30 septembre 2011

Marilyn Monroe vs Michelle Williams

     Les premières images de Michelle Williams campant Marilyn Monroe dans My Week With Marilyn ont inondé la toile et certains parlent déjà d'Oscar pour la jolie Michelle, ce qui me semble quelque peu prématuré puisque le film n'est pas encore sorti. Même si certains (pas moi) trouvent que les photos montrent une certaine ressemblance entre Marilyn et Michelle, attendons de voir la performance de l'actrice avant de crier au génie.

michelle williams, marilyn monroe, my week with marilyn

     My Week With Marilyn traite de la relation conflictuelle qu’a entretenu Marilyn Monroe avec Lawrence Olivier qui était à la fois son partenaire et son réalisateur sur Le Prince et la Danseuse, film réalisé en 1956. My Week With Marilyn est adapté du journal de Colin Clark et réalisé par Simon Curtis.
Outre Michelle Willaims, on retrouvera au casting Kenneth Branagh (❤) dans le rôle de Lawrence Olivier, Eddie Redmayne dans celui de Colin Clark, Julia Ormond dans celui de Vivian Leigh, Judi Dench dans celui de Dame Sybil Thorndike ou encore Emma Watson dans celui de Lucy, l'assistante de Marilyn.
Le film sort le 4 novembre 2011 aux USA, il n'y a pas encore de date de sortie prévue pour la France.

     En marge de cet événement cinématographique, la sortie de nombreux livres sur l'icône est prévue. Tous me font envie mais Marilyn Intimate Exposures de Susan Bernard a retenu mon attention car son prix est abordable (pas comme celui édité par Taschen dont le prix est de 750 € ! Voir l'article de CineChronicle) et parce qu'il fourmille de photos inédites de Marilyn.
     L'idée étant de montrer la transformation de Norma Jean en Marilyn Monroe. On peut y découvrir les photos prises par Bruno Bernard, plus connu sous le nom de Bernard of Hollywood, montrant une toute jeune Norma Jean se transformant, sous l'oeil du photographe, en pin-up glamour et sexy. La transformation est telle qu'on a du mal à croire qu'il s'agit de la même personne.
On voit Norma prendre la pose au côté d'un chien pour une pub pour des médicaments ou en girl next door avant de devenir cette blonde peroxydée riant aux éclats parce que sa robe se soulève dans 7 ans de réflexion.
Le livre est constitué de plus de 125 photos de Bernard of Hollywood dont 40 totalement inédites.
Marilyn Intimate Exposures est en vente sur Amazon au prix de 25.81€.
Pour en savoir plus sur l'ouvrage et son auteur marilynintimateexposures.com


marilyn monroe, norma jean baker,bernard of hollywood
© Bernard of Hollywood, Susan Bernard, Photographes

29 septembre 2011

Signez en ligne la pétition d'aide aux 6 artistes iraniens arrêtés le 18 septembre !

Manifestons notre soutien aux artistes iraniens injustement emprisonnés en signant la pétition du Comité de Soutien !

Mojtaba MIRTAHMASB, Nasser SAFFARIAN, Hadi AFARIDEH, Mohsen SHAHRNAZDAR, Marzieh VAFAMEHR, tous réalisateurs, ainsi que Katayoun SHAHABI, productrice de films ont été arrêtés le 18 septembre dernier.

Les médias gouvernementaux, les délégués du Sénat de Téhéran, le ministre de l’Information, celui de la Police secrète, le ministre de la Culture, le directeur général du ministère de la Culture, trois réalisateurs islamiques proches du régime, douze associations d'étudiants islamiques, le site du gouvernement et les télévisions, ont accusé les 6 réalisateurs arrêtés en les traitant d'espions, annonçant que l'espionnage en Iran était passible de longues peines de prison. Les familles des réalisateurs emprisonnés ont appris qu'elles
n'avaient pas le droit de rendre visite à leur proche
Le gouvernement iranien a également arrêté le caméraman, Touraj ASLANI, alors qu’il se trouvait dans un avion en partance pour la Turquie.

La Maison du Cinéma en Iran avait lancé un appel pour la défense et la libération des cinéastes emprisonnés. Les médias gouvernementaux ont annoncé que la Maison du Cinéma en Iran n'aurait désormais plus de reconnaissance officielle, accusée d’être un parti politique en contact avec l'étranger.

Selon nos informations, le gouvernement iranien a l’intention de museler tous les organismes et artistes indépendants
Le ministre de l'Information en Iran a demandé aux familles des réalisateurs de s’en tenir au silence, et de ne pas évoquer la situation des cinéastes emprisonnés.

Un grand nombre d'artistes iraniens, en France, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, viennent de créer le Comité de Soutien aux Cinéastes iraniens Emprisonnés.

Le Festival de Cannes, La Cinémathèque française, La SRF, La SACD, France Culture


N'hésitez pas à partager le lien vers la pétition sur vos blogs, murs Facebook, comptes Twitter, HelloCoton, Google + ... et à en parler autour de vous. 
Merci pour eux.

Le joueur de citernes de Emmanuel Gorinstein (2010) : un court métrage avec Jean Rochefort

le joueur de citernes, jean rochefort, court metrage
     Le joueur de citernes est un conte poétique et fabuleux interprété par un Jean Rochefort silencieux et mystérieux. La musique magnifique de Laurent Korcia est le personnage principal de ce film de (science)fiction.

     J'ai beaucoup aimé la musique et le parti pris esthétique du réalisateur : la lumière et la photographie sont magnifiques.
Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir Le joueur de citernes, le premier film de Emmanuel Gorinstein (suivi du making of).

Seul sur le toit du monde, un vieil homme répare les citernes et en fait sortir d'étranges sonorités en les accordant. Il leur répond à l'aide de son violon. Jusqu'au jour où les citernes sont menacées de destruction, privant le vieil homme de ses instruments de musique. Il décide alors de jouer un dernier concert mais la musique est si belle que les citernes s'animent et suivent leur maître...



Le making of :

27 septembre 2011

L'aventure, c'est l'aventure !

