30 juillet 2011

La Planète des Singes _ les origines : un bonus avant la sortie du film !

la planète des singes les origines, affiche
     Je ne sais pas vous mais, perso j'adore les bonus des DVDs. J'achète souvent la version collector des films à cause des bonus (le marketing marche très bien sur moi). J'adore connaître les secrets de tournage, découvrir la création des décors et des costumes, les premiers pas des acteurs dans la peau de leur personnage... Ce qu'il y a de génial avec Internet pour les gens de mon espèce, c'est que les studios distribuent ce genres de petits cadeaux sur la toile avant même la sortie du film. C'est une fois de plus le cas avec le reboot de La Planète des Singes. Au début, quand j'ai appris que le film allait sortir, ça m'a laissé de marbre parce que ça doit être le dixième sur le sujet qui sort. Mais après avoir vu quelques bandes-annonces sur l'excellent site de PixScreen, j'ai changé d'avis car il semblerait que le film fasse la part belle à l'émotion et que les  bases soient intelligentes. De toutes façons, ça ne peut pas être pire que la bouse de Tim Burton. Ce qui m'a surtout fait changer d'avis c'est que les singes soient animés en performance capture et que c'est Andy Serkis qui tient le rôle de Caesar, le singe par qui la révolte arrive. Andy Serkis le Dieu du stade sans qui Gollum ne serait rien. Andy Serkis qui a érigé la performance capture en art. Andy Serkis qui a de très beaux yeux soit dit en passant. On ajoute à ça que c'est le studio WETA qui est en charge des effets spéciaux et bibi se sent pousser des ailes. Pour ceux qui l'ignorent WETA a bossé sur les effets spéciaux de la trilogie du Seigneur des Anneaux, Avatar et King Kong.
Cette courte vidéo que nous propose la Fox montre l'incroyable travail du studio Weta sur La Planète des Singes : les origines (Rise of the Planet of the Apes) ainsi que le talent de Andy Serkis.




la planete des singes les origines, andy serkis
Présentation du film au Chinese Theater de Hollywood le 28/07/2011 _ cliquez pour agrandir

La bande-annonce en VF pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu


La Planètes des Singes : les origines de Rupert Wyatt avec James Franco, Andy Serkis, Freida Pinto, Tom Felton, John Lightgow, Brian Cox...
Sortie le 10 août 2011.

Je crois que je vais me laisser tenter par ce petit film intimiste et vous ?

A voir deux interviews de Andy Serkis qui explique sa méthode de travail.

28 juillet 2011

Affiche, photos et bande-annonce : le nouveau film de George Clooney The Ides of March sort de l'ombre !

the ides of march, george clooney, affiche, poster


     Lorsque j'ai entendu parler pour la première fois du nouveau projet de George Clooney en tant que réalisateur, j'ai senti des petits frissons d'impatience me parcourir. J'aime beaucoup George Clooney l'acteur et j'adore George Clooney le réalisateur. Je me suis sentie d'autant plus enthousiasmée que le pitch de The Ides of March est une fois encore très politique :
 un jeune directeur de communication défend la campagne d'un candidat démocrate en vue de la prochaine élection présidentielle américaine. Mais ses nerfs vont être mis à rude épreuve après la nuit passée avec une jeune stagiaire et la bassesse de ses adversaires.

Autre bon point, le casting : Ryan Gosling, Philip Seymour Hoffman, George Clooney, Marisa Tomei, Paul Giamatti, Jeffrey Wright et Evan Rachel Wood ! Mamma mia !
Hier, on a pu découvrir les premières images du film qui ne laissaient supposer ni du bon ni du mauvais : comment se faire une idée sur de simples photos ? Mais aujourd'hui, la production nous offre sur un plateau l'affiche _ qui est juste superbe et bien plus originale que ce que l'on peut voir d'habitude _ et une bande-annonce qui laisse présager un film intense.
La sortie du film est prévue pour le 26 octobre et, avant ça, il ira faire un petit tour du côté des festivals de Toronto et de Venise.
Vous en pensez quoi ? Ça vous tente ou pas du tout ? Vous aimez le travail de George Clooney ou c'est juste un mec qui fait du café ?

the ides of march, george clooney
photos de tournage _ cliquez pour agrandir
Source photos : Just Jared

the ides of march, george clooney
photos officielles


25 juillet 2011

La Révolution des Crabes de Arthur de Pins (2004)


     Avant la diffusion de Omar m'a tuer, mon petit ciné d'art et d'essai a passé ce court-métrage de Arthur de Pins. Peut-être l'avez-vous déjà vu puisqu'il date de 2004. Personnellement, ça a été une vraie découverte. La vision de cet univers en noir et blanc, ces dessins simples, la musique, les petites voix moisies et l'histoire totalement loufoque m'ont emballé. J'ai beaucoup ri mais je reconnais avoir été la seule, les autres spectateurs ont vite lâché l'affaire pour reprendre leurs assommantes conversations sur les hommes ou l'élaboration des repas.
Peut-être que vous allez trouvé le film débile et que je vais perdre le peu de crédibilité que j'avais ! Tans pis, je prends le risque.
     La Révolution des crabes, c'est l'histoire des Pachygrapsus Marmoratus dit "chancres mous" ou "crabes dépressifs" dotés d'une tare génétique qui les empêche de tourner et qui se sentent très cons jusqu'au jour où l'un d'entre eux leur redonne leur fierté...
     Le film est une métaphore sur la condition humaine. Les crabes, ce sont les êtres humains qui entrent dans le moule et marchent tout droit pour ne pas déplaire à la société bien pensante dont personne n'a vraiment envie d'être exclu. C'est le poids du conformisme et de la pression sociale.
N'hésitez pas à me dire si vous avez aimé... ou pas !

24 juillet 2011

Omar m'a tuer de Roschdy Zem (2011)

   Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée assassinée dans la cave de sa villa. Quelques heures plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est interpellé par la police et placé en garde à vue pour le meurtre de Madame Marchal. En effet, les policiers ont découvert une inscription sur le mur de la cave que la victime aurait écrite avec son propre sang : "Omar m'a tuer"...

