Après
le meilleur du meilleur de l'année 2011, je vous propose "le pire du pire" : il n'y a pas de yin sans yang. Une fois de plus, je n'établirai pas un Top de flops mais j'évoquerai plutôt des mauvais souvenirs ou des déceptions. J'ai un peu hésité
(1/4 de secondes) à proposer cet article car je sais à quel point les commentaires sous ce genre de billets peuvent être virulents. Mais je me sens pousser des ailes en ce moment...
C'est parti, voici mon "pire du pire" ou comment je suis capable d'avoir la dent dure (mes fidèles lecteurs savent que ce n'est pas vraiment mon genre).
The Green Hornet de Michel Gondry

J'aime beaucoup les films de
Michel Gondry : leur magie, leur inventivité, leur côté décalé... J'aime aussi les films de superhéros mais pas au point d'en faire une jaunisse si on se moque des codes du genre donc je suis allée voir
The Green Hornet conquise d'avance. Eh bien, pour le coup j'ai été hyper déçue. Le film est long, lent, pas drôle et il aurait pu être réalisé par n'importe qui. L'interprétation est calamiteuse, ceux qui s'en sortent le mieux sont
James Franco et
Christoph Waltz. J'ai regardé l'heure, j'ai bâillé, j'ai envisagé de fuir la salle... En bref, j'ai vraiment regretté de ne pas être allée voir
Arrietty ou
Incendies à la place.
Le Dernier des Templiers

Ce film avait tout pour me plaire :
Nicolas Cage,
Ron Perlman,
Christopher Lee, une histoire de sorcières sur fond de religion et de peste noire... Quel gâchis ! Le film démarre plutôt bien, disons même que la première partie est assez bonne (j'ai bondi plusieurs fois sur mon fauteuil) mais la seconde est un ratage total ! Des effets spéciaux nullissimes, des rebondissements ridicules et une fin scoubidoubidou. Pour le coup, Nicolas Cage aurait dû rendre son templier, il n'est bubon à rien (hahaha, blague moisie).

Je ne veux même plus parler de ce film tellement je le trouve mauvais, ça serait user mes petits doigts à rien. Et en parler, même pour dire tout le mal que je pense de lui, ça lui ferait de la pub alors que mon vœu le plus cher est qu'il tombe dans l'oubli.
Ce qui m'extasie le plus sont les choix de
Natalie Portman post-Oscar : du grand art (j'en connais qui vont me vilipender dans les commentaires, j'ai hâte ☺)
Paul de Greg Mottola

Voilà un film que j'avais envie de voir après toutes les bonnes critiques que j'avais lu. N'ayant pu le voir en salles, je me suis louée le DVD. Curieuse de voir, ou plutôt d'entendre, le travail de
Philippe Manœuvre, j'ai mis le film en VF avant de repasser vite fait en VO tellement c'était atroce. La VO est moins pénible mais ça reste très mauvais. Je n'ai pas arrêté de me demander quand j'allais rire. Non seulement ce n'est pas drôle mais en plus c'est grossier. Le seul intérêt du film est
Simon Pegg dont le personnage touchant sauve le film de la débâcle.
Bonobos de Alain Tixier

Les Bonobos c'est mignon, ça a une tête marrante, ça a une façon bien agréable de résoudre les problèmes et c'est une espèce en voie de disparition. Un docu sur le sujet ne peut être que salutaire (car pédagogique) et rassembleur (parce que les Bonobos, c'est mignon, ça a une tête marrante, etc). Le problème de ce docu c'est qu'il est bidonné. D'abord, le réalisateur a décidé de raconter l'histoire d'un Bonobo qui a été sauvé depuis longtemps et relâché dans la nature donc il a fallu
jouer les scènes de sauvetage et d'apprentissages avec d'autres animaux. Choix plus que bizarre. De plus, certaines images proviennent d'un numéro de Ushuaïa Nature de 2005 ! Et je te prends des images d'une émission et je te monte ça avec des séquences réalisés avec 5 bonobos différents en faisant croire que c'est le même et j'appelle ça un documentaire ! Mouais, mouais, mouais. A cela s'ajoute la voix off endormie de
Sandrine Bonnaire qui interprète
Claudine André, créatrice du sanctuaire "Lola ya Bonobo" (bizarre puisque Claudine apparait à l'écran, elle aurait pu faire la voix off elle-même). Plus
Emmanuel Curtil qui prête son horripilante voix à Béni, le Bonobo héros du film. Oui, oui, ils ont eu l'idée débile de prêter des pensées absolument connes à ce charmant petit animal. Ça ne donne pas envie de sauver l'espèce mais ça donne envie de quitter la salle.
Sucker Punch de Zach Snyder