fitzcarraldo, klaus kinski, claudia cardinale, werner herzog     Deux éléments indispensables caractérisent le film d'aventure : le bouillonnement de l'action et le divertissement. L'aventure, c'est le vertige de l'inconnu.
Dès les débuts du cinéma, la découverte de territoires lointains et inconnus ont fasciné le public et l'ont transporté vers des contrées imaginaires. Il suffit de voir l'engouement pour les films de Méliès tels Le Voyage sur la lune (1902), Vingt Mille Lieues sous les mers (1907)... Cependant, c'est au cœur de l'industrie hollywoodienne que le film d'aventure devient un genre à part et prend son essor. L'aventure peut se situer dans un pays exotique, imaginaire ou dans une atmosphère de cape et d'épée, les héros sont toujours beaux, courageux et admirables. Et tant qu'il y aura des héros, il y aura des belles à sauver...
     Ce qui plaît au public, c'est le dépaysement et les destinations de rêves telles des îles paradisiaques ou des terres sauvages. Ce goût pour l'exotisme  ne s'est jamais démenti. Dès 1928, W.S Van Dyke réalise Ombres blanches en décors naturels sur la terre des Maoris et remporte un vif et décisif succès. A tel point que les producteurs s'empareront du sujet et commanderont de nombreux films dont le public finira évidemment par se lasser.
hatari, john wayne, howard hawks
     L’Afrique a également la côte car elle apparaît sauvage et dangereuse : un environnement idéal pour les scènes d'actions. Le héros s'y voit confronté à un animal féroce et affamé qu'il finit par écharper au prix d'une lutte acharnée et il tombe inexorablement sur des indigènes à tendance cannibale qui aimeraient le déguster au petit-déjeuner... L'intrigue est généralement d'une banalité consternante : un safari ou une chasse au trésor sur laquelle vient se greffer une histoire d'amour entre deux êtres que tout oppose (l'homme viril et solitaire et la femme chieuse et chieuse). Par exemple Les Mines du Roi Salomon (1950 _ Compton Benett et Andrew Marton), Hatari (1961 _ Howard Hawks) ou encore Trader Horn (1930 _ W.S Dyke).
      Le genre aime aussi planter son décor dans une forêt tropicale, dense et mystérieuse qui renvoie l'Homme à ses origines primitives : le héros devra retrouver ses instincts pour survivre comme dans la Forêt d'émeraude de John Boorman (1985). La sylve peut être le théâtre des tragédies humaines comme dans Délivrance de John Boorman (1972) ou Fitzcarraldo de Werner Herzog (1982). Avec la saga Indiana Jones, le temps n'est plus à la réflexion mais au pur divertissement. Spielberg mélange le suspense à l'humour dans un style parodique ô combien enthousiasmant.
     Le film d'aventure se décline sous un jour farfelu : la fantaisie orientale. L’Orient et ses mystères inspirent les réalisateurs (George Fitzmaurice, Douglas Fairbanks...) dont les films sont tournés dans les studios hollywoodiens dans des décors en carton pâte. Les scénarios sont médiocres pour ne pas dire franchement mauvais, les acteurs sont des has been ou des débutants, les costumes sont exubérants et il apparaît évident que ni les scénaristes ni les réalisateurs n'ont jamais mis les pieds dans un pays oriental de leur vie ! Pourtant le genre a du succès et il trouve son faîte dans les années 40 avec le remake du Voleur de Bagdad réalisé par Mike Powell qui bénéficiera de l'arrivée de la couleur.
     L'empire colonial est aussi une source d'inspiration immense. Ces films ne remettent jamais en cause l’impérialisme colonisateur et sont souvent teintés de racisme sous-jacent.  Les autochtones sont des faux jetons ou pire, des faire-valoir des vedettes des studios.
     Ce que le public aime aussi : voir le héros affronter la nature, ce qui va lui permettre de réaliser des morceaux de bravoure. La domination des cieux attise la curiosité et les films tels que Seuls les anges ont des ailes (1939 _ Howard Hawks) ou L'Odyssée de Charles Lindberg (1957 _ Billy Wilder) ont leur petit succès mais ce qui fascine vraiment, c'est la mer. Les histoires de mutineries font les beaux jours des studios : Les Révoltés du Bounty de Frank Lloyd est LE film de mutinerie par excellence et Charles Laughton est inoubliable en capitaine cruel et despote. L'adaptation par John Huston du roman de Melville Moby Dick marque les esprit par son sujet (l'obstination d'un capitaine à tuer une baleine blanche), sa technique qui mélange le noir et blanc et la couleur et l'excellent casting : Gregory Peck et  Orson Welles en tête. L'exploration des fonds marins titille également l'imagination ainsi Vingt Milles Lieues sous les Mers de Richard Fleischer (1954) est un film de pur divertissement familial, conduit par des acteurs aimés du public (Kirk Douglas, James Mason, Peter Lorre) et qui respecte le style et l'esprit du livre de Jules Verne. Le succès de ce type de production ne s'est pas contredit depuis : en 1989, James Cameron connaît un succès public avec Abyss et devient le "Roi du monde" en 1997 avec Titanic qui explose les records de vente de billets (ce qui a conduit ce dadais de Shane Van Dyke a réalisé une suite débile intelligemment appelée Titanic 2). 
les revoltes du bounty, frank lloyd
     Mais que serait les films d'aventures maritimes sans les pirates et autres corsaires ? Les histoires de pirates renvoient inexorablement au monde de l'enfance et au mythe du trésor : L'île au trésor de Victor Fleming en 1934, Les Flibustiers de Cecil B. De Mille en 1937 et plus récemment la saga Pirates des Caraïbes montrent le goût du public pour les bad boys boucaniers. Dans les films de pirates, le ton est souvent enjoué et parodique sauf avec Les Contrebandiers de MontfleetFritz Lang se démarque du genre en signant un film puissant où l'action se transforme en histoire dramatique : un des plus beaux films d'aventure.
     En France, le genre prend les traits du film de cape et d'épée. Il puise sa source dans la littérature romanesque qui évoque un passé (inventé) glorieux. Alexandre Dumas est un de ceux dont les ouvrages seront les plus adaptés au cinéma avec plus ou moins de réussite. Les films de cape et d'épée ont la même trame narrative : le héros est un jeune noble, pauvre de préférence, qui devient l'instrument du bien et de la justice pour secourir une jolie demoiselle en détresse ou pour venger son honneur bafoué (Le Bossu, FanFan La Tulipe). Mais son sens de l'injustice est limité à sa fidélité au Roi. Le genre connaît son heure de gloire dans les années 50 et 60. Dans les années 70, il tombe en désuétude pour retrouver une deuxième jeunesse dans les années 90 avec les succès populaires de Cyrano De Bergerac (Jean-Paul Rappeneau _ 1990), Le Hussard sur le toit (Jean-Paul Rappeneau _ 1995), La Fille de D'Artagnan (Bertrand Tavernier _ 1994) ou encore le remake du Bossu par Philippe De Broca en 1997. Les Français aiment l'Histoire, ce qui explique en grande partie l'enthousiasme pour les films de cape et d'épée.
      Au delà de l'attrait pour l'exotisme ou l'action, le succès des films d'aventure s'explique par son aspect libérateur de pulsions et de fantasmes. Le héros du film n'a pour fonction que de déclencher le processus d’identification. Il y a différentes catégories de héros mais tous partagent les mêmes valeurs morales, les mêmes conditions physiques et une psychologie... sommaire.
le bossu, philippe de broca, daniel auteuil, vincent pérez, fabrice luchini, marie gillain
     Un héros comme Tarzan ne peut que fasciner : il est beau, fort et vertueux. Sa quasi-nudité renvoie à la pureté initiale de l'Homme et elle permet de mettre en avant une musculature très... attrayante ! Sa première apparition à l'écran est signée S. Sydney en 1918 et W.S Van Dyke réalise le premier film parlant de la série en 1932 avec le fameux Johnny Weissmuller dans le rôle de l'homme-singe. Par la suite, les scenarii deviendront de plus en plus simplistes et sucrés, l'érotisme du personnage étant terriblement atténué pour satisfaire les ligues de vertu de l'époque. Plus récemment, Hugh Hudson réalise Greystoke (1983) et adapte le roman original de Burroughs qui avait dû réécrire une fin heureuse pour ne pas attrister ses lecteurs ! Le film qui en découle est très beau tant du point de vue de la mise en scène, de ses décors ou de son interprétation et met en parallèle la sauvagerie de la jungle avec celle de la société victorienne.
     Un autre héros rassembleur est Robin des Bois. Il fera la gloire de Douglas Fairbanks et de Errol Flynn qui l'incarneront avec panache et des collants verts (ceux qui ont vu Sacré Robin des Bois de Mel Brooks savent de quoi je parle ☻). En 1976, la version de Richard Lester (La Rose et la Flèche) propose un Robin des Bois fatigué, débarrassé de son héroïsme flamboyant et ostentatoire et qui se pose des questions existentielles. Kevin Costner, dans Robin des Bois Prince des Voleurs (Kevin Reynolds _ 1991) rend à Robin son dynamisme et y ajoute une pointe d'humour. En 2010, Ridley Scott dépoussière le mythe et propose un Robin guerrier, musculeux, sauvage, sombre et tendre. Quelque soit son style, Robin des Bois est un héros qui attire du monde en salle : plus de 25 films lui ont été dédiés au cinéma (sans compter les adaptations télévisées !).
     Un autre héros aimé du public en salle et ceci depuis cinq décennies : Bond, James Bond. C'est un personnage moderne, assez différent des autres héros car non seulement il n'est pas romantique, mais en plus c'est un jouisseur exempt de toute culpabilité ! Plus qu'un héros, James Bond est un surhomme. Sa virilité n'a d'égale que son sang froid. Sean Connery en a fait un être implacable, organisé et puissant ; Roger Moore a introduit un soupçon de désinvolture ; Pierce Brosnan l'a joué cabot et Daniel Craig a apporté de l'humanité à un personnage qui semblait ne jamais rien éprouver. James Bond est un fantasme pour les hommes qui aimeraient vivre ses aventures (d'espionnage et sexuelles) et pour les femmes qui aimeraient devenir pour un temps sa girl
james bond, 007, sean connery, daniel craig, pierce brosnan
     Qui dit héros dit super-héros. Contrairement à James Bond, le super-héros se montre plus chaste : il utilise son énergie pour servir et protéger. A l'instar de Superman, interprété pour la première fois par le regretté Christopher Reeves, qui est sensible, fait preuve de pitié et tombe amoureux. La part d'homme en lui en fait un individu timide et complexé : un héros très humain en somme.
     Le point faible du héros est qu'il ne remplit qu'une fonction morale et que sa moralité est parfois discutable : son point de vue est souvent très manichéen. Quant aux femmes, leur image n'est pas valorisante. L'héroïne positive est une blonde fadasse, une figure maternelle reléguée au second plan. Elle permet juste au héros d'être ce qu'il est : un héros. Elle est infirmière, institutrice ou missionnaire comme Katharine Hepburn dans African Queen de John Huston. Elle s'oppose à une rivale brune, vénéneuse, perverse et sulfureuse qui, bien sûr, ne gagne jamais. Ce schéma teinté de misogynie est rassurant pour l'homme mais ça n'aide pas à faire un bon film.
     C'est tout le talent du metteur en scène qui permet de sublimer des sujets dépassés et c'est le don des acteurs à s'identifier au héros qui donnent à ces films leurs lettres de noblesse.

