mai prochain.

Dans un New York en ébullition, l’ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.



Qu'en pensez-vous ?

Cosmopolis de David Cronenberg avec Robert Pattinson, Juliette Binoche, Mathieu Alamric, Paul Giamatti, Samantha Morton, Sarah Gadon, Jay Baruchel, Kevin Duran... D'après l'œuvre de Don DeLillo Compositeur : Howard Shore Durée : 1 h 48 Sorti en en salles françaises : 23 Mai 2012

Festival de Cannes : les films en compétitions

Du 16 au 27 mai prochain se déroulera le 65 Festival de Cannes dont la sélection a été dévoilée aujourd'hui lors d'une conférence de presse.

festival de cannes 2012, affiche, marilyn monroe

      Le 65 Festival de Cannes sera présidé cette année par le cinéaste italien Nanni Moretti et Bérénice Bejo succédera à Mélanie Laurent dans le rôle de maîtresse de cérémonie.

      Pas de grosses surprises puisque l'on retrouve beaucoup d'habitués et des films attendus comme De rouille et d'os de Jacques Audiard, Cosmopolis de David Croneneberg ou encore Amour de Michael Haneke.

     Notons que le Festival de Cannes rendra hommage à Claude Miller, décédé le 4 avril dernier, en projetant son tout dernier film en clôture du festival : Thérèse D. Le film, qui doit sortir en salles le 21 novembre prochain, est l'adaptation du roman éponyme de François Mauriac. Il suit Thérèse Desqueyroux, une jeune bourgeoise qui, dans les années 20, tente d'échapper à son mariage malheureux et à son environnement social. Le casting est composé de Audrey Tautou, Gilles Lelouch et Anaïs Demoustier.

Compétition :

Moonrise Kingdom – Wes Anderson (Film d'ouverture)
De Rouille et d’Os – Jacques Audiard
Holly Motors – Leos Carax
Cosmopolis – David Cronenberg
The Paperboy – Lee Daniels
Killing Them Softly – Andrew Dominic
Reality – Matteo Garone
Amour – Michael Haneke
Lawless – John Hillcoat
In Another Country – Hong Sang-soo
Taste of Money Im Sang-Soo
Like someone in Love – Abbas Kiarostami
La Part des Anges – Ken Loach
Dans la brume – Sergei Loznitsa
Beyond the Hills – Christian Mungiu
Après la Bataille – Yousri Nasrallah
Mud – Jeff Nichols
Vous n’avez encore rien vu – Alain Resnais
Post Tenebras Lux –  Carlos Reygadas
Sur la Route – Walter Salles
The Hunt – Thomas Vinterberg
Paradis : amour – Ulrich Seidl

Un Certain Regard :

Miss Lovely – Ashim Ahluwalia
Les chevaux de Dieu – Nabil Ayouche
Trois Mondes  – Catherine Corsini
La Playa – Juan Andrés Arango
Antiviral – Brandon Cronenberg
7 jours à La Havane – Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Juan Carlos Tabio, Gaspar Noé, Laurent Cantet
Le Grand Soir – Benoit Delépine, Gustave Kervern
Laurence Anyways - Xavier Dolan
Despues de Lucia – Michel Franco
Aimer à Perdre La Raison – Joachim Lafosse
Mystery – Lou Ye
Student – Darezhan Omirbayev
La pirogue – Moussa Touré
Elefante Blanco - Pablo Trapero
11.25 The Day he chose his Own Fate - Koji Wakamatsu
Confessions d’un enfant du siècle – Sylvie Verheyde
Les Bêtes du Sud Sauvage – Benh Zeitlin

Hors Compétitio:

Madagascar 3 : Bons Baisers D’Europe – Eric Darnell, Tom McGrath, Conrad Vernon
Moi et toi – Bernardo Bertollucci
Hemingway & Gellhorn – Philip Kaufman

65ème Anniversaire :  

Une journée particulière – Gilles Jacob, Samuel Faure

Séances Spéciales :

Roman Polanski – Laurent Bouzereau
Journal de France – Raymond Depardon, Claudine Nougaret
Der Müll Im Garten Eden – Fatih Akın
Les Invisibles – Sébastien Lifshitz
The Central Park Five – Ken Burns, Sarah Burns, David McMahon
Villegas – Gonzalo Tobal
A Música Segundo Tom Jobim – Nelson Pereira Dos Santos
Mekong Hotel - Apichatpong Weerasethakul

Séances de minuit :

Dracula 3D – Dario Argento
Ai To Makoto – Takashi Miike

Film de clôture :

Thérèse Desqueyroux –  Claude Miller

Consulter le dossier de presse (pdf)

18 avril 2012

Edward aux mains d'argent de Tim Burton (1991)

Edward n'est pas un jeune homme comme les autres. Créature sortie de l'imaginaire d'un savant, il a un cœur et un cerveau en bon état mais son "père"est mort avant de l'avoir terminé : il a des lames de ciseaux tranchantes en guise de mains !

