31 octobre 2011

Happy Halloween!

je sais que ma citrouille à des yeux bizarres et un sale sourire mais je n'ai JAMAIS dit que je savais dessiner !


     L'année dernière, je vous avez fichu la trouille avec l'errance fiévreuse de la pauvre Madame Tutli-Putli. Cette année, j'ai eu envie de m'intéresser au côté plus joyeux d'Halloween avec le jeune Mortys et son incroyable incompétence en terme de... mise à mort.

✞ Bon film et Joyeux Halloween ! ✞


Mortys de Gaëlle Lebègue (modélisation, blend shape, animation), Ness (direction artistique, décors, matte painting, caméra mapping, texture), Mathieu Vidal (character design, modélisation, blend shape, animation), Nicolas Villeneuve (direction de production, lighting, rendering, compositing) et produit par l'ESMA de Montpellier.

The Art of Tim Burton Edition Deluxe (3ème édition) est disponible à la vente

     Pour tous les admirateurs de Tim Burton, The Art of Tim Burton équivaut ni plus ni moins au Saint Graal.

     C'est un superbe livre relié de 430 pages et des dépliants, 1000 illustrations réalisées par Tim Burton, des textes écrits avec l'aide d'une vingtaine d'amis et de collaborateurs du cinéaste. Les illustrations sont aussi bien des projets pour ses films que des dessins personnels.
     Le livre est découpé en 13 chapitres qui examinent les thèmes récurrents dans le travail de l'artiste, de sa fascination pour les clowns en passant par sa passion pour les monstres incompris à son goût pour les personnes bizarres.
Ça c'est pour la version standard. La version deluxe comprend en plus un étui en tissu et signé à la main à l'intérieur du couvercle ainsi qu'une lithographie inédite en édition limitée (1000), numérotée et signée (prête à être encadrée et non pliée).

Texte par : Leah Gallo, Design par : Holly Kempf, Edité par: Derek Frey, Leah Gallo & Holly Kempf.

Plus les contributions de Allison Abbate, Colleen Atwood, John August, Rick Baker, Helena Bonham Carter, Felicity Dahl, Johnny Depp, Danny Devito, Danny Elfman, Carlos Grangel, Ray Harryhausen, Martin Landau, Rick Heinrichs, Christopher Lee, Lindsay Macgowan, Shane Mahan, Ian Mackinnon, Alex Mcdowell, Victoria Price, Ken Ralston, Paul Reubens, Deep Roy, Winona Ryder, and Richard Zanuck.

     Pour obtenir ce magnifique ouvrage, il vous faudra débourser $299.99 pour la version deluxe et $69.99 pour la version standard. Il n'y a plus qu'à espérer que le Père Noël se montre généreux avec vous cette année (et surtout avec moi ! )

Pour plus de renseignements et pour commander, rendez-vous sur steelespublishing.com





Frodon Sacquet est de retour dans la Comté

     Comme vous le savez très certainement, Peter Jackson (50 ans aujourd'hui, Happy Birthday Peter!) est en train de tourner le prequel du Seigneur des Anneaux : Le Hobbit, Un Voyage Inattendu.

     Depuis plusieurs semaines, quelques photos ont été diffusées (beaucoup de nains) ainsi que des vidéos de Peter Jackson sur le tournage. Vous pouvez retrouver l'ensemble de ces médias sur l'excellent blog Pixscreen.
     Cette fois-ci, il s'agit de photos d'un des héros de la saga Seigneur des Anneaux que l'on peut découvrir sur ces photos : Elijah Wood dit Frodon Sacquet.

     Un journaliste du site Ain't it cool a été invité par Peter Jackson sur le plateau de tournage à Matamata en Nouvelle-Zélande où le village de Hobbitbourg a été recréé. Il a aussi assisté au tournage de plusieurs scènes (le veinard !).
Sur les photos on peut apercevoir Elijah Wood en costume ainsi que les prodigieux décors du film.
Je ne sais pas vous mais moi ça me fait l'effet de retrouver un vieux pote que j'avais perdu de vue.

N'hésitez pas à cliquer pour agrandir ^^






Retrouvez toutes les photos et le compte-rendu du journaliste sur le site Ain't it cool.

Le Hobbit, histoire d'un aller et retour de Peter Jackson avec Maartin Freeman, Ian McKellen, Andy Serkis...
Sortie le 12 décembre 2012

Découvrez la bande-annonce de ParaNorman, le nouveau film des créateurs de Coraline


     Voici la toute première bande-annonce de ParaNorman, le nouveau film en stop-motion des studios LAIKA et Focus Feature à qui l'on doit le somptueux Coraline sorti en 2009.
     Dirigé par Sam Fell (La légende de Despereaux) et Chris Butler, ParaNorman est l'histoire d'un jeune garçon qui parle aux morts et qui est le seul à pouvoir sauver sa ville d'une terrible malédiction. Il va devoir s'opposer aux zombies, aux sorcières et... aux adultes.

     Kodi Smit-McPhee (La Route) prête sa voix à Norman. Il y aura aussi Tucker Albrizzi, Casey Affleck (I'm still here), Anna Kendrick (In The Air), John Goodman (The Artist), Leslie Mann (Rio) et Christopher Mintz-Plasse (Fright Night). Que du beau monde.

     Le trailer est très bien fait : on voit le jeune Norman s'ennuyer dans son quotidien jusqu'à ce que des bestioles gluantes sortent de terre, qu'une main décharnée raye les murs et que des zombies de papier tentent de l'enserrer.
Pas de parole mais la chanson que j'adore de Donovan "Season of the witch" et la fin est super drôle.

     Le graphisme a l'air top, non ? On pourra vérifier le 22 août 2012, date prévue pour la sortie en salles françaises de ParaNorman.

30 octobre 2011

Le Gruffalo de Jakob Schuh et Max Lang (2011)

   Une petite souris se promène dans un bois très sombre. Elle rencontre un renard, un hibou et un serpent qui la trouvent bien appétissante et l’invitent chacun leur tour à déjeuner dans leur demeure. Mais la petite souris, très maligne, prétexte un rendez-vous avec… un Gruffalo !
Mais au fait, c’est quoi un Gruffalo ?

     C'est grâce à filou49 du brillant blog Baz'art que j'ai pu découvrir Le Gruffalo de Jakob Schuh et Max Lang, petit bijou de l'animation britannique. (merci filou !)
Le film est l'adaptation du livre pour enfants Gruffalo de Julia Donaldson et Axel Scheffler qui connait un joli succès outre-manche et il semblerait aussi en France.
Je n'attendais pas grand chose d'une œuvre "pour enfants à partir de 3 ans" : ce genre de films est souvent mièvre et dénué d'intérêt pour un public adulte. Le Gruffalo n'entre pas du tout dans cette catégorie.
     Mélange d'images de synthèse et de stop motion, le film a un graphisme superbe. Les couleurs sont flamboyantes, l'animation est fluide, les personnages sont parfaitement identifiables et les décors sont extrêmement riches. C'est un récit initiatique délicat, tendre et poétique. Et drôle parce que la petite souris est malicieuse et ses ennemis idiots. La séquence  où la petite souris détourne les fourmis de leur chemin (funeste) est de loin celle qui m'a le plus amusé.
     Les enfants s’identifieront très vite à cette souris car elle leur ressemble (petite, fragile, curieuse, joueuse, maligne, hésitante, fière...) et est très attachante. Le Gruffalo, pourtant hideux, est très attachant aussi car il est très gentil et s'il veut manger la petite souris c'est uniquement parce qu'il meurt de fin. Le Gruffalo n'est pas un être vil mais un gros balourd bien sympathique. Bien qu'il s'agisse d'un monstre, les enfants n'auront pas peur de lui. D'autant que la musique est douce et que la voix de Zabou Breitman, qui conte l'histoire, est tendre et apaisante.
Et les grands dans tout ça ? Il ne s’ennuieront pas une seconde et seront très chagrinés de voir défiler si vite le générique de fin. Le film est court (27min) ce qui est bien pour les petits mais un peu frustrant pour les plus grands.
Si le film est sorti chez vous, emmenez vos petits bouts le voir, vous passerez un délicieux moment en famille.