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     Omar m'a tuer traite d'une terrible affaire qui a secoué le pays en 1991 et qui a fait de Omar Raddad le plus célèbre jardinier de France. Le film s'inspire de deux ouvrages : Pourquoi moi ? de Omar Raddad et Omar : la construction d'un coupable de Jean-Marie Rouart.
Je préfère être honnête tout de suite : avant même d'entrer dans la salle, j'avais des incertitudes sur la culpabilité de Raddad. Le film n'a fait que renforcer ces incertitudes. 
Roschdy Zem signe un film engagé qui éclaire d'un nouveau jour l'affaire Raddad : il met en avant des éléments qui font douter de la culpabilité du jardinier marocain.
Tout à joué en la défaveur de Raddad. Il est marocain, ne parle quasiment pas le français au moment des faits, il ne bénéficiera de l'aide d'un traducteur qu'après plusieurs jours, il est joueur (il perd de grosses sommes aux machines à sous du casino), c'est un homme très calme et froid. Plus le mot soi-disant laissé par Ghislaine Marchal. La police tenait entre ses filets le coupable idéal et ne s'est pas épuisée à creuser d'autres pistes.
Ce n'est que la contre enquête de Jean-Marie Rouart qui permettra à Omar Raddad de bénéficier de la Grâce Présidentielle.
C'est cette contre-enquête que nous fait vivre le film, sous la direction de Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain fictif inspiré de Jean-Marie Rouart. Il ne s'agit pas ici d'une enquête à la Hercule Poirot mais du travail d'un homme qui souhaitait avant tout écrire un bon bouquin et qui, petit à petit s'est forgé une conviction.
Certes, on sent que Roschdy Zem est écœuré par la façon dont Raddad a été traité mais il ne tombe ni dans le pathos ni dans l’apitoiement. Il n'en fait pas des tonnes pour tirer la larme à l'oeil (l'histoire et la prestation de Sami Bouajila suffisent amplement), au contraire, sa réalisation est pure, fluide et sans effet.
Parce que Omar m'a tuer est avant tout une œuvre cinématographique. Un vrai film de fiction inspiré d'une histoire vraie, bien écrit, bien filmé, très bien interprété et joliment mis en scène.
La performance de Sami Bouajila est exceptionnelle, probablement la meilleure de sa carrière. Il ne s'est pas contenté d'imiter Raddad, il est Raddad. Il est bouleversant du début à la fin, son jeu est juste, il ne tombe jamais dans l'excès. Une prestation digne du César du meilleur rôle masculin.
Denis Podalydès qui interprète l'écrivain Vaugrenard fait une fois de plus merveille (je ne l'ai jamais vu dans un film où il était mauvais). Et Salomé Stévenin, dans le rôle de l'assistante de Vaugrenard, est très impressionnante à tel point que j'ai regretté que son rôle ne soit pas plus développé.
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Les autres acteurs, la plupart peu ou pas connus, sont tous criants de vérité. Le seul bémol, c'est Maurice Bénichou pas très crédible en Jacques Vergès, surtout dans les scènes de prétoires.
Au-delà de l'affaire Raddad, le film soulève de nombreuses questions sur l'écrasante machine qu'est notre système judiciaire.  Quid de la présomption d'innocence, de l'égalité de chaque citoyen devant la Justice, de l'obligation du juge d'instruction d'instruire à charge et à décharge, du droit à un procès équitable... ? On s’aperçoit tout de suite que si Omar avait bénéficié d'un conseil juridique lors de sa garde à vue, les choses auraient été vraisemblablement très différentes pour lui.
Et puis, et surtout, le film met le doigt sur un élément important : notre système judiciaire est fait par des hommes et des femmes qui ont leurs opinions, leur vécu et leur sensibilité. En fonction de la personne que vous avez en face de vous, les choses ne se passeront pas de la même manière.
Il est très flippant de se dire qu'un jour on peut se retrouver dans la même situation que Omar Raddad, Christian Ranucci, Patrick Dils... clamer son innocence, ne pas être entendu et croupir en prison (et pire pour Ranucci).
  Omar m'a tuer est un film magistral qui mérite d'être nommé aux prochains Césars. Film choc et choquant mais surtout film bouleversant et emprunt d'humanité.
A voir pour le plaisir de regarder du bon cinéma. A voir pour le désir de débattre en fin de séance.


Les + :
 . la performance de Sami Boujila
. un film qui fait vraiment réféchir
. tous les seconds rôles
. la dernière image
Les - :
 .  rien

22 juillet 2011

George Lucas, tu exagères...

     DVD et Blu-ray : faux bonus ou vraie arnaque ? Lorsque l'on achète certains DVDs ou Blu-ray, on est en droit de se poser la question tant la qualité des bonus est médiocre. On nous promet des making of et des interviews inédites et on se retrouve avec des images vues sur la toile 20 fois ou du blabla conventionnel. Combien de fois avons-nous pu entendre : Sans lui, rien n'aurait été possible ! ou C'est vraiment le meilleur acteur du monde ! Et des tas d'autres flatteries du genre qui ne nous apprennent rien de plus sur le film ou le tournage. Parfois, on se sent arnaqué, on se dit qu'on aurait mieux fait d'acheter une édition simple.
     Il y a des personnes passées maîtresses dans l'art du marketing, on sent que le seul et unique but est de se faire un max de pognon sur le dos des fans. L'une d'entre elles s'appelle George Lucas. Non content d'avoir tué le cinéma indé avec son pote Spielberg, le grand manitou de Hollywood s'emploie à vider les poches des fans de la trilogie Star Wars depuis 30 ans.
Il a d'abord sorti ses films en VHS, les a ressorti en coffret puis en coffret collector, puis en coffret THX... Ensuite, il les a sorti en DVD à l'unité puis en coffret puis en édition limitée... Il a fait des figurines, des jouets, des fringues et des tas d'autres produits dérivés. Enfin, 22 ans plus tard lui est venue l'idée de réaliser une autre trilogie qui se passerait avant la première. Un jeu de massacre mais peu importe puisque les fans couchaient sur les trottoirs pendant des jours pour être les premiers dans la salle. $$$ Il a recommencé son petit jeu : on sort les films à l'unité, en coffret, en coffret collector et tout le bataclan. On pouvait espérer qu'il finirait par s'arrêter et bien non ! L'année dernière, à l'occasion de la Star Wars Celebration V, George Lucas a annoncé la sortie de trois coffrets blu-ray qui réunirait tous les épisodes de la franchise. Pour célébrer l'événement , et surtout pour attiser le désir des fans, il a projeté une scène inédite du Retour du Jedi mettant en scène Vador.
Lucas n'est pas un con, il sait que d'autres sagas ont bien marché, que certaines ont bien plus la côte auprès de la toute jeune génération et que, surtout, les fans ont déjà ses films en 58 exemplaires et qu'il n'est pas sûr qu'ils en veuillent vraiment un 59ème. Il a donc eu la bonne idée de promettre des révélations sur la saga et des scènes inédites. Comment résister ? Et comme Lucas est un fin stratège, il a profité de la Comin-Con pour diffuser un teaser qui est un montage de plusieurs morceaux de différentes scènes coupées. Un teaser de ... 56 secondes ! A ce niveau-là, ce n'est plus de l'arnaque, c'est de la poésie.
     Il est évident que la sortie en blu-ray le 14 septembre ravira tous les fans de Star Wars mais il faut espérer qu'un autre coffret encore-plus-mieux-meilleur ne sortira pas dans deux ans ou même avant. Sachant que les films vont ressortir en salle en 3D à raison d'un film par an en commençant par La Menace Fantôme le 12 février 2012 !! George Lucas a de beaux jours devant lui.
A vos porte-monnaie ! Prêt ? Partez !