tim burton, vincent price, johnny depp, on the set, photos de tournage, edward aux mains d'argent

     Après avoir réalisé Batman, un film de commande, Tim Burton décide de se consacrer à un projet plus personnel qu'il porte en lui depuis l'enfance : Edward aux mains d'argent.
La Warner, qui lui a commandé Batman, décline l'offre de produire son nouveau film. Qu'à cela ne tienne ! Burton décide de créer sa propre maison de production avec son amie productrice Denise DiNovi : la Tim Burton Productions (qui produira ses films jusqu'à Ed Wood). Le complément de budget sera alloué par la Fox.
     Le personnage central, Edward, est né de l'imagination débridée du cinéaste lorsqu'il était enfant :

A l'origine, il y a un dessin fait il y a longtemps. Il représentait un personnage qui veut toucher ce qui l'entoure, mais ne peut pas le faire, et dont le désir créateur est en même temps un désir destructeur, une ambivalence qui a fait surface au moment de mon adolescence. J'avais alors beaucoup de mal à communiquer avec le reste du monde, et ma personnalité n'avait rien à voir avec l'impression que je donnais : je me retrouvais, comme tant d'autres adolescents, dans l'impossibilité d'exprimer les sentiments que j'éprouvais.
in Tim Burton par Tim Burton

edward aux mains d'argent, affiche, tim burton, johnny depp, winona ryder, analyse, critique
     Film personnel ou pas, Tim Burton sait qu'il doit trouver un scénariste capable de transposer ses idées par écrit, chose qu'il n'a, jusqu'alors, jamais su faire. Emballé par le roman de Caroline Thompson, First Born (qui raconte l'histoire d'un fœtus qui renaît après un avortement), il lui demande d'écrire le scénario du film. Il la paye avec son propre argent afin de ne pas subir la pression de la Fox. Une idée payante lorsque l'on voit le résultat ☺.
     La seconde excellente idée est le choix de l'acteur pour incarner Edward, cette fragile créature vivant recluse dans son château ouvert aux vents, au sourire aussi pâle que sa peau : Johnny Depp.
Johnny Depp et Tim Burton ne se connaissent pas du tout : Burton n'a vu ni 21 Jump Street ni Cry Baby et Johnny Depp sait à peine que Burton vient de réaliser Batman. Pourtant, c'est le coup de foudre ! Tim Burton refusera même de donner le rôle à Tom Cruise tant il sent que Johnny Depp incarnera à la perfection Edward. De son côté, Depp s'identifie totalement à Edward et voit dans ce projet l'occasion d'arrêter de tourner pour la télévision.
     Le cinéaste réunit autour de Johnny Depp un casting éclectique : la jeune et fraîche Winona Ryder (avec qui il a travaillé sur Beetlejuice) sera Kim, la fiancée d'Edward, une jeune fille à la fois superficielle et altruiste ; la merveilleuse Diane West incarne Peg, la représentante en produits Avon qui découvre Edward et décide de "l'adopter" ; Vincent Price, l'idole et ami de Tim Burton, accepte de jouer l'inventeur de la créature et Anthony Michael Hall, jeune célébrité du moment qui a connu la gloire avec Breakfast Club, sera un joueur de foot décérébré jaloux et amoureux de Kim.
     Tim Burton situe son intrigue dans une banlieue américaine typique qui n'est pas sans rappeler Burbanks où il a grandi (la différence est que la banlieue du film est extrêmement colorée : toutes les maisons sont peintes dans des couleurs flashy). Le choix de la banlieue n'est pas anecdotique : il s'agit d'un espace clôt où tout le monde se connaît, où tout le monde sait tout sur tout le monde, où il est impossible de s'exprimer à moins de se couper des autres.

Dans la banlieue américaine où j'ai moi-même grandi, tout le monde connaît tout le monde, sauf sur le plan de la sexualité où tout reste enfoui. Il y a dans la banlieue américaine une perversité à laquelle je n'ai jamais été confronté quand j'étais enfant, mais que j'ai toujours ressenti de manière diffuse autour de moi. Grandir dans ces banlieues c'était grandir dans un univers sans Histoire, sans culture, sans passion. Les gens écoutaient de la musique mais l'entendaient-ils vraiment ? Ils avaient des photos mais les regardaient-ils ? Du coup, il fallait soit se fondre dans la masse et renoncer à une part de soi-même, soit posséder une vie intérieure et se couper des autres.
in Tim Burton par Tim Burton.


