31 janvier 2011

French Roast de Patrice O. Joubert (2008)

      Dans un café parisien des années 60, un homme s'aperçoit qu'il a oublié son portefeuille. Pour gagner du temps, il décide de commander plus de cafés...

 L'histoire est sympa, le film ne manque pas d'humour et le graphisme est très joli. Bon film!

French Roast, le site officiel




Vidéo mise en ligne par elchoupinet

27 janvier 2011

The American de Anton Corbijn (2010)

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      Jack (George Clooney) est un tueur à gage expérimenté. Quand sa dernière mission tourne mal, il décide de se mettre au vert en Italie. Son boss lui propose une nouvelle mission et, Jack souhaite qu'elle soit la dernière car cette vie ne lui convient plus, d'autant qu'il vient de rencontrer une charmante jeune femme...


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     Quand j'ai lu l'histoire de The American, je reconnais ne pas avoir était très emballée : ça me semblait du réchauffé et j'avais surtout très peur d'un nouveau Léon (Luc Besson, 1994) _ un seul suffit amplement. A l'arrivée, mes craintes n'étaient pas fondées et j'ai été agréablement surprise.
Effectivement, on peut dire que The American est l'anti-Léon car il y a très peu d'action et de dialogues. Le film a un caractère intimiste et se veut le portrait d'un homme qui mène une vie de marginal, solitaire et violente et qui en a plein les bottes. On peut le comprendre : gagner son pain en ôtant la vie ne doit pas être une sinécure, si en plus il faut passer sa vie seul et sur le qui-vive, non merci.
George Clooney livre ici une performance surprenante : non seulement il arrive à faire aimer son personnage _ et il est doué quand on sait ce qu'il fait dans les premières minutes du film (je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir), mais en plus, c'est le genre de personnage qu'il n'a jamais interprété. Il joue un tueur de sang froid qui ne sourit pas (beaucoup). Chris Kelvin, dans Solaris, est un joyeux drille à côté de Jack.  George Clooney est très sobre, délicat même et il n'use d'aucun artifice. Il est à des années lumières de ses personnages d' In The Air, Des Chèvres du Pentagone ou de Burn After Reading. Son visage est inexorablement fermé, c'est le visage d'un homme sombre qui en a trop vu. S'il fallait encore prouver que George Clooney est plus qu'un acteur de séries ou de publicités, là, je crois que c'est fait. Ses fans peuvent être déconcertés car son personnage n'attire pas une sympathie immédiate comme à l'accoutumé.george clooney, the american Il faut un peu de temps pour apprécier Jack mais, une fois que l'on s'est attaché à lui, on ne peut s'empêcher d'être aussi inquiet que lui.
Car The American est un film angoissant, épuré, à l'ambiance douce et funèbre et Anton Corbijn entretient cette angoisse d'une main de maître. On sent la présence d'un bon réalisateur derrière la caméra. Anton Corbijn est un perfectionniste qui apporte un grand soin à la mise en scène : on sent la griffe du photographe derrière chaque plan, avec sa lumière parfaitement dosée et son sens du cadre. Ce soin sert plus qu'il ne dessert le film bien que certaines scènes aient un aspect un peu figé.
Il y a très peu d'action et pourtant on ne se languit jamais :  ainsi, on passe une bonne partie du film à voir George Clooney fabriquer un fusil sans jamais s'ennuyer. Le film de Corbijn est lent et pourtant il est haletant.
george clooney, the americanOn ne peut pas non plus rester insensible devant l'érotisme du film : un pique-nique et l'essai d'une arme à feu jettent le trouble et l'atmosphère se charge en électricité. Quand aux scènes de sexe proprement dites, elles sont tournées de façon aussi pointilleuses que les scènes d'action et George Clonney n'hésite pas à donner de sa personne. Il y avait longtemps que je n'avais vu de scènes sexuelles aussi troublantes. Peut-être parce que Clooney s'y montre particulièrement...consciencieux?!
Évidemment, le film n'est pas exempt de défauts _ ce serait trop beau. Ainsi l'histoire d'amour entre le tueur à gage et la prostituée est d'un cliché, tout comme le fait qu'ils souhaitent se repentir tous les deux de leurs vies nauséabondes. Sans compter avec le "contrat" sur Jack, trahi par un de ses proches : ce n'est plus réchauffé, c'est brûlé.
Il n'empêche qu'on se prend à ce jeu du chat et de la souris et que la fin du film laisse un goût amer au fond de la bouche.
Anton Corbijn est un réalisateur à suivre et George Clooney est un acteur qui ne cesse de m'étonner et c'est peu dire.

23 janvier 2011

Mon année ciné 2010 (Partie 2)

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Inception de Chritophe Nolan

Inception a été qualifié de plus grand film de l'année 2010 alors qu'il n'est sorti en France qu'en juillet et que l'année était loin d'être terminée mais Christophe Nolan a une solide réputation, son casting était soigné, le scénario donnait envie... A l'arrivée, Inception n'est pas mon film préféré de l'année 2010 mais il est quand même excellent. L'intrigue est tortueuse à souhait, l'interprétation est très bonne (mention spéciale à Leo DiCaprio et Joseph Gordon-Levitt) mais c'est surtout la mise en scène et les effets spéciaux qui vous scotchent au fauteuil. Un vrai travail d'orfèvre. Christophe Nolan ne prend pas le spectateur pour un con, l'oblige à effectuer un travail intellectuel (comme de suivre l'histoire plutôt que de raconter sa journée de travail à sa copine pendant la séance _ il y a de cafés pour ça, pitié) et laisse la part belle à l'interprétation. Le genre de film qu'on ne se lasse pas de revoir.