Et ce sera l'occasion de faire découvrir à vos enfants des choses très différentes les unes des autres car Le Gruffalo est précédé de trois courts-métrages :

Pierre et le Dragon Epinard de Hélène Tragesser : 

Pierre n’aime pas les épinards. Ceux de son assiette sont d’autant plus difficiles à manger qu’ils se transforment en dragon. Comment va-t-il s’y prendre ?

     Le graphisme est très enfantin ce qui plaira aux petits car ça ressemble à leurs dessins. Ce qui m'a un peu déplu, c'est le bruitage : les épinards font un bruit gluant pas très appétissant !

Loup y es-tu ? de Vanda Raýmanová :

Deux petits garçons venus de nulle part construisent une maison un peu particulière pour se protéger du loup.

     Le graphisme est également très enfantin et l'histoire renvoie aux peurs de l'enfance (un loup = un monstre) ainsi qu'aux relations passionnés des enfants entre eux. La morale est douce et touchante.

Mon Monstre et Moi de Claudia Röthlin :

Une petite fille vit avec la peur des monstres : elle en voit dans la cave, dans la rue et même jusque sous son lit !

     Des marionnettes et une jolie histoire de monstres sous le lit ou comment apprendre aux enfants à surmonter leur peur.


Et parce que vous avez été assez gentil pour lire ma critique jusqu'au bout, voici Mon Monstre et Moi de Claudia Röthlin

Vous avez remarqué qu'elle se couche toute habillée et avec ses bottes ?! ☺

Le Gruffalo de Jakob Schuh et Max Lang
Grande-Bretagne
Année de production 2009
Sortie en salles 19 octobre 2011
Durée : 27 minutes

Pierre et le Dragon Épinard de Hélène Tragesser
Allemagne
Année de production : 2010
Durée : 4 minutes

Loup y es-tu ? de Vanda Raýmanová
Slovaquie
Année de production : 2010
Durée : 9 minutes 50

Mon Monstre et Moi de Claudia Röthlin
Suisse
Année de production : 2008
Durée : 3 minutes 21

A partir de 3 ans

James Cameron présente les premières images de Titanic en 3D

     Vendredi 28 octobre, James Cameron a présenté à la presse 18 minutes de la conversion en 3D de Titanic, son "chef d’œuvre" multi-oscarisé.

     Le film devrait ressortir sur les écrans le 6 avril 2012, 100 ans après le naufrage du célèbre paquebot.
     Selon Deadline, James Cameron justifie la ressortie du film en 3D par la volonté de faire vivre une nouvelle expérience cinématographique en rapport avec la "psychologie de se rendre au cinéma (sic). Nous avons pris l'engagement de passer ces deux ou trois heures à partager une expérience avec les autres... et il y a toute une génération qui ne l'a pas vu du tout." (J'aurais tendance à dire que ceux qui ne l'ont pas vu n'ont rien perdu mais ça n'engage que moi ☿).
Il ajoute que dans le monde moderne des téléphones portables, textos, courriels et autres distractions, il est difficile d'obtenir le plein effet prévu d'un tel film à la maison.
Cameron affirme qu'il adore la 3D : "Si j'avais disposé de caméras 3D à ce moment-là [au moment du tournage], j'aurais certainement aimé réaliser le film avec elles." Il ajoute même que, bien que réalisant un film en 2D, il le pensait en 3D en terme de profondeur de cadre.

     Bonne nouvelle pour les puristes, le film qui sortira en salles en 2012 sera le même que celui de 1997 : "Je ne suis pas un révisionniste. Je ne ré-invente pas le film artistiquement".
Et pour les réfractaires à la 3D, le cinéaste annonce que Titanic sera visible dans tous les formats : Imax 2D et 3D ainsi qu'en 2D classique, un master numérique en 4K ayant été crée et donnant une meilleure image au film qu'au moment de sa sortie.

     Cameron espère rencontrer le succès puisque la conversion qui s'est étalée sur 60 semaines aura coûté 18 millions de dollars
Vu le carton réalisé par Le Roi Lion en 3D, je ne m'inquiète pas pour lui...


La Planète des Singes : l'intégrale des 7 films en Blu-Ray

     20th Century Fox vient d'annoncer la vente d'un coffret de 7 Blu-ray La Planète des Singes.

Le coffret comprendra le film original de 1968 avec Charlton Heston ainsi que les 4 suites (Le secret de la planète des singes, Les évadés de la planète des singes, La conquête de la planète des singes, La bataille de la planète des singes ), le remake réalisé par Tim Burton ainsi que La Planète des Singes : les Origines de Ruppert Wyatt sorti cet été avec Andy Serkis dans le rôle de César.

C'est la première fois que l'ensemble des films issus des livres de Pierre Boule seront réunis dans un même coffret qui sera disponible le 10 décembre. Il faudra compter environ 80 euros mais vous pouvez déjà le trouver en pré-commande sur Amazon à partir de 65 euros.
     Disponible également en coffret 7 DVD pour 50 euros et en pré-commande sur Amazon à partir de 40 euros. Le coffret DVD sera également en vente le 10 décembre.



28 octobre 2011

Millenium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor) de Niels Arden Oplev (2009)

     Mikael Blomkvist (Michael Nyqvist) est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger (Sven-Bertil Taube), grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur une disparition non élucidée, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander (Noomi Rapace) qui a le don de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...

     C'est grâce à filou de l'excellent blog Baz'art que j'ai pu découvrir Millenium, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (merci beaucoup filou ☺).
     N'ayant pas lu la trilogie Millenium dont le film est adapté, c'est sans a priori que j'ai découvert le film de Niels Arden Oplev. Je n'avais pas la moindre idée de ce que j'allais voir ce qui était agréable.
     Millenium est un thriller de facture classique : la réalisation de Oplev n'a rien d'originale et lorgne du côté des thrillers US des années 90. Étant friande de ce genre de cinéma, ce classicisme ne m'a pas dérangé mais il faut reconnaître que le cinéaste n'a pas fait d'effort particulier niveau composition ou montage. Il pose sa caméra et laisse faire ses acteurs, la réalisation est plus télévisuelle que cinématographique (il est à parier que ça sera différent avec l'adaptation de David Fincher).
     Le cinéaste rempli son cahier des charges inhérent au genre : une intrigue tordue, deux personnages principaux marginaux, des sous-intrigues glauques (pauvre, pauvre Lisbeth !), des rebondissements, des fausses pistes, des coups de théâtre, de la violence et un happy end au goût amer. On ne viendra pas s'en plaindre car c'est tout ce qu'on venait chercher.
     L'intrigue est solide et captivante : la mise en route de l'histoire est un peu laborieuse mais une fois que tous les pions sont en place, on se sent intrigué d'autant que, dès que Lisbeth et Mikael se rencontrent, le film gagne en intensité et le mystère s'épaissit. Dès lors, on suit le jeu de pistes qui les mènera jusqu'à l'horrible vérité et on se surprend à étayer ses propres hypothèses (et on a faux évidemment !). L'épilogue prend des allures de happy end mais, heureusement, il n'est pas aussi romantique qu'on pouvait le croire. Dommage cependant que l'enquête financière soit délaissée et qu'elle soit résolue de façon aussi anecdotique.
     La vraie réussite de Millenium est son personnage féminin : Lisbeth. Un personnage malmené par la vie, par les hommes, rebelle et qu'on a envie de protéger. Incarnée par l'excellente Noomi Rapace, Lisbeth est le plus grand mystère et le principal atout du film. D'apparence frêle, elle s'en prend plein la tronche au sens propre comme au figuré. Sa sauvagerie, son caractère lunatique et son incroyable intelligence en font un personnage magnétique. La composition de Noomi Rapace est hallucinante : elle se fond tellement dans son personnage que son apparence à la fin du film est scotchante. Pas étonnant que Hollywood lui fasse de l'œil.
     Même s'il n'a rien de révolutionnaire, Millenium se laisse regarder avec beaucoup de plaisir et ses 142 minutes filent comme le vent. Ce n'est pas un chef d'œuvre et il ne laissera pas un souvenir impérissable mais il a un mérite :  il donne envie de lire les livres de Stieg Larson.

 

Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor) de Niels Arden Oplev avec Noomi Rapace, Michael Nyqvist, Sven-Bertil Taube...
D'après les romans de Stieg Larson
Durée : 142 minutes
Sortie en salles : 13 mai 2009
Sortie en DVD et Blu-ray : 1er décembre 2010
Interdit au moins de 12 ans.