edward aux mains d'argent, johnny depp, winona ryder, tim burton, photos, critique
     De toutes ces idées et de toute cette énergie créatrice naît le film le plus intime, le plus émouvant et le plus féérique de Tim Burton. La majorité des films du cinéaste s'apparente aux contes de fées mais Edward aux mains d'argent ne fait pas que s'y apparenter : c'est un conte de fées.
     La trame narrative est simple et ingénieuse : une grand-mère raconte un conte à sa petite-fille qui ne trouve pas le sommeil. En réalité, ce conte est sa propre histoire : elle en est le personnage principal, l'amoureuse de la créature qui ne trouve pas sa place parmi les hommes et qui, pourchassée par les banlieusards, trouvera refuge à jamais dans le grenier du château qui l'a vu naître.
Edward est un pur personnage de conte en mode gothique qui se greffe sur un monde réel malade : le manoir féérique surplombant la ville proprette des V.R.P, la créature scarifiée subissant les assauts des couguars frustrées, les mains d'acier créatrices incapables de caresser... Le choc entre ces deux mondes est fracassant car les créatures déviantes ne sont pas celles que l'on croit. Oui c'est vrai, Edward à des ciseaux à la place des mains, son visage est d'une pâleur mortelle, son corps est enfermé dans une gangue de cuir, il est constitué de morceaux de chairs issus dont ne sait quels cadavres mais Edward est un être pur, sans malice, à la recherche d'un bonheur simple, désirant aimer et être aimé en retour. Ce qui n'est pas le cas des habitants de ce village-banlieue aux jardins et aux rues d'une propreté angoissante. Angoissante voire terrifiante à l'instar de ces maisons identiques qu'on ne différencie que par leur couleur, s'empilant comme des dominos et abritant des individus aux sourires figés qui cachent des trésors de noirceur. Des individus obsédés par eux-même et soucieux de leur apparence mais qui sont incapables de voir la beauté quand elle se présente à eux dans toute sa flamboyance. Faisant d'Edward leur mascotte pour se sortir de la torpeur du quotidien, ils finiront par le pourchasser avec rage et violence jusqu'à son château délabré, le laissant pour mort et repartiront, soulagés, vers leur misérable existence. En ce sens, ils font échos aux personnages de paysans des contes du 18ème qui chassaient "la bête" et repartaient chez eux, ivres de sang et de sotte satisfaction.
Hormis Edward, le seul personnage positif est Kim qui sera la seule à le comprendre : elle l'aimera sans le juger et attendra toute sa vie son retour.
     Edward aux mains d'argent est un film thérapeutique car il permet à Tim Burton d'évacuer toutes ses angoisses issues de son enfance. Il lui permet aussi de montrer la vacuité des existences des jeunes de banlieues américaines qui ne trouvent essentiellement que la violence et le sport comme moyen d'expression.

     Magnifique ode à la tolérance, Edward aux mains d'argent fait partie des films majeurs du cinéaste auquel tous ses autres films ne cesseront d'être comparés.
S'il sert de mètre étalon aux autres films de l'artiste, c'est parce qu'il développe poétiquement son thème fétiche qui reviendra tout au long de sa filmographie : l'intégration des êtres différents au sein d'une société qui ne supporte pas les marginaux. En outre, Edward aux mains d'argent reste un film spécial dans la carrière du réalisateur puisqu'il marque les débuts d'une fructueuse collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp au point qu'il est difficile de ne pas penser à l'un quand on pense à l'autre.
     Edward aux mains d'argent est un film poétique, féérique, gothique, violent, tendre, noir, réaliste... Inoubliable.

16 avril 2012

Un blog, un arbre : je participe !

     Sans être une écolo militante, j'ai une fibre écologique suffisamment développée pour me soucier de l'impact de mes activités sur la nature. Je fais des petits gestes au quotidien comme éteindre les lumières quand je quitte la pièce, mettre un gilet plutôt qu'augmenter le chauffage, ne pas faire couler l'eau en continue quand je me douche, ne pas utiliser de lingettes, etc.
Aussi quand j'ai appris l'existence de l'opération Blog Zéro Carbone, je n'ai pas hésité !

Quel est le principe ?

Un arbre peut compenser l'émission de carbone d'un blog sur la nature. En effet, d’après une étude d’Alexander Wissner-Gross, diplômé en physique de l’université américaine de Harvard, la consultation d’une page web conduit en moyenne à l’émission de 20 milligrammes de CO2, soit 0,02 grammes. Pour un blog avec un trafic moyen (environ 15 000 pages vues par mois), cela correspond à des émissions annuelles de 3,6 kg de dioxyde de carbone. Cette valeur est à remettre en majeure partie sur le compte de la consommation électrique liée à l’utilisation de serveurs et matériels informatiques, et à leur refroidissement, très énergivore.

blog zero carbone, association, ecologie

Combien de CO2 un arbre est-il capable d’absorber ?