A serious man de Joel et Ethan Coen

J'attends toujours les films des frères Coen avec une certaine impatience mêlée de crainte car je les aime tellement que j'ai toujours peur d'être déçue. Une fois de plus, les frangins m'ont fait plaisir. Ils posent leur caméra dans le salon d'une famille juive et suivent le quotidien de Larry Gopnik, le père, à qui il n'arrive que des catastrophes. Il cherche alors conseil auprès de trois rabbins afin de devenir un homme bien. L'occasion pour les frères Coen de s'interroger sur la religion, la foi et l'incidence de la pratique religieuse sur le quotidien des croyants. Le héros est juif mais il aurait aussi bien pu être catholique ou musulman. Évidement, nous sommes chez les Coen donc le ton est ironique à la  limite satirique, le tout émaillé d'un certain humour qui peut échapper à certains. J'ai lu beaucoup de critiques négatives sur des blogs car certains n'ont pas compris "l'humour juif "du film. J'ignorais qu'il existait un "humour juif", peut-être y-a-t-il un humour orthodoxe, bouddhiste ou musulman? A défaut, on trouvera toujours de l'antisémitisme.
La seule chose que je regrette, c'est la fin : une queue de poire! Le film s'achève abruptement, de façon grotesque comme si les Coen n'avaient plus de pellicule ou en avait marre de filmer. Un petit bémol pour une jolie mélodie.

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Invictus de Clint Eastwood

Comment Nelson Mandela a-t-il réussi à obtenir un semblant de paix social dans son pays après son élection à la présidence? Grâce au rugby! Aussi fou que cela puisse paraître, c'est pourtant vrai. L'équipe de rugby nationale, les "Springboks", était un symbole de l'Apartheid et la majorité des Noirs voulaient voir l'équipe dissolue. Nelson Mandela s'est évertué à garder l'équipe et  a motivé ses membres afin que le pays remporte la Coupe du Monde 1995. Rien de tel qu'une victoire sportive pour unifier un pays. Si vous ne me croyez pas, souvenez vous de la liesse des Français quand l'équipe de foot a gagné la Coupe du Monde en 98...
Clint Eastwood réalise un superbe film, teinté d'humanisme et de générosité. Morgan Freman est simplement parfait et Matt Damon réalise une très bonne performance. Pas le meilleur Eastwood mais du grand cinéma quand même.


J'en ai déjà parlé...

Fantastic Mr Fox de Wes Anderson


Quand Wes Anderson s'attèle à l'adaptation d'un roman de Roald Dahl et qu'il choisit d'en faire un film d'animation, on se retrouve avec un vrai petit chef d'œuvre. Le film a un côté old school tout à fait charmant et l'animation image par image lui donne un aspect saccadé qui va très bien avec l'histoire. Une histoire bien écrite, sur fond d'écologie et profondément...humaine. Le film est drôle, émouvant et tient le spectateur en haleine. George Clooney, Meryl Streep, Bill Murray, William Defoe, Owen Wilson, Michael Gambon et Adrien Brody prêtent leur voix au bestiaire animé. Si ça ne vous donne pas envie...

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Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier


Dire que j'avais renoncé à prendre du plaisir devant un film de Blier est peu dire. A part Les Valseuses, Tenue de Soirée et Trop Belle Pour Toi, je me suis passablement ennuyée devant ses films. Pourquoi voir Le Bruit des glaçons me direz-vous? Car je suis comme beaucoup de gens (si c'est pas malheureux), je me laisse influencer par les journalistes. Les critiques étaient élogieuses, la bande-annonce alléchante et le casting me plaisait. J'ai bien fait. Ce film est épatant. Le sujet qu'il traite n'est pas, a priori, drôle puisqu'il parle d'un homme atteint d'un cancer. Mais le trait de génie est que le cancer vient rendre visite au malade. Albert Dupontel est le cancer et Jean Dujardin est le malade. Tous les deux forment un duo au diapason, sans compter la présence élégante de Anne Alvaro.
Le film est émaillé de répliques savoureuses et d'idées surprenantes. Quand à la mise en scène de Blier, pour une fois elle est légère et dynamique (merci la steadycam).
Le seul point négatif est l'absence total de naturel et de talent de Emile Berling qui joue le fils de Dujardin. Sa présence à l'écran est vraiment pénible et gâche les scènes dans lesquelles il joue. Il devrait songer à prendre des cours d'art dramatique ou, mieux encore, arrêter la comédie.

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 Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans de Werner Herzog

Nicolas Cage fait partie de ces acteurs à la filmographie totalement inégale. Il alterne avec joie grands films et débilités profondes, mais toujours avec le même enthousiasme. Bad Lieutenant est dans la première catégorie. Ce film est du cynisme en barre. L'histoire se déroule après l'ouragan Katrina et Cage est un flic devenu accroc à la drogue après une grave blessure au dos. Son addiction lui fait prendre tous les risques, son comportement est de plus en plus déviant et il est au bord de la folie.
Nicolas Cage nous livre une performance totalement hallucinée et hallucinante. Il est tellement bon qu'il m'a fait peur! Les dialogues sont savoureux et le film porte un regard sans concession sur l'Amérique d'aujourd'hui et file un coup de pied au cul au fameux american way of life.
La seule chose a regretter est qu'une fois de plus Eva Mendès joue la petite amie-salope du bad guy et que sa performance est tout à fait oubliable.

Alice aux pays des Merveilles de Tim Burton

Si je te dis, ô fidèle lecteur, que je suis totalement fan du travail de Tim Burton, je ne t'apprends rien. Donc, lorsque mademoiselle Alice est sortie en salle, j'ai fait fi des critiques assassines et je suis partie, la fleur au fusil, voir le film. La fleur s'est pris un sale coup dans les pétales. Je vous épargne mes commentaires sur cette 3D de merde qui gâche les films et précisément CE film. J'en viens au vif du sujet : ce film est tellement peu burtonien que ça en est suspect. Où sont le gothisme, l'univers fantasmagorique, la poésie si chères à l'univers de Tim Burton? Son Sweeney Todd m'avait rassurée sur son état d'esprit, passablement "disneyisé" depuis Charlie et la chocolaterie et voilà qu'il remet ça avec Alice aux pays des Merveilles. L'adaptation est ennuyeuse, le film s'étire en longueur, on s'en fout de ce qui va arriver à Alice (on a presque envie de la voir mourir). Les effets spéciaux sont navrants et l'interprétation est nulle. Celle qui s'en sort le mieux est Mia Wasikowska qui était quasiment inconnue avant la sortie du film. Helena Bonham Carter est grotesque, Johnny Depp en fait des tonnes et Anne Hathaway a l'air sous acide.
 Je suis plus que déçue, je suis déprimée.

