29 février 2012

Vidéo : Tim Burton nous parle de ses débuts de cinéaste !

   A l'occasion de l'hommage qui lui sera rendu à la Cinémathèque, Tim Burton revient sur ses débuts de cinéaste et évoque ses premiers films en 8mm.

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     Vous êtes à présent tous au courant que la Cinémathèque a décidé de rendre hommage à Tim Burton en lui consacrant une expo, une rétrospective et plein de surprises à partir du 7 Mars.
A cette occasion, l'artiste explique pourquoi il a décidé de réaliser des films quand il était encore adolescent et ce qui le motive encore aujourd'hui.




     Comme vous venez de le voir à la fin de la vidéo, la Cinémathèque française vous propose de réaliser un film d'animation (dessin-animé, stop-motion, 3D...) autour de Tim Burton, de son univers et de son œuvre. Les gagnants seront élus par un jury composé entre autres de Tim Burton himself !
Les participations sont ouvertes du 27 février au 30 mai 2012.
Bonne chance à tous !

     Dans la vidéo qui suit, Tim Burton s'exprime plus précisément sur l'exposition initiée par le MoMA et qui a d'abord eu lieu à New York puis Los Angeles et qui va prochainement s'installer à Paris.


Parmi les goodies que l'on pourra découvrir lors de l'expo, le "Balloon Boy" !


Vivement le 7 Mars !

28 février 2012

Regardez The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore, Oscar 2012 du Meilleur Court Métrage d'Animation !

   Approchez, mettez-vous à l'aise, détendez-vous et offrez-vous un quart d'heure de douceur, de tendresse et de poésie en regardant The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore de William Joyce et Brandon Oldburgen, Oscar 2012 du Meilleur Court Métrage d'Animation.


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     Avez-vous déjà fait ce rêve :  vous lisez un livre et, d'un coup, il prend vie devant vous ? C'est ce qui arrive à Mr Morris Lessmore !

     Le film raconte l'histoire des personnes qui consacrent leur vie aux livres parce que les livres le leur rendent bien. C'est une allégorie sur le pouvoir de guérison des livres ou, plus précisément, des histoires que l'on lit.
     Amusant mais surtout émouvant, The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore est aussi un vrai bijou d'animation. Il mêle la 2D, le numérique et l'utilisation de figurines pour un rendu à la fois désuet et vivant.

Allez, je me tais enfin et je vous laisse apprécier !


Bande-Annonce : De Mémoires d'Ouvriers (sortie en salles le 29 février)

    Avec les cérémonies des Césars et des Oscars, on aurait pu finir par oublier que le cinéma n'est pas fait que de strass et de paillettes.


     De Mémoires d'Ouvriers est le onzième film du documentariste Gilles Perret qui aborde la réalité du monde politique et économique mondial en donnant la parole à des hommes et des femmes qui vivent les décisions des politiques au quotidien. La plupart de ses films, dont De Mémoires d'Ouvriers, se situent dans les Alpes, sa région d'origine.

     De la fusillade de Cluses (1904) où les patrons tirèrent sur les ouvriers grévistes jusqu'à aujourd'hui, Gilles Perret fait le constat d'un monde ouvrier en mutation, menacé de disparition à cause de la mondialisation. Le cinéaste regarde de près une histoire en train de se faire en redonnant la parole à ces ouvriers anonymes qui luttent au quotidien.
     Pas misérabiliste ni nostalgique, le documentaire se veut un reflet réaliste de la condition de nombreux hommes et femmes. Ce film souhaite leur rendre leur dignité, rendre hommage à des gestes à jamais perdus et dit toute la pénibilité d'un travail épuisant et de moins en moins bien considéré. Et surtout il souhaite rendre la parole aux ouvriers, eux qui ne sont plus guère mentionnés dans les médias que pour les affilier au FN ou lorsqu'une usine ferme.

     La bande-annonce le montre bien : ces gens sont dignes, lucides, simples et forts. Certes, le sujet n'est ni drôle ni glamour mais il est nécessaire, encore plus en pleine campagne électorale : nous voyons depuis des semaines tous les candidats sonner aux portes des usines, faire des promesses, espérant récolter des voix.
Bien évidemment, le film ne sera que peu distribué dans nos salles, le sujet n'étant pas des plus attractifs. Dommage que les distributeurs soient si frileux car ce film semble regorger d'émotions vraies et d'intelligence.


En passant de l'activité industrielle suivie par les grands travaux des Alpes, puis par la construction des stations de ski qui voit l'économie de service supplanter l'économie de production, c'est aussi l'histoire économique du dernier siècle qui est racontée. Sur fond de rapports sociaux plus ou moins favorables à la classe ouvrière, ce sont des hommes droits et lucides qui expriment leurs souvenirs.


Rendez-vous sur le site De Mémoires d'Ouvriers pour connaître les séances proches de chez vous.


De Mémoires d'Ouvriers de Gilles Perret avec Michel Etievent, Bernard Anxionnaz, Marcel Eynard, Mino Faïta, Louis Franchino, Roger Loyet, Henri Morandini, Gérard Rayrolles.
Sortie en salles le 29 février 2012

27 février 2012

Oscars 2012 : The Artist au Panthéon de la Gloire !

   The Artist, le film de Michel Hazanavicius est entré hier soir dans la légende du cinéma en remportant 5 Oscars !


     On l'espérait très fort mais en même temps on se disait que ça n'arriverait pas. Et pourtant ! Lors de la cérémonie des Oscars qui se tenait hier soir à Los Angeles, le film de Michel Hazanavicius a remporté pas moins de 5 statuettes dont le triplé meilleur film-réalisateur-acteur ! Ce qui permet à Jean Dujardin d'être le premier Français à être récompensé dans cette catégorie.
Cette ultime consécration clôt un parcours sans faute qui a valu au film 6 Césars, 7 Baftas, 3 Golden Globes, 1 Goya et 4 Spirit Awards !
Jamais un film français ne s'était distingué de la sorte d'autant qu'il obtient des prix prestigieux (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur costume et meilleure musique _ ce qui a dû faire hyper plaisir à Kim Novak ☺).




     Le film a cependant dû s'incliner pour les prix de la Meilleure Actrice dans un second rôle qui est revenu à Octavia Spencer pour La Couleur des Sentiments, de la photographie et des décors  qui reviennent à Hugo Cabret, du montage qui est attribué à Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes et du scénario original qui récompense Minuit à Paris.
      L'autre film français en lice, Une vie de chat s'est incliné devant le très beau film d'animation Rango de Gore Verbinski.