Il est difficile de donner une réponse précise et certifiée. La capacité d’absorption de CO2 d’un arbre peut énormément varier, et dépend ainsi de l’essence de l’arbre, de son exposition à la lumière, de la période de végétation, les changements de température dans le milieu, de la quantité d’eau disponible et de la qualité des sols. Il y a aussi différentes manières de calculer le potentiel d’absorption d’un arbre. Les valeurs usuelles que l’on retrouve vont de 10 à 30kg de dioxyde de carbone absorbés annuellement par un arbre. On sait cependant que dans les premières années qui suivent la plantation, celui-ci ne peut absorber que peu de CO2 en comparaison avec le reste de sa vie. Également, il est admis qu’à partir d’une vingtaine d’années, cette valeur décroit lentement. La CCNUCC, Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, a de son côté calculé et convenu de la valeur moyenne de 10 kg absorbés chaque année par un arbre. Petits gestes écolos, pour son opération Blog zéro Carbone, a choisi de rester relativement peu ambitieux sur ces valeurs, en retenant le chiffre moyen de 5 kg par arbre et par an. Ce conservatisme ne peut être que positif ! Un arbre suffit pour compenser les émissions de CO2 d’un blog En reprenant les calculs ci-dessus, l’opération est très simple ! Sachant que la capacité d’absorption d’un arbre est estimée à au moins 5 kg de CO2 par an, et qu’un blog moyen en émet 3,6 kg, la plantation d’un arbre pour un blog doit permettre la neutralisation de son empreinte carbone sur l’environnement. La durée de vie moyenne d’un arbre étant de 50 ans, nous sommes assurés d’une compensation carbone durable, et même plus importante.
Votre blog a plus de 15 000 pages vues par mois ? Un arbre peut ne pas suffire : écrivez-nous et nous compenserons également les émissions de dioxyde de carbone pour votre blog ! (blog-zerocarbone@bonial.fr)

Comment et où les arbres sont-ils plantés ? 

Pour la France, les arbres sont plantés avec les Pépinières Naudet. Ces arbres sont actuellement plantés en Bretagne, sur la commune de Gévézé près de Rennes.

     Si vous aussi vous souhaitez participer à cette opération, c'est très simple : 
 Rendez-vous sur la page de l'opération Blog Zéro Carbone sur lequel vous trouverez les informations nécessaires à la rédaction d'un petit article pour expliquer la démarche. Ensuite vous installez un badge sur votre blog _ comme celui que j'ai installé à droite dans la sidebar (je l'ai choisi vert mais il y a d'autres coloris proposés). Puis vous envoyez par mail le lien vers votre blog à blog-zerocarbone@bonial.fr. Et c'est tout ! L'asso se chargera de planter "votre" arbre !
C'est un petit geste mais il compte !
 A vos claviers !

11 avril 2012

Les looks de Val Kilmer

A l'occasion de la sortie de Twixt de Francis Ford Coppola ce 11 avril, revenons en images sur la carrière de Val Kilmer.


     Val Kilmer débute au cinéma dans Top Secret! de Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker et dans Profession : Génie de Martha Coolidge, films dont quasiment personne ne se souvient. C'est avec Top Gun et son rôle de pilote d'avion que sa carrière décolle (notez le jeu de mots pourri : avion/décoller).
 

top gun, val kilmer, ice, iceman
 Top Gun (Tony Scott, 1986)

Val Kilmer est jeune (27 ans), Val Kilmer a les cheveux décolorés, la mâchoire carrée, les épaules larges : Val Kilmer est Tom "Ice" Kazansky, un pilote de chasse de l'armée américaine. On l'appelle Ice car il n'a pas froid aux yeux mais il transpire quand même quand il joue au ballon avec ses petits copains. Ice n'aime pas Maverick/Tom Cruise, ils se font des méchants yeux et tous les spectateurs sont contents de les voir devenir potes et se faire une solide poignée de main bien virile à la fin du film.
L'uniforme de Ice est aussi blanc que ses dents, il a un regard d'acier, les filles frémissent. La carrière de Val Kilmer est lancée.

Taux de sexytude : 85%


willow, val kilmer, madmartigan, ron howardWillow (Ron Howard, 1988)

Val Kilmer est Madmartigan, un chevalier pas très preux mais très vénal qui décide d'aider un sorcier à sauver un bébé dont la destinée est de tuer la méchante Reine Bavmorda.
Pour remplir une mission si périlleuse, Val se laisse pousser les cheveux et une délicieuse barbe de baroudeur. Il se met une boucle d'oreille, pète la gueule aux méchants et rencontre sa futur-ex-épouse Joanne Whalley.
Tout en abdominaux et sourire ravageur, il s'impose dans le cœur du public _ surtout féminin.

Taux de sexytude : 100%


the doors, val kilmer, oliver stone, biopic
The Doors (Oliver Stone, 1991)

Val Kimer est Jim Morrison dans le biopic raté d'Oliver Stone.
Si d'un point de vue biographique le film part en sucette, tout le monde s'accorde pour dire que Val Kilmer s'en tire pas mal dans la peau de Morrison.
Cheveux bruns et bouclés, chemise ouverte, pantalon de cuir, démarche animale, le beau Val réussit (presque) à nous faire croire aux dialogues vains et prétentieux.
Souvent comique sans le faire exprès, il crée un Morisson hyper antipathique et cramé du cerveau.
 N'empêche que le film marche et que beaucoup trouvent Val génialissime. 