L'Apprenti sorcier de John Turteltaub

Très bien, j'avoue : j'aime beaucoup Nicolas Cage et j'ai vu un paquet de navets parce qu'il jouait dedans... Grâce à lui, en 2010, j'en ai vu un de plus. Bon sang que ce film est mauvais! Tout est à jeter. L'histoire : un jeune garçon déprimé découvre un jour qu'il est un sorcier, il est l'élu et il va devoir combattre les forces du mal. Ça vous rappelle vaguement quelque chose? Vous avez raison, c'est le point de départ des aventures de Mister Harry Potter. Très original ce scénario.
Les effets spéciaux sont risibles, les pubs Perrier sont plus réussies. Des boules de feu, des dragons, des oiseaux métalliques...même la perruque de Nicolas fait moumoute de supermarché.
Quand à l'interprétation, je ne sais même pas si ça vaut le coup d'en parler. Cage fronce les sourcils et nous on éclate de rire. Jay Baruchel m'a désespérément déçu : je l'avais trouvé prometteur dans Tonnerre sous les Tropiques de Ben Stiller, mais là, c'est la cata. J'avais envie de le cogner et de le voir se faire lapider par le méchant sorcier. Et puis, il y a Monica Bellucci. Pas besoin d'en dire plus, elle fait potiche comme dans tous ses films...américains. Il y a des tas d'autres acteurs que je ne connais pas et que je n'ai pas envie de connaître.
Le pire, c'est que le film a eu du succès, que la fin scoubidou appelle une suite et qu'on va devoir subir une nouvelle campagne de pub. Mais là, ce sera sans moi, je n'aime pas Nicolas à ce point...

Prince of Persia : les sables du temps de Mike Newell

Si je suis allée voir ce film, ce n'est pas parce que j'aime les jeux vidéos (je déteste les jeux vidéos) mais bien parce que Jake Gyllenhaal fait partie de mes petits chouchous. Beaucoup ont glosé sur l'inconsistance du scénario et sur la pauvreté de la mise en scène mais, personnellement, j'ai passé un bon moment. Ne connaissant pas le jeu vidéo, je n'ai pas fait de comparaison et je me suis laissée porter par l'histoire. Il s'agit d'un film d'aventures exotiques sur fond de romance. Il faut reconnaitre que tout ce qui arrive aux personnages est prévisible et que la réalisation de Mike Newell est un peu lourde (ce mec adore les ralentis). On sent arriver gros comme un dinosaure l'histoire d'amour entre ce jeune homme impétueux et cette bombe sexuelle de princesse qui ne s'aiment pas du tout au début, que tout oppose mais qui finiront par prendre plaisir à se rouler des pelles. Prince of Persia n'est pas un chef d'œuvre, c'est du pur divertissement. Pour un samedi soir entre potes ou avec les gamins, c'est très bien.


En fait, j'ai chroniqué plus de films récents que je ne le croyais .



Je ne veux plus entendre parler de ce film, ce film n'existe pas.

Salt de Phillip Noyce

Ce n'est pas forcément le genre de films que j'apprécie le plus car, pour moi, le seul espion qui vaille le coup, c'est James Bond. Oooohhhh, Jaaames!
Bref, le film s'est montré à la hauteur de mes attentes :  un scénario médiocre prétexte à l'action, une interprétation inégale, Angelina Jolie hyper canon même habillée en mec (je suis hyper jalouse, car moi, même habillée en fille, je ressemble à un Pokémon), des rebondissements à tout va, des scènes d'actions époustouflantes et une mise en scène nerveuse. Du bon  divertissement, sans prise de tête.  Un peu comme Expendables ( à ce propos, je remercie l'internaute anonyme qui m'a encouragé à voir Expendables dans son commentaire sur Le Dernier Maître de l'Air _ j'ai passé un moment riche en émotions...).

The Ghost Writer de Roman Polanski

The Ghost Writer est le meilleur film de Polanski depuis bien longtemps (Frantic?). La réalisation sobre de Polanski, à la limite du classicisme (dans le bon sens du terme) fait le penchant avec la modernité de l'histoire. Le cinéaste installe sa caméra dans les arcanes du pouvoir et nous livre un thriller hitchcockien :  pauvre innocent plongé au milieu d'un monde de requins, cuisinière au regard scrutateur, blonde incandescente et mystérieuse, maison isolée et balayée par le vent, 2h10 de film et quasiment pas d'action...  Polanski distille l'angoisse et fait monter la tension crescendo. On ne pourrait  voir dans ce Ghost Writer qu'un film policier à la mécanique diabolique mais Polanski, à travers toute sa filmographie livre des parts de lui-même. Comment ne pas voir dans le personnage de Adam  Lang, Premier Ministre assigné à résidence suite à des poursuites judiciaires internationales, le double de Roman Polanski? N'oublions pas que le cinéaste a de sérieux ennuis avec la justice américaine et qu'il est toujours considéré comme fugitif par Interpol.
Outre l'intelligence du scénario et la maestria de la réalisation, ajoutons un autre point positif : la qualité de l'interprétation. Bierce Brosnan n'a jamais été aussi bon depuis...il n'a jamais été aussi bon! Olivia Willis (l'épouse de Bruce Willis dans 6ème Sens) est magistrale d'ambiguïté, de sensualité et charisme. Quand à Ewan McGregor, il est fabuleux et trouve ici un rôle à sa pleine mesure.
Une claque.



Voilà pour ce petit "bilan", j'ai dû oublier quelques films sur la route, j'espère qu'ils ne m'en voudront pas, ni vous d'ailleurs. Dans l'ensemble, j'ai passé une très bonne année ciné, j'espère que l'année 2011 sera aussi bonne, si ce n'est meilleure. Elle pourra être meilleure si les distributeurs prennent le risque de programmer des films intéressants mais dont le budget marketing n'est pas égal à 2 fois le P.I.B du Soudan. Je me prends à rêver...