27 octobre 2011

Génie de Pixar par Hervé Aubron (2011)

     Génie de Pixar est un essai de Hervé Aubron publié aux éditions Capricci. Hervé Aubron est critique de cinéma et rédacteur en chef adjoint au Magazine Littéraire. Il a publié un essai sur Mulholland Drive de David Lynch.





     Dès les premières phrases, je comprends que je me suis trompée de planète : la personne qui a écrit ce livre et moi ne sommes pas sur la même longueur d'onde. J'ai affaire à un critique de ciné fanatique d'adjectifs, de métaphores et de longues phrases difficilement compréhensibles. Je sens qu'il va étaler sa science _ ou plus précisément son riche vocabulaire sans se soucier un instant de la lisibilité de son ouvrage. La suite me donne raison. Le style est pompeux, rapidement ennuyeux mais, dans mon malheur j'ai de la chance, le livre ne fait que 80 pages. J'ai eu du mal à les avaler ces 80 pages pourtant le sujet m'intéressait au plus haut point. Je suis passionnée par les films d'animation et j'adore ceux de Pixar. Avec moi, Hervé Aubron gagnait son pari d'avance mais il l'a perdu. Non seulement l'écriture est grandiloquente mais, en plus, la théorie est pour le moins fumeuse.

     C'est dommage car certains passages sont très intéressants, notamment quand il revient sur la genèse du studio : la rencontre de Ed Catmull, Alvy Ray Smith, John Lasseter et Steve Jobs ; la revente par George Lucas à Jobs d'une division de LucasFilm en perte de vitesse ; la création des premiers effets spéciaux pour Star Treck 2 ; les premiers courts métrages ; le tournage de publicités pour faire vivre le studio ; les premières récompenses ; le partenariat avec Disney... Toute cette partie est passionnante mais laisse un peu insatisfait car l'auteur ne s'attarde pas sur le sujet et nous conseille le livre de David A. Price, The Pixar Touch "pour plus de renseignements". On renvoie Médor à son panier. 
     Hervé Aubron débute son analyse de façon judicieuse en faisant une analogie entre le lieu de création du studio et le message des films. Ainsi il explique que les racines de Pixar se trouvant en terre mormone, il est logique que les personnages des films soient les seuls gardiens de l'humanité et que leurs comportements frisent la perfection (les fondements mormons tendent à asseoir une humanité moralement irréprochable). Il faut reconnaitre que ce point de départ est intéressant et pas dénué de sens : les personnages des films (jouets, voitures, robots, animaux...) ont des caractéristiques humaines (anthropomorphisme de base déjà utilisé chez Disney) et ils se montrent bien plus humains que les humains eux-mêmes. L'affreux Sid de Toy Story  n'hésite pas à massacrer des jouets et à martyriser sa sœur ; la nièce du dentiste dans Nemo s'éclate à secouer des poissons sans défense ; le collectionneur de Toy Story 2 est un capitaliste froid et intransigeant alors que les jouets, les poissons , les voitures, les robots... font preuve d'empathie, de solidarité, de remords et n'hésitent pas à se mettre en danger pour secourir un des leurs.
     Là où Hervé Aubron déconne, c'est dans la seconde partie de son ouvrage où il affirme que Pixar est un ordinateur et que les créatures virtuelles créées par cet ordinateur pensent par elles-mêmes. Comme s'il n'y avait plus personne derrière les écrans, comme si le studio n'était pas la somme d'individus de chair et de sang mais un monstre froid dont le but est d'annihiler l'Homme. Il compare le studio a un "Terminator compatissant". La pensée de l'auteur n'est plus ancrée dans la réalité _ à croire qu'il a trop regardé Toy Story et qu'il pense que les jouets prennent vraiment vie _ à tel point que sa pensée va dans tous les sens et n'a plus de logique. A moins que je sois trop bête pour comprendre quoi que ce soit (ce qui n'est pas improbable).
 Le génie de Pixar n'est donc pas l'affaire d'individus réunis autour d'un même projet, ce n'est pas la volonté d'indépendance de John Lasseter, ce n'est pas les affrontements avec les autres studios, ce n'est pas le marketing, ce n'est pas le désir de raconter de belles histoires, ce n'est pas l'émulation artistique... non, le génie de Pixar, c'est de se débarrasser des êtres humains dans ses films car ils ne servent plus à rien.

"Pixar, lui, rêve de ne plus avoir à nous manger. Il rêve de devenir un requin végétarien ou de seulement fonctionner à l'énergie solaire, comme Wall-E. Il n'a plus faim de nous. Un peu de patience : notre forme et notre chair seront bientôt totalement scannées, analysées, digérées. Dans l'animation, le numérique a substitué au principe de la dévoration celui de la digestion."

Génie de Pixar, un livre pas génial.


Je vous joins la vidéo de la conférence qu'Hervé Aubron a donné aux Forums des Images pour vous donner une idée du contenu du livre...

26 octobre 2011

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg (2011)

     Après avoir acheté une maquette de bateau, La Licorne, Tintin (Jamie Bell) se retrouve mêlé à une aventure trépidante et dangereuse. Sans le vouloir, il a contrarié les plans de l'infâme Ivan Ivanovitch Sakharine (Daniel Craig) qui compte bien le lui faire payer. Aidé de Milou son fidèle petit chien, du Capitaine Haddock (Andy Serkis) un vieux loup de mer bourru et de Dupond et Dupont (Simon Pegg et Nick Frost) deux policiers maladroits, Tintin va se lancer à la recherche d'un trésor fabuleux...

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     C'est hier soir que j'ai découvert le bébé de Steven Spielberg, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne. N'étant pas une fangirl du petit aventurier belge mais adorant les films de Monsieur Spileberg, c'est avec enthousiasme que je me suis rendue au cinéma : je n'avais pas peur de voir l’œuvre de Hergé dénaturée et j'avais la certitude de ne pas m'ennuyer car Steven Spielberg ne m'a (presque) jamais ennuyé. Je n'ai pas été déçue : les 107 minutes passent à une vitesse folle, j'ai été enivrée par l'aventure et je me suis beaucoup amusée.
     Le pari était risqué : ce n'était pas une mince affaire que de transposer à l'écran, en numérique, les aventures d'un héros de papier adulé par des millions de lecteurs de tout âge. Pari relevé haut la main.
     Le film démarre très vite, dès le générique façon BD pop-up, pour ne plus jamais faiblir. Le cinéaste nous entraine dans une aventure virevoltante, riche en rebondissements qui n'est pas sans rappeler le style nerveux de la saga Indiana Jones.
Pour autant, l'émotion n'est pas absente grâce notamment à l'époustouflante performance de Andy Serkis qui campe un capitaine Haddock désabusé à la sensibilité à fleur de peau. C'est également avec beaucoup de tendresse et de douceur que Steven Spielberg rend hommage à Hergé dans la scène d'ouverture où l'on voit le dessinateur réaliser un portrait de Tintin.
De l'émotion mais aussi beaucoup d'humour avec Dupont et Dupond (malheureusement sous-exploités), le Capitaine Haddock et ses gros problèmes d'alcool et l'intrépide Milou toujours prompt à faire des bêtises.
     Le scénario, qui est l'adaptation du Secret de La Licorne, Le Trésor de Rackham le Rouge et du Crabe aux Pinces d'Or, est intelligent et ne décevra pas les tintinophiles car il respecte l’œuvre originale (j'en ai interrogé à la sortie de la projection et ils étaient tous ravis). Effectivement, on retrouve toutes les caractéristiques des personnages : Tintin intrépide, fougueux, brillant et à la moralité irréprochable ; Haddock alcoolique, un peu fou, malhabile, grossier mais plein de bonne volonté ; Dupont et Dupond totalement à côté de la plaque... Quant à Sakharine, il est aussi retorse et machiavélique que Tintin est honnête et pur : un vrai méchant comme on les aime.
     Pourtant Spielberg réussi à s'affranchir des imites du cadre de la BD et utilise tout l'espace dont il dispose avec brio. Certaines scènes sont haletantes : le flash-back, le combat en mer, la course-poursuite en side-car, l'affrontement entre Haddock et Sakharine... Il fait quelques clins d’œil amusés à son public tels la scène du faux requin (Les Dents de la Mer), le générique du début qui s'apparente à celui de Arrête-moi si tu peux et les scènes de piraterie qui rappellent celles de Hook (en mieux).
les aventures de tintin, le secret de la licorne, affiche
     Je vais à présent répondre à la question qui vous brûle les lèvres : oui, mille fois oui, le graphisme est excellent. Les artistes du studio WETA se sont surpassés tant au niveau des textures et des décors que de l'animation même des personnages. Il est évident que la performance capture est la clé pour obtenir des mouvements réalistes et fluides. Toutes les séquences débordent de détails, de créativité, d'idées de mises en scène ou de montage.
La 3D est très réussie, on a parfois envie de tendre la main pour toucher les objets. Le seul reproche que je ferai est que l'image était une fois encore trop sombre mais c'est un défaut inhérent au procédé. 
     Avec les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, on sent à quel point Steven Spielberg aime Tintin et surtout aime le cinéma : son film dégage un désir profond de se surpasser pour offrir un vrai spectacle à son public. Il nous propose un film d'aventure divertissant, trépident, familial, inventif, drôle et riche : du pur cinéma. Vivement la suite...





Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne de Steven Spielberg avec Jamie Bell, Andy Serkis, Simon Pegg, Nick Frost, Daniel Craig, Carry Elwes, Gad Elmaleh...
Sortie en salles : 26 octobre 2011.
A partir de 6 ans.

23 octobre 2011

Avec Mon 1er Festival : les enfants ont leur propre festival de cinéma

     Mon 1er Festival permet aux plus petits de s'initier aux joies du 7ème art de façon divertissante et pédagogique.


     Organisé à l'initiative de la Mairie de Paris et sous la houlette de sa marraine Ludivine Sagnier, le Festival se déroulera du 26 octobre au 1er novembre dans une dizaine de salles parisiennes et permettra aux enfants d'appréhender différemment le cinéma (à partir de 2 ans).

     Au programme cette année : des ateliers, des ciné-concerts, des goûters, des rencontres avec des réalisateurs et l'invité d'honneur Jean-François Laguionie qui présentera son dernier film Le Tableau (qui met en scène les personnages d'un tableau délaissé par le peintre).

     Il y aura également des avant-premières : 12 films seront présentés en avant-première (Soul Boy, Corpo celeste, Colorful...) et 2 seront récompensés par le prix du jury et par le prix du public.
Le Prix du jury : un jury composé de 12 enfants choisit son film préféré parmi les films en avant-première. Le Prix du Jury sera remis lors de la séance de clôture le 1er novembre à 15h au Cinéma des Cinéastes.
Le Prix du public permet au public, enfants comme adultes, de voter pour son film en avant-première préféré. Le Prix du Public sera remis lors de la séance de clôture le 1er novembre à 15h au Cinéma des Cinéastes.

     Mon 1er Festival s'intéressera au monde du spectacle et donnera l'occasion de voir des œuvres cultes comme Charlot musicien, Le Magicien d'Oz, Grease, Les Aristochats, Le Rock du Bagne... ou des œuvres plus récentes comme  Billy Elliot, L’Illusionniste (Sylvain Chomet), Les Contes de la Nuit... Plus de 40 films seront proposés.
Les jeunes festivaliers pourront également découvrir les documentaires Benda Bilili! et Les Rêves Dansants.

     Un hommage sera rendu à Gene Kelly (Chantons sous la pluie, Les Demoiselles de Rochefort, Brigadoon, Le Pirate, Les Trois Mousquetaires...) et le festival se penchera sur le cinéma nordique et proposera des courts, des longs et des moyens métrages suédois, danois, norvégiens ou finlandais.


Tarif : 4 euros par personne à chaque séance
Carte de fidélité de 5 entrées (la 6ème étant gratuite) valable pour toute la famille.

Attention ! Il est fortement conseillé de pré-acheter ou de réserver ses places, notamment pour les ciné-concerts, les séances pour les plus jeunes et les avant-premières.

Retrouvez toutes les infos sur le site de Mon 1er Festival (d'autant plus qu'il y a des places à gagner !)

     De quoi occuper vos petits bouts pendant les vacances de la Toussaint et partager de bons moments en famille...
Bon festival à tous !


21 octobre 2011

Bande- Annonce : Au Pays du Sang et du Miel, la première réalisation d'Angelina Jolie

     Ça y est ! Les premières images de la première réalisation d'Angelina Jolie sont enfin visibles.
     Au Pays du Sang et du Miel est l'histoire d'une romance entre une musulmane et un serbe pendant le conflit bosniaque du début des années 90.

     Vous pensez quoi de ces premières images ? Je sais qu'il est difficile de juger avec si peu mais il semble que la mise en scène soit soignée et l'interprétation bonne. A voir si le film ne tombe pas dans un truc gnangnan, c'est toujours le risque avec ce type de sujet.

     Ce qui m'a le plus "amusé", c'est la réaction des internautes US qui trouvent Angelina Jolie illégitime pour parler d'un tel sujet car elle n'est ni musulmane ni serbe et qu'elle n'a pas vécu le conflit ! S'il faut avoir vécu personnellement quelque chose pour avoir le droit d'en faire un film, on n'a pas fini...  O_o


Au Pays du Sang et Du Miel de Angelina Jolie avec Zana Marjanovic, Goran Kostic, Boris Ler , Branko Djuric , Ermin Bravo...
Sortie en salles françaises (sous réserves) : Mars 2012

Tintin de Spielberg : des dessins préparatoires à la 3D



     Le magasine Empire a publié quelques concepts arts du film Tintin et le Secret de la Licorne (Steven Spielberg) issus du livre The Art of Tintin.
Ces superbes dessins préparatoires montrent à quel point Spielberg et les artistes de WETA ont voulu rester fidèles au travail d'Hergé. Il est visible aussi qu'ils se sont inspirés des acteurs qui allaient interpréter les personnages jusqu'à atteindre la physionomie définitive que l'on pourra voir à l'écran. C'est surtout criant sur le dessin de Tintin qui ressemble énormément à Jamie Bell sur les premiers croquis.
Tous ces dessins donnent très envie de se procurer The Art of Tintin, non ?

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Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne de Steven Spielberg avec Jamie Bell, Andy Serkis, Simon Pegg, Nick Frost, Daniel Craig, Carry Elwes, Gad Elmaleh... Sortie le 26 octobre 2011.

J.Edgar de Clint Eastwood : 3 nouveaux spots TV

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     Warner Bros vient de mettre en ligne 3 spots diffusés à la TV américaine pour promouvoir le dernier film de Clint Eastwood : J. Edgar qui dépeint la vie personnelle et professionnelle du très controversé J. Edgar Hoover, le directeur du F.B.I pendant  plus de 50 ans.
Le moins que l'on puisse dire est que la transformation de Leonardo DiCaprio, qui interprète Hoover, est impressionnante !
Après avoir regardé ces vidéos, tout ce que je peux dire c'est que j'ai hâte d'être au 11 janvier...




J. Edgar de Clint Eastwwod avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Josh Lucas, Judi Dench, Ed Westwick, Jeffrey Donovan, Ken Howard, Damon Herriman...
Scénario : Dustin Lance Blank.
Sortie prévue en France : 11 janvier 2012.

The Woman in Black : un nouveau teaser et une superbe affiche animée !

     La promotion du nouveau film The Woman in Black (La Dame en Noir) de James Watkin avec Daniel Radcliffe s'intensifie : la production vient de mettre en ligne un nouveau teaser des Scream Awards ainsi qu'une très belle affiche animée. Quand vous passez votre souris dessus, un étrange fantôme s'anime.
Perso, j'aime beaucoup le principe des affiches animées et je trouve celle-ci particulièrement réussie.






The Woman in Black/La Dame en Noir de James Watkins avec Daniel Radcliffe , Ciaran Hinds , Janet McTeer....
Sortie en salles (sous réserve): Mars 2012

19 octobre 2011

Metropolis de Fritz Lang (1927 _ Ressortie en salle le 19 octobre 2011)

    Metropolis, mégalopole moderne, est divisée en deux : la ville basse dans laquelle travaille les ouvriers jusqu'à épuisement, la ville haute où les nantis ne vivent que de plaisirs et de divertissements. Un jour, Maria (Brigitte Helm), une jeune habitante de la ville basse emmène les enfants dans les jardins luxuriants de la ville haute. Ils sont repoussés par les forces de l'ordre mais Freder Fredersen (Gustav Fröhlich), le fils du maître de Metropolis tombe amoureux d'elle. En voulant retrouver Maria, il se trouve confronté à une réalité qu'il ne soupçonnait pas : les ouvriers se font dévorer par les machines...