21 juillet 2011

Tron l'Héritage (Tron Legacy) de Joseph Kosinski (2011)

     Kevin Flynn (Jeff Bridges), un brillant informaticien disparaît en laissant son fils Sam orphelin. Vingt ans plus tard, Sam (Garrett Hedlund) tente de le retrouver et se trouve happé dans un monde virtuel crée par son père : la grille...

tron l' heritage, light cycle

      Près de trente ans séparent Tron l'Héritage de Tron et ça se voit : le cinéma a fait des progrès indéniables en effets spéciaux et le nouveau film des aventures de Kevin Flynn & Cie en bénéficie amplement. Par contre, les scénaristes n'ont pas progressé d'un iota et leur cruel manque d'imagination se fait sentir.
Les grandes lignes de l'histoire de Tron l'Héritage sont les mêmes que celles du premier Tron. Un jeune homme déboule dans une société fasciste, régie de main de maître par un despote, et il va tout faire pour sauver tout le monde. Sam remplace son père dans le rôle du héros sans peur et sans reproche, CLU remplace le MCP dans le rôle du tyran avide de pouvoir et Quorra remplace Tron dans le rôle de l'aide inattendue et espérée. Tron a été pillé de ses idées par tellement de monde auparavant, là au moins il est pillé par ceux-là même qui l'ont crée, ça change.
Le problème de Tron l'Héritage, c'est qu'il est déséquilibré. La première partie du film démarre sur les chapeaux de roues et le rythme est homogène : l'action et les scènes plus calmes s'inscrivent dans une logique parfaite. Là où ça se gâte c'est lorsque Sam retrouve son père. Cette séquence, qui aurait dû être riche en émotion, s'éterniiise au point qu'on se demande s'ils vont se décider un jour à botter le cul de CLU. L'équilibre entre action / réflexion disparaît. Les scènes plus calmes sont trop longues et assez chiantes, il faut bien le dire, car les dialogues sont creux et l'interprétation ne vole pas haut (excepté Jeff Bridges of course). Les discours sur la perfection dans l'imperfection, le miracle de la vie et tous ces trucs new age relèvent du blabla.
Et puis, il y a quelques ficelles énormes : Sam arrive à mettre au point des techniques de combat avec des co-équipiers qu'il n'a jamais vu de sa vie, en une phrase et tout ça en roulant à 200km/h sur un sol glissant (trop fort) ; Quorra vient sur la grille le jour où Sam débarque, pile au moment où il est en danger et, comme par hasard son véhicule peut rouler en dehors de la grille alors que celui de CLU non (ben tiens) ; Tron qui était passé du côté obscur de la force redevient gentil à l'instant même où nos héros vont mourir tué par... lui (!) ; et, [spoiler] pois chiche sur le couscous, Kevin Flynn utilise un pouvoir à la fin du film pour sauver son fils, pouvoir qu'il possède depuis le début et qui aurait été bien utile à tout le monde mais, s'il l'avait utilisé avant, il n'y aurait pas eu de film, ce qui aurait été assez chiant pour Disney...
La plus grosse faille du scénario est temporelle (non, je ne suis pas Doc Brown). Kevin Flynn le dit lui-même : les heures passées sur la grille ne sont que des minutes dans le monde réel. Donc si Kevin passe 20 ans enfermé dans la grille, dans la réalité ça ne devrait pas faire plus de quelques mois voire 2/3 ans à tout casser mais certainement pas 20 comme dans le film. Sam devrait avoir maximum 10 ans, pas 27. Mais s'il a vraiment 27 ans alors ça veut dire que Kevin est dans la grille depuis des siècles, il devrait être mort. Vous voyez ce que je veux dire ? Peut-être que je chipote mais ce truc me chiffonne.
Vous l'avez bien compris, ce n'est pas les qualités scénaristiques qui retiennent l'attention. Ici, ce qui est vraiment soigné ce sont les scènes d'action, les décors, la B.O et le jeu de Jeff Bridges.

tron l heritage, jeff bridges, 2011

Les scènes d'action sont vraiment excellentes et la majorité d'entre elles provoquent des accélérations cardiaques. On a droit à une course en moto dans la vraie vie, un saut de l'ange, des combats aux disques, des courses en Light Cycle, des poursuites dans les airs... La réalisation et le montage de ces scènes sont très réussis, d'autant plus qu'elles ont lieu dans des décors vertigineux. La grille c'est du numérique foisonnant de couleurs flashy et fluo qui contrastent avec l'obscurité épaisse du reste de ce monde virtuel. Paradoxalement c'est un univers froid et chaleureux en même temps. L'antre de Kevin Flynn ressemble à s'y méprendre à la pièce froide et lumineuse de 2001, l'Odyssée de l'espace. Tous les décors sont magiques, esthétiquement le film est une pure réussite.
La B.O est soignée aussi et j'avoue avoir eu des appréhensions sachant qu'elle était le fruit de Daft Punk. Je n'aime pas ce genre de musique, surtout la leur et je me disais que j'allais sortir du film avec les oreilles en bouillies. En réalité, Daft Punk a mis son talent au service du film et livre une B.O pure, sans trop d’esbroufe même si on reconnait leur style. La musique complète parfaitement l’esthétisme du film. Certains morceaux sont vraiment excellents (Recognizer, The Son of Flynn, Arena, Adagio for Tron...) et j'ai même eu envie de m'acheter la B.O mais j'ai renoncé car la musique sans les images ne transmet pas la même émotion.
Émotion transmise aussi par Jeff Bridges qui reprend son double rôle de Kevin Flynn / CLU et subit un lifting numérique assez convainquant pour ce dernier (ça coince un peu eu niveau des yeux). Il fait un méchant CLU très rancunier et hargneux mais là où il est le meilleur, c'est dans le rôle de Flynn. Il est tour à tour perdu, zen, colérique, désespéré, amusé... Son visage bouleversé à la fin du film est le reflet de son immense talent d'acteur.
Heureusement qu'il est là car ce n'est pas grâce à Garrett Hedlund que l'on sera secoué. Ce jeune homme est très doué dans les scènes d'actions mais ses expressions se limitent à sourire en coin, serrer les mâchoires et prendre un air perplexe. Il en est au début de sa carrière, je lui souhaite de progresser ou d'en rester là et de se reconvertir en cascadeur.
Olivia Wilde, l'interprète de Quorra est... jolie. Bon, tous ceux qui ont vu un épisode de Dr House savent de quoi je parle (c'est elle "Numéro 13"). Je ne vais pas épiloguer là-dessus.
J'ajoute que j'ai aimé tous les petits clins d’œil à Tron : l'affiche du film dans la chambre du petit Sam, la réplique "cette porte est à peine assez large pour moi", les éléments de décoration de la maison de Flynn... Des petits "œufs de Pâques" dispersés dans le film comme une connivence avec les fans de Tron.

     Tron l'Héritage n'est pas révolutionnaire contrairement à son grand frère. Il a beaucoup de défauts mais autant de qualités qui font que l'on passe un bon moment. C'est un film très distrayant dont le seul but est de faire passer un instant agréable aux spectateurs et, en ce sens, il remplit sa mission. Vous n'en ressortirez pas grandi, il est probable que vous l'oubliez rapidement mais c'est le genre de film que l'on aime revoir et dont on ne lasse pas.