22 janvier 2011

Mon année ciné 2010 (Partie 1)

Je sais que beaucoup de blogueurs ont déjà établi leurs tops et leurs flops pour l'année 2010 mais comme on peut se souhaiter la Bonne Année jusque fin janvier, je ne me suis pas précipitée. Et puis, ce n'est pas comme si on était en août...
J'ai peu parler de nouveaux films sur ce blog car je crois qu'un film, c'est comme le vin, c'est avec les ans qu'il gagne ou perd en intérêt. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis enthousiasmée pour un film lors de sa sortie en salle et me suis demandée pourquoi je l'avais tant aimé six mois plus tard lors d'un nouveau visionnage en DVD... Comme le temps a (un peu) passé depuis la vision de ces films, j'ai décidé de me lancer...

copie conforme, juliette binoche
Copie Conforme de Abbas Kiarostami

Madame Binoche a reçu le prix d'interprétation pour son rôle dans ce magnifique film et ce n'est pas volé. Ça me fait penser que ce gros pochard de Depardieu qui s'est permis de l'insulter ferait mieux de s'occuper de ses barriques et de nous lâcher...
L'histoire de ce film est à la fois simple et compliqué : on parle d'Amour. 
Outre la brillante interprétation des acteurs, il faut souligner le brio de la mise en scène, la lumière magnifique et la magie des décors naturels. En un mot : superbe!

la comtesse, julie delpy
La Comtesse de Julie Delpy

C'était la première fois que je voyais un film de la réalisatrice Julie Delpy et sa Comtesse ne m'a donné qu'une envie : voir les autres. L'histoire de cette femme qui bascule dans la folie et commet les pires atrocités par amour est bouleversante. Julie Delpy interprète le rôle principal et prouve qu'elle est une actrice habitée. Julie Delpy la réalisatrice n'hésite pas à enlaidir _ physiquement et psychologiquement _ Julie Delpy l'actrice et le résultat est étourdissant. On se surprend à détester autant qu'à aimer cette femme folle de passion et on comprend autant qu'on condamne sa façon de penser. 
Le reste du casting est à la hauteur (Willaim Hurt est décidément un magnifique salopard), les dialogues sont beaux et bien écrit, la réalisation est subtile, la lumière splendide et la musique envoûtante.  J'ai adoré.

toy story 3
Toy Story 3 de Lee Unkrich

Je vous ai longuement parlé de ce film et de la trilogie Toy Story sur ce blog. La seule chose à ajouter est que ce 3ème opus donne envie d'un 4ème.

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Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois

Encore un vainqueur du Festival de Cannes 2010 puisque Des hommes et des dieux a remporté le Grand Prix du Festival. 
Inspiré de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996, le film adopte le point de vue de ces hommes d'Église pour qui la vie monastique ne s'est jamais résumée à prier et faire des confitures. Si ces hommes sont restés et se sont sacrifiés, c'est parce qu'ils avaient une mission et qu'ils l'ont accomplis jusqu'au bout. Le film ne nous épargne pas le questionnement de ces hommes sur le bien-fondé de leur action ni sur leur foi et c'est ce qui le rend si émouvant. Car ces moines, aussi croyant dans l'existence de Dieu soient ils, sont avant tout des hommes aimant la vie et terrifiés à l'idée de mourir.
La force de l'histoire nécessitait une mise en scène et une interprétation sobres : c'est ce que nous offrent Xavier Beauvois et ses acteurs.

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Shutter Island de Martin Scorsese

Shutter Island ou comment Martin Scorsese réinvente le thriller psychologique. Shutter Island ou comment Leonardo DiCaprio nous prouve qu'il vaut bien mieux qu'une proue de bateau (qui coule). Ce film est d'une parfaite maîtrise tant sur le plan de la mise en scène, des dialogues, de l'interprétation que des décors. Le film est fascinant de la première à la dernière minute et il réclame un revisionnage pour mieux en apprécier la complexité. Scorsese distille l'angoisse de façon homéopathique et la fin du film apparait comme une délivrance.
De plus, après Zodiac, Mark Ruffalo prouve qu'il est, certes un acteur discret, mais un acteur de talent.

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La Princesse et la grenouille de Ron Clement et Jon Musker

Quand on pense que Disney avait fermé son département 2D au profit du numérique et que c'est John Lasseter, petit génie de Pixar _ Roi de la 3D, qui a insisté pour que Disney l'ouvre à nouveau, on se dit que : 1 _ John Lasseter est un artiste au sens commercial aiguisé, 2 _ les dirigeants de Disney sont des bouffons.
La Princesse et la Grenouille est un pur enchantement dans la grande tradition des "Classiques Disney" : histoire improbable, couleurs lumineuses, numéros de chants endiablés, rebondissements et coups de théâtre, histoire d'amour impossible... Un grand film. Merci John.

les chèvres du pentagone, george clooney
Je vous en ai parlé il y a une dizaine de jours, je ne vais pas radoter sur le sujet... Smileys

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Robin des Bois de Ridley Scott

Vous vous souvenez que le film a été présenté à Cannes lors de l'ouverture du Festival et qu'à cette occasion j'avais fait un article dans lequel j'affirmais, véhémente, que je n'irai pas voir ce Robin des Bois-là car les explosions, non merci et Russel Crowe sans façon. Bien... Je suis donc allée le voir. Pour la petite histoire (dont vous vous fichez royalement), il me restait des places à tarifs réduits à utiliser rapidement et, comme j'avais vu tous les films que je voulais voir, il ne me restait comme choix que Robin des Bois ou Camping 2. De deux maux, on choisit le moindre et j'ai opté pour le voleur. Et je suis tombée de mon fauteuil, le souffle court. Le film nous narre la "transformation" de Robin de Locksley en Robin des Bois. Ici pas de chapardages mais une lutte pour la liberté et le droit à une vie digne. Des scènes de combats époustouflantes s'alternent avec de grands moments d'émotions. Russel Crowe est très convainquant tant dans les scènes romantiques que dans les scènes de bataille. Je retire tout le mal que j'ai pu dire sur lui. Quand à Cate Blanchett, elle nous livre une Marianne forte, courageuse, drôle et combative. 
Les décors sont magnifiques et je ne me souviens pas d'avoir vu une si belle lumière. Ce Robin des Bois est un film spectaculaire qui appelle une suite. J'espère...