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     Metropolis de Fritz Lang, chef d’œuvre du cinéma expressionniste allemand ressort dans nos salles ce 19 octobre à l'occasion de l'exposition Metropolis organisée par la Cinémathèque de Paris.
Si Metropolis bénéficie d'une si grande réputation, c'est pour plusieurs raisons : c'est le film qui a été le plus malmené au monde ; c'est un film visionnaire qui s'est inscrit dans la réalité ; il a inspiré des centaines de cinéastes et a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du cinéma.
     Lorsque Metropolis sort en 1927 à Berlin dans sa version originale de près de 150 minutes, c'est un véritable échec public et un gouffre financier pour son producteur UFA qui a investit pas moins de 5 millions de marks pour n’engranger que 750 000 marks de recettes ! C'est le film muet le plus cher produit par UFA : des maquettes vertigineuses ( plus de 500 buildings, des centaines de voitures, des avions...), plus de 30 000 figurants, 620 000 mètres de pellicules négatives... La superproduction est donc retirée de l'affiche et se trouve raccourcie pour sa distribution dans le monde. Les parties coupées sont perdues et, pendant des années, le public n'a vu qu'un film tronqué qui avait perdu de sa force narrative. Metropolis en devenait difficile à suivre et de nombreuses questions se posaient alors sur le message qu'il véhiculait. Quelques morceaux du film furent retrouvés jusqu'à ce qu'un vrai petit miracle se produise en 2008 : on retrouve une copie originale de Metropolis au Musée du cinéma de Buenos Aires. Après un méticuleux travail de nettoyage, le film dans sa version intégrale, tel que l'avait voulu Fritz Lang, est enfin présenté au public et c'est cette version que l'on peut aujourd'hui découvrir en salles.
     Metropolis est un des derniers films muets expressionnistes, c'est pourquoi son style peut surprendre le spectateur contemporain : les images sont hallucinées et le jeu des acteurs est surchargé et très théâtralisé. Les mouvements sont syncopés, s'arrêtent en plein milieu et sont très rapides. Les expressions du visages sont excessives. Tout ceci est propre à l'expressionnisme et ce style peut autant rebuter qu'enchanter (nul besoin de préciser qu'il m'enchante).
     Passé cette surprise, Metropolis ne peut laisser indifférent tant la mise en scène et l'histoire sont contemporaines. Metropolis fourmille d'idées, de références culturelles et de symboles, c'est un film d'une telle richesse que chacun peut en avoir sa propre interprétation.
     Metropolis est une ville symbole de deux mondes : le prolétariat de la ville basse et les capitalistes de la ville haute. Le film pose des questions sociétales : l'acharnement du capitalisme mondialiste, la place de la technologie dans notre monde, la place des Hommes dans une société régie par des ordinateurs... Les questions que se posaient Fritz Lang en 1927 (à une époque où les ordinateurs ne menaient pas le monde), on se les pose encore aujourd'hui. Certes la réponse donnée par le film parait simpliste : "entre la main et le cerveau, le médiateur doit être le cœur". Autrement dit, pour qu'il y ait de la cohésion sociale, il faut de l'humanité dans les relations entre les dirigeants d'entreprise et la masse salariale. Une poignée de main et des sourires n'ont jamais résolus les conflits sociaux mais il faut avouer qu'un peu plus d'humanité ne nuirait ni à l'entreprise ni aux salariés. Un discours simpliste mais pas dénué de fondements.
metropolis, fritz lang, photos
De plus, la séparation de la société en deux groupes préfigure du nazisme et de tous les systèmes dictatoriaux (fascisme, franquisme...). Le point culminant de la vision morbide de Fritz Lang est l'explosion de la machine qui se met à dévorer les ouvriers : on ne peut y voir qu'une prémonition des chambres à gaz. 
Metropolis verse également dans la psychanalyse car il y est question des relations liées aux parents : Fredersen souffre d'un complexe d’Œdipe, il ne comprend pas son père, sa vision des femmes est tronquée par l'absence de sa mère... Quant à Maria, elle a l'impression d'être une mère pour tous les ouvriers.
A ces figures psychanalytiques s'ajoutent des symboles bibliques : la ville de Metropolis est la nouvelle Tour de Babel (c'est à dire un symbole de l'incompréhension entre les humains), Maria apparait comme une sainte (d'ailleurs elle prêche dans les catacombes qui ressemblent à une église et son prénom est un symbole à lui seul), Fredersen apparait comme un Messie qui va apporter la paix et un ordre nouveau à Metropolis, la femme-machine est une nouvelle Eve, Rotwang (le savant-fou) n'est rien d'autre qu'un Judas...
Et bien sûr, Metropolis n'échappe pas au thème du double si cher aux films muets allemands. La femme-machine est le double démoniaque de la douce Maria, Fredersen prend la place d'un ouvrier qui lui ressemble comme un frère...
     Le caractère visionnaire de Metropolis ne peut qu'enthousiasmer le public du XXIème siècle, bien plus que le public de 1927 qui a du voir en Metropolis les délires d'un fou furieux, puisque nous savons que Fritz Lang ne s'était pas totalement trompé : nous avons vu le totalitarisme que le film évoque, nous connaissons la place grandissante de la technologie, nous connaissons l'aliénation de l'Homme... Laissons donc de côté le peu d'originalité de l'histoire et ces incohérences. D'ailleurs, l'histoire d'amour shakespearienne de Fredersen et Maria prête plus au sourire qu'à la moquerie.
     Et quand bien même les messages du film vous laisseraient indifférents, vous ne pourrez pas l'être devant sa richesse visuelle. Comme l'a dit Luis Buñuel lors de la sortie du film, Metropolis "nous émerveillera comme le plus merveilleux livre d’images que nous puissions composer."
Les plans géniaux se succèdent et je retiendrai deux scènes qui montrent tout le talent de Lang :
- Rotwang poursuivant la pauvre Maria dans les catacombes : Lang utilise tout l'espace qui lui est donné dans un ballet de travellings époustouflant. Le jeu de la lumière fait monter la pression jusqu'au dénouement tragique (mais libérateur pour le spectateur).
- la danse exécutée par le double maléfique de Maria au club : la scène est rythmée, moderne, l'angoisse grimpe avec ces figures en surimpression et ces gros plans sur les visages avides. C'est une scène d'une grande beauté visuelle et d'une grande maîtrise technique (et très expressionniste).
     On ne peut aussi que saluer l'inventivité du cinéaste pour filmer la ville de manière si graphique (manière reprise bien des années plus tard par Ridley Scott pour son Blade Runner) ou encore la pertinence du mouvement des voitures animées par des marionnettistes (8 jours de travail pour 10 secondes de film !).
Le tout secondé par un superbe noir et blanc, une musique qui développe la dramaturgie et des acteurs habités. 
     Metropolis, tour de force technique, prémonition sur pellicule et aussi fabuleuse source d'inspiration pour de nombreux artistes. Sans Metropolis, le cinéma de science-fiction (et d'anticipation) n'aurait pas été le même. Des centaines de cinéastes se sont nourris de Metropolis pour le propre création. Il est troublant de voir à quel point le Los Angeles de Blade Runner à la même architecture que celle de Metropolis. De même que la physionomie de C-3PO est proche de celle de la femme-machine. Quant au laboratoire du Docteur Frankenstein, il ressemble beaucoup à celui de Rotwang.
     Metropolis, film charcuté et martyrisé, film incompris, film si souvent décrié mais film immense, visionnaire, créatif, à la plastique époustouflante qui mérite largement son inscription au registre "Mémoire du monde" de l'UNESCO. 



Metropolis de Fritz Lang avec Gustav Fröhlich, Brigitte Helm, Alfred Abel, Rudolf Klein-Rogge, Fritz Rasp, Theodor Loos, Erwin Biswanger, Heinrich George...

Sortie en salles : 6 février 1927
reprise en salle : 19 octobre 2011
Durée : 2 h 33 min
Version originale (longue) en Blu-Ray et DVD : 5 octobre 2011
Distributeur : MK2 Diffusion

18 octobre 2011

Le Chat Potté se la raconte !

  
     Le 30 novembre, Le Chat Potté sort sur nos écrans. Personnage issu des films Shrek, Le Chat Potté racontera la vie du petit minou avant sa rencontre avec l'ogre qui pue.