         Les + :
. des décors hallucinants
. une bonne B.O
. Jeff Bridges
. des scènes d'action très réussies
. des effets spéciaux soignés
            Les - :
. une intrigue inconsistante
. des pirouettes scénaristiques tirées par les cheveux
. une interprétation inégale



20 juillet 2011

Sherlock Holmes 2 : la bande-annonce en VOST.

sherlock holmes 2, affiche, robert downey jr


      Il y a quelques jours que la bande-annonce de Sherlock Holmes : jeu d'ombres circule sur le net mais, cette fois vous pouvez la découvrir en VOST. Ce qui est plutôt bien vu que le beau Robert parle trop vite pour moi et que, de surcroit, le son de la précédente vidéo n'était pas de très bonne qualité.
Le deuxième volet des aventures du célèbre détective londonien promet d'être riche en action (comme le premier) et plutôt drôle. En espérant juste que Guy Ritchie nous épargne tous ces ralentis ridicules qui parasitaient l'action de son premier Sherlock Holmes.
Ajoutons que Robert Downey Jr est toujours aussi craquant, d'ailleurs il n'y en a que pour lui dans la vidéo. A peine apperçoit-on Jude Law agrippé au toit d'un train.
La sortie du film est prévu pour le 25 janvier 2012 et je parie que j'irai le voir, bonnes ou mauvaises critiques, parce que... Robert Downey Jrrrrrr !

Et vous ça vous tente ? Vous avez vu le premier ?

19 juillet 2011

The Dark Knight Rises : le tout premier trailer

The Dark Knight Rises, affiche, christopher nolan

     Le moins que l'on puisse dire, c'est que le studio ne sera pas en retard pour sa promo puisque la sortie du film est prévue pour le 18 juillet 2012 en France.
Il y a quelques jours, nous découvrions l'affiche de The Dark Knight Rises de Christopher Nolan qui ressemble étrangement à celle de Batman Begins (pourquoi se fatiguer ?) et, aujourd'hui, le studio présente le premier trailer dont le seul but est de mettre l'eau à la bouche des fans et des autres. Comme prévu, on ne voit pas grand chose de neuf puisque la vidéo s'ouvre sur des images de Batman Begins. Ensuite des images inédites avec le commissaire Gordon allongé sur un lit, très mal en point disant "il faut que Batman revienne". Et la fin montrant le méchant-moche Bane s'avançant sur Batman qui... recule devant lui.
Des premières images sombres, des phrases accrocheuses (chaque héros à un voyage à accomplir, chaque voyage à une fin) et la promesse d'une conclusion épique : un trailer classique made in USA.

Vous en pensez quoi de cette première vidéo ? Vous êtes impatients de voir le nouveau Batman ou pas du tout ?

16 juillet 2011

Une journée dans la vie de John Lasseter, le big boss de chez Pixar, ça vous dit ?

cars 2    Pixar vient de mettre en ligne sur sa chaîne YouTube le docu A Day in the Life of John Lasseter. L'occasion d'en savoir un peu plus sur un des plus grand genius de l'animation.
Même si votre anglais n'est pas au top, ça se comprend (oh, le pouvoir de l'image !). Vous allez découvrir son goût exquis pour les chemises colorées, sa passion pour les maquettes de trains et le vin, sa salle de ciné géante, sa collection de jouets, sa méthode de travail, une visite du studio et l'incroyable ambiance qui y règne... Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse en compagnie de Mister Lasseter. En bonne compagnie en somme.

15 juillet 2011

Une nouvelle version des Trois Mousquetaires de Alexandre Dumas

    Et devinez qui en est le réalisateur ? Paul W.S Anderson, celui-là même qui a réalisé Resident Evil et Mortal Kombat ! Ça vous fait peur ? Moi aussi ! D'autant que la bande-annonce dévoile une adaptation très... intéressante. Voyez plutôt les protagonistes sapés comme Jack Sparrow s'écharpant sur des bateaux volants et Milady, reine de la baston tout en décolleté pigeonnant. On ne va pas jugé avant d'avoir vu mais, au regard su pedigree du bonhomme, il n'y a pas de quoi s'enthousiasmer.
Les premières affiches sont du même ordre : brushings soignés, postures de ninja, fringues en cuir, boucles d'oreilles et regards charmeurs.
Le film sort le 12 octobre en salle, vous avez hâte, hein ?





Casting : Luke Evans, Matthew McFayden, Logan Lerman, Ray Stevenson, Milla Jovovitch, Orlando Bloom, Christoph Waltz, Madds Mikkelsen...

L'invention de Hugo Cabret : le nouveau film de Martin Scorsese est... un film pour enfants !

invention de hugo cabret, affiche

       On ne savait quasiment rien du nouveau projet de Martin Scorsese à part son titre et un synopsis plus que concis : les aventures d'un orphelin vivant dans le métro dans les 30's. Mais le mystère commence à s'éventer car Apple et Martin Scorsese viennent de dévoiler l'affiche et la première bande-annonce du film.
Les premières images laissent entrevoir une histoire fantaisiste, joyeuse et un peu nostalgique. L'univers très coloré me fait penser à Tim Burton et aux premiers films de Harry Potter.
Pour que vous ne vous trituriez pas les méninges : oui, le chef de gare c'est  bien Sacha Baron Cohen, l’inénarrable interprète de Borat.
Le film est l'adaptation d'un conte pour enfants de Brian Selznick et j'avoue être curieuse et perplexe devant ce projet. Martin Scorsese étant un habitué des films pour adultes, violents et angoissants, ce film destiné à la jeunesse à tout pour piquer ma curiosité, d'autant plus que le film sera en 3D, une première pour l'artiste.
Ce qui pique également ma curiosité est le casting : Jude Law, Christopher Lee, Ben Kingsley, Emily Mortimer (qu'on a pu voir dans Shuter Island) et Ray Winstone (qui incarnait le bras droit de Jack Nickolson dans Les Infiltrés). Dans le rôle de Hugo, le jeune Asa Butterfield et dans le rôle de sa copine Isabelle, Chloe Moretz (la Hit Girl du film Kick Ass). De quoi mettre l'eau à la bouche...
Pour la petite anecdote franchouillarde, notez que certaines scènes ont été tournées à la Gare du Nord à Paris.
Sortie prévue le 14 décembre 2011 en France.

Synopsis : Dans les années 1930 à Paris, Hugo Cabret, un orphelin vivant dans les couloirs du métro va vivre une folle aventure avec une jeune fille excentrique impliquant un mystérieux robot automate créé par son père disparu.

14 juillet 2011

Harry Potter et les Reliques de la mort Partie 2 (Harry Potter and The Deathly Hallows Part 2) 2D de David Yates (2011)

      Ron, Harry et Hermione sont à la recherche des Horcruxes pour les détruire. Pendant ce temps Lord Voldemort rassemble ses troupes...