     L'autre grand vainqueur de cette cérémonie est Hugo Cabret qui repart lui aussi avec 5 Oscars : meilleurs décors, photographie, effets spéciaux, son et mixage. Concernant les effets spéciaux, je suis totalement dégoûtée que ça ne soit pas La Planète des Singes : les Origines qui ait obtenu l'Oscar (non pas que ceux de Hugo Cabret soient moches mais j'ai été bien plus impressionnée par ceux de LPDSLO).

     Pas de surprise pour l'Oscar de la Meilleure actrice qui revient à Meryl Streep puisqu'on savait qu'elle l'obtiendrait avant même que La Dame de Fer ne soit tourné ! Dans le genre il n'y a pas eu de suspense...

     Christopher Plummer se voit ENFIN récompensé par un Oscar et remporte celui de Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Beginners. Après 50 ans d'une riche carrière, il était plus que temps !

     Petite surprise pour The Descendants qui partait aussi favori et qui a dû se contenter du prix de Meilleur Scénario Adapté.

     L’Oscar du Meilleur film étranger revient à Une Séparation qui venait d'être récompensé par le César du Meilleur film étranger ce vendredi 24 février.

     Une cérémonie sans surprise mais enthousiasmante pour les chauvins de Français que nous sommes !
Quitte à me faire lyncher, et même si je suis ravie pour Jean Dujardin, j'avoue que j'aurais bien aimé voir Brad Pitt l'emporter pour son rôle dans Le Stratège. Ce sera peut-être pour l'année prochaine ???
Et puis un peu déçue de voir que Drive n'ait pas reçu l'unique récompense à laquelle il pouvait prétendre...
Tant pis, c'est le jeu ma pauv' Lucette !




Meilleur film
Lauréat : The Artist de Michel Hazanavicius
The Descendants d' Alexander Payne
La Couleur des sentiments de Tate Taylor
Le stratège de Bennett Miller
Cheval de guerre de Steven Spielberg
The Tree of life de Terrence Malick
Minuit à Paris de Woody Allen
Extrêmement fort et incroyablement près de Stephen Daldry
Hugo Cabret de Martin Scorsese

Meilleur réalisateur
Lauréat : Michel Hazanavicius (The Artist)
Martin Scorsese (Hugo Cabret)
Alexander Payne (The descendants)
Woody Allen (Minuit à Paris)
Terrence Malick (The tree of life)

Meilleur acteur
Lauréat : Jean Dujardin - The Artist
 Brad Pitt – Le stratège
Gary Oldman – La Taupe
George Clooney - The Descendants
Demian Bechir - A better life

Meilleure actrice
Lauréat : Meryl Streep – La Dame de Fer
Michelle Williams - My Week With Marilyn
Viola Davis – La Couleur des sentiments
Glenn Close - Albert Nobbs
Rooney Mara - Millenium

Meilleur second rôle masculin
Lauréat : Christopher Plummer - Beginners
Jonah Hill – Le Stratège
Kenneth Branagh - My Week With Marilyn
Nick Nolte - Warrior
Max Von Sidow - Extrêmement fort et incroyablement près

Meilleur second rôle féminin
Lauréat : Octavia Spencer – La Couleur des sentiments
 Bérénice Bejo - The Artist
Jessica Chastain – La Couleur des sentiments
Melissa Mccarthy – Mes Meilleures amies
Janet McTeer- Albert Nobbs

Meilleur Scénario original
Lauréat : Minuit à Paris - Woody Allen
The Artist - Michel Hazanavicius
Mes Meilleures amis - Annie Mumolo, Kristen Wiig
Margin Call - JC Chandor
Une séparation - Asghar Farhadi

Meilleur Scénario adapté
Lauréat : The Descendants - Alexander Payne, Nat Faxon, Jim Rash
La Taupe - Bridget O'Connor, Peter Straughan
Hugo Cabret - John Logan
Le stratège - Steve Zaillant et Aaron Sorkin
Les marches du pouvoir - George Clooney et Grant Heslov

Meilleur film en langue étrangère
Lauréat : Une Séparation d'Asghar Farhadi
Bullhead de Michael R. Roskam (Belgique)
Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau (Canada)
Une Séparation d' Asghar Farhadi (Iran)
Footnote de Joseph Cedar (Israël)

Meilleur film d'animation
Lauréat : Rango 
Une vie de chat
Chico et Rita
Kung Fu Panda 2
Le chat potté

Meilleure Photographie
Lauréat : Robert Richardson - Hugo Cabret
 Guillaume Schiffman - The Artist
Jeff Cronenweth - Millenium
Emmanuel Lubezki - The Tree of Life
Janusz Kaminski - Cheval de Guerre

Meilleure direction artistique
Lauréats : Dante Ferretti et Francesca Lo Schavio pour Hugo Cabret
 The Artist
Harry Potter et les Reliques de la Mort - Partie 2
Cheval de Guerre

Meilleurs costumes
Lauréat : Mark Bridges pour The Artist
 Anonymous
Hugo Cabret
Jane Eyre
W.E

Meilleur documentaire
Lauréat : Undefeated de TJ Martin, Dan Lindsay, and Richard Middlemas
 Hell and back again
If a tree falls
Paradise Lost 3 : purgatory
Pina

Meilleur court-métrage documentaire
Lauréat : Saving Face de Daniel Junge et Sharmeen Obaid-Chinoy
The barber of Birmingham
God is the bigger Elvis
Incident in New Baghdad
The Tsunami and the Cherry Blossom

Meilleur court-métrage
 Lauréat : The Shore de Terry George et Oorlagh George
Pentecost
Raju
Time Freak
Tuba Atlantic

Meilleur Court Métrage d'Animation
Lauréat : The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore de William Joyce and Brandon Oldenburg
Dimanche/Sunday
La Luna
A Morning Stroll
Wild Life

Meilleur montage
Lauréats : Angus Kirk et Kirk Baxter pour Millenium
 The Artist
The descendants
Hugo Cabret
Le stratège

Meilleur maquillage
Lauréats : Mark Coulier et J. Roy Helland pour La Dame de Fer
 Albert Nobbs
Harry Potter et les Reliques de la Mort 2

Meilleure musique originale
Lauréat : Ludovic Bource pour The Artist
John Williams pour Tintin et les secret de la Licorne
Howard Shore pour Hugo Cabret
Alberto Iglesias pour La taupe
John Williams pour Cheval de Guerre

Meilleure chanson originale
Lauréat : Man or Muppet (Les Muppets)
Real in Rio (Rio)

Meilleur mixage
Lauréats : Tom Flesichmann et John Midgley pour Hugo Cabret
 Millenium
Le stratège
Transformers 3
Cheval de Guerre

Meilleur son
Lauréats : Philip Stockton et Eugene Gearty pour Hugo Cabret
 Drive
Millenium
Transformers 3
Cheval de Guerre

Meilleurs effets spéciaux
Lauréats : Rob Legato, Joss Williams Ben Grossmann et Alex Henning pour Hugo Cabret
 Harry Potter 7 - partie 2
Real Steel
La planète des singes origines
Transformers 3

26 février 2012

Le film d'animation du mois : Origine de Keiichi Sugiyama (2006)

Origine, premier long métrage des studios Gonzo, a-t-il renouvelé l'animation japonaise ?