Je ne sais toujours pas s'il faut rire ou pleurer tellement ce film est navrant. Si j'avais fait un Top des pires bouses de l'année, il serait en tête (même avant
Black Swan, si, si, je vous jure). Le prologue m'a mis la puce à l'oreille : une scène d'ouverture de 5 minutes entièrement tournée au ralenti, sans dialogue, accompagné d'un
massacre remix de
Sweet Dreams avec une photo
copiée identique à celle de
Sleepy Hollow (vous savez ces couleurs un peu passées, tirant vers un gris bleuté dont raffole
Tim Burton). L'actrice principale aux lèvres de poisson-chat qui se ballade en pyjama sous la pluie était également un signe. Je comprends que les amateurs de jeunes femmes à fortes poitrines uniquement vêtues de porte-jarretelles évoluant dans un univers de jeux vidéos y aient trouvé leur compte. Moi, ça m'a soûlé. Et la fin ! Tout ça pour ça ! J'ai eu un fou rire nerveux à l'idée d'avoir perdu 1 h 50 de ma vie devant cette daube.
The Company Men de John Wells

Voilà un film au cœur de l'actu puisqu'il y est question de plan de licenciements dans une grosse boîte US.
The Company Men démarre bien, les acteurs sont assez convaincants même si les personnages sont hyper stéréotypés (le
winner égocentrique, le beau-frère pas sympa, le bras droit humain, le big boss inhumain...) puis, tralala, Hollywood reprend les commandes et on se retrouve avec des situations artificielles. Aucun cliché ne nous est épargné, le
happy end est tellement grotesque et écœurant que ça donne envie de vomir. Un film typiquement américain aussi bien dans la forme que dans le fond. A éviter si vous êtes à la recherche d'un emploi.
Numéro 4 de D. J Caruso

Je n'avais pas envie de voir ce film mais comme on m'a prêté le DVD, je me suis dit pourquoi pas ? Eh bien parce que c'est très mauvais, voilà pourquoi ! Dès le début du film, une chose me frappe : je n'ai aucune sympathie pour le personnage principal. Il est lisse, ennuyeux, il peut bien se faire écharper jmenfous. La fille de ses rêves m'a tapé sur le système avec ses sourires candides et son absence total de personnalité. L'histoire en elle-même n'est pas trop mauvaise même si elle est usée jusqu'à la corde (des extraterrestres trouvent refuge sur Terre et sont poursuivis par les méchants moches de leur planète d'origine) mais la façon dont elle est menée est médiocre. Tout comme l'interprétation et la mise en scène. Les effets spéciaux ne sont pas terribles non plus. Oui, bon, je n'ai vraiment pas aimé...☺
La fille du puisatier de Daniel Auteuil