      C'est avec beaucoup d'émotion que je suis allée au cinéma hier pour voir le tout dernier film des aventures de Harry Potter et, je suis ressortie de la salle encore plus émue.
Ce dernier volet de Harry Potter et les Reliques de la mort est de loin le meilleur film de la saga. Loin de moi l'idée de renier la féerie des premiers mais il faut reconnaître que cet ultime œuvre cumule l'émotion, l'action et le fantastique comme aucun des autres films. 
Le film se déroule à toutes vitesse, les scènes d'action se succédant avec rythme, fort heureusement entrecoupées de scènes plus calmes mais pas pour autant reposantes car riches en émotions.
La grande scène de bataille à Poudlard ne décevra pas les fans du bouquin tant David Yates a su en respecter l'esprit : c'est une longue scène grandiose, rude, héroïque, touchante... en bref, c'est une scène géniale.
Même chose pour le face-à-face Harry / Voldemort qui est très éprouvant nerveusement et fabuleusement mis en scène. 
Les effets spéciaux sont très réussis (j'ai vu le film en 2D) et donnent un petit coup de vieux aux premiers opus. Le dragon blanc est terrifiant, les soldats de pierres font plus vrais que nature, le champ de force protecteur ferait baver d'envie George Lucas... Du grand, du magnifique spectacle pour les mirettes.
David Yates a respecté la trame du film même s'il s'est permis quelques libertés et personne ne lui en voudra. Les passages les plus importants du bouquin sont là, très développés et rendent leur place à des personnages qui avaient un peu beaucoup été mis sur la touche jusqu'à présent (Neville, Rogue).
La partie avec Rogue est fabuleuse et permet à Alan Rickman de montrer toute l'étendue de son talent. J'avais toujours trouvé son personnage peu exploité dans les films, à mon grand regret car j'aime Alan Rickman. Dans ce dernier volet, il laisse exploser au grand jour le vrai Severus Rogue de façon terriblement bouleversante.
Le reste du casting est au diapason : Daniel Radcliffe a pris de la carrure (et pas que physiquement) et son interprétation est digne d'un grand acteur. Il est bon tout le temps, que ce soit dans les scènes physique ou celles où le moral de son personnage est mis à rude épreuve.
Ruppert Grint et Emma Watson forment un couple attendrissant et leur jeux respectifs ont également gagné en maturité. Même chose pour Matthew Lewis qui balaye en deux scènes majeures le Neville Lodubat rond et pleurnichard des débuts. Le seul qui est toujours en dessous de la moyenne est Tom Felton, mais au fond ça tombe bien puisque son personnage est plus qu'en dessous de la moyenne.
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Nul besoin de préciser que Michael Gambon, Maggie Smith, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter, Jason Isaacs, John Hurt et Gary Oldman sont épatants, ça on le sait depuis longtemps.
Le film est rythmé par la musique sombre de Alexandre Desplat qui rend hommage aux autres musiques de la saga dans les scènes les plus joyeuses : on peut entendre les petites clochettes qui ont fait le succès des précédentes B.O.
L'ensemble nous donne une œuvre fantastique, épique, tragique, exceptionnelle. Un film dont on ressort heureux mais aussi triste car il sonne le glas d'une saga féerique, à l'univers riche, aux personnages attachants ou détestables. Une saga qui a mis en avant des thèmes comme la confiance, le respect, l'amour, l'amitié... (que certains, les plus blasés, pourront trouver ronflants) et qui a su habilement parler de sujet plus graves sans être moralisateur (le fascisme, le racisme, le métissage, le droit à la différence...). Une saga intelligente qui a su évoluer et qui, surtout, n'a jamais pris ses spectateurs (et ses lecteurs) pour des imbéciles.
Lorsque le film touchait à sa fin, j'avais envie que la dernière scène ne finisse jamais et c'est avec un pincement au cœur que j'ai regardé défiler le générique de fin. J'avais la sensation bizarre que je venais de dire adieu à mes meilleurs amis. Cela fait 10 ans que la bande de sorciers et moi on se donne rendez-vous régulièrement et maintenant que je sais que ces rencontres n'auront plus lieux, je me sens triste et hébétée. Certes il reste les DVDs mais c'est indéniablement une page qui se tourne. Il n'y a plus qu'à espérer que les jeunes héros du film évoluent dans d'autres projets afin de se retrouver encore, pour se raconter de nouvelles histoires.
Au revoir, Harry Potter et merci !


Les + :
. la rencontre avec le vrai Severus Rogue
. le courage de Harry Potter face à sa destinée
. le baiser entre Ron et Hermione
. le duel entre Bellatrix Lestrange et Molly Weasley
. la bataille à Poudlard
. la dernière scène


Les - :
. c'est le dernier film de la saga
Emma Watson, David Yates, Tom Felton, Ruppert Grint et Matthew Lewis parlent de leur scène préférée dans la saga Harry Potter.
video

Critique de la première partie de Harry Potter et les Reliques de la mort sur I love Cinema

10 juillet 2011

Faux Raccord consacré à Staney Kubrick partie 2

Étant donné que j'avais posté la première partie de l'émission il y a quelques semaines, je me suis dit que ça vous ferez peut-être plaisir de voir la seconde partie ^^

9 juillet 2011

I'm still here... et alors ?

I m still here, affiche
I'm still here le vrai/faux documentaire sur la reconversion de Joaquin
Phoenix en rappeur sort sur nos écran le 13 juillet, mais est-ce que cela intéresse encore quelqu'un ?
En octobre 2008, Joaquin Phoenix annonce sur la chaîne américaine E! qu'il arrête le cinéma pour se lancer dans une carrière de chanteur hip-hop. Personne n'y croit et tout le monde reste scotché devant le look improbable du jeune homme : cheveux hirsutes et gras au bide.
En janvier 2009, Joaquin se produit dans une salle de Las Vegas et gazouille un morceau de rap navrant. Son beau-frère Casey Affleck filme la scène sous prétexte qu'il réalise un docu sur cette soudaine reconversion.
En février 2009, David Letterman invite Joaquin pour promouvoir son tout dernier film, Two Lovers, mais l'interview est un fiasco car Joaquin reste silencieux.
En septembre 2010, I'm still here, le fameux docu de Casey Affleck est présenté à la Mostra de Venise et sort aux USA dans la plus grande indifférence. Peu de temps après, Phoenix arrive sur le plateau de David Letterman propre, rasé de près, bien coiffé et il répond aux questions du journaliste.
Casey Affleck avoue au New York Times que son docu n'est qu'un immense canular. Dans une interview au magasine Flaunt, il explique avec Joaquin comment chaque scène a été montée de toute pièce. Le film perd le peu d'intérêt qu'il pouvait avoir et laisse un drôle de goût dans la bouche car Joaquin Phoenix a mis sa carrière entre parenthèse pendant 2 ans pour tourner dans ce truc. Joaquin, un des meilleurs acteurs de sa génération, qui a sauvé du marasme des niaiseries comme Signes et qui a su s'imposer sur des projets audacieux comme The Yards, Gladiator, U Turn, Walk the Line ou Hôtel Rwanda, a préféré tout sacrifié pour... quoi ? Dénoncer les dérives du star system ? Signaler à quel point les journalistes et les internautes ne sont pas gentils avec les célébrités ? Témoigner qu'il est difficile pour un artiste de sortir de la case dans laquelle on l'a rangé ? Fort bien. Mais s'afficher prenant de la coke ou entouré de call-girls passe encore, or était-il nécessaire que quelqu'un défèque sur lui  ?
Casey Affleck prétend qu'il s'agit de la meilleure performance de Joaquin, que c'est LA performance de sa carrière et là, on est en droit de se dire qu'ils sont tous les deux cinglés. La seule chose que ce mockumentary a réussi à faire, c'est les décrédibiliser.
Heureusement que Joaquin a beaucoup de talent et qu'il est probable qu'il remonte vite la pente (on l'attend dans le prochain film de Clint Eastwood).
En attendant on voit à quel point le film n'intéresse pas les distributeurs français qui ont décidé de le programmer en plein été, le jour de la sortie de Harry Potter et les reliques de la mort, Deep End et Le Moine. C'est probablement la chronique d'un échec annoncé... Tout ça pour ça.