25 septembre 2011

David Lynch réalise le trailer de la Viennale 2011.

     Le Festival du Film de Vienne (Autriche) se déroulera du 20 octobre au 2 novembre. Le Festival (qui n'est pas une compétition) a pour habitude d'offrir une sélection internationale très audacieuse. Cette année, les festivaliers pourront découvrir Aitá, Drive, Melancholia, Le Havre, A Dangerous Method... Ainsi que des docus : Hit So Hard, Sonnensystem, Way of Passion, Tahrir, Liberation Square... Il y aura aussi une rétrospective consacrée à Chantal Ackerman et un hommage à Harry Belafonte.
     Tous les ans, la Viennale s'offre les services d'un grand cinéaste pour réaliser le trailer du festival. Après Agnès Varda, Leos Carax, Jean-Luc Godard ou Stan Brakhage, c'est David Lynch qui s'y colle avec l'ultra court métrage The 3 Rs. Tout l'univers fantastique, étrange et bigarré de David Lynch est condensé dans cette vidéo de moins de 2 minutes. Déconcertant et totalement incompréhensible (du moins pour moi), voici The 3Rs.

22 septembre 2011

All Good Things : le film avec Ryan Gosling et Kirsten Dunst est privé de sortie ciné...


     ... heureusement, il va sortir en DVD le 22 novembre prochain.  
     All Good Things est inspiré de l'histoire vraie de Robert Durst soupçonné du meurtre de sa femme, de sa meilleure amie et de son voisin dans les 80's. Jugé schizophrène par les médecins, sa culpabilité pour ces trois meurtres n'a jamais pu être prouvée.
     L'histoire de All Good Things est passionnante et le film réunit au casting Kirsten Dunst (une valeur sûre) et Ryan Gosling (une valeur qui monte). Malgré tout le film ne sera distribué que dans deux salles américaines et sortira directement en DVD partout ailleurs. En France c'est Wild Side vidéo qui le distribue à partir du 22 novembre sous le titre débile de Love and Secrets. Ce n'est pas à cause de la mauvaise qualité du film mais parce que les frères Weinstein (les producteurs) le bloquent et Andrew Jarecki (le réalisateur), est obligé de racheter les droits de son film pour les revendre à Magnolia Pictures ! Du grand n'importe quoi mais avec les frères Weinstein, il ne faut plus s'étonner de rien.
     C'est tout de même dommageable pour l'équipe du film qui a travaillé d'arrache-pied et pour les spectateurs qui se voient privés du plaisir de découvrir le long métrage sur grand écran.
La seule bonne nouvelle est que Wild Side Vidéo soigne toujours ses DVDs et que l'on est à peu près sûr d'avoir un produit de bonne qualité tant au niveau de la copie du film que des bonus.
     La bande-annonce de All Good Things est pour le moins flippante. Ryan Gosling est difficilement reconnaissable avec sa coupe de cheveu zarbi et ses grosses lunettes de bizu. En moins de trois minutes, il a réussi à me foutre les jetons. De plus, Kirsten Dunst semble habité par son personnage tout comme le reste du casting.
     Je vous laisse apprécier la bande-annonce et râler avec moi sur les frères Weinstein.



All Good Things / Love and Secrets de Andrew Jarecki avec Ryan Gosling, Kirsten Dunst, Franck Langella... Année de production : 2010
Sortie DVD : 22 novembre 2011

Pré-commander Love and Secrets sur Amazon.fr

Lire ma critique de Love and Secrets (All Good Things)

Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes : la nouvelle bande-annonce

     Après une bande-annonce saccadée et une série d'images présentant tous les personnages, la production de Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes (The Girl With The Dragon Tatoo) vient de dévoiler une nouvelle bande-annonce beaucoup plus dense et au montage plus classique.
     La vidéo se concentre sur le personnage de Lisbeth (Rooney Mara), la hackeuse peine de tatouages et de piercings chargée d'enquêter sur le journaliste Mickael Blomkvist (Daniel Craig) qui est lui même chargé d'investiguer sur la disparition de la nièce d'un riche industriel des années auparavant.
     Personnellement, je trouve tout ça très alambiqué d'autant que je n'ai ni lu les romans de Stieg Larsson ni vu l'adaptation ciné de Niels Arden Oplev. Ce n'est peut-être pas plus mal au moins je suis dépourvue d'idées préconçues.


     L'atmosphère et Lisbeth semblent aussi froides que les plaines sibériennes ; les tons colorées sont utilisés pour parler du passé ce qui laisse à penser que les jours heureux sont révolus ; Lisbeth et Mickael ont perpétuellement le visage tendu et paraissent être entourés de dangers et la musique est anxiogène. Je crois que David Fincher nous a concocté un thriller passionnant et très angoissant.
On va devoir attendre jusqu'au 18 janvier 2012 pour le savoir. J'ai de plus en plus envie de voir ce film et vous ?




Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes de David Fincher avec Daniel Craig, Rooney Mara, David Plummer, Robin Wright, Goran Visnic, Max Von Sydow, Stellan Skarsgard....
Sortie en salles françaises : 18 janvier 2012

20 septembre 2011

Devenir acteur, c'est votre rêve ? Jérôme Genevray peut vous aider à le réaliser

     Jérôme Genevray, le réalisateur du très populaire Greenboy dont je vous ai parlé il y a un an, a repris contact avec moi pour me faire part d'une bonne nouvelle : il a ouvert une école d'acteurs. L’École de Cinéma et d'Acteur de Jérôme Genevray (ECA) réalise sa seconde rentrée des classes cette année. Cette initiative mérite d'être saluée et encouragée puisque ce type d'école est d'une rareté désolante en France.
     Jérôme Genevray n'est pas un novice dans le monde du cinéma puisqu'il a réalisé une trentaine de courts métrages (dont de nombreux furent primés dans des compétitions internationales) et une cinquantaine de pubs. Il a fait tourner Alysson Paradis, Zoé Félix ou encore Bérénice Bejo (pas spécialement des inconnues). Et si vous n'êtes pas encore convaincus par le sérieux du monsieur, sachez qu'il est en train d'écrire un long métrage (une comédie romantique) développé chez UGC Images avec Marilou Berry dans le rôle principal.
Voilà pour le C.V.
     Pourquoi une école d'acteur ? Parce que ça permet à Jérôme d'exercer pleinement son métier, c'est à dire diriger des acteurs (je le cite). Et parce que devenir acteur, ça s'apprend (ça, c'est de moi).
L'école est ouverte aussi bien aux débutants qu'aux acteurs confirmés qui souhaitent se perfectionner. Je ne vais pas vous expliquer ici la méthode de travail de Jérôme Genevray, je vous invite plutôt à consulter le site très détaillé de l'Ecole de Cinéma et d'Acteur sur lequel vous trouverez toutes les infos nécessaires (méthode de travail, contenu des cours, modalités d'admission, tarifs...).
Vous pourrez même prendre directement contact avec Jérôme Genevray sur le site.
Vous pouvez également le retrouver sur la page Facebook de l'école.
     Et pour un gage de sérieux supplémentaire (et c'est normal de douter avec tous ces escrocs qui squattent sur le net et ailleurs), je vous invite à écouter l'interview qu'il a donné sur France Info qui n'est pas une radio où le premier quidam peut venir raconter des conneries.
Je sais que je passe pour une radoteuse mais l'école de Jérôme Genevray c'est SE-RI-EUX, vous pouvez vous y inscrire sans crainte de voir le type se barrer avec la caisse.
     Je souhaite une belle réussite au papa du Greenboy aussi bien en tant qu'enseignant que réalisateur. Et je croise les doigts pour tous les apprentis comédiens.
Bonne rentrée et bon workshops !