Taux de sexytude : 85%


thombstone, val kilmer, doc holliday
Thombstone (Tony Scott, 1993)

Val Kilmer est Doc Holliday, un dentiste aussi doué avec un colt qu'avec une fraise. Il aide son ami le shérif Wyatt Earp a mettre les méchants hors d'état de nuire (ils les zigouillent).
Le casting du film est aussi impressionnant que la moustache de Val qui livre une jolie performance. Un beau western qui vieillit bien.
Avec son long manteau noir volant au vent, Val aurait pu être sexy mais la moustache digne d'un mousquetaire et l'immense chapeau de cow boy gâchent un peu la photo.

Taux de sexytude : 30%


batman forever, val kilmer, joel schumacher, bruce wayne
Batman Forever (Joel Schumacher, 1995)

Val Kilmer est Bruce Wayne le jour et Batman la nuit, un héros solitaire, dépressif et névrosé.
Le costume en latex du Dark Knight et les lunettes BCBG de Bruce Wayne lui vont super bien, il n'y a que ça a retenir de ce navet.
La prestation de Val est monolithique : méchants yeux, mâchoires serrées et tripotage de lunettes.
Cependant, les grandes oreilles de son costume ont quelque chose de troublant et on ne lui en veut presque pas d'avoir perdu son temps à jouer dans ce truc.

Taux de sexytude : 80%


heat, michael mann, val kilmer
Heat (Michael Mann, 1995)

Dans ce film bourrin, Val Kilmer joue un braqueur chevelu fou amoureux de Ashley Judd.
Résultat : prestation moyenne pour film médiocre.
Val a les cheveux longs, blonds et gras, le regard de chien battu, les sourcils froncés et il omet de bouger les lèvres pour parler. C'est nuuuul !
Cette fois, on lui en veut méchant d'avoir joué dans cette grosse bouse.

Taux de sexytude : 20%


L'île du Docteur Moreau , val kilmer, marlon brando
L'île du Docteur Moreau (John Frankenheimer, 1996)

L'idée d'adapter le livre génial de H.G Welles n'était pas une mauvaise idée si on n'avait pas confié la réalisation à John Frankenheimer qui n'a de cinéaste que le nom et si on n'avait pas laissé Marlon Brandon partir dans un délire de junkie.
Val Kilmer joue un assistant totalement toxico et maboule. Il cabotine notre Val et à l'air de s'en foutre totalement de ce film. En même temps, que faire face à un Brando en robe blanche et seau sur la tête ??
Val est certes très mauvais mais sa coupe de cheveux courte et ses muscles saillants sous la chemise nous permettent de tenir les 96 interminables minutes que durent le film.

Taux de sexytude : 80%


salton sea, val kilmer, dj caruso
Salton Sea (D.J Caruso, 2002)

Val est malheureux : sa femme a été sauvagement assassinée et il décide de se venger.
Il troque sa trompette pour une coupe punk et des tatouages et se chamaille avec Vincent D'Onofrio qui n'a plus de nez.
Bon polar et très bonne prestation pour Mister Kilmer _ une des meilleures de sa carrière.
Le bonhomme cultive le look bad boy ultra sexy : cheveux noirs en bataille, visage mal rasé, tatouages, T-shirts moulants, pantalons de cuir, khôl et bijoux en toc. Miam-miam !

Taux de sexytude : 100%


kiss kiss bang bang, val kilmer
Kiss Kiss Bang Bang (Shane Black, 2005)

Gay Perry est un détective privé gay qui doit se coltiner Harry Lockart (Robert Downey Jr Groaaah !!!), un acteur raté en mal d'inspiration. Le tout est emballé dans beaucoup d'humour avec un vrai savoir-faire par Shane Black.
Val Kilmer y est au top, il est content d'être là et ça se voit à l'écran.
Côté look, ça craint du boudin. Outre sa coupe de cheveux directement sorti des 50's, son personnage porte des costumes de VRP qui le boudinent quand ce n'est pas un affreux jogging en toile bleu marine. Le beau Val commence à s'empâter.

Taux de sexytude : 20%


Bad Lieutenant Escale à la Nouvelle Orléans, val kilmer, nicolas cage
Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans (Werner Herzorg, 2009)

Après une série de films sortis direct en DVD, Val Kilmer fait son retour dans le film sous acide de Wener Herzorg avec un Nicolas Cage possédé en tête d'affiche. Très bon film qui vaut surtout le détour pour la perf' de Cage. Val y tient un petit rôle : il y est inoubliable à cause de son allure de clodo.
Sa grosse tête bouffie est entourée d'une masse de cheveux informe, son ventre a poussé et semble vouloir s'extirper de sa chemise. Ça fait mal de voir ça.