8 juillet 2011

Alfred Hitchcock aux J.O de Londres ?!

alfred hitchcock,restauration film, londres 2012

      L'année prochaine à Londres, au moment des J.O, les supporters pourront voir entre deux épreuves les premiers films de Sir Alfred Hitchcock en plein air. Les films, qui auront été restaurés par le British Film Institute, sont pour certains des pièces rares et ce sera la première fois qu'ils seront projetés dans de telles conditions.
De nouvelles musiques ont été commandées à des compositeurs contemporains : Tansy Davies, Daniel Cohen, Nitin Shawney.
Celle de Nitin Shawney pour le film The Lodger sera interprétée pour l'occasion par l'orchestre symphonique de Londres. Celle de Daniel Cohen pour le film The Pleasure Garden sera interprétée par l'Académie royale de Musique.
Tout ça donne très envie d'aller faire un petit tour à Londres l'été prochain, non ?

Source : Premiere.fr

J'ai rencontré le diable (Akmareul boatda) de Kim Jee-woon (2011)

Soo-hyun (Lee Byung-hun), un agent secret, traque le serial killer (Choi Min-sik) qui a massacré sa fiancé...

j ai rencontre le diable, kim jee-woon

       Dès la première scène du film, je comprends pourquoi il est interdit aux moins de 16 ans. J'ai rencontré le diable est un des films les plus violents qu'il m'ait été  permis de voir depuis longtemps.
Le film se distingue des serial killers habituels puisque le suspense ne tourne pas autour de l'identité du tueur _ qui est tout de suite dévoilée _ mais sur ce que va décider de faire Soo-hyun et pourquoi il le fait. Il ne s'agit pas non plus de l'enquête de policiers qui piétinent à en devenir dingues. Ce film est l'histoire d'une traque et d'une effroyable vengeance.
Soo-hyun décide de se faire justice lui-même et, pour ce faire, il devient aussi monstrueux que celui qu'il traque. Et c'est là où ça me fait mal car Soo-hyun perd tout sens moral et commet les pires atrocités quasiment sans ciller. Pendant ce temps, je me tiens le visage en me disant "Oh, non ! Oh, non ! " car j'assiste à la descente aux enfers d'un homme bien ainsi qu'aux monstruosités commis par le tueur en série, Kyung-Chul, et son acolyte, un psychopathe cannibale.
Le film est indéniablement gore et certaines scènes sont à la limite du supportable mais ce qui est le plus choquant est mon désir profond de voir Soo-hyun en finir avec cet être glacial, inccappable de compassion et de remords. J'ai beau me dire civilisée et respectueuse des institutions, je ne peux pas m'empêcher d'être du côté de Soo-hyun malgré les actes qu'il commet. Sa monstruosité froide et implacable m'apparaît moins sauvage et répugnante que celle de Kyung-Chul. Pendant qu'il torture l'assassin de sa femme, je ne peux m'empêcher de penser "bien fait, saloperie" tout en souhaitant que Soo-hyun l'achève, non pas pour assouvir un désir de mort sur ce monstre, mais pour en finir avec cette sauvagerie. Le film dure 2h24. 2h24 pendant lesquelles mes nerfs sont mis à rude épreuve, 2h24 pendant lesquelles je me demande comment tout cela va finir. La fin, enfin me délivre de ce cauchemar éveillé mais de quelle manière ! Jusqu'à la dernière seconde le film distille une angoisse sourde et pesante et il s'achève d'une façon étourdissante.
J'ai rencontré le diable, oui, mais qui est-il ? Kyung-Chul ? Soo-hyun ? Ou moi qui ferme les yeux devant Soo-hyun torturant un psychopathe, non pas parce que c'est inhumain, mais parce que le sang me dégoûte ?  Ces images sanglantes me renvoient à ma propre sauvagerie et une question me titille : serais-je capable de faire ÇA si on torturait et massacrait la personne que j'aime ? Pourrais-je moi aussi devenir bestiale et sauvage, oublier la loi, la morale, mettre au placard mon humanité pour assouvir ma vengeance ? Au fond de moi, j'espère que non... Et soudain, Soo-hyun pleure, hésite et laisse exploser son désespoir et, moi, je suis soulagée car je pleure avec lui et surtout, je pleure pour lui. Mes larmes rejoignent les siennes et le poids qui écrasait ma poitrine depuis plus de 2 heures se fait un peu plus léger.
J'ai rencontré le diable m'a mise au tapis. Je me suis pris une série de coups violents au ventre, à la tête et au cœur. Et je ne m'en suis pas remise.
Ceux qui comparaient Kim Jee-woon à un succédané de Tarantino ou qui pensaient qu'il n'était qu'un cinéaste iconoclaste peuvent aller se faire voir. Il raconte son histoire avec énergie et flamboyance, passant d’accélérations brutales à des moments de douce mélancolie. Au milieu de toute cette horreur et toute cette souffrance, il distille des notes lyriques qui font naître l'espoir. C'est dans les scènes où il s'abandonne qu'il est le plus efficace, celles-ci frôlant la maestria. La musique de Mowg colle à l'image et à l'histoire et insuffle encore plus de force et de désolation. Kim Jee-woon maîtrise son sujet de bout en bout, ne cède jamais à la facilité et détourne les codes du vigilante movie ¹ pour se concentrer sur ses personnages et sur leurs émotions.
Pour cela il a pu s'appuyer sur ses acteurs et surtout sur Lee Byung-hun et Choi Min-sik, tous deux époustouflants. Lee Byung-hun est aussi précis et calme que Choi Min-sik est bouillant et impétueux. Ils auraient très facilement pu tomber dans la caricature mais il n'en est rien : chaque geste est d'une précision infernale.
J'ai rencontré le diable est le meilleur film que j'ai vu cette année : à la fois un chef d’œuvre et une claque en pleine figure.

Les + :
. une histoire passionnante de bout en bout
. un casting parfait et une formidable interprétation
. une réalisation magistrale
. une bande originale qui s'accorde parfaitement à l'histoire et à son rythme
. les questions que le film soulève
. la fin

Les - : 
. l'ultraviolence
. déconseillé aux personnes sensibles même si elles ont plus de 16 ans

1 le vigilante movie est un film  de genre qui met en scène un ou plusieurs personnages qui vont se substituer à la loi de leur pays pour se faire justice eux-même. La peine appliquée est souvent la mort, ce qui fait des vigilante movies des films violents et sanglants.

Attention la bande-annonce est non censurée et contient des éléments choquants.