   300 ans après notre ère, la Terre vit meurtrie des blessures causées par l'inconscience de l'homme. Le monde est désormais dominé par la toute puissance des esprits de la forêt qui infligent à l'humanité leur colère pour les souffrances passées.
Dans ce nouveau monde, coexistent deux cités : Ragna, qui œuvre pour le retour de la civilisation, et la Cité Neutre, qui prône l'harmonie avec la forêt.
Mais le destin s'en mêle lorsque Agito réveille par hasard Toola, une jeune fille du temps passé, conservée mystérieusement dans un sanctuaire interdit...


origine, affiche, 2006
     Jusqu'à Origine, le studio Gonzo s'était cantonné à réaliser des œuvres pour la télévision nipponne. Pour son passage sur grand écran, le studio choisit un sujet hyper léger : l'Apocalypse.
     Origine, de part sa thématique écolo, sa trouille post-apocalyptique et son graphisme, lorgne joyeusement du côté de Hayao Miyazaki et Katsuhiro Otomo. En effet, impossible de ne pas penser à Nausicaa de la Vallée du Vent (le scénario est quasi identique) ou à Princesse Mononoké : la planète se fâche et une jeune fille courageuse, téméraire et sage arrive pour remettre de l'ordre. On pense aussi à Akira de Otomo car on trouve dans Origine les mêmes angoisses, les mêmes goûts pour la désolation et les appareils à vapeur. De même, Agito réagit comme un personnage d'Akira : il ne maîtrise pas son pouvoir, son corps se transforme sous le coup d'une force trop puissante pour lui.
     La comparaison avec ces deux maîtres de l'animation japonaise n'est pas au profit de Origine. On déplore évidemment le manque d'originalité et d'inventivité du scénario _ écrit par Umanosuke Iida qui a travaillé sur Nausicaa _ mais c'est surtout l'absence de poésie propre au cinéma de Miyazaki qui fait cruellement défaut. On regrette aussi que Sugiyama fasse preuve de plus de retenue que Otomo : son film manque d'énergie et de colère.
De ce fait l'émotion ne pointe pas souvent le bout de son nez, le temps est même un peu long devant Origine.
     C'est dommage car le cinéaste réussit à imposer son style, sa propre mythologie et fait preuve de virtuosité dans certaines scènes. Et on ne peut pas nier non plus que les décors soient chiadés et que le graphisme soit très fluide, raffiné et joyeux.
origine, 2006, animation, sugiyama, gonzo
     Le vrai problème est qu'il apparait vite évident que le cinéaste vise un public jeune, très jeune et pas adulte : certains personnages sont outrageusement comiques, la violence est sous contrôle (on ne voit pas le sang couler), le discours est simpliste à la limite de la naïveté et les dialogues sont ennuyeux.
Le film perd forcément en crédibilité et en intérêt pour les adultes, les jeunes enfants y trouveront plus facilement leur compte.
A voir une fois... lors du passage à la télé.



Origine (Gin-iro no kami no Agito) de Keiichi Sugiyama avec les voix de Ryo Katsuji, Aoi Miyazaki, Kenichi Endo, Toshikazu Fukawa, Masaru Hamaguchi, Yûko Kotegawa, Ren Osugi
Durée : 1 h 35
Sortie en salles : 28 juin 2006
Sortie en DVD : 25 mai 2007
Sortie en Blu-ray : 9 septembre 2009

25 février 2012

Césars 2012 : The Artist rafle la mise ! Mais que fait la Polisse ?

   Hier soir s'est déroulée la 37ème Cérémonie des Césars en direct du Théâtre du Châtelet à Paris. C'est sans surprise que l'Académie a largement consacré le film de Michel Hazanavicius.


     En effet, The Artist a remporté pas moins de 6 prix : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleure Actrice (Bérénice Bejo), Meilleurs Décors (Laurence Bennett), Meilleure Musique (Ludovic Bource) et Meilleure image (le chef opérateur Guillaume Schiffman).
     Seul le César du Meilleur Acteur échappe à Jean Dujardin pour revenir à Omar Sy. Intouchables s'est contenté de cette unique récompense et je dois avouer que j'en suis ravie. D'ailleurs, la victoire de Omar Sy me semble disproportionnée par rapport aux compositions magnifiques de Sami Bouajila dans Omar m'a tuer et de Phillipe Torreton dans Présumé Coupable. Évidemment, ça n'engage que moi...

     L’Exercice de l’État remporte 3 statuettes : Meilleur Scénario Original, Meilleur Son et Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Michel Blanc qui remporte le premier César de sa carrière.

     A noter le doublé de Angèle et Tony qui voit ses deux jeunes interprètes récompensés : Grégory Gadebois et Clothilde Hesme (Espoir masculin et féminin).
Une Séparation remporte le prix du Meilleur Film Etranger et Le chat du rabbin celui du Meilleur Film d'animation.

     Quant à La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli, il repart bredouille.
Mais la plus grosse surprise de ces Césars et, me concernant, la plus grosse déception est de voir repartir Polisse de Maïwenn avec des récompenses mineures. Grand favori de cette 37ème édition, Polisse doit se contenter du César du Meilleur Espoir féminin (Naidra Ayadi ex-aequo avec Clothilde Hesme) et celui du Meilleur Montage.

     Il n'empêche que, même si je suis un peu déçue de voir certains films oubliés, je me réjouis de voir que les Césars ont mis à l'honneur un genre jusqu'ici boudé : la comédie !


