Michael Haller (Matthew McConaughey) est avocat à Los Angeles. Il ne cherche pas à briller au tribunal mais plutôt à engranger le maximum d'argent en défendant des petites frappes. Un jour, il est engagé pour défendre un riche jeune homme issu des quartiers chics de Beverly Hills, accusé de tentative de meurtre. Mais l'affaire n'est pas aussi simple qu'elle en a l'air...
La Défense Lincoln est le genre de film qui peut me faire fuir pour trois bonnes raisons : Matthew McConaughey, Ryan Phillippe et John Leguizamo.
Matthew McConaughey, l'ex grand espoir de Hollywood, allergique aux fringues, à la tête de navets aux titres évocateurs : Comment se faire larguer en 10 leçons (How to Lose a Guy in 10 Days), Hanté par ses ex (Ghosts of Girlfriends Past), Playboy à saisir (Failure to Launch)... Ryan Phillippe aussi charismatique et crédible qu'une souche. John Leguizamoquiça ?
Hormis William H. Macy et Marisa Tomei, le casting ne me plaisait pas et, en ce qui me concerne, Brad Furman est inconnu au bataillon. Vous allez me dire : pourquoi t'es allée voir ce film, t'es tombée sur la tête ? Nenni ! Si j'ai bravé mes a priori, c'est parce que j'adOoore les films de procès. Douze hommes en colère (Sidney Lumet - 1957), Le Client (Joel Schumacher, 1994), Le Maître du jeu (Gary Fleder, 2003), Le Verdict (Sidney Lumet, 1982), Des Hommes d'Honneur (Rob Reiner, 1992)... Dès qu'il y a un film de ce type, j'y vais. Si certains sont excellents, d'autres sont de vrais navets (comme La Jurée où on apresque envie de voir Demi Moore se faire tuer).
La Défense Lincoln fait partie des premiers. Adapté du roman homonyme de Michael Connelly, il réunit tous les éléments pour faire un bon film : une histoire solide et bien écrite, une bonne interprétation et une belle mise en scène.
L'histoire est passionnante de bout en bout, il n' y a aucun temps morts, pas mal de rebondissements et l'intrigue est bien ficelée. Les dialogues sont incisifs et les personnages sont bien dessinés. On entre dans l'intimité de Haller et cela ne nuit pas à l'action, au contraire : on cerne ainsi mieux sa personnalité et on comprends mieux son fonctionnement. D'autant plus que la partie avec son ex-femme (Marisa Tomei) n'est pas clichée et que la jolie dame est très craquante. D'autre part, Haller est entouré d'une galerie de personnages excentriques très savoureux qui apporte un zest de folie bienvenu à une histoire ténébreuse.
Histoire fort bien mise en scène par Brad Furman dont la réalisation est classique et sobre : pas de saccades, de caméra portée ou qui virevolte et ça fait du bien. Cela ne veut pas dire que le film n'est pas dynamique, bien au contraire le montage est énergique, mais on n'a pas la nausée. Le cadre est soigné et la photo est divine (Los Angeles se pare de teintes ocres que je ne lui avais jamais vu dans aucun film).
A cela s'ajoute une très bonne interprétation. Le film démarre sur McConaughey et, immédiatement, on voit qu'il est Haller. Fini le surfer, bonjour l'acteur. Il porte le film sur ses épaules avec une aisance stupéfiante. A aucun moment il ne surjoue et il est crédible du début à la fin. Son personnage d'avocat filou (redondance ?) lui va comme un gant.
Face à lui, Ryan Phillippe n'est pas trop mauvais. Il n'est pas bon mais limite les dégâts. Il faut dire que l'on a la chance qu'il ne soit pas trop présent à l'écran et que ses dialogues soient réduits au minimum. Même chose pour John Leguizamo dont le rôle se limite à un caméo sympathique.
Comme je l'ai dit plus haut, Marisa Tomei est très craquante et attachante et elle joue très bien (comme d'hab'). William H. Macy et Frances Fisher (que je mélange toujours avec Lauren Holly) semblent avoir pris beaucoup de plaisir à jouer dans le film et c'est communicatif.
Tous ces excellents ingrédients font de La Défense Lincoln un très bon film noir, riche et dense. C'est surtout une excellente surprise tant concernant McConaughey que Furman. Ce film n'a rien de révolutionnaire mais il est intelligent et surtout, il n'insulte pas l'intelligence du spectateur ce qui est de plus en plus rare.