     Vu les différents extraits et bandes-annonces, le film a l'air bien fait et surtout très drôle.
Paramount Pictures France a a fait très fort en matière de promo car, outre les habituelles bandes-annonces, on a eu droit à des affiches animées hilarantes et quelques vidéos où le matou fait preuve de beaucoup de modestie ! Je reconnais que ça m'amuse beaucoup (il ne me faut pas grand chose).
Nom d'un flageolet, j'ai une vague idée de ce que je vais faire le 30 novembre !


Le Chat Potté de Chris Miller II avec Le Chat Potté et les voix de Antonio Banderas, Zach Galifianakis, Billy Bob Thornton...
Sortie en salle le 30 novembre 2011
A partir de 6 ans.

George Clooney en père de famille déphasé dans The Descendants de Alexander Payne



     Le dernier film d'Alexander Payne (Sideways) remonte à 2004, c'est dire si The Descendants, son nouveau long métrage est attendu avec impatience. Impatience d'autant plus grande que George Clooney joue le rôle principal, celui d'un mari et d'un père indifférent qui fait le point sur sa vie depuis que sa femme est dans le coma suite à un accident de bateau. Quand il apprend par une de ses filles que sa femme le trompe, il se met en tête de trouver son amant.

     La bande-annonce montre George Clooney totalement à côté de la plaque mais toujours aussi sexy... pardon, ça n'a rien à voir avec le film mais quand même... *soupirs*
George en papa ça peut le faire d'autant que, même si c'est un drame, le film semble être teinté d'humour.

     La sortie du film est prévue pour le 21 janvier prochain.



The Descendants de Alexander Payne avec George Clooney, Beau Bridges, Matthew Lillard, Judy Greer, Robert Forster, Shailene Woodley...
Sortien en salles : 21 janvier 2012

16 octobre 2011

Drive de Nicolas Winding Refn (2011)

     Un jeune homme solitaire, cascadeur le jour et conducteur pour des truands la nuit, croise la route d'Irène et de son fils. Ils s'attachent vite à eux mais le mari d'Irène sort de prison et change la donne. Pourtant lorsque celui-ci se retrouve enrôler de force sur un braquage "Driver" décide de lui venir en aide. Mais le braquage tourne mal...

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     Après la trilogie Pusher et Bronson, Nicolas Winding Refn revient en forme avec Drive. Lauréat du très mérité prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes, il signe un film qui le fait définitivement entrer dans la cour des grands.
     Entre le polar et le western urbain, Drive impose son style hétéroclite dès le générique : les noms écrits en rose fuchsia en police "Mistral" se détachent du panorama noir offert par la cité des anges. En effet, Drive n'est en aucune façon un de ces films balourds où les voitures en sont les héroïnes glaciales. Drive est un film viril qui se conjugue au féminin. Drive est l'union entre une magnifique histoire d'amour et la pire des violences.
     Polar tendu, nerveux et superbement maîtrisé, le film repose sur les épaules musclées de Ryan Gosling.
"Vous me donnez une heure et un lieu. Je vous donne un créneau de cinq minutes. Pendant ces cinq minutes, je vous lâche pas. J’interviens pas dans le braquage. Je ne porte pas d’arme. Je conduis." En une scène concise et quelques mots, Gosling nous agrippe et nous oblige à le suivre même s'il va là où on n'a pas envie d'aller. Qu'il esquisse un sourire, qu'il enfile ses gants ou qu'il marche de dos, l'acteur s'impose, charismatique et fascinant. Ryan Gosling, une tête d'ange vissée sur un corps de gigolo, avance le cure-dent coincé dans le coin de la bouche vers un destin que l'on devine sanglant. Toute la psychologie de son personnage se trouve résumée dans l'hallucinante scène du baiser dans l’ascenseur : sa douceur et sa tendresse s'expriment avec passion jusqu'au défonçage de gueule digne d'un Dirty Harry. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de penser à ces figures viriles du cinéma des 70's tant Gosling dénote dans notre monde de métrosexuels bavards. Gosling est un mélange de Robert De Niro, Clint Eastwood et Steve McQueen (l'aspect sexiste et goguenard en moins) le tout saupoudré de la douce rage de James Dean dans La Fureur de Vivre. Un de ces anti-héros constitué d'ombres et de lumières, tout en fureur et violence rentrée, contraint de franchir les limites par Amour (et pas que de la jolie voisine fragile). Un de ces personnages qu'on ne voit plus au cinéma sauf à regarder les films de Scorsese, Don Siegel ou Michael Mann des 80's et qu'on espérait secrètement voir à nouveau.
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Grâce à lui, tous les gestes de la délicieuse Carrey Mullighan, tous les ralentis, tous les silences, tous les regards, toutes les musiques et même tous les actes de violence sont de purs moments de cinéma chargés d'émotions, de lyrisme et de grâce.
     La mise en scène précise et contemplative de Refn éloigne Drive du blockbuster d'action même si le film est très divertissant. Le cinéaste nous sert une œuvre réaliste, crépusculaire, à l'esthétisme soigné et à l'efficacité redoutable.
Le tout servi par une bande-son pop et planante composée en grande partie par Cliff Martinez.
Drive... film en culte en devenir.




N.B : Je voudrais dire un grand Merci au connard de projectionniste du MCGR qui a coupé le générique en plein milieu parce que j'étais la seule à être resté pour le regarder. Merci pour votre respect.

Drive de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling, Carrey Mullighan, Bryan Cranston, Albert Brooks, Oscar Isaac, Christina Hendricks, Ron Perlman...
Durée : 1 h 40
Sortie en salles : 5 octobre 2011
Interdit aux moins de 12 ans.

14 octobre 2011

Shame de Steve McQueen se dévoile dans une bande-annonce sulfureuse

shame, affiche


     La bande-annonce du film très attendu Shame de Steve McQueen vient d'être mise en ligne par The Guardian.

     Michael Fassbender a reçu un prix d'interprétation au dernier festival de Venise pour le rôle de Brandon, un personnage solitaire dont le mode de vie se voit chambouler par sa sœur Sissy (Carey Mulligan), ce qui va entrainer une situation difficile pour celui-ci, contraint de dissimuler son addiction.
Un sujet aussi toride que son interprète principal.

     Le tandem Fassbender/McQueen fonctionne tellement bien que les deux hommes se retrouveront pour la troisième fois avec 12 years a slave...
En attendant, Shame doit sortir chez nous le 7 décembre de cette année.



Shame de Steve McQueen avec Michael Fassbender, Carey Mulligan , James Badge Dale...
Sortie le 7 décembre 2011

W.E de Madonna : une vidéo de 3 minutes très romantique

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     Il y a un mois, on découvrait 2 teasers très très courts de W.E de Madonna qui s'est fait écharper par les critiques lors de la Mostra de Venise.

     La Weinstein Compagny qui produit le film vient de mettre en ligne une vidéo de trois minutes qui confirme ce que l'on savait déjà : W.E n'est pas un film historique mais bel est bien une histoire d'amour sur fond d'Histoire.

     Le film suit la romance entre Edouard VI et Wallis Simpson, romance qui a contraint le monarque à abdiquer en 1936 au profit de son frère car il ne pouvait épouser une femme divorcée tout en conservant ses fonctions (autre époque autres mœurs).

     La vidéo démarre bien en montrant les deux amants enlacés puis les choses prennent une allure plus sombre. Le tout est accompagné d'une musique tendre dont la célèbre chanson de Yann Tiersen Comptine d'un autre été que l'on a découvert dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Ce choix musical me parait inapproprié tant la musique de Tiersen est attaché au film de Jean-Pierre Jeunet. Personnellement, ça m'a un peu gêné...

Vous en pensez quoi de ces premières images ?


W.E de Madonna avec James D'Arcy, Andrea Riseborough, Abbie Cornish, Oscar Issac, Natalie Dormer...
Sortie en salles : USA 9 décembre 2011, France pas de date de sortie  pour l'instant.

Bande-Annonce : Daniel Radcliffe est terrifié dans The Woman in Black

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     Et nous aussi ! En tous cas, moi cette vidéo m'a fichu des frissons !
Le premier trailer que je vous ai présenté il y a deux mois laissait supposer que l'ambiance serait gothique mais je ne pensais pas que ça serait aussi flippant.