Meilleur Film
Lauréat : The Artist de Michel Hazanavicius
 La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
Le Havre d'Aki Kaurismaki
Polisse de Maïwenn
L'exercice de l'état de Pierre Schoeller
Pater d'Alain Cavalier
Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Tolédano

Meilleur réalisateur
Lauréat : Michel Hazanavicius (The Artist)
Alain Cavalier (Pater)
Pierre Schoeller (L'exercice de l'état)
Valérie Donzelli (La guerre est déclarée)
Olivier Nakache et Eric Tolédano (Intouchables)
Aki Kaurismaki (Le Havre)
Maïwenn (Polisse)

Meilleur Acteur
 Lauréat : Omar Sy (Intouchables)
Sami Bouajila (Omar m'a tuer)
François Cluzet (Intouchables)
Jean Dujardin (The Artist)
Olivier Gourmet (L'exercice de l'état)
Denis Podalydes (La conquête)
Philippe Torreton (Présumé Coupable)

Meilleure Actrice
Lauréat : Bérénice Bejo (The Artist)
Leïla Beikhti (La source des femmes)
Valérie Donzelli (La guerre est déclarée)
Marina Foïs (Polisse)
Marie Gillain (Toutes nos envies)
Karin Viard (Polisse)
Ariane Ascaride (Les neiges du Kilimandjaro)

Meilleur Acteur dans une Second Rôle
Lauréat : Michel Blanc (L'exercice de l'état)
Nicolas Duvauchelle (Polisse)
Joey Starr (Polisse)
Bernard Lecocq (La conquête)
Frédéric Pierrot (Polisse)

Meilleure Actrice dans un Second Rôle
Lauréat : Carmen Maura (Les femmes du sixième étage)
Zabou Breitman (L'exercice de l'Etat)
Anne Le Ny (Intouchables)
Noemie Lvovsky (L'Apollonide)
Karole Rocher (Polisse)

Meilleur Scénario Original
Lauréat : L'exercice de l'état 
 The Artist
La guerre est déclarée
Intouchables d'Olivier
Polisse 

Meilleure Adaptation
Lauréat : L'exercice de l'état 
 L'ordre et la Morale
Omar m'a tué 
La délicatesse

Meilleur Film d'Animation
Lauréat : Le chat du rabbin de Joann Sfar
Le Cirque de Nicolas Brault
Le Tableau de Jean-François Laguionie
Un Monstre à Paris d'Eric Bergeron
La queue de la souris de Benjamin Renner

Meilleur Film Etranger
Lauréat : Une séparation d'Asghar Farhadi
Le discours d'un roi de Tom Hooper
Drive de Nicolas Winding Refn
Le gamin au vélo des frères Dardenne
Black Swan de Darren Aronofsky
Melancholia de Lars Von Trier
Incendies de Denis Villeneuve

Meilleur Premier Film
Lauréat : Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal
17 filles de Muriel Coulin et Delphine Coulin
La délicatesse de Stéphane Foenkinos et David Foenkinos
My little princess d'Eva Ionesco
Angèle et Tony d'Alix Delaporte

Meilleur Film Documentaire
Lauréat : Tous au Larzac de Christian Rouaud
Le bal des menteurs de Daniel Leconte
Crazy horse de Frederick Wiseman
Ici on noie les algériens de Yasmina Adi
Michel Petrucciani de Michael Radford

Meilleur Espoir Féminin
Lauréats : Clotilde Hesme dans Angèle et Tony et Naidra Ayadi dans Polisse
Adèle Haenel dans L’Apollonide, souvenirs de la maison close
Céline Sallette dans L’Apollonide, souvenirs de la maison close
Christa Théret dans La brindille

Meilleur Espoir Masculin
Lauréat : Grégory Gadebois dans Angèle et Tony
 Nicolas Bridet dans Tu seras mon fils
Guillaume Gouix dans Jimmy Rivière
Pierre Niney dans J’aime regarder les filles
Dimitri Storoge dans Les Lyonnais

Meilleur Montage
Lauréats : Laure Gardet et Yann Dedet pour Polisse 
 The Artist
L'exercice de l'état
La guerre est déclarée 
Intouchables

Meilleur Photographie
 Lauréat : Guillaume Schiffmann pour The Artist
 Polisse
L’Apollonide, souvenirs de la maison close
L'exercice de l'état
Intouchables

Meilleur Son
Lauréats : Olivier Hespel, Julie Brenta, Jean-Pierre Laforce pour L'exercice de l'état
 Intouchables
L’Apollonide, souvenirs de la maison close
Polisse 
La guerre est déclarée

Meilleure Musique de Film
Lauréat : Ludovic Bource pour The Artist 
 Les bien-aimés 
L’Apollonide, souvenirs de la maison close 
Les bien-aimés
L'exercice de l'état 
Un Monstre à Paris

Meilleurs costumes
Lauréat : Anaïs Roman pour L’Apollonide, souvenirs de la maison close
 My little princess 
The Artist
La Source des Femmes
Les femmes du sixième étage 


Meilleurs décors
Lauréat : Laurence Bennet pour The Artist 
L’Apollonide, souvenirs de la maison close
Les femmes du sixième étage 
L'exercice de l'état
Le Havre

Meilleur court-métrage
Lauréat : L’Accordeur d'Olivier Treiner
La France qui se lève tôt d'Hugo Chesnard
J'aurais pu être une pute de Baya Kasmi
Un monde sans femmes de Guillaume Brac
Je pourrais être votre grand-mère de Bernard Tanguy

24 février 2012

Oscars 2012 : les films nominés imitent The Artist !

   Il semble que le film de Michel Hazanavicius fasse très peur à ses concurrents au regard de cette nouvelle vidéo promotionnelle pour les Oscars 2012 !

     C'est du moins ce que semble croire le site NextMovie qui a compilé, rendu muet et vieilli Cheval de Guerre, Le Stratège, The Descendants, The Tree of Life, La Couleur des Sentiments, Minuit à Paris et Extrêmement Fort et Incroyablement Près.
L'idée est drôle et c'est très bien fait.

     Nous saurons dans deux jours si The Artist remporte la précieuse statuette mais que ce soit le cas ou pas, le film aura su séduire l'Amérique et faire trembler  un paquet de grands cinéastes ! ☺


23 février 2012

Harry Potter, des romans à l'écran de Bob McCabe (2011)

harry potter des romans à l ecran, couverture
    Un peu avant les Fêtes de fin d'année, je vous ai parlé d'un livre magnifique que j'aurais beaucoup aimé avoir : Harry Potter, des romans à l'écran de Bob McCabe, véritable encyclopédie sur la saga Harry Potter.
     Lorsque le soir de Noël j'ai ouvert le paquet que le Papa Noël m'avait apporté, j'ai bien failli faire une crise cardiaque parce que je tenais, non sans difficulté, ce magnifique ouvrage. Après m'être remise de mes émotions, je me suis attaquée avec appétit à cette bible de 538 pages.
Je précise qu'il vaut mieux s'installer confortablement à une table _ et ne pas faire comme moi qui, le premier soir, a emporté le livre dans son lit et a fini les bras endoloris et les jambes en compote _ car il pèse plus de 3 kg pour une taille avoisinant les 33*24 cm !!!

