Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l’agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité…
La petite nouveauté salvatrice est d'avoir inclus un nouvel acteur dans le casting : Josh Brolin. Le costume de K "jeune" lui va comme un gant et il semble prendre beaucoup de plaisir à l'endosser. Le duo qu'il forme avec Will Smith fonctionne très bien, Smith se retrouvant dans la position du clown blanc alors que Brolin incarne un K joyeux et optimiste. Le mimétisme entre Josh Brolin et Tommy Lee Jones est saisissant, on en viendrait presque à croire qu'ils ont vraiment un lien de parenté. Dans ce troisième volet, Tommy Lee Jones a une présence plus réduite à l'écran mais ses apparitions sont toujours aussi jouissives : lui seul sait bougonner de cette façon ☺.
L'histoire en elle-même est assez bien ficelée même si elle aurait pu être plus développée. L'idée d'envoyer J en 1969 à l'époque où K était un tout jeune agent est une très bonne idée car cela permet de découvrir de nouvelles facettes de K ainsi que les débuts de l'agence au moment de la conquête de l'espace. Par contre, le choc temporel est rapidement éludé tout comme l'aspect politique. En effet, la "question noire" est à peine évoquée dans une courte scène et d'une manière tellement clownesque qu'elle n'a que peu d'intérêt. En outre, Barry Sonnenfeld aurait pu jouer sur le choc culturel entre J et les agents de 1969 parce que "autre époque, autres mœurs" mais ce n'est pas le cas non plus. Le réalisateur se contente de développer son idée de départ _ J doit empêcher la mort de K _ sans dévier de sa route. A peine a-t-on le droit à une petite scène avec un Andy Warhol exténué en guise d'hommage à la pop culture de l'époque. C'est mince.
Visuellement, Men In Black 3 est abouti même si je reste dubitative concernant la 3D. Autant sur Avengers, elle apportait un vrai plus autant ici elle n'est qu'un gadget. L'action n'est pas prédominante dans MIB 3, il y a beaucoup de scènes très calmes qui auraient été aussi réussies en 2D. En outre, certaines scènes auraient pu gravement envoyer en 3D si elles avaient été montées différemment comme lorsque J se jette de l'immeuble pour partir dans le passé. Will Smith est filmé de face alors qu'il aurait été plus judicieux de le filmer de dos, le spectateur aurait ainsi "ressenti" la chute.
Petite déception aussi du côté du bestiaire qui était une des raisons du succès de la franchise. Pas grand chose à se mettre sous la dent, les créatures bizarres disparaissant pratiquement de la seconde partie hormis le méchant. Méchant à l'aspect très réussi, tellement réussi qu'il a donné la nausée à une jeune spectatrice assise près de moi !
On sent vraiment que le but ici est d'offrir une madeleine proustienne à ceux qui étaient jeunots au moment de la sortie de Men In Black en 1997 (et par conséquent vendre du ticket et se faire de la tune). J'en fais partie et je dois bien avouer que j'ai passé un très bon moment. J'ai eu le sentiment de retrouver des vieux potes et de faire une jolie fiesta avec eux même si les vieux amis ont toujours une tendance à la nostalgie, radotent un peu et deviennent trop sentimentaux avec l'âge.
L'ensemble fonctionne bien, surtout si l'on vient voir le film dans l'unique but de se détendre, ce qui était mon cas. Je suis persuadée que d'ici quelques jours je l'aurai oublié mais, à l'heure actuelle, j'ai la frite et c'est tout ce qui compte !













J'ai adoré ce film ! je l'ai trouvé excellent, et comme tu dis, un vrai régal, un super moment de plaisir :) (et la fin, whaouw, j'étais scotchée) !
RépondreSupprimerOh oui, la fin est terrible ! J'ai bien failli verser ma petite larme...
RépondreSupprimerAllez petite anecdote liée à men in black : je me souviens très bien le jour où j'ai vu men in black 1 au cinéma... c'était avec une jeune fille rencontrée grace à notre passion commune du cinéma ( par le magazine première, j'avais passé une annonce dedans pour correspondre avec des passionnés) et après plusieurs échanges épistolaires, nous avions enfin décidé de voir un film ensemble et c'était ce men in black qui lui faisait de l'oeil...à l'époque encore plus rabat joie et anti SF que maintenant ( si si c'est possible) j'avais détesté ce film dont je n'avais trouvé aucun interet, et malgré ma timidité, n'avait pas pu m'empecher de le lui dire à la sortie non sans une certaine véhémence... la pauvre qui avait certainement aimé le film s'était crue obligée de dire que c'était pas terrible du tout....la fille me plaisait bien plus que le film mais devant mon coté ayataollah du cinéma de divertissement a du prendre ses jambes à son coup..en tt cas avec ce mauvais souvenir, j'ai beau adorer désormais la SF et les blobckbuster ( :o), je ne risque pas de retourner voir un film de cette franchise...trop de mauvais souvenirs...:o)
RépondreSupprimerbon désolé pour cette tribune qui n'interesse personne et qui n'a aucun rapport avec ta critique, mais je savais pas où la placer dans mon blog celle là :o)
très bonne soirée Potz
Ahahahah ! Oh, filou, tu es terrible tu sais ?! C'est vraiment dommage pour toi... Et c'est dommage de rater des films sympas pour un mauvais souvenir ;)
RépondreSupprimerTrès bonne soirée à toi filou !
bon, certainement qu'il n' y a pas que ce souvenir sentimentalo-cinématographique qui explique que je me sois pas peu précipité sur ce 3eme volet : mon peu de gout général pour les acteurs US et les petites bebetes venant de planetes inconnues y étant aussi pour qq chose:o) mais c'était plus attendu de ma part que de raconter cette petite anecdote dont je me souviens comme si c'était hier...bonne soirée Potz
RépondreSupprimerJe vois qu'on a ressenti exactement la même chose :)
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