     La vidéo commence sur un rythme assez calme avec un joli Daniel somnolant dans un train puis le rythme s'accélère. La rapidité des images provoque le malaise et en moins de deux minutes on voit une bâtisse lugubre, une maison en feu, trois petites filles étranges (qui m'ont immédiatement fait penser aux jumelles de Shining), un message écrit avec ce qui semble être du sang, un cadavre dans son cercueil... et surtout Daniel Radcliffe transi de terreur !

J'en ai l'eau à la bouche... et vous ?

Un jeune avocat, Arthur Kipps, est chargé de se rendre dans une région reculée d’Angleterre afin de régler la situation administrative d’un client récemment décédé. Alors qu’il est seul dans une maison vide et isolée, Kipps en découvre les sombres secrets et comprend que le village est retenu en otage par le fantôme d’une femme cherchant à se venger. D'après le roman de Susan Hill.



The Woman in Black/La Dame en Noir de James Watkins avec Daniel Radcliffe , Ciaran Hinds , Janet McTeer....
Sortie en salles (sous réserve): Mars 2012

13 octobre 2011

Avengers : mais c'est qui ces mecs ? (Bande-Annonce VOST)


     Avengers va débarquer sur nos écrans le 25 avril 2012. Le film est l'adaptation des comics crées par Stan Lee et Jack Kirby dans les années 60. Les Vengeurs sont un groupe de super-héros qui s'unissent contre un ennemi capable de menacer la sécurité nationale.
Le groupe est formé par Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et La Veuve Noire.

     Face aux succès des films de super-héros, Marvel décide de surfer sur la vague et de faire un film autour des Vengeurs. Mais les héros Marvel n'étant pas très connus du grand public, le studio décide d'abord de sortir des films qui présenteront chacun des personnages. Histoire de faire connaissance avec eux et surtout de créer un désir grandissant chez les fans de la première heure et les autres.

     Ainsi Iron Man déboule sur nos écrans, suivi par Hulk, Thor et Captain America. Le succès est au rendez-vous et le studio Marvel se met à rêver d'une trilogie pour Avengers.
Pas un rêve idiot car, au-delà de l'intérêt pour ce type de film, il faut avouer que le studio a frappé très fort avec son casting : Robert Downey Jr (Iron Man ❤), Mark Ruffalo (Hulk), Scarlett Johanson (La Veuve Noire), Chris Evans (Captain America), Chris Hemsworth (Thor), Jeremy Renner (Hawkeye), Samuel L. Jackson (Nick Fury, directeur du SHIELD)...
      De plus, la bande-annonce laisse penser que le film sera aussi drôle qu'énergique.

Pas besoin de préciser que j'irai probablement le voir car je n'arrive pas à résister à Robert  D. Jr ❤❤❤

Et vous ça vous tente ou pas ?

Lorsque la sécurité et l’équilibre de la planète sont menacés par un ennemi d’un genre nouveau, Nick Fury, le directeur du SHIELD, l’agence internationale du maintien de la paix, réunit une équipe pour empêcher le monde de basculer dans le chaos. Partout sur Terre, le recrutement des nouveaux héros dont le monde a besoin commence…



 Avengers de Josh Wedon avec Robert Downey Jr, Mark Ruffalo, Scarlett Johanson, Chris Evans, Chris Hemsworth, Jeremy Renner, Samuel L. Jackson...
Sortie en salles : 25 avril 2012

Bande-Annonce de Albert Nobbs : Glenn Close méconnaissable dans la peau d'un homme !

albert nobbs, glenn close


     L'action d'Albert Nobbs se situe dans le Dublin du XIXème siècle. Glenn Close joue le rôle d'une femme seule et pauvre qui, pour se faire engager comme majordome, se travestit en homme. Cette supercherie cache en réalité un désir intense : ouvrir son propre commerce.

     C'est Rodrigo Garcia (Mother & Child) qui réalise ce film inspiré d'une nouvelle de George Moore.
Le scénario est signé de l'écrivain John Banville et de Glenn Close qui est également productrice. Il faut dire que ce film lui tient à cœur : elle a déjà interprété le personnage au théâtre en 1982 et cela fait 15 ans qu'elle tente d'adapter cette histoire au cinéma.

     Glenn Close donnera la réplique à Brendon Gleeson, Mia Wasikowska (la Alice de Tim Burton), Jonathan Rhys Meyers et Aaron Johnson (le héros de Kick-Ass).

     La vidéo dévoile une Glenn Close totalement méconnaissable, à des années lumières de ses rôles habituels. Je suis autant impressionnée par son allure physique que par sa gestuelle ou sa voix.
Même si la bande-annonce tire sur la corde sensible, j'ai la sensation que le film sera autant un drame émouvant que la peinture d'une société misogyne où les femmes n'ont pas leur mot à dire.

     Albert Nobbs doit sortir en salles françaises le 22 février prochain. Vivement le mois de février, non ?



Albert Nobbs de Rodrigo Garcia avec Glenn Close, Brendon Gleeson, Mia Wasikowska, Jonathan Rhys Meyers, Aaron Johnson...
Date de sortie en salles : 22 février 2012

12 octobre 2011

La Cinémathèque Française rend hommage à Fritz Lang du 19 octobre 2011 au 29 janvier 2012

     A partir du 19 octobre, vous pourrez découvrir à la Cinémathèque de Paris l'exposition événement : Metropolis.



     Metropolis de Fritz Lang est un des films les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Régulièrement restauré par Enno Patalas (grand spécialiste du cinéma allemand) durant les années 80 et 90, le film était pourtant amputé de scènes importantes qui avaient été perdues au cours des différentes restaurations. Mais en 2008, un petit miracle se produit : une version du film dans son métrage d’origine est découverte au Museo del Cine de Buenos Aires. Pratiquement tous les plans manquants de Metropolis sont redécouverts et le film de Lang restauré par Martin Koerber a retrouvé (presque) tout son sens originel.

     L'exposition, créée en 2009 par la Deutsche Kinemathek de Berlin, se voit enrichie de pièces inédites provenant des collections de la Cinémathèque.
L'exposition est bâtie sur le scénario du film (du prologue à la scène finale dans la cathédrale) qui sert de parcours et est illustré par des projections et des pièces uniques (dessins originaux, robot de la "femme-machine", costumes...).
     La Cinémathèque dispose en effet d'une collection unique au monde : plus de 800 photographies de plateau originales, des dessins originaux des décorateurs, le robot reconstitué par Walter Schulze-Mittendorff... La Cinémathèque présente également des dessins jusqu'ici inédits en France ainsi que la spectaculaire série de têtes sculptées par Schulze-Mittendorff : La Mort et les sept péchés capitaux.

     Comme à l'accoutumée, la Cinémathèque Française profitera de l'exposition pour proposer une rétrospective des œuvres de Fritz Lang, grand nom de l’expressionnisme allemand.
Vous pourrez (re)découvrir :

L'Ange des maudits
Les Araignées - Le Cargo d'esclaves
Les Araignées - Le Lac d'or
Les bourreaux meurent aussi
Cape et Poignard 
Casier judiciaire
Chasse à l'homme
La Femme sur la Lune 
La Cinquième Victime Cœurs en lutte/Les quatre autour de la femme
Les Contrebandiers de Moonfleet 
Le démon s'éveille la nuit
Désirs humains
Le Diabolique Docteur Mabuse
Docteur Mabuse, l'enfer du crime Docteur Mabuse, le Joueur
Les Espions 
Espions sur la Tamise/ Le Ministère de la peur 
La Femme au gardénia 
La Femme au portrait
La Femme sur la lune
L'Invraisemblable Vérité
Furie - Fritz Lang
Guérillas -
House by the River
J'ai le droit de vivre 
Liliom 
M le Maudit -
Madame Butterfly
Les Nibelungen - La mort de Siegfried
Les Nibelungen - La Vengeance de Kriemhilde
La Péniche de l'amour - Archie Mayo, Fritz Lang
Les Pionniers de la Western Union
Règlement de comptes
Le Retour de Frank James 
La Rue rouge
Le Secret derrière la porte
La Statue qui marche 
Le Testament du Dr Mabuse 
Le Tigre du Bengale 
Le Tombeau hindou
Les Trois Lumières


     Pour connaître les horaires des projections, je vous invite à consulter le calendrier des projections mis à votre disposition sur le site de la Cinémathèque.

fritz lang, cinamatheque

     Pendant toutes la durée de l'exposition, la Cinémathèque animera toute une série de rencontres et de conférences autour de Metropolis et de Fritz Lang :

Samedi 22 Octobre 2011 - 14h00 - SALLE HENRI LANGLOIS : projection du film L'invraisemblable Vérité, suivi d'une discussion avec Bernard Eisenschitz, historien du cinéma et spécialiste de Fritz Lang, et Tanguy Viel, animée par Bernard Benoliel.
À l’issue du Dialogue, Bernard Eisenschitz signera son livre Fritz Lang au travail (éditions Cahiers du cinéma, 2011) à la Librairie de la Cinémathèque (vers 17h).