Taux de sexytude : 5%


irish gangster, val kilmer, kill the irishmanIrish Gangster (Jonathan Hensleigh, 2011)

Val Kilmer est un flic qui enquête sur le mafieux irlandais Danny Greene et sur sa bande de potes mafieux.
Le casting était alléchant : Kilmer, D'Onofrio et Christopher Walken.
A l'arrivée, le film est médiocre même s'il méritait mieux qu'une sortie direct en DVD. Les acteurs se débattent dans un film en roue libre, Kilmer fournit le minimum syndical.
Définitivement atteint du syndrome Gérard Depardieu, il n'en finit pas de grossir. Il ressemble de plus en plus à un baleineau, il se traîne, s’essouffle... Il est où le beau gosse hyper sexy des débuts ?

Taux de sexytude : 0%


twixt, val kilmer, francis ford coppola
Twixt (Francis Ford Coppola, 11 avril 2012)

Hall Baltimore/ Kilmer est un écrivain sur le déclin. Alors qu'il est en tournée de promotion dans une petite ville, il découvre qu'une jeune fille a été assassinée. La nuit, Hall rêve d'un fantôme nommé V qui lui raconte une étrange histoire, peut-être en rapport avec le meurtre. À sa grande surprise, certaines des réponses à ces questions se trouvent dans sa propre vie...
Aucune idée de ce que ça va donner mais les critiques ne sont pas très bonnes. La chose la plus enthousiasmante est la présence de la jeune Elle Fanning au générique.
Côté look, Val est toujours aussi patapouf. Le cheveu long mal peigné, il est vêtu d'un imperméable fatigué. Ce n'est pas avec Twixt qu'il remportera le prix de Mister Univers.

Taux de sexytude : 5%




Irez-vous voir Twixt ?

Quand je serai petit : la bande-annonce du nouveau film de Jean-Paul Rouve

Quatre ans après Sans arme, ni haine, ni violence, Jean-Paul Rouve repasse derrière la caméra avec Quand je serai petit, une comédie dont le casting a des airs de name-dropping !

quand je serai petit, affiche, jean paul rouve, bande annonce, trailer


     Après avoir revisité le parcours d'Albert Spaggiari, le célèbre cambrioleur dans Sans arme, ni haine, ni violence, Jean-Paul Rouve revient aux commandes d'une comédie dramatique au scénario aussi alléchant que le casting.

     En effet, Jean-Paul Rouve aura le premier rôle et donnera la réplique à Miou-Miou, Claude Brasseur, Benoît Poelvoorde, Gilles Lelouche, Xavier Beauvois et Arly Jover.

     La bande-annonce joue la carte de la sensibilité en utilisant la chanson Mistral Gagnant de Renaud mais la fin de la vidéo prouve qu'il s'agit bien d'une comédie ☺

Quand je serai petit doit sortir en salles le 20 juin 2012.


À l'occasion d'un voyage, Mathias, 40 ans, croise par hasard un enfant qui lui fait étrangement penser à lui au même âge. Profondément troublé, il se lance dans une quête insensée sur les traces du petit garçon qui risque bien de bouleverser son existence et son équilibre familial… Et si l'on pouvait revivre son enfance, pourrait-on alors changer le cours des événements ? 



Qu'en pensez-vous ?

Bande-annonce : De rouille et d'os de Jacques Audiard

Trois ans après Un Prophète, Jacques Audiard revient avec un drame dans lequel il dirige Marion Cotillard.

marion cotillard, de rouille et d'os, phot, bande annonce, trailer


     De rouille et d'os est l'adaptation du roman de Craig Davidson Un goût de rouille et d’os (Rust and Bones).
Il met en scène Marion Cotillard, Bouli Lanners, Matthias Schoenaerts, Céline Salette et Corinne Masiero.

     Au départ prévue pour octobre 2012, la sortie du film a été avancée au 17 Mai prochain par UGCDistribution, signe que De rouille et d'os est probablement sélectionné pour le Festival de Cannes.


Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions. Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.




Mise à jour 13/04 : voici l'affiche !

de rouille et d'os, affiche, marion cotillard

Qu'en pensez-vous ?

9 avril 2012

On en a fait un (bon ?) film : La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett

Des millions d'exemplaires vendues, des critiques enthousiastes, une adaptation ciné : La Couleur des Sentiments affiche un beau palmarès. D'accord, mais est-ce vraiment un bon livre ?

la couleur des sentiments, kathryn stockett, livre, critique, avis, couverture, i love cinema
     Après moult hésitations et tergiversations, je me suis décidée à lire le fameux best-seller de Kathryn Stockett, La Couleur des Sentiments. En effet, je me méfie comme de la peste des livres qui mettent tout le monde d'accord parce que je suis souvent très déçue : il est aberrant de voir à quel point nos contemporains applaudissent la médiocrité. Cela explique le succès des Dan Brown, Lars Kepler, Jean-Christophe Grangé et autres Marc Levy.
Je reconnais qu'en la matière, je suis très difficile  : autant je peux me montrer indulgente face à un navet cinématographique, autant je n'ai aucune pitié face à un mauvais livre. C'est pourquoi peu d'auteurs contemporains me plaisent et c'est pourquoi j'appréhendais la lecture de La Couleur des Sentiments. De moi-même, il est fort probable que je ne l'aurai jamais acheté mais comme ma sœur l'a offert à mon papounet, je me suis dit que je ne risquais pas grand chose à lui chiper.