I love you Phillip Morris de Glenn Ficarro et John Requa

Ce film hallucinant est tiré d'une histoire vraie. Le vrai Steven Russell, interprété avec brio par Jim Carrey, croupi en prison pour diverses escroqueries à l'assurance car il voulait que son amoureux, Phillip Morris ait une belle vie.  Il a essayé de s'échapper 4 fois de taule et s'est fait passer pour un malade du SIDA pour pouvoir sortir, ce qui lui a valu une centaine d'années de prison supplémentaires! 
Il n'y avait que Jim Carrey pour interpréter ce type : lui seul est capable de vous faire exploser un abdo de rire et la seconde suivante vous faire verser une larme.  Un "show" Jim Carrey aurait nui au film et Jim se contente de jouer avec une certaine sobriété (si tant est que ce mot soit approprié à cet énergumène!). En face de lui, Ewan McGregor a tout ce qu'il faut de sensibilité et de douceur pour que l'on croit en leur couple. On y croit et on en redemande. 

Achile et la tortue de Takeshi Kitano

Kitano a un don pour réaliser des films soit d'une extrême poésie soit d'une extrême violence. Achile et la tortue marie les deux. Le film suit le parcours d'un jeune homme qui souhaite devenir peintre, qui s'accroche à ce rêve mais ne sera jamais célèbre. Au passage il perdra sa réputation, sa fille, sa femme et la raison. 
Ce film est un prétexte pour Kitano à s'interroger sur son art, sa vie d'artiste et sa vie tout court. Probablement le film le plus personnel du cinéaste et le plus réussi.



Je vous en ai parlé il y a un mois...happy Smileys


Enter the void de Gaspar Noé

Je ne sais pas quoi penser de ce film. Je ne sais toujours pas si j'ai aimé ou détesté. L'histoire est intéressante et le point de vue adopté par le cinéaste offre au spectateur une expérience sensorielle : être à l'intérieur du corps du personnage principal et tout suivre à travers ses yeux. Cette forme de réalisation avait déjà été éprouvée avec brio avec La Chambre des officiers de François Dupeyron. Intéressant mais pas sans inconvénients quand on se retrouve dans la peau d'un dealer junkie qui passe son temps à cligner nerveusement des yeux entre deux trips.
Il apparait évident que Noé est un fan des films de Kubrick puisqu'il avait présenté son film Irréversible comme un Eyes Wide Shut mais en mieux (raté). Il remet le couvert avec ses trips colorés façon 2001: l'Odysée de l'Espace. Mais Gaspar Noé n'est pas Kubrick ni David Lynch et son film est aussi prétentieux et agaçant qu'il est émouvant et excitant.
Le film baigne dans une ambiance crasse très à la mode dans le cinéma français qui se la pète, les dialogues sonnent souvent creux et on a droit à des tas de scènes de sexes qui n'apportent rien si ce n'est qu'on peut mater.  De plus, la fin du film défonce une porte ouverte : et oui, la vie, c'est le grand plongeon dans l'inconnu, merci bien!
En même temps, il n'est pas difficile de s'attacher aux personnages : le "héros" est mort, les autres sont en deuil. Les flashbacks qui égrainent le film permettent de mieux comprendre leur vie présente et inclinent à de la clémence et de la tendresse.
Enter the Void reste dans la moyenne de ce qu'à fait Noé jusqu'à présent : il pique notre curiosité et nous donne envie de lui foutre des baffes.


                                  ...

19 janvier 2011

Faux Raccord consacré à Braveheart

       L'émission Faux Raccord sur le site Allociné s'amuse à traquer les erreurs, les gaffes et les petits ratés d'un film. Ce mois-ci, l'émission est consacrée à Braveheart de Mel Gibson. C'est tellement bon que je n'ai pas pu résister à l'envie de partager ce petit moment de joie avec vous.


15 janvier 2011

The Big Empty de Lisa Chang et Thomas Siegel (2005)

     Alice (Selma Blair) se rend chez plusieurs gynécologues car elle souffre d'un mal étrange mais aucun de ses médecins n'arrive à poser un diagnostique jusqu'au jour où elle se rend chez un spécialiste (Elias Koteas) qui découvre qu'elle a un immense désert de glace à l'intérieur d'elle! L'occasion est trop bonne pour le médecin de devenir célèbre : il oblige Alice à se produire dans des émissions de télé afin qu'il puisse parler de sa découverte...

     The Big Empty est un court métrage excellent. L'histoire est extrêmement originale, la réalisation est soignée, les acteurs sont formidables et la bande son est très jolie.
Il a été produit par Steven Soderbergh et George Clooney : même si ce n'est pas un gage de qualité, ça attise la curiosité, non?