Ecole de Cinéma et d'Acteur
Rue de Epinettes
75017 Paris
cours@genevray.com
tel : 06 06 66 66 33
Site de l'école : ecole.cinema-acteur.com
Page Facebook de l'école : facebook.com/ateliercinema
Site personnel de Jérôme Genevray : genevray.com/
Page Facebook de Jérôme Genvray : facebook.com/Genevray.Jerome

Ecrivez. Jouez. Tournez. L'ECA est la seule école sur Paris dédiée à l'entraînement des acteurs pour le cinéma, avec un usage intensif de la caméra. Tournages réguliers de films originaux dans chaque cours et stage. Le coach est Jérôme Genevray (réalisateur, auteur et producteur).
L'école connecte les comédiens avec le monde du cinéma : des premiers prix sont délivrés par des professionnels du cinéma. Le jury 2012 est composé de Jean-Patrick Benes (réalisateur entre autre de Vilaine), Roman Rojtman (producteur d'UGC) et Beatrice Hall (agent de comédien de ARTMEDIA).

Enfin une bande-annonce pour J. Edgar, le nouveau film événement de Clint Eastwood !

clint eastwood, j edgar, photo
     Il y a quelques semaines, I love cinema vous dévoilait la première photo du nouveau film très attendu de Clint Eastwood. Aujourd'hui, le blog ciné le plus populaire de la blogosphère _ que dis-je ?_ de la stratosphère (j'y crois à mort) vous propose de visionner la bande-annonce tant espérée.
J. Edgar relate la vie personnelle et professionnelle de J. Edgar Hoover l'ancien dictateur directeur du FBI dont les méthodes furent très controversées. Personnage trouble, à l'homosexualité refoulée, il a entretenu des relations ambiguës avec la mafia et a fait trembler dans leur pantalon les plus puissants de ce monde à cause de tous les petits secrets qu'il connaissait sur eux.
Il a traqué sans relâche John Dillinger (si tu ne sais plus qui sait, regarde Public Ennemies), a crée COINTELPRO le programme de contre-espionnage du FBI qui enquêtait sur les "organisations dissidentes" (et accessoirement sur les hippies. Si tu ne me crois pas regarde Steal this movie).
     La bande-annonce montre que J. Edgar va nous faire revivre de grands moments de l'histoire américaine mais le film semble surtout se concentrer sur la vie de Hoover. C'est du moins ce que je pressens en la visionnant.
     Leonardo DiCaprio interprète donc Hoover et porte de jolies lentilles marron pour l'occasion. Naomi Watts est Helen Gandy, la fidèle secrétaire de Hoover. Ed Westwick est l'agent Smith qui fut engagé par J. Edgar pour qu'il écrive sa biographie. Josh Lucas est l'aviateur Charles Lindberg ; Jeffey Donovan est Bobby Kennedy ; Armie Hammer est Clyde Tolson, amant présumé de Hoover ; Judi Dench est Anne Marie Hoover, la maman de J. Edgar ; Ken Howard est le procureur Harlan F. Stone et Damon Herriman est Bruno Hauptmann, un Allemand accusé du kidnapping du bébé de Lindbergh.
Le casting est solide, la réalisation semble assez classique mais c'est ce qui réussit le mieux à notre Clint adoré, non ?
     La sortie du film est prévue dans les salles françaises pour le 11 janvier 2012 et en novembre aux USA pour permettre au film de concourir aux Oscars et de faire de Leonardo DiCaprio le roi du monde.
En attendant, je vous laisse découvrir les premières images...


Vous en pensez quoi ? Vous êtes impatients ou ça ne vous intéresse pas du tout ? Allez, dites-moi tout !

Mise à jour 23/10 : la bande-annonce en VOST vient d'être mise en ligne, c'est quand même plus sympa pour comprendre de quoi ça parle !

J. Edgar de Clint Eastwwod avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Josh Lucas, Judi Dench, Ed Westwick, Jeffrey Donovan, Ken Howard, Damon Herriman...
Scénario : Dustin Lance Blank. Sortie prévue en France : 11 janvier 2012.

19 septembre 2011

Roger Avary : le retour avec un film sur Salvador Dali

      Dix ans après les Lois de l'attraction et une peine d'emprisonnement en 2008 pour homicide involontaire, Roger Avary va repasser derrière la caméra pour réaliser son projet de fausse biographie sur Salvador Dali : Gala-Dali.
     D'après Allociné, le film sera produit par Will Bunch avec un budget d'environ 9 millions de dollars.
Le cinéaste a même déjà son casting en tête mais refuse dans dire plus car "Je suis superstitieux, et dès que je donne le nom d'un comédien pour mon film, il quitte le projet."

     En parallèle, Roger Avary n'en finit pas de vouloir adapter les romans de Brett Easton Ellis puisqu'il souhaite porter à l'écran Lunar Park et surtout Glamorama (bon courage). Le script de Glamorama, en écriture depuis un bon moment, est proche de la fin. EuropaCorp devrait produire l'adaptation sous la forme d'une mini série.


Juliette Lewis prépare un documentaire sur... Juliette Lewis !

      Comment ça : c'est qui Juliette Lewis ? C'est une actrice que l'on a pu voir dans J'ai épousé une extraterrestre, Le sapin a les boules, Gilbert Grappe, Tueurs Nés, Une Nuit en Enfer, Starsky et Hutch, Retour à la fac... Que du lourd.
Elle s'est reconvertie depuis quelques années en chanteuse rock au sein des groupes Juliette and The Licks et les New Romantics. Forte de son petit succès en tant que chanteuse, et probablement très fière de sa reconversion, la jolie Juliette a donc décidé de réaliser un documentaire sur elle-même. Pratique.
D'après Variety, elle a déclaré au Festival du Film de Toronto : "Quand j'ai eu 28 ans, j'ai su que je devais aller dans des zones où je me sentais mal à l'aise et exposée. J'ai toujours voulu vivre dangereusement donc me lancer comme ça dans la musique m'a libéré de mon histoire d'amour avec le public _ un joyeux doigt d'honneur au monde. J'ai une vraie voix musclée comparable à celle d'AC/DC."
Après une telle déclaration de modestie, Lewis a ajouté que son documentaire "n'est pas un projet vaniteux mais une volonté de sa part de montrer comment chanter en live avec un réseau social étendu. Parce que dans la musique, vos fans sont tout."  Puissant.
     Pour réaliser ce projet, Juliette Lewis s'est associée aux producteurs Chris Mayback et Patrick Cunningham de Mayback Entertainment (producteur de Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin, présenté à Cannes cette année et qui sort en salles le 29 février 2012) et à sa sœur Brandy Lewis.
Juliette espère avoir terminé son documentaire, réalisé à partir de 400 heures de rush (!), pour le présenter au Festival de Sundance en janvier prochain.
J'en frissonne d'impatience à l'avance. Pas vous ?


17 septembre 2011

Polisse de Maïwenn (2011)

     Melissa (Maïwenn) est commanditée par le Ministère de l'Intérieur pour réaliser un livre de photos sur la BPM (Brigade de Protection des Mineurs). Elle suit le quotidien des flics de la brigade : les garde à vue de pédophiles, les parents incestueux, les dérives de la sexualité chez les ados... mais aussi les fous rires, les pauses déjeuner, les engueulades avec les conjoints, les rivalités entre flics....