     Les premières pages ont été un peu difficiles, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Ce n'est pas parce que le début du roman est laborieux mais bien parce que, tête de mule, je freinais à entrer dans le livre ! Malgré toute ma bonne volonté à détester ce bouquin, Kathryn Stockett m'a eu dans les grandes largeurs. J'ai aimé La Couleur des Sentiments, je l'ai apprécié comme une confiserie, j'ai dû ralentir la cadence pour ne pas le dévorer comme une goulue.
Il y avait longtemps qu'un écrivain ne m'avait pas fait veiller si tard : tous les soirs je me disais que j'allais lire quelques pages avant de m'endormir et je finissais par éteindre la lumière 2 heures plus tard ! J'ai des valises sous les yeux.


     Pour rappel, le livre se situe à Jackson, Missisipi au début des années 60. Une jeune femme, Skeeter, décide d'écrire un livre sur ce que c'est qu'être une bonne Noire au service d'une famille Blanche. Avec l'aide d'Aibileen et de Minny, elle va donner la parole aux bonnes de Jackson et écrire ce livre malgré le danger.
     Kathryn Stockett dépeint parfaitement les conditions de vie des Noirs et des Blancs sous le règne de la ségrégation. En donnant la parole successivement à deux bonnes et à une jeune fille de bonne famille jouant les apprenties journalistes, se retrouvant clandestinement pour mener à bien un projet hautement dangereux et invraisemblable, Kathryn Stockett a trouvé le mélange idéal : le roman se fait aussi documentaire que fiction. Il dépeint avec minutie les relations étranges qui se nouaient entre les domestiques et leurs patronnes et aussi avec les enfants de ces dernières. Le roman n'est pas manichéen : il n'y a pas d'un côté les méchantes Blanches et de l'autre les gentilles Noires. Le propos est plus subtil que ça et la psychologie des personnages est loin d'être aussi sommaire.
Souvent émouvant, La Couleur des Sentiments ne tombe jamais dans le pathos et le final, poignant, serre la gorge. C'est un livre plein d'humanité et empreint de tolérance.

     Certes, La Couleur des Sentiments n'est pas de la "grande" littérature mais Kathryn Stockett sait comment faire progresser son roman et nous tenir en haleine pendant 500 pages. Son écriture est fluide et sans fioritures : on ne sent pas le travail, on n'a pas besoin d'un dico car le vocabulaire est simple et les dialogues sont bien écrits.

A mettre entre toutes les mimines.


     PS : Après la lecture de ce livre, je comprends mieux pourquoi Hollywood n'a pas résisté à l'adapter au cinéma. Cependant, je me demande ce que Tate Taylor (le réal') a bien pu lui apporter. Je n'ai pas vu le film et je ne sais pas si je le verrai, car j'ai peur (encore) d'être terriblement déçue. Vais-je y retrouver l'esprit du livre ?


La Couleurs des Sentiments de Kathryn Stockett
Broché: 525 pages
Editeur : Jacqueline Chambon Editions (3 septembre 2010)
Collection : Editions Jacques
Langue : Français
ISBN-10: 2742792910
ISBN-13: 978-2742792917

6 avril 2012

Vincent D'Onofrio, 50 Cent, Vinnie Jones et Amy Ryan rejoignent le casting de The Tomb

The Tomb de Mikaël Hafstrom voit son casting s'étoffer : Vincent D'Onofrio, 50 Cent, Vinnie Jones et Amy Ryan rejoignent Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stalone et Jim Caviezel.

the tomb, casting, sylvester stallone, arnold schwarzenegger, vincent d onofrio, 50 cent


     Depuis Expandables, Stalone et Schwarzy ne se quittent plus ! Les revoilà à l'affiche d'un film qui s'annonce riche en action (ça vous étonne ?!), réalisé par Mikaël Hafstrom (Le Rite).

     Ray Bresilin/Stallone conçoit des prisons de haute sécurité jusqu'au jour où il se fait incarcérer dans une prison qu'il a lui-même conçu. Enfermé, il va chercher qui l'a piégé et, surtout, il va tout faire pour s'évader.
     Schwarzy incarnera un taulard qui, sous ses airs de dur à cuire, cache un cœur d'or. Quant à Jim Caviezel, il incarnera le directeur de la prison.

     C'est Variety qui a annoncé que le casting venait de s'étoffer. Selon le magasine, Vincent D'Onofrio (♥♥♥♥♥♥) incarnera le directeur de l’agence fédérale gérant l’administration des prisons qui confie à Stallone une dernière mission avant la retraite.
Amy Ryan (Green Zone, Les Winners) sera la collègue de Stallone et, of course, un possible amour pour le monsieur. 
Vinnie Jones (Irish Gangster) sera un gardien de prison sadique (il en faut) sans aucun sens moral qui s'éclate à rendre la vie impossible aux détenus.
Quant à 50 Cent, pour l'instant, on ne sait pas quel rôle il va tenir dans ce futur chef d'œuvre ☺.