N.B : je suis navrée mais le film est en anglais non sous-titré mais ce n'est vraiment pas compliqué à comprendre et même si les dialogues vous échappent, vous saisirez quand même l'histoire.
Bon film!
(Je vous conseille de le regarder en plein écran, l'image est de bonne qualité)





wholphindvd

13 janvier 2011

In The Air de Jason Reitman (2010)

     Ryan Bingham (George Clooney) est un "vireur" professionnel : des sociétés font appel à lui pour licencier les gens à leur place. Il passe près de 322 jours par an dans les airs, traversant l'Amérique de plan social en plan social. Une vie sans attache qu'il n'abandonnerait pour rien au monde et qui lui permet de s'adonner à son obsession : collectionner les miles aériens...


in the air, george clooney
     In the Air est un film sur les États-Unis  d'aujourd'hui : dévastées par la crise économique. Jason Reitman mêle habilement cynisme et humanisme et nous livre un conte très moderne. Sur le papier, In The Air a tout pour plaire : une histoire originale, Jason Reitman aux commandes (c'est lui qui a réalisé Juno), George Clooney dans le rôle principal et le film est l'adaptation du roman de Waltern Kirn, celui-là même qui a écrit Thumbsucker. Pourtant, le film laisse un goût d'inachevé.
George Clooney est somptueux, dans tous les sens du terme. Son personnage est charismatique malgré le fait qu'il soit ce que le capitalisme ait produit de pire : un vireur en série _ briseur de vie(s). Il licencie ces parfaits inconnus à tour de bras, sans le moindre scrupule, se réjouissant seulement de ce que sa position lui apporte : des cartes de fidélités dans les hôtels, être appelé par son nom de famille par l'hôtesse de l'air, la location de jolies voitures, des aventures sexuelles avec de belles blondes...Cependant, on s'aperçoit vite que cette vie de solitaire a ses limites et que notre héros n'est pas aussi heureux qu'il veut nous le faire croire. Et la découverte de cette humanité, qu'il avait profondément enfoui, le rend très attachant. Le choix de George Clooney pour incarner ce célibataire fuyant toutes formes d'engagement est une réussite car il joue tout en vulnérabilité et vague à l'âme. Pour la première fois, il joue de son âge, ne cherche pas à faire croire qu'il n'a que 35 ans et laisse de côté les artifices pour interpréter le rôle d'un homme. Un homme qui vit au côté de monsieur et madame tout le monde et non au côté de stars hyper maquillées et aux brushings parfaits.
in the air, george clooney
L'autre atout du film est les sujets qu'il évoque : la crise, la mondialisation, l'aliénation de l'homme, la communication virtuelle, l'absence de lien social, la recherche du profit, l'ambition...Le scénario est assez habile pour marier ces thèmes avec aisance.
Enfin, In The Air est un mélange subtile de romance, de drame social, de comédie, de réalité et de fable.
En bref, le film a des atouts très attrayants pourtant le charme n'opère pas totalement.  Le film aborde des sujets variés et modernes mais à force de parler de tout, on ne parle de rien. : les problèmes ne sont pas traités en profondeur. Une employée licenciée se suicide, la scène dure une minute et on passe à autre chose. Une minute pendant laquelle cette malheureuse est à peine évoquée car le réalisateur préfère se concentrer sur le regard de Droopy de Anna Kendrick. Et oui ma fille! Ton infâme boulot a des conséquences sur la vie des autres! C'est une surprise?! C'est ce qu'on appelle défoncer une porte ouverte.
 Les questionnements intérieurs des personnages principaux sont de fait naïfs et évidents : leur job est horrible, ils aiment le faire car ça paye bien et en même temps ils ne l'aiment pas car ils ne sont pas des monstres mais comme ils sont grassement payés pour le faire, ils le font même s'ils ne sont pas monstres...!confused Smileys  C'est cliché, tout comme la fin du film : nos deux héros fatigués se rendent compte qu'ils valent mieux que ça et décident de changer de vie mais, l'un des deux à trop attendu et ça ne peut pas marcher pour lui. Il ne se mariera pas, n'aura pas de beaux enfants et une jolie maison avec jardinet et barrière blanche. Et oui, c'est ça la morale de In The Air : le monde moderne craint et rien ne vaut nos bonnes vieilles valeurs traditionnelles _ la famille, le mariage, la fidélité, le train-train d'une vie rangée... On la sentait venir de loin cette fin made in Hollywood, cousue de fil blanc et de bons sentiments mais on espérait que Jason Reitman était encore ce jeune artiste ironique de l'époque de Thank You for Smoking... On avait tort. In The Air aurait pu être un film inoubliable, il se contente d'être sympathique, sans plus.

9 janvier 2011

Les Chèvres du Pentagone (The Men Who Stares at Goats) de Grant Heslov (2010)

      Après que sa femme l'ait quitté pour son rédacteur en chef, le journaliste Bob Wilton (Ewan McGregor) emmène son chagrin au Koweït afin d'écrire sur la guerre en Irak. Sa rencontre avec Lyn Cassady (George Clooney), un ex membre des Forces Spéciales, va lui offrir un sujet en béton en lui révélant l'existence d'une unité spéciale de l'armée américaine qui entraîne ses soldats à développer des super-pouvoirs...