7 juillet 2011

Tron de Steven Lisberger (1982)

       Créateur de jeux vidéos, Kevin Flynn (Jeff Bridges) veut prouver que son ancien employeur Dillinger (David Warner) a utilisé les ordinateurs du groupe pour pirater ses programmes et s'approprier ses inventions. Kevin tente de pénétrer le système à l'aide de son programme CLU afin de trouver des preuves mais il est découvert par le Maître Contrôle Principal (MCP), un ancien programme d'échec qui a terriblement évolué...

tron, 1982, steven lisberger, jeff bridges

       Dans les années 80, Disney connaît une mauvaise passe et tente de concurrencer les autres studios qui attirent les ados dans les salles. Le studio produit alors des films oubliables tels que Le trou noir, Le dragon du lac de feu, La foire des ténèbres, Les yeux de la forêt... Tous des bides.
La science-fiction a la côte grâce à la "guerre des étoiles" que se livrent les USA et l'URSS tant et si bien que le film de George Lucas, Star Wars, Episode IV : un nouvel espoir, cartonne en salle alors que personne n'avait parié un caramel dessus. L'informatique commence à se développer et les jeux vidéos plaisent de plus en plus. C'est à ce moment-là que le jeune Steven Lisberger se pointe avec son projet de film : Tron, qui raconte les aventures d'un jeune informaticien dans un monde virtuel. La firme aux grandes oreilles décide alors de le produire et se lance dans une aventure hors du commun : produire un film mêlant prises de vues réelles et images de synthèse. Tron est le premier à concevoir un monde virtuel par ce procédé.
Le film est une gageure technique : l'informatique en est à ses balbutiements (imaginez un ordinateur grand comme une armoire normande), la souris vient tout juste d'être commercialisée et les créatifs ont dû bosser uniquement avec le clavier. A cela s'ajoute le prix démesuré que coûte les plans en images de synthèse, c'est d'ailleurs pourquoi le studio dût tricher en montant un certains nombres de séquences en animation traditionnelle (en dessinant à la main). Le mélange des deux n'est pas mal fait même s'il donne au film un aspect "dessin animé" assez frappant par moment. A cela s'ajoute les scènes avec les acteurs créées en rotoscopie¹ et colorisées à la main. L'entreprise est donc colossale.
Le design est imaginé par Mœbius (Jean Giraud de son vrai nom qui a bossé sur Alien le huitième passager, Willow...) et Syd Mead (Star Trek, Blade Runner, Alien...) : l'ensemble se révèle futuriste, angoissant, coloré et grandiose.
L'esthétisme du film apparait aujourd'hui vieillot au regard des progrès faits en matière d'animation et de numérique cependant il conserve sa force colorimétrique : les scènes dans la réalité sont hyper saturées et celles dans le monde virtuel sont flashy et fluo. Les séquences qui encaissent le plus mal les années sont celles en animation traditionnelle car elles manquent cruellement d'aspérités et de réalismes.
Il n'empêche que certaines scènes sont toujours aussi épatantes comme les cultissimes courses en Light Cycle où les changements de direction se transforment en mur ou encore les scènes de combats aux disques.
Ce qui a le moins vieilli c'est l'histoire : un sauveur providentiel décide de s'attaquer à la puissance d'un gouvernement dictatorial et fasciste et libère les opprimés. Flynn est un messie qui s'attaque à la toute puissance du MCP et de Dillinger et libère les programmes et les concepteurs. Amen. Évidemment, comme dans tous les films de ce genre, le discours est manichéen, biblique et un brin obscur. Mais il reste d'actualité et surtout, il était visionnaire pour l'époque. En effet, Tron pose des questions quant à l'intelligence artificielle, l'interaction entre la personne et son avatar, la puissance des mondes virtuels... à l'heure où les téléphones portables et Facebook n'existaient pas.
Le film a su créer sa propre mythologie qui a été pillé par de nombreux films de SF, le plus flagrant étant Matrix : le héros est un génie en informatique qui veut s'échapper d'un monde virtuel et il a la possibilité de modifier son environnement (programmation), on intègre un culte divin dans les programmes, il y a des patrouilleurs aériens, on rend visite à un grand sage visionnaire, le héros est un virus au sein du système... sachant que Tron a le mérite d'être drôle grâce au personnage de Flynn alors que Matrix s'étouffe de pédanterie.
Flynn ne perd jamais son sens de l'humour même dans les moments critiques et je me dis que seul Jeff Bridges pouvait l'interpréter car, à mon avis, Jeff Bridges est un des mecs les plus cools du monde. Il apporte beaucoup de fraîcheur et de décontraction au film qui aurait été autrement plus austère sans lui.
Bruce Boxleitner interprète Alan Bradley tout en sérieux et en lunettes et Tron tout en sérieux et sans lunettes.
Les personnages les plus amusants sont ceux interprétés par Cindy Morgan puisque Lora/Yori sont des cœurs d'artichauts qui passent des bras de Flynn à Alan et de Tron à Flynn avec une grande facilité et beaucoup d'enthousiasme.
Il n'est pas besoin de préciser que je suis sous le charme de Tron malgré ses faiblesses évidentes. Je conçois parfaitement que le film puisse décevoir, agacer ou laisser de marbre mais je pense que tous les fans de SF qui se respectent devraient le voir au moins une fois.

Les + :
. un film avant-gardiste et expérimental à qui certains réalisateurs doivent beaucoup tout
. un film mythique
. un casting génial et une solide interprétation
. des scènes cultes
Les - :
. des effets spéciaux qui ont mal vieilli
. un scénario simpliste et manichéen
. une musique un peu trop présente

Pour ceux qui ont adoré les scènes de poursuites en Light Cycle, voici un petit jeu plutôt marrant qui vous mets à la place du pilote (je me suis mangée le mur à chaque fois ^^) : guzer.com/tron

La bande-annonce réalisé à l'occasion de la réédition du film en DVD


1 la rotoscopie est  une technique d'animation crée à l'origine par Dave et Max Fleischer au début du XXème siècle et qui consiste à transformer une scène filmée en dessin animé. Elle permet d'obtenir des animations plus fluides au rendu plus naturel. Les rotoscopes traditionnels utilisaient une table de projection transparente sur laquelle apparaissait les images du film, ce qui permettait au dessinateur de redessiner le contour des formes sur un calque approprié. Aujourd'hui, avec les outils informatiques, la rotoscopie signifie la retouche ou le découpage manuel image par image d'un film numérisé afin d'en supprimer certains éléments ou d'en rajouter.
La rotoscopie est utilisée au cinéma et aussi pour les jeux vidéos.

6 juillet 2011

Harry Potter : Wallpapers

Parce que J-7 !!!

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5 juillet 2011

A vos agendas : le cinéma ne prend pas de vacances !