polisse, affiche
     Depuis le Festival de Cannes 2011, j'ai très très envie de voir le dernier film de Maïwenn tant les premières images et l'enthousiasme des critiques et du jury (il a reçu le prix du jury) ont piqué ma curiosité. Curiosité que j'ai pu satisfaire hier soir car j'ai eu le plaisir de voir Polisse en avant première (le film sort en salles le 19 octobre).
     Si vous suivez un peu l'actualité ciné, vous savez que tous ceux qui ont eu l'opportunité de voir le long métrage parlent de film coup de poing : c'est peu dire. Polisse m'a fait l'effet d'un coup d'enclume dans le bide. J'en suis ressortie toute chamboulée au point que j'ai pleuré pendant tout le trajet qui me ramenait chez moi (i.e pendant 20 minutes), j'avais beaucoup de mal à me reconnecter à la réalité.
     C'est un film très brutal car il est filmé à la manière d'un documentaire, la lumière est crue tout comme le langage employé et certaines scènes sont très violentes. Les personnes les plus sensibles (dont je fais hélas partie) risquent d'avoir un peu de mal à s'en remettre.
     Le langage est cru mais ce n'est en aucun cas pour provoquer ou mettre mal à l'aise, c'est simplement car les policiers de la BPM sont obligés d'entrer dans l'intimité des couples et des familles pour démêler le vrai du faux et établir la vérité. Ils emploient un langage direct car ils y sont obligés et aussi, parfois, parce que leurs interlocuteurs ne comprennent pas des termes plus polis à l'instar de cet homme qui ne connait pas le mot fellation.
     Les situations décrites sont très réalistes puisque Maïwenn a rejoint plusieurs groupes d'interventions avant d'écrire son scénario et que toutes les histoires évoquées dans Polisse sont inspirées de faits réels. Ça fait froid dans le dos.
Cependant, même si le film est dramatique, Maïwenn ne tombe pas pour autant dans le pathos et certains cas provoquent le fou rire des flics et des spectateurs. Car oui, on rit aussi beaucoup devant Polisse. On ne s'étonne même pas de voir les flics rire devant des situations atroces car c'est le seul moyen qu'ils ont de ne pas totalement s'écrouler. Et il faut avouer qu'en tant que spectateur ces scènes font du bien car, sans elles, le film aurait été trop glauque pour être supportable.
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     La mise en scène de Maïwenn est aussi intelligente que son scénario car elle a pris le parti de filmer Polisse comme un docu : la caméra ne lâche rien, suit de près les personnages mais elle ne se fait pas étouffante. La lumière n'est pas douce, le cadre n'est pas figé, les situations s'enchainent sans répits. On est au cœur de l'action, on n'est pas dans le questionnement, le discours bavard ou les explications de texte et c'est tant mieux. Il n'y a pas besoin de faire des discours ampoulés d'une heure pour comprendre qu'une jeune fille qui a été violée et qui vient de mettre au monde le fruit mort-né de ce viol ne va pas bien et qu'elle ne s'en remettra jamais. Une image vaut mieux que 1000 mots.
     Les personnages sont tous bien écrits, leur personnalité est fouillée ce qui est assez surprenant vu le nombre de protagonistes. Même si le film se concentre essentiellement sur Fred (JoeyStarr), Nadine (Karine Viard), Iris (Marina Foïs) et Balloo (Frédéric Pierrot), les autres personnages n'en sont pas moins développés et utiles. On tombe parfois dans le cliché, c'est vrai mais ça ne nuit pas à l'histoire qui est tellement dense qu'on pardonne à Maïwenn ces errances (la flic alcoolo, le bourru au grand cœur, l'ambitieuse, la divorcée paumée...).
     Tout le talent de directeur d'acteur de Maïwenn ne serait rien sans le casting solide sur lequel elle a pu s'appuyer. Tous les acteurs du films auraient mérité de recevoir un prix d'interprétation groupé à Cannes, ex-æquo avec Jean Dujardin.
Mention spéciale à JoeyStarr (prodigieux), Karine Viard (époustouflante), Marina Foïs (hallucinante) et Nicolas Duvauchelle (émouvant). Il y a une scène brutale entre Karine Viard et Marina Foïs qui m'a totalement scotchée et qui est le parfait reflet de leur talent d'actrices et de la maîtrise de Maïwenn.
Même les caméos sont excellents : Anthony Delon, Lou Doillon, Sandrine Kiberlain et Audrey Lamy.
     Toute l'énergie déployée par l'équipe fait de Polisse un de ces films que l'on n'oublie jamais. Il est intelligent, violent, âpre, nerveux et drôle.
Je l'ai adoré et je vous encourage vivement à aller le voir. Ne vous laissez pas décourager par la calamiteuse bande-annonce qui n'est en aucun cas le reflet de ce qu'est vraiment Polisse : du bon, du très bon cinéma.


Polisse de Maïwenn avec Maïwenn, JoeyStarr, Karin Viard, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Emanuelle Bercot, Karole Rocher, Frédéric Pierrot, Arnaud Henriet, Naidra Ayadi, Jérémie Elkaim, Riccardo Scamarcio, Sandrine Kiberlain, Anthony Delon, Audrey Lami, Lou Doillon, Wladimir Yordanoff...
Sortie 19 octobre 2011. Durée 2h08.

16 septembre 2011

Irish Gangster (Kill The Irishman) de Jonathan Hensleigh (Sortie DVD 2011)

     Danny Greene (Ray Stevenson) devint par hasard un des plus redoutables gangster qu'ait connu Cleaveland dans les années 70. Il fit naître une guerre d'influence meurtrière qui plongea la ville dans la violence, il s'opposa à la mafia, tua quiconque le poursuivait et résista miraculeusement aux nombreuses tentatives d'assassinat commanditées par la mafia. Son invincibilité devint légendaire à tel point qu'il fut surnommé "Bulletproof Gangster"...

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     Attendons-nous grand chose d'un film qui sort directement en DVD ? Non et, parfois on a tort parce que l'on peut y trouver des petits bijoux à l'instar de Moon de Duncan Jones. 
Irish Gangster mérite-t-il un direct-to-DVD ou est-ce une de ces œuvres majestueuses incomprises ? Pour tout dire, ni l'un ni l'autre. Le film de Jonathan Hensleigh n'est certes pas un chef d’œuvre impérissable mais il méritait d'avoir sa chance sur grand écran surtout au regard du nombre de bouses qui sortent chaque mois.
     Irish Gangster est inspirée d'une histoire vraie, celle de Danny Greene immigrant irlandais qui devint rapidement une vraie terreur dans les 70's à Cleaveland.
Le traitement de cette histoire par Jonathan Hensleigh est assez classique, il n'y a aucun effet de manche et à aucun moment il n'essaie de rendre Danny Greene sympathique. Ce type a une personnalité ambivalente puisqu'il est extrêmement violent tout en étant généreux : il a fait profiter la communauté du fruit de ses multiples trafics. Il est à la croisée des chemins entre Don Corleone et Robin des Bois.
     L'interprétation de Ray Stevenson est tout à fait convaincante que ce soit dans les scènes physiques, violentes ou dramatiques.
Ray Stevenson est bien épaulé puisque le casting compte des pointures du ciné US : Vincent D'Onofrio, Christopher Walken et Val Kilmer interprètes de John Nardi (un mafioso), Shondor Birns (un vieux mafioso) et Joe Manditski (un flic honnête). Il est regrettable que les personnages de D'Onofrio et Walken ne soient pas plus développés car il s'agit de bons acteurs et leur interpréation est vraiment bonne (surtout Walken).
Le personnage du flic joué par Kilmer est à peine plus exploité et ce n'est pas un mal car, non seulement son personnage ne sert pas à grand chose mais, en plus, Val Kilmer n'est pas bon mais alors pas du tout. Ce n'est pas tant qu'il joue faux, c'est plutôt qu'il ressemble de plus en plus à un pâté en croûte et qu'il a l'air de s'étouffer dans son gras. Il est rougeaud et parait avoir un mal de chien à se mouvoir. C'est dramatique. Quand je pense au physique de rêve qu'il avait et à son charisme perdu, ça me rend malade. Il est loin l'acteur brillant et magnétique de The Salton Sea.

Peut-être qu'il fait son andropause...

     Les seconds rôles sont tenus par des acteurs chevronnés issus de la TV (Linda Cardellini, Robert Davi, Mike Star) et par des on-ne-sait-jamais-comment-ils-s'appelent-mais-on-ne-connait-qu'eux (Bob Gunton, Paul Sorvino, Jason Butler Harner, Tony Lo Bianco...) : l'ensemble du casting joue juste et on regrette même que certain n'est pas plus de scène comme Tony Lo Bianco, impayable en parrain de la mafia. D'une manière générale, on peut regretter que la psychologie des personnages ne soit pas plus fouillée, certains s'exprimant à peine.
     Le problème de Irish Gangster ne vient pas du casting mais de son manque de rythme. Le film est lent, les rebondissements tombent à la vitesse d'une limace et c'est d'autant plus dommage que, par instant, il s'emballe et tient en haleine. D'autant que le scénario avait tous les ingrédients pour faire de The Irish Gangster un superbe film de gangsters.  Le film se devait d'être plus rythmé car l’ascension de Greene fut rapide, tout comme sa chute et qu'il menait une vie incroyable.
     Un autre problème vient des effets spéciaux pas franchement réussis : les explosions en tout genre sont crédibles, le problème est que, pour des raisons de sécurité évidente, il était hors de question que les acteurs soient près d'une voiture en flamme donc le feu a été rajouté en numérique et ça se voit. Il y a un côté home made assez pourri.
     Il y a également une chose étonnante, qui ne tient pas au film en lui-même, mais à sa dénomination. Irish Gangster est le titre français, il est sorti aux USA (son pays de production) sous le titre Kill the Irishman¹. Jusqu'ici tout va bien. Le hic est que le titre qui apparaît dans le film ainsi que dans les bonus est Bulletproof Gangster. Il y a même un intervenant dans les bonus qui le nomme The Irishman ! Personne ne semble savoir comment s'appelle ce film, pas étonnant qu'il n'ait pas trouvé de distributeur pour une sortie en salles. Bon, pour le coup je chipote mais j'ai trouvé ça assez comique que le film n'ait jamais le même nom (un rien m'amuse, je sais).
     En conclusion, je dirai que Irish Gangster a autant de qualités que de défauts : il ravira les amateurs de Vincent D'Onofrio (❤), Christopher Walken (❤), Ray Stevenson, des histoires de bad boys et de musiques irlandaises (la B.O est excellente). Mais même ceux-là risquent fort de lui trouver un petit goût d'inachevé.
Dommage.