La Défense Lincoln est le genre de film qui peut me faire fuir pour trois bonnes raisons : Matthew McConaughey, Ryan Phillippe et John Leguizamo.
Matthew McConaughey, l'ex grand espoir de Hollywood, allergique aux fringues, à la tête de navets aux titres évocateurs : Comment se faire larguer en 10 leçons (How to Lose a Guy in 10 Days), Hanté par ses ex (Ghosts of Girlfriends Past), Playboy à saisir (Failure to Launch)... Ryan Phillippe aussi charismatique et crédible qu'une souche. John Leguizamoquiça ?
Hormis William H. Macy et Marisa Tomei, le casting ne me plaisait pas et, en ce qui me concerne, Brad Furman est inconnu au bataillon. Vous allez me dire : pourquoi t'es allée voir ce film, t'es tombée sur la tête ? Nenni ! Si j'ai bravé mes a priori, c'est parce que j'adOoore les films de procès. Douze hommes en colère (Sidney Lumet - 1957), Le Client (Joel Schumacher, 1994), Le Maître du jeu (Gary Fleder, 2003), Le Verdict (Sidney Lumet, 1982), Des Hommes d'Honneur (Rob Reiner, 1992)... Dès qu'il y a un film de ce type, j'y vais. Si certains sont excellents, d'autres sont de vrais navets (comme La Jurée où on a
La Défense Lincoln fait partie des premiers. Adapté du roman homonyme de Michael Connelly, il réunit tous les éléments pour faire un bon film : une histoire solide et bien écrite, une bonne interprétation et une belle mise en scène.
L'histoire est passionnante de bout en bout, il n' y a aucun temps morts, pas mal de rebondissements et l'intrigue est bien ficelée. Les dialogues sont incisifs et les personnages sont bien dessinés. On entre dans l'intimité de Haller et cela ne nuit pas à l'action, au contraire : on cerne ainsi mieux sa personnalité et on comprends mieux son fonctionnement. D'autant plus que la partie avec son ex-femme (Marisa Tomei) n'est pas clichée et que la jolie dame est très craquante. D'autre part, Haller est entouré d'une galerie de personnages excentriques très savoureux qui apporte un zest de folie bienvenu à une histoire ténébreuse.
Histoire fort bien mise en scène par Brad Furman dont la réalisation est classique et sobre : pas de saccades, de caméra portée ou qui virevolte et ça fait du bien. Cela ne veut pas dire que le film n'est pas dynamique, bien au contraire le montage est énergique, mais on n'a pas la nausée. Le cadre est soigné et la photo est divine (Los Angeles se pare de teintes ocres que je ne lui avais jamais vu dans aucun film).
A cela s'ajoute une très bonne interprétation. Le film démarre sur McConaughey et, immédiatement, on voit qu'il est Haller. Fini le surfer, bonjour l'acteur. Il porte le film sur ses épaules avec une aisance stupéfiante. A aucun moment il ne surjoue et il est crédible du début à la fin. Son personnage d'avocat filou (redondance ?) lui va comme un gant.
Face à lui, Ryan Phillippe n'est pas trop mauvais. Il n'est pas bon mais limite les dégâts. Il faut dire que l'on a la chance qu'il ne soit pas trop présent à l'écran et que ses dialogues soient réduits au minimum. Même chose pour John Leguizamo dont le rôle se limite à un caméo sympathique.
Comme je l'ai dit plus haut, Marisa Tomei est très craquante et attachante et elle joue très bien (comme d'hab'). William H. Macy et Frances Fisher (que je mélange toujours avec Lauren Holly) semblent avoir pris beaucoup de plaisir à jouer dans le film et c'est communicatif.
Tous ces excellents ingrédients font de La Défense Lincoln un très bon film noir, riche et dense. C'est surtout une excellente surprise tant concernant McConaughey que Furman. Ce film n'a rien de révolutionnaire mais il est intelligent et surtout, il n'insulte pas l'intelligence du spectateur ce qui est de plus en plus rare.
4 bonnes raisons de voir le film :
- Matthew McConaughey
- Les cheveux de William H. Macy
- La bande son hip hop
- Le "Los Angeles Noir"




















alors on n'en saura pas beaucoup plus après qu'avant le Festival !