        Je vous ai déjà parlé du Festival Paris Cinéma qui a débuté le 2 juillet et s'achèvera le 13 juillet. Je vous rappelle que le studio Pixar fêtera ses 25 ans à Paris. Vous pourrez assister à une rétrospective des classiques du studio ainsi qu'à la présentation du dernier né Cars 2 (le 10 juillet au Gaumont Champs-Élysées Marignan,75008). Et surtout Julien Shreyer, un des français qui bosse pour Pixar, donne le 7 juillet au soir une master class et présente deux courts métrages inédits (à 18h30 au Gaumont Champs-Élysées Ambassade, 75008).
Le Festival Paris Cinéma s'achèvera le 13 juillet par un ciné-karaoké géant au CentQuatre (75019). A noter aussi la traditionnelle brocante cinéma qui se déroulera les 9 et 10 juillet sur le parvis du MK2 Bibliothèque et de la BnF (75013).
Plus d'infos sur ces événements : pariscinema.org


Du 8 au 10 juillet à Audincourt (25) se déroulera le Bloody Week-End : la convention du film de genre rendra hommage à Jean Rollin.
Également la visite du Musée Giger,des animations, des conférences (les tueurs en série, le vampirisme, morts vivants vs zombies...), des concerts et un bal des vampires.
Attention : la convention est interdite au moins de 16 ans !
Plus d'infos sur : bloodyweekend.fr

Les 8 et 9 juillet l'Hybride de Lille (59) rend hommage à Satoshi Kon réalisateur japonais décédé il y a un an. Le 9 juillet Paprika sera diffusé, précédé du court métrage Swimming. L'occasion de découvrir ou redécouvrir cet artiste dans un lieu atypique et chaleureux.
Plus d'infos : lhybride.org

Du 12 juillet au 30 août, l'Institut Lumière de Lyon (69) propose tous les mardis une projection gratuite sur la place Ambroise-Courtois en face de l'Institut. C'est Exilé de Johnnie To qui ouvre le bal cet année. Vous pourrez aussi (re)voir Marathon Man, Le Ciel est à vous, Jeremiah Johnson, La Flèche Brisée, Le Canardeur... Tous le programme sur : institut-lumiere.org

Du 13 au 16 juillet 2011 se tiendra la 8ème édition de L'International Surf Film Festival d'Anglet (64). 16 longs métrages et 3 courts en compétition plus un long métrage hors compét'.
Programme, jury, contact... sur : surf-film.com

Du 15 au 17 juillet à Mouans-Sartoux (06) se déroulera le Festival Cinémabrut qui projette des films autoproduits dans le parc du château de Mouans-Sartoux. Le meilleur film remporte un Brutal d'Or.
Il y aura aussi des concerts en plein air et pas mal d'autres choses sympas.
Plus d'infos : cinemabrut.com

Du 19 juillet au 21 août le Cinéma en plein air prend ses quartiers à la Villette (75019). Cette année, le thème sera D'une rue à l'autre. A la tombée de la nuit, les parisiens assisteront  aux projections de Taxi Driver, Paranoid Park ou Journal Intime...
Prix du transat : 7 euros. Possibilité de réductions avec la carte Villette.
A noter: le magasine PREMIÈRE s'associe à l'opération. Un transat loué = un transat offert sous présentation du magasine PREMIÈRE n°413 / Juillet 2011 (avec Daniel Radcliffe en couverture), pendant tout le festival, dans la limite des transats disponibles.
Programmes et infos pratiques : vilette.com/cinema-enplein-air

Du 19 au 23 juillet, le Festival International du Film de Vebron (48) aura pour thème La Planète Terre.
Plusieurs films en compétition et une bonne nouvelle : l'entrée pour voir ces films est gratuite !
Pour tout savoir : festivalvebron.new.fr

Depuis le 25 juin et jusqu'au 6 août, Cinéma en plein air permet aux Toulousains (31) d'assister à des projections dans la cour de la Cinémathèque. La programmation fait rêver : Belle de jour, Stranger than paradise, Chinatown, Indiana Jones et le Temple Maudit, Reservoir Dogs...
Plus d'infos : lacinemathequedetoulouse.com

*¨*•.¸¸¸¸.•*¨*• Très bon mois de juillet à tous et à toutes ! *¨*•.¸¸¸¸.•*¨*•

4 juillet 2011

Conan : 30 nouvelles photos !

      Metropolitan Film publie 30 photos du film Conan qui sortira le mois prochain (le 17 août). Avec tout ce tumulte autour de Harry Potter et les Reliques de la mort, on en avait presque oublié l'arrivée d'autres blockbusters pour cet été. Il est largement temps pour le studio de se lancer dans la course à la promo.
Ces photos permettent donc de découvrir l'ensemble des personnages : le musculeux Jason Momoa brandissant fièrement l'épée de Conan, Tamara (Rachel Nichols), le trop méchant Khalar Zym (Stephen Lang), la sorcière magique (Rose McGowan), le père de Conan (Ron Perlman) ou son ami El-Shan (Saïd Tagmahoui).
Des images et une bande-annonce qui laissent présager un film à haute teneur en testostérone.  Et vous, ça vous donne envie ou pas ?

Synopsis : Pour Conan, féroce guerrier cimmérien, la quête qui débute comme une vengeance personnelle va se transformer en sanglante bataille contre des adversaires titanesques et d'horribles monstres, à travers des épreuves mortelles. Conan devient l'ultime espoir des grands peuples d'Hyboria face aux forces d'un mal surnaturel absolu...
Réalisé par Marcus Niespel.

conan, jason momoa
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Harry Potter 7 : la vidéo des adieux des acteurs sur le plateau

     Alors que la dernière partie de Harry Potter et les Reliques de la mort doit sortir dans 9 jours, la Warner accélère sa campagne promotionnelle et balance de nouvelles vidéos à un rythme soutenu. Aujourd'hui, cette vidéo nous permet de découvrir les adieux de Robby Coltrane, Alan Rickman et Helena Bonham-Carter sur le plateau ; puis Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint parlent de leur expériences sur les tournages.
Une vidéo riche en émotion qui ne peut que rendre les fans de la saga un peu plus tristes et impatients.
Espérons que la seconde partie du film sera à la hauteur de ce battage médiatique...



Plus un nouvel extrait...

Disney : le parc d'attraction inspire encore le studio ?

dysneyland
     Après Pirates des Caraïbes, Le Manoir Hanté et Magic Kingdom, le studio Disney souhaite réaliser un autre film inspiré par une célèbre attraction de son Disneyland US : Matterhorn Ride. Il s'agit d'une montagne russe inaugurée en 1959 après un voyage de Walt Disney en Suisse.
The Hollywood Reporter (qui révèle l'info) annonce que le scénario de The Hill a été confié à Jason Dean Hall (le scénariste de Toy Boy) et que la production est assuré par Justin Springer (co-producteur de Tron_ l'héritage).
Le film suivra donc le périple de cinq aventuriers qui, au cours d'une randonnée en montagne, se retrouvent aux prises avec un... Yéti ! C'est incroyable comme le pitch d'un film peut faire peur, non ?!

Pour lire l'article original, allez sur hollywoodreporter.com

1 juillet 2011

Harry Potter 7 : entrez dans l'envers du décors

Attention spoiler ! Dans cette vidéo, vous allez découvrir les dessous d'une scène clef en compagnie des acteurs et de David Yates le réalisateur de Harry Potter et les Reliques de la mort. Si vous ne voulez pas en savoir trop, passez votre chemin sinon, amusez-vous bien. Perso, je n'en saurai jamais assez
Cette featurette dévoile comment Harry, Ron et Hermione vont pénétrer dans le coffre de l'horrible Bellatrix Lestrange afin de récupérer un objet essentiel à leur quête. De quoi saliver encore un peu plus...