¹ Après quelques recherches sur le web, il semble vraiment que ce film ait le nom qu'on veut lui donner car certains prétendent que Kill the Irishman est son titre international, Irish Gangster son titre original et Bulletproof Gangster le titre prévu pour sa sortie française ! Ce truc me tue ☺

Le Secret de la Licorne : interview de Steven Spielberg, Peter Jackson et Andy Serkis

     Comme vous le savez, sauf si vous vivez sur Pluton, Steven Spielberg et Peter Jackson se sont associés pour porter à l'écran les aventures du célèbre journaliste belge : Tintin.
Le Secret de la Licorne sort le 26 octobre en salles et nous pourrons enfin découvrir le long métrage en performance capture et images de synthèses. Je reconnais flipper un peu parce que même si Spielberg et Jackson sont hyper doués, il n'en reste pas moins que j'aime énormément les BDs de Hergé, que j'avais adoré la série en dessin animé quand j'étais gosse (série diffusée sur FR3) et que j'ai un peu peur d'être déçue. Je sais que le casting est solide : Jamie Bell, Andy Sekis (❤), Simon Pegg, Nick Frost, Daniel Craig, Carry Elwes... Et que les effets spéciaux seront réalisés par la société WETA qui a fabriqué les effets sur La Planète des Singes : les Origines. Pourtant je flippe quand même (je suis chiante, je sais).
Dans cette interview, on se rend bien compte que Spielberg et Jackson sont de vrais fans de l'univers de Hergé et qu'ils sont très enthousiastes. Tout comme Andy Serkis(❤) qui ne tarie pas d'éloges sur les deux hommes (c'est peu dire !).
On verra le 26 octobre...


Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne de Steven Spielberg avec Jamie Bell, Andy Serkis, Simon Pegg, Nick Frost, Daniel Craig, Carry Elwes, Gad Elmaleh... Sortie le 26 octobre 2011.

Dustin Hoffman se lance dans la réalisation

     Après 45 ans de carrière en tant qu'acteur, Dustin Hoffman passe derrière la caméra avec l'adaptation de la pièce Quartet de Ronald Harwood connu pour avoir été le scénariste des films Le scaphandre et le papillon (Julian Schnabel) et Le Pianiste (Roman Polanski). C'est d'ailleurs Ronald Harwood qui signe le scénario de l'adaptation cinématographique de sa pièce.
     L'intrigue évoque d'anciennes stars de l'opéra vivant dans une maison de retraite qui se retrouvent tous les ans pour fêter l'anniversaire de Giuseppe Verdi. Mais l'arrivée d'une diva ravive de vieux conflits et remet en question le concert annuel.
     Le casting 100% britannique  sera composé de Maggie Smith, Michael Gambon, Tom Courteney, Pauline Collins, Sheridan Smith et Billy Connely.
Le tournage de Quartet a débuté cette semaine à Buckinghamshire pour une sortie prévue en 2012.
     Je vous tiendrez évidemment au courant de l'évolution du projet. Je ne sais pas vous mais, vu le casting, le scénario et le réalisateur aux manettes, j'en ai déjà  l'eau à la bouche.
     En attendant, on pourra voir Dustin Hoffman dans The Songs of Names de Vadim Perelman avec Anthony Hopkins et dans un téléfilm de Michael Mann pour HBO, Luck.

Source : collider.com

15 septembre 2011

We Bough A Zoo : le nouveau film de Matt Damon se dévoile dans un premier trailer

     La nouvelle réalisation de Cameron Crowe (Jerry Maguire, Presque Célèbre), adaptée d'une histoire vraie, offre à Matt Damon le rôle d'un père qui voit sa vie brisée par le décès de sa femme. Pour se remettre, il décide de sauver un zoo menacé de fermeture.
     La bande-annonce est d'un mélodramatique ! Je croise les doigts pour que le film ne soit pas aussi mauvais que cette vidéo le laisse supposer. On a droit à tous les clichés des comédies dramatiques que les américains aiment tant : un père déboussolé qui essaie de recoller les morceaux, des enfants tristes mais courageux, une mission à relever qui va réunir toute la famille, une voisine aussi gentille qu'elle est sexy et une musique dégoulinante de bons sentiments. Tout ce que je déteste. 


Et vous, cet extrait vous inspire quoi ? Si vous aimez n'hésitez pas à le dire, je ne vais pas vous manger. Après tout, chacun ses goûts ^^

We Bough A Zoo de Cameron Crowe avec Matt Damon, Scarlett Johanson, Thomas Haden Church, Elle Fanning.... Sortie prévue le 28 décembre 2011.

Le Magasin des Suicides de Patrice Leconte : première vidéo en français !

     Le tout premier film d'animation de Patrice Leconte se dévoile enfin !
En mai 2010, un teaser en anglais dévoilait les premières images de l'adaptation cinématographique de l'excellent et drôlissime roman de Jean Teulé, Le Magasin des Suicides.
En anglais, histoire d'attiser la curiosité des distributeurs outre-atlantique, ce qui avait eu le don d'agacer les internautes non anglophones. Depuis le temps, on pouvait penser que Patrice Leconte avait oublié son public français.
Pour se rattraper,  le cinéaste nous livre un sneek peak de... 58 secondes ! C'est d'autant plus frustrant que les images sont les mêmes que pour le teaser anglais, seule la voix off change. Enfin, c'est toujours mieux que rien.
Si le film conserve le même humour noir que celui du roman, on va bien s'amuser. D'autant que le graphisme est très plaisant, non ?
     Pour ceux qui l'ignorent, Le Magasin des Suicides est l'histoire de la famille Tuvache qui tient une boutique un peu spéciale : on y trouve tout ce qu'il faut pour mettre fin à ses jours. Les affaires sont florissantes jusqu'à l'arrivée du petit dernier qui respire la joie de vivre et qui a bien envie d'égayer la vie de tout le monde...
La sortie du Magasin des Suicides est prévue pour le printemps prochain.


13 septembre 2011

The Artist de Michel Hazanavicius (2011)

    1927, Hollywood. George Valentin (Jean Dujardin) est une star du cinéma muet. Au hasard d'un casting, il rencontre la belle Peggy Miller (Bérénice Bejo) dont il tombe amoureux mais leur amour est impossible car George est marié. George poursuit sa carrière jusqu'à l'arrivée des films parlants. Peggy est propulsée au rang de star tandis que George tente de maintenir l'intérêt du public pour les films muets...