     L'ouvrage s'articule en 3 parties : les coulisses de la saga, l'art de la saga et un bref épilogue.

harry potter des romans à l ecran, visuels, images
Les coulisses de la saga revient sur la découverte du livre, l'acquisition des droits, la recherche d'un metteur en scène, le casting, la création de l'univers (les décors, les costumes, les accessoires...), l'écriture du scénario, le tournage, les effets spéciaux... pour l'ensemble des films.
Vous saurez absolument tout sur l'élaboration de la saga dans les moindres détails ! J'ai été surprise par des aspects techniques aussi bien concernant les effets spéciaux que les costumes et les décors.
Les différents réalisateurs reviennent sur leurs choix artistiques, notamment concernant les coupes dans le scénario mais aussi sur des partis pris esthétiques. Je n'ai jamais été choquée par le fait que les films ne ressemblent pas en tous points aux livres mais je connais des fans purs et durs qui devraient se montrer plus indulgents après la lecture de cet ouvrage !

La seconde partie, l'art de la saga entre dans les détails. Tous les costumes y sont décrits avec minutie (une double page pour chaque personnage de Harry à Queudver en passant par les gobelins et les Mangemorts) et les costumières expliquent le choix des couleurs et des matières en se basant sur la personnalité des personnages.
Cette partie est aussi consacrée aux décors et leur élaboration, à la "naissance" des créatures (sombrals, gobelins, dragons...) ainsi qu'à la fabrication de tous les objets (les chaudrons, la Coupe de Feu, la Gazette du Sorcier, les bonbons...).
On ne peut être qu'émerveillé et surpris par tant de minutie et de soin apportés à des détails que les spectateurs ne verront même pas car la caméra ne s'approchera pas assez près ou, simplement, car ils seront trop concentrés sur l'action pou y prêter attention.

La dernière partie, l'épilogue revient sur les dernières heures de tournage de la saga Harry Potter et sur les adieux de l'équipe. C'est une partie courte, trop courte, et terriblement émouvante.

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     Bob McCabe a fait un travail de recherche impressionnant et donne la part belle aux interviews. Il a interrogé tout le monde : les acteurs, les réalisateurs, les producteurs, les techniciens, les maquilleurs... et rend à chacun la place qu'il mérite. Le livre ne se lit pas, il se dévore ! L'écriture de Bob McCabe est fluide, claire et sans fioriture.
     Visuellement, Harry Potter, des romans à l'écran est une bombe ! La couverture est cartonnée, rigide et en relief. Elle se pare d'or et d'un magnifique bleu nuit. La quatrième de couverture est ornée par la célèbre prophétie que l'on découvre dans Harry Potter et l'Ordre du Phoenix.
Le papier glacé est épais, la police d'écriture est petite mais très lisible. Chaque page est joliment décorée de petites baguettes magiques, de gobelins, de traces de pas et de dessins en filigrane.
L'ouvrage comporte également une multitudes de photographies (photos de tournage, photos promotionnelles), des dessins préparatoires plus beaux les uns que les autres et des documents rares (l'arbre généalogique de la famille Black et les plans de Poudlard dessinés par J.K Rowling, des notes de production...).

     C'est un des plus beaux livres que je possède sur le cinéma et je vous assure que j'en possède beaucoup !
Il est évident qu'il conviendra plus aux grands qu'aux petits qui risquent de rester sur leur faim.
Le seul vrai bémol de ce livre est son prix. Au moment des Fêtes, il coûtait 75 € ce qui était déjà très cher _ mais le livre les vaut amplement. Le problème est que son édition est limitée et des petits malins ont eu l'idée d'en acheter plusieurs exemplaires afin de pouvoir spéculer _ que c'est beau le capitalisme ! A présent Mesdames et Messieurs, vous ne le trouverez pas à moins de... 165 € sur PriceMinister ! J'ai même vu un vendeur qui le proposait pour la modique somme de 260 € sur Amazon !!!!  Ni plus ni moins qu'une escroquerie orchestrée par des petits merdeux.
Le pire c'est que les prix risquent de continuer à grimper en flèche même si quelqu'un se lasse et décide de revendre son exemplaire. Mais je peux d'ores et déjà vous dire, que ça ne sera pas moi !

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Plus de visuels ? Regardez mon album !


Relié : 538 pages
Editeur : Huginn & Muninn
Sortie : 10 novembre 2011
Langue : Français
ISBN-10: 2364800056
ISBN-13: 978-2364800052

22 février 2012

1 billet publié = 10 repas offerts aux Restos du Cœur !

     Les Restos du ♥ n'ont jamais eu autant besoin de dons, crise économique oblige.
Nous pouvons les aider avec nos blogs ! Comment ça ? Rien de plus facile !  Rendez-vous sur la page dédiée à l'opération afin de trouver tous les éléments nécessaires à l’élaboration de vos billets.
Il ne vous reste plus qu'à écrire votre article et à envoyer le lien vers celui-ci à restos.blogs@gmail.com

     Grâce à votre article, les groupes Danone et Carrefour offriront 10 repas aux Restos du Cœur ! Ce geste ne va pas vous prendre beaucoup de temps, ça ne va rien vous coûter et vous aurez aidé les Restos.


Vous pouvez également aider les Restos en participant aux autres opérations.

Les 9 et 10 Mars se tiendra une collecte de dons dans les magasins Carrefour et Carrefour Market.
On donne des pâtes, des conserves, des produits d'hygiène mais aussi du chocolat, des biscuits... parce que les petites douceurs, c'est bon pour le moral.


Et du 8 au 14 mars, pour 4 produits des marques partenaires achetés, un repas sera offert aux Restos.


N'hésitez pas à participer, quelques soit la manière, vous permettrez ainsi d'aider les Restos à distribuer des vivres et à aider des gens dans le besoin.
Et parlez-en autour de vous !

L'année 2012 sera celle de Tim Burton ou ne sera pas!

   Comme vous le savez, La Cinémathèque Française rendra hommage à Tim Burton en lui consacrant une exposition et une rétrospective du 7 Mars au 5 Août.

   Mais ce n'est pas la seule bonne nouvelle ! En effet Beetlejuice ressort en salles le 14 Mars en copies neuves.
En parallèle de cette sortie, le cinéma le Champo (Paris) organise une rétrospective de ses films lors des Étranges Nuits de Tim Burton qui auront lieu les samedis 3, 10 et 17 Mars prochains.

tim burton, champo


 Samedi 3 Mars à Minuit :

Salle 1
Edward aux mains d'argent
Beetlejuice
Sleepy Hollow, La légende du cavalier sans tête


Salle 2
Ed Wood
Big fish
L'étrange Noël de Mister Jack


 Samedi 10 Mars à Minuit :

Salle 1
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Beetlejuice
Mars attacks


Salle 2
Charlie et la chocolaterie
Les noces funèbres de Tim Burton
Ed Wood

Pas d'infos pour l'instant sur le programme du 17 Mars.