Lundi 24 Octobre 2011 - 19h00 - SALLE HENRI LANGLOIS : Mises à feu : Emmanuel Siety reviendra sur la façon dont Lang filme la mort dans ses films. A la suite de la conférence à 21h, projection d'un film choisi par le conférencier : La Cinquième victime de Fritz Lang.

Lundi 31 Octobre 2011 - 19h00 - SALLE HENRI LANGLOIS : Fritz Lang : une vie à l’œuvre : comme le nom de la conférence l'indique, Bernard Eisenschitz reviendra sur la vie et la carrière du cinéaste.

Samedi 5 Novembre 2011 - 18h30 - SALLE HENRI LANGLOIS : Lecture : Fritz Lang / Eleanor Rosé, dialogue d'exilés. Lecture inédite par Hanns Zischler de la correspondance de Fritz Lang avec l’une de ses plus proches amies, Eleanor Rosé.

     Lang et Rosé se rencontrent à Munich avant la Première Guerre mondiale et vont correspondre jusqu’à la fin de la vie du cinéaste, en 1976. Au fil des lettres se révèle un Fritz Lang intime et méconnu, observateur aigu de son temps et de l'Amérique qui l'a accueilli, très grave dans l’évocation du traumatisme du nazisme et de la guerre, du déracinement, mais aussi plein d’humour et d’autodérision…

Lecture suivie à 21h30 de la projection de Furie de Fritz Lang.

Lundi 7 Novembre 2011 - 19h00 - SALLE HENRI LANGLOIS : Metropolis, matrice des villes du futur ? Thierry Paquot s'interroge sur l'héritage qu'à laissé Metropolis au cinéma d'anticipation.
A la suite de la conférence à 21h, projection d'un film choisi par le conférencier : La Vie future de William Cameron Menzies.

Samedi 26 Novembre 2011 - 14h00 - SALLE GEORGES FRANJU : L'Expérience-cinéma Metropolis : l'invention du décor. Une rencontre avec le décorateur Jean Rabasse, qui reviendra sur son parcours de chef-décorateur et l’évolution des techniques de son métier à travers trois exemples de films : La Cité des enfants perdus, Faubourg 36 et Océans.


     De plus, à l'occasion de cette intégrale, de nombreuses projections feront l'objet d'accompagnement musical.
Et, en ouverture du cycle, le 19 octobre, Jeff Mills offrira un ciné-mix sur La Femme sur la lune. (Mercredi 19 Octobre 2011 - 20h00 - SALLE HENRI LANGLOIS).

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     Metropolis situant son action dans une ville futuriste pour le moins effrayante, la Cinémathèque profite de l'exposition pour se pencher sur les films qui mettent au cœur de leurs histoires des cités futuristes. L’influence de Metropolis est en effet perceptible dans de nombreux films de science-fiction tels que Brazil de Terry Gilliam, Blade Runner de Ridley Scott ou encore Matrix des frères Wachowski.
Vous pourrez (re)découvrir plusieurs œuvres majeures :

1984 - Michael Radford
2046 - Wong Kar-Wai
Aelita - Jakov Protazanov
L'Age de Cristal - Michael Anderson
Akira - IZO HASHIMOTO, Katsuhiro Ôtomo
Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution - Jean-Luc Godard
L'Amour en l'an 2000 - David Butler
Appleseed - Shinji Aramaki
Batman - Tim Burton
Batman Begins - Christopher Nolan
Bienvenue à Gattaca - Andrew Niccol
Blade Runner (VERSION DIRECTOR'S CUT) - Ridley Scott
Brazil - Terry Gilliam
Le Cinquième Elément - Luc Besson
La Cité des enfants perdus - Jean-Pierre Jeunet, Marc Caro
La Cité foudroyée - Luitz-Morat
Dark City - Alex Proyas
Demolition Man - Marco Brambilla
Ghost in the Shell (L'Esprit dans la machine) - Mamoru Oshii
Immortel (Ad Vitam) - Enki Bilal
L'Inhumaine - Marcel L'Herbier
Innocence - Ghost in the Shell 2 - Mamoru Oshii
Matrix - Andy Wachowski, Larry Wachowski
Metropolis - Rintaro
Minority Report - Steven Spielberg
Paprika - Satoshi Kon
Playtime - Jacques Tati
Point ne tueras - Maurice Elvey
Renaissance - Christian Volckman
Robocop - Paul Verhoeven
Sin City - Frank Miller, Quentin Tarantino, Robert Rodriguez
Soleil Vert - Richard Fleischer
Speed Racer - Andy Wachowski, Larry Wachowski
Total Recall - Paul Verhoeven
Le Trésor des îles Chiennes - François-Jacques Ossang
La Vie future - William Cameron Menzies
Yesterday - Jeon Yun-su

Une fois encore, je vous invite à consulter le calendrier des projections .

le voyage de chihiro, cinematheque

     Et pour que les plus jeunes ne soient pas en reste, la Cinémathèque propose un cycle thématique en rapport avec Metropolis : Villes et Pays Imaginaires.

Les 5000 doigts du docteur T - Roy Rowland
Un Américain à Paris - Vincente Minnelli
Brigadoon - Vincente Minnelli
Le Château dans le ciel - Hayao Miyazaki
Le Château des singes - Jean-François Laguionie
Le Géant de fer - Brad Bird
L'Histoire sans fin - Wolfgang Petersen
Le Magicien d'Oz - Victor Fleming
Miracle à Milan - Vittorio De Sica
La Planète sauvage - René Laloux
Qui veut la peau de Roger Rabbit ? - Robert Zemeckis
Le Roi et l'oiseau - Paul Grimault
Soupe au canard - Leo McCarey
Sur la comète - Karel Zeman
Taxandria - Raoul Servais
Le Voleur de Bagdad  - Ludwig Berger, Michael Powell, Tim Whelan
Le voyage de Chihiro - Hayao Miyazaki
Les Voyages de Gulliver - Dave Fleisher, Max Fleisher

Pour les horaires de ces films, consultez le calendrier des projections.

     Enfin, en marge de l'exposition, sachez que le film Metropolis de Fritz Lang ressort en salles dans sa version restaurée à partir du 19 octobre. Pour la première fois depuis 1927, il sera possible de visionner ce chef d’œuvre sur grand écran dans sa version intégrale !
Et si vous n'avez pas la chance de voir le film en salles, sachez que depuis le 5 octobre, cette même version est disponible en DVD et en Blu-ray, enrichis de bonus inédits.

     Et pour finir, le jeudi 17 novembre se tiendra une soirée Robots, ludique et décalée au restaurant 51 de la Cinémathèque à partir de 21h (en partenariat avec A Nous Paris et TCM).

Je ne sais pas vous mais moi je trouve que tout ceci donne diablement envie...

     Pour plus d'infos sur les différentes manifestations, lisez le dossier de presse fourni par la Cinémathèque ou allez sur la page du site de la Cinémathèque consacrée à l’exposition Metropolis.

Exposition Metropolis du Du 19 octobre 2011 au 29 janvier 2012

Informations pratiques
Lundi, mercredi à samedi : 12h-19h
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h
Dimanche : 10-20h
Entrée libre le dimanche de 10h à 13h

Pour des raisons de circulation, les poussettes ne sont pas admises dans l'exposition et le musée.

Tarifs
Billet couplé avec le Musée du cinéma
Plein tarif : 6€ *
Tarif réduit : 5€ *
Moins de 18 ans : 3€ *
Forfait Atout Prix : 4€
Libre Pass : accès libre
Forfait 8€ : Expositon + Musée + film

Le billet donne droit à l’audioguide du musée

* Plus 1€ pour les préventes sur internet

Très bonne expo et très bonnes séances à toutes et à tous !