Obligatoirement le film de
Daniel Auteuil souffre de la comparaison avec l'original, maintes et maintes fois diffusé à la TV. La comparaison n'est pas à l'avantage du remake. La réalisation n'y est pour rien : Auteuil s'en tire honorablement mais sans grande originalité. Le vrai problème est ailleurs : l'histoire est totalement dépassée et l'interprétation est calamiteuse. Auteuil nous refait Ugolin,
Kad Merad passe à côté du rôle,
Nicolas Duvauchelle semble se demander ce qu'il fait là,
Sabine Azéma n'a jamais autant surjoué,
JP Darroussin articule encore moins que dans ses autres films et
Astrid Berges-Frisbey est transparente et son jeu sonne faux. Celle qui s'en tire le mieux est
Marie-Anne Chazel. L'histoire est bourrée de poncifs et le film de Daniel Auteuil n'apporte rien de plus par rapport à l'original.
C'est joli, c'est sûr : il y a de vastes champs de lavande baignés de soleil qui donnent envie de prendre un billet de train pour la Provence. On sent que Daniel Auteuil est sincère dans sa démarche mais ça ne suffit pas : son film ne provoque rien d'autre que l' indifférence.
Lars Von Trier déclenche le scandale annuel cannois en affirmant qu'il éprouve de la sympathie pour Hitler. Déclaré
persona non grata à Cannes, son film remporte néanmoins un prix grâce à
Kirsten Dunst. Cet épisode a subi de multiples rebondissements jusqu'à ce l'affaire soit classée par les autorités. A présent, dans les bonus du DVD, Von Trier évoque une blague dont le seul but était de faire le buzz autour de son film ! Ridicule, non ?
A aucun moment je n'ai pris ses propos au sérieux et je n'ai même pas été choquée car il y a longtemps que Von Trier ne me choque plus. Ce que je trouve lourd c'est qu'on ne cesse d'assimiler
Melancholia à ces déclarations foireuses et que le Prix d'interprétation reçu par Kirsten Dunst a un drôle de goût : celui de la solidarité mais pas celui du talent.
Very Bad Trip était surprenant, drôle et impertinent, frôlant le graveleux par instant mais restant toujours du bon côté de la Force.
Very Bad Trip 2 sent le réchauffé : il reprend la même trame que le premier opus et est d'un mauvais goût extrême. Propos limite homophobes, zoophilie, j'en passe et des meilleurs. Un film de fainéants dont le seul but est de se faire du fric. Le pire c'est que ça a marché...
Limitless de Neil Burger

Le pitch était sympa tout comme le début du film mais très vite je me suis demandée ce que je faisais là. Impossible de m'identifier au personnage principal qui passe du statut de loser crado (ce que je ne suis pas, je me lave) à celui de golden boy permanenté et drogué (ce que je ne suis pas non plus). Je ne suis pas conservatrice ni cul-cul mais des films qui font l'apologie de la drogue, très peu pour moi. Tous les personnages sont des opportunistes, ce qui m'a écœuré. Et pour finir,
Robert DeNiro est désespérément mou du genou.
Transformers 3 de Michael Bay

Je n'ai pas vu les deux premiers films donc je n'ai pas vu
Transfomers 3 au ciné mais comme on m'a prêté le DVD, j'ai saisi l'occasion de comprendre l'engouement pour ces films de robots. Le scénario est tellement mince qu'il n'est pas nécessaire d'avoir vu les autres films pour comprendre _ le plus dur est de retenir les noms débiles des Transformers. Le film est horriblement long, il aurait dû être raccourci d'au moins une demi-heure. J'ai beaucoup regardé l'heure et je me suis goinfrée de chocolat pour faire passer le temps. Il n'y a pas à dire, les effets spéciaux sont chiadés mais est-ce suffisant ? Noooooon ! Enfin, il y a quand même un truc qui m'a bien fait rire (mais ce n'est pas fait exprès) : la fille.
Rosie Huntington-Whiteley se ballade dans le film avec une veste blanche, un joli jean slim et ses cheveux sont bouclés impeccablement. Le genre de coiffure qui ne tient pas 5 minutes dehors à cause du vent mais, pour elle, pas de problème : elle court dans tous les sens, tombe d'un immeuble et ses cheveux retombent parfaitement, sans frisotis ni petite mèche rebelle. Parce qu'elle le vaut bien.
Son maquillage ne coule pas alors qu'elle sprinte par 40° avec la peur au ventre. Mais le meilleur-du-plus-bon, c'est sa veste blanche qui reste blanche jusqu'à la fin alors qu'elle s'est roulée dans la poussière et est tombée d'un building ! Trop forte cette fille !
Au revoir John Barry, Annie Girardot, Elizabeth Taylor, Sidney Lumet, Marie-France Pisier, Peter Falk, Raúl Ruiz, Katerina Golubeva, Heinz Bennet, Bill McKenney, Dev Anan, Yvon Marciano, Ken Russel, Robert Lamoureux, Paulette Dubost, Cliff Robertson, Jacques Jouanneau, Michael Cacoyannis, Marc Rioufiol, Maurice Garrel, Hélène Surgère, Jane Russel, Maria Schneider, Pete Postlehtwaite, Peter Yates... ͼ(ݓ_ݓ)ͽ
Les Schtroumpfs de Raja Gosnell