Tarifs : 3 films + 1 petit déjeuner = 15 €

   Pour réservez, c'est très simple : vous choisissez votre salle en fonction des films proposés et vous vous rendez sur fnac.com ou sur francebillet.com. (15 € + frais de location)

   Vous pouvez également réservez directement vos places au Champo pour bénéficiez du tarif de 12 € jusqu'au Jeudi minuit.

   Le Champo : 51 rue des écoles 75005 Paris.
Métro: Odéon - Saint-Michel
Tél : 01 43 54 51 60
www.lechampo.com


frankenweenie, affiche, tim burton, 2012

   Après ces délicieuses rétrospectives, il sera temps de découvrir le nouveau long métrage du cinéaste, Dark Shadows qui sortira en France en Mai pendant le Festival de Cannes. Puis ce sera le tour de Frankenweenie, film d'animation tiré de son mémorable court-métrage, qui sortira en octobre au moment de Halloween.


Happy Burton's Year !


21 février 2012

Exclu : la bande-annonce du Magasin des Suicides, le premier film d'animation de Patrice Leconte !

     Il y a quelques mois, la production du Magasin des Suicides mettait en ligne un teaser frustrant de 58 secondes ! Mais aujourd'hui, nous en découvrons un peu plus grâce à une bande-annonce très alléchante.

la magasin des suicides, patrice leconte, film animation, images, photos

     Le Magasin des Suicides est le premier film d'animation de Patrice Leconte qui s'est attaqué à l'adaptation du roman homonyme de Jean Teulé.
     Le film met en scène la famille Tuvache qui tient une boutique étonnante dans laquelle on trouve tout pour mettre fin à ses jours. Tout va bien pour la famille jusqu'à la naissance du petit Alan qui respire la joie de vivre et qui a bien l'intention de la communiquer à son entourage....

     J'ai dévoré le livre de Jean Teulé qui est très drôle, caustique et loufoque. Espérons donc que l'adaptation soit à la hauteur du roman. Une chose est sûre, le graphisme me plait déjà beaucoup !

La sortie en salles du Magasin des Suicides est prévue pour le 16 Mai 2012 26 septembre 2012.



Qu'en pensez-vous ?

20 février 2012

Sherlock Holmes : Jeu d'ombres de Guy Ritchie (2012)

   Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l'homme à l'esprit le plus affûté de son époque. Jusqu'au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d'une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Partout dans le monde, la presse s'enflamme : on apprend ainsi qu'en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu'en Chine un trafiquant d'opium est décédé, en apparence, d'une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu'aux États-Unis, un baron de l'acier vient de mourir…
Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction. Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty !

Sherlock Holmes Jeu d'ombres, robert downey jr, jude law, affiche
     Je n'attendais rien de ce nouveau Sherlock Holmes à la sauce Guy Ritchie parce que j'avais trouvé le premier épisode ordinaire et Guy Ritchie n'est pas un réalisateur dont j'aime le travail.  Pourquoi suis-je donc allée au cinéma voir ce Jeu d'ombres me direz-vous ? Pour une simple et excellente raison : Robert Downey Jrrrrrr !!! Je ne résiste pas à ses yeux de braise, sa petite barbe sexy, ses cheveux soyeux, son corps de rêve... Ahem. Enfin, je ne lui résiste pas !
Une autre raison m'a poussé à voir ce film : j’étais d'humeur morose, j'avais un grand besoin de décompresser, de me défouler et je savais que le film arriverait à me divertir.
A la sortie, j'avais retrouvé le sourire parce que Robeeeert est hyper sexy, Jude Law aussi (la barbe de baroudeur lui va à merveille) et ce second volet est meilleur que le premier.
     Guy Ritchie s'est bien calmé niveau ralentis même s'il y en a encore dans 3-4 scènes. Le rythme est donc plus soutenu, l'intrigue avance et on ne voit pas tout en double comme dans le premier épisode ! Je ne suis pas fan du procédé mais je dois reconnaitre que les ralentis de la scène dans le bois soulignent la violence que subissent nos héros et, qu'esthétiquement, la scène n'en est que plus jolie. De même que le grand final entre Holmes et Moriarty n'en est que plus intense.
     Un autre point positif : l'intrigue est bonne et l'histoire se tient. C'est biscornu, parfois un peu gros, mais pas plus que dans les livres de Sir Conan Doyle. Il y a une vraie enquête, avec de vrais mystères et des méchants très très méchants. Sherlock fait preuve de grande intelligence, le Docteur Watson n'est pas en reste et l'affreux Professeur Moriarty n'est pas loin de faire perdre son flegme au célèbre détective. Les joutes verbales entre Holmes et Moriarty sont aussi jouissives que celles entre le détective et Watson.
Toutes les scènes entre Holmes et Watson sont savoureuses et drôles. Le film est d'ailleurs beaucoup plus amusant que le premier, certaines scènes étant même très cocasses (celle du poney notamment).
Sherlock Holmes Jeu d'ombres, robert downey jr, jude law, photo, montage
     Si le ce second opus est meilleur, c'est également grâce au casting. Outre Robert Downey Jrrrrrrr !!!! et Jude Law (tous deux excellents et complices), Stephen Fry est impayable dans le rôle de Mycroft : il en fait un personnage à la fois sérieux et totalement loufoque. Jared Harris est excellent et campe un Moriarty diabolique, narcissique et glaciale. Quant à Kelly Reilly et Noomi Rapace, même si leurs rôles ne sont pas très étoffés, elles apportent un vrai plus à l'histoire et ne sont pas que des faire-valoir puisqu'elles permettent à l'enquête de progresser.
     En parlant de progrès, j'ai trouvé la réalisation moins brouillonne, plus fluide. Guy Ritchie utilise les décors à bon escient et le découpage de son film est nerveux mais ne donne pas la nausée. Il y a encore beaucoup de plans en numérique mais ils se fondent bien dans le décors.
     Au final, ce Sherlock Holmes : Jeu d'ombres est un excellent divertissement. Il ne laisse pas un souvenir impérissable, il ne change pas la face du monde mais il file la patate.
Si vous aimez l'aventure, les jolies filles, les mecs sexy, les combats au corps à corps et que vous n'avez pas envie de vous prendre la tête, ce Sherlock Holmes est fait pour vous.


The Scratist : Ou comment les producteurs de L'Age de Glace rendent hommage à The Artist !

   La Fox rend hommage au film The Artist de Michel Hazanavicius dans sa nouvelle bande-annonce pour L’Âge de Glace : La Dérive des Continents. Scrat essaierait-il de voler la vedette à Jean Dujardin ?!