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      Les Chèvres du Pentagone est issu du livre du journaliste britannique Jon Ronson. Pourquoi je commence par vous dire cela? Pour la simple et bonne raison que tout ou presque dans cette histoire de dingues est vrai! Le film explique comment l'armée américaine a investi des fonds, du temps et du personnel dans le but de transformer ses marines en chevalier Jedi! L'idée était d'utiliser leurs dons de voyance ou de manipulation de l'esprit afin de terrasser l'adversaire. C'est une comédie totalement barrée où le grotesque des situations fait rire à se faire exploser les côtelettes. Les scènes où les soldats tentent de traverser les murs sont les plus comiques.
Le film est une satire décalée et farfelue, peuplée de personnages bizarroïdes et attachants.  Il repose essentiellement sur le jeu des acteurs et, plus encore sur le duo McGregor/Clooney. George Clooney est un parano, totalement traumatisé depuis qu'il croit avoir tué une chèvre par la pensée et qui est persuadé qu'il va mourir car son meilleur ennemi, Larry Hooper (Kevin Spacey) a pratiqué sur lui un Dim Mak ou "touché de la mort"! George Clooney a un vrai potentiel comique qui est malheureusement sous exploité par Hollywood. Je ne sais pas si c'est parce qu'il est très beau et que les cadres des studios préfèrent le voir en costume Armani plutôt que cul nu et en mules et chaussettes grises, mais c'est vraiment dommage de ne pas lui proposer plus de comédies car ce mec est un vrai clown qui se fiche totalement de son image (la scène où il danse vaut le détour).
Ewan McGregor est un journaliste malhabile, timide qui hallucine de voir Clooney disperser les nuages par la pensée mais qui, la nuit venue essaiera d'en faire autant! Son personnage et celui de Clooney se battent comme chien et chat et ils finissent par ressembler à un vieux couple. On ressent l'alchimie qui unit les deux acteurs à l'écran, c'est bon enfant, limite potache et ça fait du bien.
Jeff Bridges est un gourou beatnik et utopiste qui m'a beaucoup fait penser à son personnage de The Big Lebowski.
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Quand au reste du casting, il fait rêver : Kevin Spacey dans le rôle du salaud Larry Hooper, Stephen Lang tout en moustache rutilante est l'illuminé Général Hopgood qui croit dur comme fer qu'il peut jouer les passe-murailles. On a même droit à une (trop) courte apparition de Robert Patrick, inoubliable Terminator. Le casting est en lui-même une excellente raison de voir le film.
Film qui peut dérouter si on n'aime pas ce genre d'humour décalé mais, les amateurs des films des frères Coen devraient se régaler. En effet, le style, les personnages, les répliques et le ton du film m'ont fait penser au travail de Joel et Ethan Coen (en plus léger et un peu moins raffiné). Le cynisme de Fargo, les barjots de O'Brother, l'ironie du sort de No Country for Old Men... sans compter la présence au générique de Jeff Bridges et de George Clooney, deux "habitués" des films des frangins.
Une autre bonne raison de voir le film est qu'il se moque de l'armée _ ce qui est toujours bien agréable. Grant Heslov tourne en ridicule habilement, par le biais de la comédie légère, cette corporation prête à toutes les inepties pour faire de ses ennemis de la chaire à saucisse. On pensait avoir tout vu et tout entendu sur l'armée avec ses "plutôt la mort que le déshonneur" , "Semper Fi" et autres imbécilités de ce genre mais non! L'armée peut aller beaucoup plus loin et on a beaucoup de mal à croire qu'autant de connerie puisse être condensée au même endroit tellement les situations sont surréalistes!

Peter Staughan, scénariste :
"Les gens vont penser que nous avons ajouté tout ce qui est complètement dingue et loufoque, mais en fait tout est vrai. Toutes ces choses comme essayer de passer à travers les murs, ou tuer un hamster du regard, sont tirées d'expériences réalisées par l'armée ou la CIA dans les années 60, 70 et 80. Certaines des scènes les plus incroyables du film sont tirées mot pour mot des entretiens réalisés par Ron Jonson."
 Les Chèvres du Pentagone est une histoire instructive car elle pointe du doigt les dérives de l'Administration. Au-delà du ridicule de la chose _ quelle personne saine d'esprit peut croire qu'elle peut tuer ou tordre des petites cuillères par la pensée? _ le film nous envoie en pleine figure une réalité alarmante : nos dirigeants se fichent totalement de leurs concitoyens et ils préfèrent investir des sommes folles et des ressources humaines dans des projets de défense et les forces armées  plutôt que d'investir dans l'éducation, la lutte contre le chômage et, plus généralement, faire en sorte que l'expression Sans Domicile Fixe ne soit plus d'actualité. Vous allez me dire que le film défonce une porte ouverte car on savait déjà tout ça mais je pense qu'on a toujours besoin d'une petite piqûre de rappel...
Même si le film manque un peu de finesse, il n'en reste pas moins que la première réalisation de Grant Heslov est totalement irrésistible...sauf si vous êtes vous-même un militaire. Il est sûr que le film ne se retrouvera pas dans le classement des meilleurs films du 21ème siècle mais il est fort probable qu'il vous fasse rire. C'est déjà bien, non?


Lors de la sortie du film, le studio a réalisé une bande-annonce sur le même style que celle de Paranormal Activity et, au lieu de voir des spectateurs terrifiés qui regardent le film, ce sont des chèvres qui ont la trouille!


GoatsMovie

7 janvier 2011

George Clooney : Wallpapers

Je m'ennuyais un peu et, plutôt que de faire le ménage pour passer le temps, je me suis trouvée une occupation plus...intéressantedrooling Smileys
J'aime particulièrement le premier collage...
(format réel : 1024 x 758)



george clooney, wallpaper, fond d ecran

george clooney, wallpaper, fond d'ecran

george clooney, wallpaper, fond d'ecran

5 janvier 2011

George Clooney

george clooney
     George Timothy Clooney est né  le 6 mai 1961 à Lexington dans le Kentucky. Sa mère Nina Bruce est une ancienne reine des concours de beauté et son père, Nick Clooney est un animateur de jeux télévisés. Très jeune, George fait des apparitions dans les émissions de son père.
George débute ses études à l'École du Saint Sacrement dans le Kentucky,  puis l'Ecole Saint Michel dans l'Ohio et aussi l'Ecole Sainte Suzanne : vous l'aurez compris, George Clooney a été élevé dans le respect des codes de l'Église catholique romaine.
Au collège, George est atteint d'une maladie : la paralysie de Bell. Cette maladie paralyse partiellement le visage. La maladie disparaît au bout d'un an mais George en sera profondément affecté : "Ça a été le pire moment de ma vie. Vous savez comment les enfants peuvent être cruels. J'ai été raillé et moqué, mais cette expérience m'a rendu plus fort."(Daily Mirror, 2003)Bon élève, le jeune George ne délaisse pas pour autant les terrains de sport et s'enthousiasme pour le baseball et le basketball. Il essaye même de devenir un pro du baseball en passant les essais pour les Cincinnati Reds mais il ne décroche pas de contrats. Il fréquente deux universités, étudie l'histoire et les sciences politiques mais n'obtient aucun diplôme. Lui, qui souhaitait suivre les traces de son père et devenir journaliste, doit se contenter de petits boulots comme coupeur de tabac ou vendeur.
George Clooney se tourne alors vers le métier d'acteur et décroche son premier rôle dans une série TV, Centennial en 1978. Ensuite, il enchaîne les rôles dans les séries TV comme Enquête Privée (Bodies of Evidence) ou la sitcom Roseanne. Quand à ses débuts au cinéma, ils sont placés sous le signe série Z avec des films aux titres évocateurs : Return to horror high ou le Retour des tomates tueuses. Il est cependant remarqué par les producteurs d'une série qui deviendra emblématique et qui fera de George Clooney une star mondiale : Urgences (ER). En 1994, il décroche le rôle du Docteur Douglas Ross, pédiatre au charme fou, briseur de cœurs et dragueur impénitent qui fera se pâmer d'amour la douce infirmière Carol Hathaway et toutes les spectatrices (et certains spectateurs) de la série. Il ne quittera la série qu'en 1999, le temps de devenir célébrissime et richissime.
Au ciné, sa carrière prend un nouveau départ dès 1996 car il rejoint le casting d'une production barrée signée Robert Rodriguez : Une Nuit en Enfer (From Dusk till Dawn) au côté de Quentin Tarentino. En 1997, il se transforme en chauve-souris en enfilant le costume en latex de Batman dans Batman et Robin de Joel Schumacher : le film est haché par la critique et ignoré par le public, normal, c'est le pire film de la franchise Batman. George Clooney obtient plus des succès avec la comédie romantique Un beau jour (One fine Day _ Michael Hoffman, 1996) auprès de Michelle Pfeiffer ou avec le film d'action Le Pacificateur (The Peacemaker _ Mimi Leder, 1997) avec Nicole Kidman.
L'année 1998 marque un tournant dans sa vie professionnelle puisqu'il rencontre Steven Soderbergh qui le dirige sur Hors d'atteinte (Out of Sight) : la performance de George fait l'unanimité et il vient de rencontrer un réalisateur avec qui il collaborera par la suite de nombreuses fois et avec succès.