Très mauvais idée que d'avoir voulu mélanger prises de vues réelles et images de synthèse ! L’animation n'est pas trop mauvaise même si j'ai trouvé le graphisme laid _ question de goût. Le personnage de Gargamel est innommable, ça devrait être interdit de faire des trucs pareil ! L'histoire est moyennement intéressante, on s'en moque pas mal de leur lune bleue ! Mais le pompon revient à
Neil Patrick Harris et
Jayma Mays qui sont totalement nuls. Leur romance est dégoulinante de mièvrerie, je pense qu'elle a été écrite sur un coin de table par une ado de 15 ans.
George Lucas continue son
work in progress et offre une ligne de dialogue inédite à Dark Vador sur l'intégrale Blu-ray de la saga. Plus des tas de petites modifications en numérique inutiles. Malgré la colère des fans, le coffret se vend comme des petits pains chauds...
Seigneur Lucas voilà un déplaisir inattendu, nous sommes désolés par votre inconstance !
J'attendais beaucoup de ce film hommage à
Steven Spielberg et aux films d'
entertainment des années 80 mais je n'ai rien eu de ce que j'espérais. Le film est long a démarrer, la fin est décevante, la fameuse créature est totalement ratée, les seconds rôles sont caricaturaux et l'histoire est incohérente. La seule chose positive est la présence remarquable de Elle Fanning au générique.
Jafar Panahi voit sa condamnation à 6 ans d'emprisonnement et 20 ans d'interdiction de filmer maintenue. De plus, la répression se fait de plus en plus forte sur une dizaine d'artistes iraniens. Une
pétition est mise en ligne pour leur venir en aide mais pour l'instant rien n'y fait, le gouvernement iranien reste inflexible.

J'avais adoré
La Comtesse et le pitch du
Skylab me faisait saliver. Au final, un pétard mouillé.
Delpy réalise son film comme un film de famille, sa caméra remplaçant le caméscope de papa. Il n'y a pas vraiment d'histoire, les scénettes s’enchaînent sans lien entre elles, aucun protagoniste ne sort du lot. Aussi ennuyeux que le film de vacances de vos voisins.
Le cinéma voit double ! Deux gueguerres des boutons pour le prix d'une (
La Guerre des boutons vs
La Nouvelle Guerre des boutons) ; deux croisières sinon rien (
Bienvenue à bord vs
La Croisière) ; une partie de jambes en l'air entre amis achetée, une offerte (
Sex Friends vs
Sexe entre Amis)... Du grand délire et un manque flagrant d'imagination ! Le pire reste à venir en 2012 puisqu'on aura deux versions de Blanche-Neige, histoire de faire le plein de cœur de biche et de tartes aux pommes...

La comédie irlandaise de l'année n'est pas drôle du tout ! Mélange de western et de
buddy movie, cet
Irlandais est ennuyeux : une mise en scène mollassonne, une interprétation plus qu’approximative, une histoire idiote, des méchants ridicules... J'ai vaguement souri mais je n'ai pas ri du tout. Je me suis sévèrement ennuyée et je pense que si Brendan Gleeson n'était pas au générique, ce film n'aurait pas quitté son île... ce qui n'aurait pas été plus mal.
On prend les mêmes et on recommence ! Billy Cristal va présenter la prochaine cérémonie des Oscars tandis que
Antoine de Caunes présentera celle des Césars : il y en a marre de voir toujours les mêmes têtes dans ces cérémonies ! Déjà que ces soirées d’auto-flagorneries sont ennuyeuses à périr, si en plus il faut qu'elles soient présentées par les mêmes tous les ans, autant laisser faire
Michel Drucker.
Et voilà ! Mon petit flashback sur l'année 2011 est enfin terminé, il est temps de se projeter dans l'avenir et de penser aux films à venir.
Il n'empêche que ça fait du bien de se lâcher un peu ! Je songe à inaugurer une rubrique dédiée aux navets, histoire de renouveler l'expérience !
Et vous, quels sont vos mauvais souvenirs ciné de l'année 2011 ?