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     C'est hier soir que j'ai eu l'opportunité de voir The Artist en avant-première. Le moins que l'on puisse dire est que j'en suis ravie car j'ai vécu une expérience cinématographique hors du commun et il me tarde que le film sorte en salle le 12 octobre pour retourner le voir.
The Artist est un film en noir et blanc, totalement muet, les rares dialogues sont écrits sur des cartons, le rythme est légèrement accéléré et son format est... carré ! Un vrai film muet semblable a ceux de l'Age d'Or du Cinéma. Je préfère préciser qu'il n'y a aucun dialogue parce que si vous n'aimez pas les films muets, vous risquez de trouver The Artist assommant. Pour les autres, ce sera un grand moment de joie.
     J'ai passé 1 heure 40 avec un sourire béat sur les lèvres et les larmes aux yeux. Je sais, c'est bizarre mais les yeux me piquaient, non pas de tristesse mais parce que j'avais le cœur gonflé par tant de beauté, de génie et d'audace. Vous savez cette sensation étrange et inexplicable qui s'empare de vous, quand vous tombez nez à nez dans un musée ou une expo sur une peinture dont vous ne pouvez détacher les yeux et que votre gorge se serre. The Artist m'a fait cet effet et, de mémoire, c'est la première fois qu'un film me chamboule à ce point.
     L'histoire en elle-même n'y est pas pour grand chose car, même si elle est drôle et émouvante, elle n'en est pas moins classique. On en devine la fin très vite (et on espère cette fin) tout comme on en attend les rebondissements. C'est son traitement par Michel Hazanavicius, plein d'inventivité, de créativité et de culot qui m'a transporté dans un autre univers. L'idée même de réaliser un film muet à l'heure de la sacrosainte 3D, des films auteuristes bavards et des franchises commerciales relève du courage et de la folie ! Et on ne pourra jamais autant remercier Michel Hazanavicius et Thomas Langmann, le bien inspiré producteur, d'avoir eu autant d'audace. 
     The Artist étant un hommage au cinéma des studios américains des années 20 et 30, il fourmille de référence et convoque Chaplin, Gene Kelly, Murnau, Fritz Lang, Lubitsch, Gloria Swanson, Douglas Fairbanks, Joan Crawford, Ginger Rogers... Je sais que Michel Hazanavicius n'a pas cité tous ces noms lors des interviews qu'il a donné pour promouvoir The Artist mais c'est pourtant à eux que m'a fait penser son film (je préfère préciser pour ne pas me faire incendier dans les commentaires). C'est dire à quel point The Artist est réussi car il ne s'agit pas de petits modèles.
Le noir et blanc est magnifique, le cadre est parfait tout comme la photographie et la lumière. La représentation du Hollywood des années 20 et 30 est criante de vérité : les mœurs de l'époque, les costumes et les décors sont peints avec une véracité quasi-historique. Il faut dire que le film a été tourné à Hollywood, dans des endroits que tous les cinéphiles rêvent de visiter telle la maison ayant appartenu à Mary Pickford. Cherchez l'erreur, il n'y en n'a pas.
     Qui dit film muet dit musique et celle composée par Ludovic Bource est brillante car elle est un personnage à part entière. Elle est le reflet de l'humeur des personnages, de leur désir, de leur évolution, de leur désordre intérieur... C'est la musique qui parle, qui crie, qui pleure ou qui rit. Et c'est magique.
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     Un autre bon point est que Michel Hazanavicius abandonne l'humour potache pour des situations drôles, parfois teintées de mélancolie. Il met de côté son ironie et se laisse aller au drame avec pudeur. Le résultat est que le cinéaste signe une comédie dramatique romantique lumineuse.
     Évidemment, aussi formidable soit-il, Michel Hazanavicius n'aurait jamais réussi son pari fou sans ses comédiens. En tête de liste se trouve Jean Dujardin, lauréat du prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2011. Personnellement, Jean Dujardin n'était pas une évidence pour interpréter un acteur de film muet car, bien qu'étant un acteur physique à l'instar de Jean-Paul Belmondo ou de Vincent Cassel, il faut avouer qu'il n'est pas à proprement parler un taiseux et qu'il a interprété de grands bavards (Brice de Nice, Hubert Bonisseur de la Bath, Octave, Alex, Jean). Même si je l'ai vu dans des personnages à la parole plus discrète (Charles, Marc Palestro), il n'en reste pas moins que j'avais des doutes. La bande-annonce m'avait un peu rassurée, les premières minutes de The Artist ont balayé mes  appréhensions avec la force d'un ouragan. Jean Dujardin est prodigieux. Pas de cabotinage ou d'excès d'aucun genre, il est juste de bout en bout. Aussi bien en star rayonnante et imbue d'elle-même, qu'en has been dépressif ou qu'en mari en proie au désamour. Jean Dujardin, tout comme le reste du casting, ne livre pas une prestation outrancière comme celle des comédiens grimaçants des films muets d'époque. Au contraire, sa prestation est très contemporaine sauf lorsqu'il joue le "film dans le film", c'est à dire lorsque Geoge Valentin interprète un de ses personnages. A ce moment-là, il fronce les sourcils, fais de grands gestes et des sourires démesurés comme l'ont fait avant lui Douglas Fairbanks, Roscoe "Fatty" Arbuckle ou Gustav Fröhlich. Jean Dujardin s'approprie les codes du muet et livre une performance physique, intense, grandiose, en bref une interprétation époustouflante. Ceux qui ne voyaient en lui qu'un acteur adolescent vont en être pour leurs frais.
Sa partenaire Bérénice Bejo est somptueuse. Elle est à la mesure de Jean Dujardin, tour à tour mutine, aventureuse, triste, amoureuse, enjouée... Vivante. Son sourire et sa grâce illumine à jamais le chef d’œuvre de Michel Hazanavicius. Elle est belle à couper le souffle.
Un autre personnage a une très grande importance et le film aurait eu une toute autre saveur sans lui : Jack interprété par Uggy, le chien de George Valentin. Uggy a reçu la Palm Dog cette année à Cannes pour sa performance dans The Artist et c'était amplement mérité. Je sais, dis comme ça, j'ai l'air d'une dingue de mettre en avant un chien mais, quand vous aurez vu le film, vous comprendrez mieux pourquoi.
Pour compléter le casting, des stars du cinéma américain : John Goodman, impayable en producteur aux dents longues et au cœur aussi tendre qu'un Ourson de LU ; James Cromwell, chauffeur et ami fidèle de George Valentin ; Penelope Ann Miller, épouse esseulée...  Des caméos célèbres tel Malcom McDowell dans une scène comique avec Bérénice Bejo. Et aussi des on-ne-sait-jamais-comment-ils-s’appellent-mais-on-ne-connait-qu'eux : la fabuleuse Beth Grant en domestique, Ed Lauter en majordome, Adria Tennor en secrétaire...
     Et si je n'ai pas encore réussi à vous convaincre d'aller voir The Artist, sachez que vous aurez droit aussi à un numéro fantastique de claquettes entre Jean Dujardin et Bérénice Bejo qui, l'espace d'un instant, font revivre à leur manière Fred Astaire et Ginger Rogers.
     The Artist est non seulement le meilleur film que j'ai vu cette année (et j'en ai vu beaucoup) mais en plus, il est le meilleur film que j'ai vu depuis des années (et j'en ai vu énormément).
The Artist est un hommage vibrant au Cinéma, aux comédiens et à tous ceux qui rendent ce rêve possible.
Ne pas aller le voir est une hérésie.


The Artist de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Uggy, John Goodman, James Cromwell, Malcom McDowell, Penelope Ann Miller, Missi Pyle, Beth Grant, Ed Lauter...
Durée 1 h 40. Sortie le 12 octobre 2011.

11 septembre 2011

Mostra de Venise 2011 : un palmarès sans Faust de goût ?

  OK, le jeu de mot est digne d'une blague Carambar mais je n'ai pas pu résister. On connait à présent les grands vainqueurs de cette 68ème édition de la Mostra de Venise placée sous le signe de l'intellect. Voici les grands vainqueurs désignés par le jury présidé par Darren Aronofsky :

Ainsi donc, le Lion d'Or du Meilleur Film revient à Faust de Aleksander Sokurov (Russie)


Le Lion d'Argent du Meilleur Réalisateur : Shangjun CAI pour Ren Shan Ren Hai (People Mountain People Sea) (Chine - Hong Kong)


Le prix spécial du jury : Terraferma de Emanuele Crialese (Italie)


La Coupe Volpi du Meilleur Acteur : Michael Fassbender  pour Shame de Steve McQueen (UK)


La Coupe Volpi de la Meilleure Actrice : Deani Yip pour Tao Jie (A Simple Life) de Ann Hui (Chine)


Le prix Marcello Mastroianni pour le/la meilleur(e) acteur/actrice : Shôta Sometani et Fumi Nikaidô pour Himizu de Sion Sono (Japon)


Prix Osella de la meilleure contribution technique : Robbie Ryan pour Wuthering Heights de Andrea Arnold (UK)


Prix Osella du meilleur scénario : Yorgos Lanthimos and Efthimis Filippou pour Alpis (Alps) de Yorgos Lanthimos (Grèce)


Le prix de Venise pour un premier film : Là-bas de Guido Lombard (Italie)


     Voilà pour les principaux prix qui ont été remis hier soir, vous pouvez retrouver l'ensemble du palmarès sur le site de la Mostra de Venise.
Désolée pour cette énumération un peu froide mais je ne peux pas donner mon avis sur ce palmarès puisque je n'ai pas vu les films. Et je ne vais pas rapporter ici les ouï-dire glanés sur les webzines, ce n'est pas le genre de la maison.
Nous verrons dans quelques temps quand les films sortiront dans nos salles si nous partageons (ou pas) l'enthousiasme du jury...