     A une semaine des Oscars, la folie The Artist n'en finit pas de ravager Hollywood ! La Fox profite du phénomène et crée un buzz autour de sa nouvelle bande-annonce pour L’Âge de Glace en mettant en scène Scrat dans une vidéo en noir et blanc, muette (les dialogues entre Sid et Manny apparaissent sur des cartons), le tout bercé par la musique de The Artist ! La vidéo revient sur les passages importants de la vie de Scrat (son obsession pour les glands, sa rencontre amoureuse...) avant de glisser vers une promo pour L’Âge de Glace : La Dérive des Continents. La prod' en profite pour rassurer le public : non, L’Âge de Glace ne sera pas un film muet, il sera même en couleur et en 3D !

     L'idée est géniale et très bien réalisée. Cependant, on peut se poser une question : pourquoi de cet hommage ? OK, la Fox surfe sur le succès de The Artist mais ce n'est pas la Fox qui a produit et qui distribue The Artist, c'est la Warner. Autrement dit, la Fox fait de la pub pour ses concurrents !
Peu importe, ne boudons pas notre plaisir...


Je vous rappelle que L’Âge de Glace : La Dérive des Continents sort en salles le 27 juin 2012.

17 février 2012

Cours de Cinéma : Londres sous le regard des cinéastes étrangers par Michel Ciment

   Dans le cadre du cycle London Calling qui se tient jusqu'au 29 Février au Forum des Images, Michel Ciment a donné un cours de cinéma passionnant sur l'influence de la capitale anglaise sur les cinéastes étrangers.

     Dans les années 60, Londres attire des cinéastes de tous les horizons qui viennent y chercher l'inspiration. En effet, Londres est une ville créative dans tous les domaines : musique, mode, design, théâtre et bien sûr cinéma.
Losey, Preminger, Kubrick, Lester, Polanski et même les auteurs de la Nouvelle Vague (Godard, Truffaut) viennent s'y ressourcer.

     Critique et directeur de publication de la revue Positif, célèbre bretteur du “Masque et la plume”, producteur de l’émission “Projection privée” sur France Culture, Michel Ciment est également l’auteur de remarquables monographies sur des cinéastes (Kubrick, Rosi, Losey).

16 février 2012

Evénement : Tim Burton prend ses quartiers à la Cinémathèque du 7 Mars au 5 Août ! (programme + bande-annonce)

   Cette année, la Cinémathèque a décidé de rendre hommage à l'un des meilleurs cinéastes américains de sa génération : Tim Burton. Une fois encore, la Cinémathèque voit grand et le programme sera chargé, riche et ludique !




     L'événement permettra évidemment de revoir tous les films du cinéaste (dont ses courts-métrages les plus confidentiels) mais sera aussi l'occasion de visiter l'exposition concoctée par le MoMA de New York en 2009 : nous pourrons "découvrir ses talents de dessinateur, peintre, vidéaste, photographe, inventeur de sculptures bigarrées et stupéfiantes".

     L’exposition Tim Burton montre ses œuvres originales, à la fois de pop, gothiques et surréalistes. Certaines datent de sa jeunesse, d'autres sont des œuvres très récentes : "J’étais en train de faire un croquis, et, tout à coup, je me suis dit : peu importe que je sache dessiner ou pas, l’important c’est que j’aime ça. Dès lors, je me suis fichu de savoir si je pouvais reproduire ou pas une forme humaine, ou si les gens aimaient ou pas mes dessins".
Les œuvres seront agencées afin de donner l'impression "au visiteur de pénétrer le laboratoire de ce Dr Frankenstein moderne, créateur d’une cosmogonie où le macabre et la comédie s’allient plutôt qu’ils ne s’opposent".
Il sera possible de découvrir les carnets de croquis personnels de Tim Burton, les dessins réalisés pour les films, les maquettes, des sculptures  réalisées par l'artiste (dont plusieurs créations inédites pour l'expo), des Polaroids grand format, des accessoires, des costumes et des extraits de films (longs et courts-métrages inédits).


     De quoi satisfaire les fans et faire découvrir aux autres l'univers incroyablement riche de l'artiste. Autour de l'expo se déroulera de nombreux événements plus enthousiasmants les uns que les autres !


Tout d'abord (et c'est du lourd), Tim Burton sera présent en chair et en os pendant 2 jours !
Le Dimanche 4 Mars, il signera le catalogue de l’exposition et le livre The Art of Tim Burton de 14h00 à 16h30.
Et le Lundi 5 Mars, il donnera une Master Class à 15 heures (Salle Henri Langlois et retransmission en salle Georges Franju).
Malheureusement, la Master Class affiche complet mais il y a fort à parier que la Cinémathèque publiera la vidéo sur son site dans les jours qui suivent comme elle l'a fait avec Steven Spielberg il y a peu. Ce n'est pas aussi bien, mais c'est déjà ça !
Mise à jour 27/02 : la Master Class sera retransmise en direct et en streaming, en français et en anglais, sur arte.tv/burton et sur cinematheque.fr à partir de 15h. À l’issue du direct, la Master Class restera disponible en différé dans les deux langues.
     Ensuite, l'intégrale de ses films sera retransmis ainsi qu'une sélection de films choisis par Burton lui-même.



Les films réalisée et/ou produits par Tim Burton :


Carte Blanche à Tim Burton :




      Comme à chaque fois, la Cinémathèque proposera de nombreuses conférences autour de l'œuvre du cinéaste. Il y aura aussi un colloque, des projections de films réalisés par des étudiants et une table-ronde avec Philippe Rousselot, chef-opérateur sur La Planète des singes, Big Fish et Charlie et la Chocolaterie.


Les Conférences :

     Lundi 12 Mars à 19 h -> L'Art des morts : la Création morbide chez Tim Burton. Conférence d'Antoine de Baecque qui revient sur la représentation de la mort dans les films du cinéaste.
La conférence sera suivie de la projection de Sweeney Todd.

     Vendredi 16 Mars à 14 h 30 -> Motion capture, performance capture, effets spéciaux : des origines à Tim Burton. Le journaliste Gilles Penso se penche sur la révolution numérique des années 80 jusqu'à aujourd'hui.
"A l'heure où la motion capture et la performance capture s'immiscent de plus en plus dans le paysage cinématographique, le 7ème Art n'est-il pas en train de vivre une irrémédiable révolution ? A moins qu'une nouvelle forme d'expression parallèle, à mi-chemin entre film d'animation et film traditionnel, ne soit en train d'émerger ?"