george clooney
Le succès, George Clooney ne va cesser de le côtoyer : il va devenir un des acteurs les plus recherchés des années 2000. Il va alterner films commerciaux, œuvres intimistes et projets loufoques. On le voit dans En pleine tempête (The Perfect Storm _ Wolfgang Petersen, 2000) puis à l'affiche du film des frères Coen O'Brother (O'Brother? Where Art Thou?), il repasse par la case entertainment avec la franchise Ocean's Twelve, Thirteen...
Tous ses succès et la fréquentation de cinéastes de renom lui donnent des ailes et le beau George se lance un nouveau défi : la réalisation. En 2003 sort son premier bébé : Confession d'un homme dangereux (Confessions of a Dangerous Mind). Le film connait un succès mitigé au box office mais la critique et les professionnels du cinéma s'accordent pour dire que George Clooney a plus qu'une belle gueule : il a du talent.
Le beau gosse ne s'arrête pas en si bon chemin et signe, en 2005, son second film : Good Night and Good Luck, une plongée dans l'univers journalistique sous le gouvernement de McCarthy, un film profondément engagé. Engagé comme l'est George Clooney qui affiche son nom aux génériques de films qui abordent des sujets d'actualité brûlants de manière frontale comme Syriana (Stephen Gagan, 2006) qui dénonce les magouilles des pétroliers américains ou comme Michael Clayton (Tony Gilroy, 2007) qui traite des pratiques écœurantes des multinationales.
George n'en reste pas moins un amuseur et signe en 2008 son troisième film, Jeux de dupes (Leatherheads), une comédie sur le monde du football américain.
En 2010, il cartonne dans la comédie romantique In The Air (Jason Reitman) et s'éclate dans Les Chèvres du Pentagone (The Men Who Stares at Goats _ Grant Heslov). On a également pu le voir dans The American (Anton Corbijn) dans lequel il campe un tueur à gage. Il a également prêté sa voix au Mr Fox de Wes Anderson. Une année bien remplie pour Monsieur Clooney.
Remplie par son travail mais aussi par ses missions humanitaires car George Clooney est ce que l'on appelle un citoyen engagé. Il tente de sensibiliser depuis plusieurs années la communauté internationale sur le conflit au Darfour. Emissions de TV, conférences, lettres aux dirigeants européens... George Clooney ne ménage pas sa peine pour éveiller les consciences. Il y a quelques jours, il a expliqué son nouveau projet : surveiller de très près le Soudan et particulièrement la région du Darfour à l'aide du Satellite Sentinell  qui collectera des images de cette région et émettra des signaux d'urgence en cas de "situations jugées préoccupantes".
George Clooney explique son projet :
"Nous voulons que les auteurs potentiels de génocide et de crimes de guerre sachent que nous les observons, que le monde les observe. Les criminels de guerre prospèrent dans l'obscurité. Il est bien plus compliqué de commettre des atrocités de taille quand on est sous les projecteurs des médias. [...] Avec ce projet, c'est comme si nous étions en 1943 et qu'il y avait une caméra à l'intérieur d'Auschwitz (..) Mais personne ne pourra dire que nous ne savions pas".
Il s'est ouvertement déclaré contre la guerre en Irak et a soutenu le candidat Obama à l'élection présidentielle.
george clooney
Acteur, producteur, réalisateur, scénariste, homme de cœur, George Clooney est aussi un homme d'affaire qui a su se mettre à l'abri du besoin. Au-delà de ses cachets pharaoniques, il a signé avec plusieurs marques et on a pu voir sa jolie frimousse dans de nombreuses publicités pour Martini, Fiat et Nespresso. La marque Nespresso a augmenté ses ventes de 44% la première année! Depuis, George partage le gâteau Nespresso avec un autre acteur de talent John Malcovich. Les deux zigues nous offrent un joli numéro de duettistes. George Clooney apparait également dans les campagnes de pub pour les montres Omega. La majorité de ses revenus liés aux campagnes de pub sont destinés à sa lutte contre le conflit au Darfour. Un homme de cœur, je vous dis...


1 janvier 2011

Bonne Année !!!


Une très bonne année 2011 à toutes et à tous! Que cette nouvelle année vous apporte de la joie, de l'amour, du bonheur et de l'allégresse. Que vous et vos proches soyez épargnés par l'adversité et la maladie. Séparez le bon grain de l'ivraie et ne vous laissez pas emmerder par les cons!
Viva 2011 !!!!