Le  tournage du film, dont le budget s'élève à 70 Millions de $, devrait débuter dans une dizaine de jours.

5 avril 2012

Le cinéaste Claude Miller est décédé

      Le réalisateur de Garde à Vue, L’Effrontée et La Classe de Neige vient de décéder à l'âge de 70 ans.

claude miller, deces, mort, portrait, biographie, filmographie, hommage


     Claude Miller est décédé ce 4 avril à l'âge de 70 ans d'un cancer. Malgré la maladie, l'artiste continuait de travailler, il venait de réaliser l'adaptation de Thérèse Desqueyroux avec Audrey Tautou dans le rôle titre (le film doit sortir en novembre de cette année).

     Sorti major de Institut Des Hautes Études Cinématographiques, il débute sa carrière en tant qu'assistant-réalisateur aux côtés de Marcel Carné (Trois Chambres à Manhattan, 1965), Michel Deville (Martin Soldat, 1966), Robert Bresson (Au Hasard Balthazard, 1966) ou encore Jean-Luc Godard (Weekend, 1967).
     Il devient ensuite le directeur de production de François Truffaut et réalise en parallèle ses premiers courts-métrages.
     Ce n'est qu'en 1976 que son premier long-métrage sort au cinéma : La Meilleure Façon de Marcher, drame oppressant sur la sexualité, dans lequel Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey développent une relation ambigüe entre haine et vénération.
      Il offrira ensuite deux rôles magnifiques à Michel Serrault au début des années 80 avec Garde à Vue (un drame bouleversant dans lequel Serrault s'oppose à Lino Ventura et Romy Schneider) et Mortelle Randonnée (thriller dans lequel Serrault se fait manipuler par Isabelle Adjani).
     En 1985 et 1988, il fait tourner la toute jeune Charlotte Gainsbourg dans L’Effrontée (pour lequel elle recevra le César du Meilleur espoir Féminin) et dans La petite Voleuse (scénarisé par François Truffaut).
      En 1998, son adaptation du roman de Emmanuel Carrère, La Classe de Neige, lui vaut de remporter le Prix du Jury à Cannes.
     Il fait également tourner Ludivine Sagnier et Julie Depardieu dans La Petite Lilli, une transposition moderne de La Mouette de Tchekhov, qui oscille entre drame et romance.
     L'été dernier sortait Voyait comme ils dansent avec Marina Hands en tête d'affiche. La sortie de son dernier film, Thérèse D avec Audrey Tautou est prévue pour le mois de novembre.
     En parallèle de ses activités de cinéaste, Claude Miller préside le réseau de salles de cinéma Europa Cinemas dont la programmation est majoritairement européenne. Il a également été le directeur de la prestigieuse école de cinéma la Fémis de 2007 à 2010.

     Claude Miller était un cinéaste qui, à l'instar de Truffaut, mettait l'humain au cœur de ses films. Les personnages féminins étaient toujours importants car il disait préférer les femmes aux hommes.

Je préfère les femmes aux hommes. Elles sont moins masquées, moins arrogantes, moins dans un rapport névrotique au pouvoir. On pourrait en parler longtemps... Je me vois mal tourner un film sans héroïnes. Quand il n’y a que des hommes à l’écran, je m’ennuie.
Claude Miller pour PREMIÈRE, 2007.

      C'est peut-être en partie pour cela que j'aimais tant ses films : l'identification était plus facile. Ses héroïnes étaient à la fois fortes et fragiles, instables aussi, érodées par la vie : complexes. De vraies femmes sublimées par la caméra du cinéaste.
     Ma première rencontre avec Claude Miller a été L’Effrontée qui m'a terriblement angoissée. Je me souviens avoir fini le film en nage, me disant que je ne pourrais plus jamais le regarder ! Je crois que j'étais trop jeune pour prendre du recul, j'avais le même âge que le personnage joué par Charlotte et l'identification était trop forte.
     Mon vrai coup de cœur pour le cinéaste a été Garde à Vue qui est, non seulement le film de Miller que je préfère, mais aussi un de mes films français préférés. L'histoire, rondement menée, est aussi fascinante que désespérante. Mais c'est aussi pour le jeu sublime des acteurs que ce film doit être vu. Serrault + Ventura + Schneider = la perfection.
     La Meilleure Façon de Marcher a aussi laissé en moi un souvenir indélébile : je ne pourrais jamais effacer de ma mémoire l'image de Bouchitey, en robe, le rouge à lèvre mal appliqué, suppliant du regard Dewaere de ne pas parler. C'est un film à la fois délicat et violent qui ne peut laisser indifférent.
Même si j'ai aimé ses autres films, ces trois-là sont de loin mes favoris.

Claude Miller faisait partie de mes cinéastes préférés, j'ai beaucoup de peine aujourd'hui.