     Lundi 26 Mars à 19 h -> La géographie imaginaire des films de Tim Burton : de Burbank à New Holland.
Conférence de Matthieu Orléan qui revient sur l'influence de l'enfance de Burton dans la banlieue de Burbank sur l'élaboration de ses décors...
La conférence sera suivie de la projection de Beetlejuice.

L'Expérience-Cinéma :

     Samedi 7 Avril à 14 h -> Rencontre avec Rick Heinrichs. Une rencontre exceptionnelle avec Rick Heinrichs, qui commentera sa collaboration avec de Tim Burton, à partir d'extraits de films et de documents de travail.

Colloque :

Jeudi 5 avril 9h30-13h00 / 14h30-18h00 à la Cinémathèque française et Vendredi 20 avril 9h30-13h00 / 14h30-18h00 à l'INHA (2, rue Vivienne, 75002 Paris).
Colloque Tim Burton : Horreurs enfantines -> étude le l'œuvre du cinéaste dans sa double filiation à l'horreur et de l'enfance.
En complément du colloque -> Tim Burton par les écoles d'animation : projection des films et travaux d'étudiants d'écoles d'art et d'animation qui, après avoir visité l'exposition Metropolis à l'automne, ont travaillé sur les sources expressionnistes dans le cinéma de Tim Burton.

Colloque et projections en entrée libre.




Autour de l'expo :

     Un cycle Monstres ! dédié au jeune public qui permettra aux plus jeunes de découvrir l'univers burtonien par la projection de films, de visite de l'expo en famille et même en venant déguisé en monstres le 24 juin !

     Une soirée Burton au 51 : le restaurant "Le 51" organise des quiz autour de la science-fiction (8 mars), Batman (12 avril), les films d'animation (10 mai), l'horreur (14 juin), le Cirque (12 juillet).

     Un concours : créer votre film d'animation -> En association avec Dailymotion, la Cinémathèque vous propose de réaliser un film d'animation (dessin-animé, stop-motion, 3D...) autour de Tim Burton et de son oeuvre. Le gagnant sera élu par un jury prestigieux. Tous les détails à partir du 27 février sur dailymotion.fr (je vous tiendrez au courant !).

     Des livres : Le catalogue de l'exposition en coédition avec le MoMA : 64 pages – 64 illustrations couleur : 14,90€
Disponible également en anglais : 17,90 €

L'Art de Tim Burton : ouvrage dont je vous ai déjà copieusement parlé sur ce blog (et que je rêve d'avoir, of course!)

     Des DVD et des Blu-ray :  Retrouvez l'ensemble des œuvres de Tim Burton dans un coffret exceptionnel contenant un livret de photos et d'illustrations exclusif de 42 pages.
Edition limitée disponible en DVD et en Blu-Ray à la FNAC et à la Cinémathèque en Avril 2012. 



     Vous pouvez d'ores et déjà retrouver la timeline de Tim Burton sur le site de la Cinémathèque. Une façon très ludique de (re)découvrir la carrière du cinéaste à travers 70 dates commentées avec des extraits et des images exclusives.
De quoi se mettre en appétit !

     Pour toutes les infos sur le programme, les tarifs, les réservations : Cinémathèque.fr.
Vous pouvez déjà réservez vos billets sur fnac. com ou sur la billetterie de la Cinémathèque.

Vous retrouverez également toutes les infos sur l'expo dans le dossier de presse.


Très bonne expo à toutes et à tous et amusez-vous bien !

15 février 2012

Fric-Frac de Maurice Lehmann (1939 _ Ressortie en salles le 1er Février 2012)

   Marcel (Fernandel), un brave garçon, employé de la bijouterie Mercandieu. La fille du patron rêve d’en faire son fiancé mais Marcel tombe sous le charme de Loulou (Arletty), une aguicheuse qu’accompagne le nonchalant Jo (Michel Simon), délinquant à la petite semaine. Voilà que Tintin, l’homme de Loulou qui fait un séjour en prison, a besoin d’argent. Loulou ambitionne alors un « fric-frac » chez le bijoutier Mercandieu.

     C'est grâce à Solaris Distribution que j'ai pu voir Fric-Frac (merci, merci, merci !), film adapté de la pièce de théâtre homonyme écrite par Edouart Brouet et réunissant en son casting trois acteurs épatants  : Arletty, Fernandel et Michel Simon.
     Il y a des films qui n'ont qu'un but : offrir aux acteurs un support pour exprimer tout leur talent. Fric-Frac fait sans nul doute partie de ces films. L'histoire en elle-même est rocambolesque : c'est théâtrale, invraisemblable mais on s'en fiche parce que c'est très drôle ! Les dialogues sont savoureux car ils font la part belle à l'argot. Impossible de résister à ces mots colorés et stylés : oseille, cave, schlass, croûter, se tamponner... surtout quand ils sont prononcés par des acteurs à la gouaille inégalable et au jeux démonstratifs. Arletty, le verbe haut et le regard coquin, à la répartie rapide et mordante, mélange de force et de sensualité, arnaque gentiment le pauvre Marcel qui se pâme d'amour pour elle. Fernandel, le gentil naïf, propre sur lui, au langage châtié dont l'aspect tranche avec celle de Michel Simon, un peu lourd, un peu grognon mais qui cache sous cette allure bourrue des trésors de gentillesse.
Les acteurs ne surjouent jamais même si, parfois, ils sont à la limite. J'ai d'ailleurs trouvé Fernandel plus sobre que d'habitude.
Rendons aussi les honneurs à Hélène Robert qui joue la fille du bijoutier : elle est bien plus qu'un faire-valoir et s'en sort très honorablement puisqu'elle ne laisse jamais écraser par ses prestigieux partenaires.
     Ce qui fait le sel de Fric-Frac, c'est le choc des cultures : d'un côté les titis parisiens vivants de vols et d'arnaques, s'exprimant en argot et de l'autre les petits bourgeois rangés qui ont besoin d'un traducteur pour comprendre ce que les titis leur disent ! Les dialogues pétillent, le rythme ne faiblit jamais, aucune scène n'est ennuyeuse ou longue, l'humour est permanent...
     Fric-Frac n'est pas ce qu'on appelle un chef d'œuvre mais il est bien plus qu’une fantaisie, c'est une vraie comédie qui procure beaucoup de plaisir.
Si votre cinéma daigne le projeter ¹, foncez-y d'autant que vous pourrez le voir dans une version totalement restaurée.



1 Fric-Frac devrait être projeté en province d'ici 3/4 semaines...

Fric-Frac de Maurice Lehmann avec Arletty, Michel Simon, Fernandel, Hélène Robert, Andrex, René Génin...
Durée: 1 h 42
Noir & Blanc
Sortie en salles : 1939 - Réédition 1er février 2012
Sortie en DVD : 25 novembre 2009