10 septembre 2011

Cadavres à la Pelle (Burke and Hare) de John Landis (2011)

     A Édimbourg, pauvres et vivant d'escroqueries, William Burke (Simon Pegg) et William Hare (Andy Serkis) découvrent qu'un cadavre bien frais peut leur rapporter pas mal d'argent. Effectivement, le peu recommandable Docteur Knox (Tom Wilkinson) paye cher pour pouvoir pratiquer des dissections, faire avancer la science et surtout connaître la gloire...

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     Je vous ai dit il y a quelques semaines que j'attendais avec impatience le retour de John Landis derrière la caméra après 10 ans d'absence car, non seulement le bonhomme est un vieux routard de la comédie mais en plus le casting me plaisait beaucoup, Andy Serkis et Simon Pegg en tête.
A l'arrivée, je n'ai pas été déçue même si le film n'a pas été totalement à la hauteur de mes attentes.
La première partie est très dynamique, malheureusement la seconde l'est beaucoup moins.
     Cadavres à la Pelle démarre très fort sur une pendaison et sur la reconstitution frappante de réalisme de l’Édimbourg du XIXème siècle. C'est bruyant, sale et dépourvu de sensibilité. On rencontre nos deux héros au détour d'une rue alors qu'ils essaient d'arnaquer le chaland. Les prestations de Andy Serkis et Simon Pegg font immédiatement monter le sourire aux lèvres et la réalisation classique de John Landis, très 90's, fait plaisir parce qu'on a la sensation de retrouver un vieil ami qui n'a pas beaucoup changer (ô nostalgie quand tu nous tiens). On suit alors nos deux pieds nickelés qui trouvent une solution pour le moins expéditive pour gagner leur vie. Le scénario est jouissif, les gags sont bons, ne s’enchainent pas de façon décousue et l'interprétation est brillante.
     Puis la seconde partie perd de son sel car le personnage de Simon Pegg (William Burke) tombe amoureux d'une actrice et décide de financer la pièce de théâtre qu'elle souhaite monter. Le film se focalise sur cette amourette au détriment de la besogne salement drôle de nos deux compères. Le personnage de Burke perd aussi de son intérêt car, bien que dès le départ plus moral que Hare, il n'en était pas moins féroce. Mais dès qu'il tombe amoureux, il se perd dans un romantisme gaga. Le film est tout de même sauvé de la niaiserie sentimentale par Ginny/Isla Fisher qui fait mariner Burke et lui met des vents en-veux-tu-en-voilà. Fort heureusement aussi, le personnage de Andy Serkis ne perd rien de sa drôlerie qui se trouve même accentué par le duo qu'il forme avec Jessica Hynes/Lucky, sa femme à l'écran. Ces deux-là sont tordus, obsédés par l'argent et le sexe, Lucky est alcolo et chaque apparition du couple à l'écran est délectable.
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Je pensais, à tort, que le personnage de Simon Pegg serait le plus drôle puisque c'est un habitué des comédies décalées (Shaun of the dead, Hot Fuzz et plus récemment le très moyen Paul) alors que Andy Serkis est un spécialiste des êtres un peu dingues ou dépressifs voire les deux. En réalité, le personnage de Serkis est de loin le plus amusant et le plus intéressant car il est dépourvu de tout sens moral, il est lubrique et égoïste. Un vrai méchant mais Andy Serkis, une fois n'est pas coutume, réussi à rendre son personnage très attachant. Tellement attachant qu'on a très envie de le voir échapper à la police et couler des jours heureux. Le personnage de Simon Pegg est, comme je vous l'ai dit, plus moral, naïf et fleur bleue mais il n'empêche que l'interprétation de Pegg est excellente.
     Il est vraiment dommage que John Landis se soit focalisé sur cette histoire d'amour car son histoire avait beaucoup de potentiel. Il aurait pu développer la guéguerre que se livrent les deux universités de médecine de Édimbourg représentées par les docteurs Knox et Monroe (Tom Wilkinson et Tim Curry tous deux excellents). Il aurait aussi pu développer davantage le personnage du gangster qui monnaye sa protection ainsi que celui du capitaine McLintock bouffi d'incompétence.
      Il ne s'agit là que de petits bémols car, même s'il ne révolutionne pas le genre, Cadavres à la Pelle devrait ravir tous ceux qui aiment les comédies saignantes, le cinéma des années 90 (John Landis enfonce le clou en concluant son film sur I'm Gonna Be de The Proclaimers, chanson pop sortie en 1988 !), Andy Serkis, Simon Pegg et qui s'éclatent à reconnaître les caméos (Christopher Lee, Costa-Gavras...).

NB : je ne serais trop vous conseiller de voir le film en VOST tant l'accent scottish est un pur régal. 


Cadavres à la pelle de John Landis avec Andy Serkis, Simon Pegg, Isla Fisher, Laura Haynes, Tom Wilkinson, Tim Curry, Hugh Bonneville, Chritopher Lee...
Sortie en salle : 31 août 2011. Durée : 1 h 31.

9 septembre 2011

Ron Galella s'expose à la A. galerie de Paris du 12 septembre 22 octobre

     Ron Galella n'est pas un simple photographe, c'est un paparazzo. Témoin d'une époque à jamais révolue, il a shooté, souvent contre leur grès, des "stars" dont les photos ont fait le tour du monde.
Jackie Onassis lui a intenté deux procès, Marlon Brando lui a cassé cinq dents, Sean Penn lui a craché dessus et il s'est fait cassé la gueule par les garde du corps de Richard Burton avant d'être incarcéré à Cuernavaca au Mexique ! Cependant, toutes les célébrités ne lui en voulaient pas de faire ce métier peu reluisant comme Robert Redford qui le laissait attendre à la sortie de son immeuble et l'a même autorisé à prendre des photos de sa famille.
Photos volées mais photos superbes et surtout photos cultes que vous pourrez admirer à la A.galerie de Paris lors de l'exposition Boxing with the stars du 12 septembre au 22 octobre.

Juste un petit échantillon...

Catherine Deneuve _ © Ron Galella

Dustin Hoffman _ © Ron Gallela

Marlon Brando et Ron Galella © Ron Galella
Cette photo a été prise en 1974 le jour où Marlon Brando a donné une conférence au Walforf-Astoria pour la défense des Indiens. Ron Galella porte un casque car l'année précédente, Marlon lui avait cassé 5 dents après une émission TV. Le photographe avait fait un procès à Brando et avait gagné 40 000 dollars dont les 2/3 ont servi à payer ses soins dentaires. On comprend mieux l'utilité d'un casque de football !

Steve McQueen _ © Ron Galella

Al Pacino et Robert DeNiro _ © Ron Galella

Robert Redforf _ © Ron Galella
Robert Redford rentrait d'un meeting en faveur des démocrates et la photo a été prise lorsqu'il sortait de voiture. Je connais cette photo depuis longtemps et j'ai toujours cru que c'était une photo de studio, pas une photo "volée".

Sylvester Stallone _ © Ron Galella

Al Pacino _ © Ron Galella
Ron Galella faisait le pied de grue devant l'hôtel de Priscilla Prestley pour la prendre en photo quand Al Pacino est arrivé en levant les mains en disant "pas de photos !" Evidemment, Galella a shooté plus vite que son ombre et voilà le résultat.

Si ces clichés vous ont plu et que vous avez la chance de voir l'expo, c'est du 12 septembre au 22 octobre à la A . galerie 12 rue Léonce Reynaud 75116 Paris. (06 20 85 85 85)
Pour ceux qui ne peuvent pas y aller, faites donc un petit tour sur le site de la A.galerie pour voir d'autres clichés ou sur le site de Ron Galella .
Vous pourrez trouver aussi quelques jolies photos dans le magasine PREMIERE n°415 de Septembre 2011.