31 octobre 2010

Happy Halloween !

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La video est un peu longue a charger... 


Madame Tutli-Putli Website

27 octobre 2010

The Raven de Ricardo de Montreuil

     The Raven est une course poursuite haletante dans les rues de Los Angeles entre un homme aux pouvoirs extraordinaires et les robots de la police à la solde de la dictature en place.

     Le film est un concentré d'efficacité suppléé par de fabuleux effets spéciaux. Ricardo de Montreuil est issu du clip et de la pub et a réalisé un premier long en 2005 La mujer de mi hermao. Il a tourné The Raven avec une caméra RED et des bénévoles, pour un budget de 5000$ dont la plus grande partie a permis de financer les autorisations pour tourner à Los Angeles!
Quand Mark Walberg a vu ce court métrage prodigieux, il en a fait acheter les droits à Universal pour développer une version longue.
"Quand j'ai regardé le film de Ricardo, j'y ai tout de suite vu un super long métrage. Je vais le produire et interpréter le rôle principal. Le film est en cours d'écriture et on espère tourner très bientôt. Le court est dément, il propose une approche totalement inédite du superhéros. Il faut vraiment que vous matiez ça!"
C'est ce qu'on va faire, merci Mark! A voir en HD sur theravenfilm.com


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21 octobre 2010

Hannah et ses soeurs (Hannah and her sisters) de Woody Allen (1986)

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     Autour de Hannah (Mia Farrow), incarnation de la femme parfaite_trop parfaite, se croisent les destinées de 8 personnes : Mickey (Woody Allen), son premier mari, Elliott (Michael Caine), le deuxième; Lee et Holly, ses sœurs ( Barbar Hersley & Dianne Wiest ); Norma et Evan, ses parents
(Maureen O'Sulllivan & Lloyd Nolan) ; April, une comédienne (Carrie Fisher); Frederick (Max Von Sydow), un peintre égocentrique, amant de Lee.



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      Si quelqu'un venait me demander quel film de Woody Allen il faut regarder pour appréhender son univers, je répondrais tout de suite Hannah et ses sœurs.  Ce film est un condensé de toutes les obsessions, les passions et les centres d'intérêt du cinéaste. Hannah et ses sœurs est un film typiquement allenien.
Tout d'abord, son personnage principal, emprunt d'une mélancolique beauté :  la ville de New York. Woody Allen a une vraie passion pour cette ville et la filme avec amour. New York, à l'automne, teintée d'une douce lumière. C'est un New York chic, celle des beaux quartiers, des gens aisés. C'est un New York idéalisé, il n'y a pas de junkies ou de prostituées, les murs sont propres, les librairies sentent bon l'encens et le parquet craque sous les pieds. Allen laisse à Scorsese les bars glauques et les rues crasseuses. Il n'est pas étonnant de voir Woody Allen trainer sa caméra du côté de la 5ème Avenue car il connait bien les personnes qui peuplent ces immeubles chics : il en fait partie.
Comme le titre du film l'indique, il est aussi question de famille (un thème de prédilection de Allen). Le film s'ouvre sur un repas de Thanksgiving : on chante, on se remémore de bons souvenirs, on mange, on rit... En apparence, c'est une famille idéale. Or, la famille idéale n'existe pas. Norma et Evan s'engueulent encore malgré leur 80 ans et X années de mariage. Norma est une pocharde qui passe son temps à draguer des petits jeunes au grand dam d'Evan qui se demande si ses filles sont bien de lui. Hannah est marié à Elliott qui est amoureux de Lee, la soeur de Hannah. Lee s'ennuie au côté de Frederick qui est plus un Pygmalion qu'un amant. Holly, l'autre sœur d'Hannah, est une comédienne ratée, cocaïnomane et désespérément célibataire. Lee et Holly se sentent nulles face à Hannah à qui tout réussi... On est très loin de la famille idéale.
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Woddy allen s'interroge sur le désir, les souvenirs, le sexe, la fidélité, la paternité, la secrète rivalité des sœurs...
Quand à son propre personnage, il est hilarant. Mickey est hypocondriaque. Toute sa vie est régie par ses maladies imaginées. Quand il échappe à une tumeur au cerveau, il se met en quête de Dieu. Il est de confession juive mais, comme il n'y a pas de paradis chez les Juifs, il s'essaie au catholicisme. Comme ça ne lui convient pas, il pourrait devenir bouddhiste... pour se réincarner après la mort ! Mickey est le personnage le plus drôle du film et le plus intéressant. C'est à travers lui que Woody partage avec nous ses doutes et ses inquiétudes : Dieu existe-t-il ? C'est quoi être père ? Peut-on aimer quelqu'un alors que l'on n'a pas les mêmes goûts ? etc.
Une fois n'est pas coutume, les dialogues sont bien écrits, justes et certaines répliques sont hilarantes. Et les interprètes sont excellents. Michael Caine est sublime dans ce rôle de mari soumis à la tentation et en proie aux doutes. Il a d'ailleurs obtenu l'Oscar du meilleur second rôle pour le personnage d'Eliott. Dianne Wiest, une habituée de l'univers de Allen, offre une composition juste, touchante et drôle. On sent la chimie qui l'unit à Mia Farrow et Barbar Hershey.  Il y a une telle fusion relationnelle entre elles trois qu'on en oublie qu'elle ne sont pas vraiment sœurs. Le reste du casting est impeccable. J'ai noté avec amusement que Woody Allen avait fait appel à Max Von Sydow qui est un acteur fétiche de Ingmar Bergman, or Allen est un grand fan de Bergman. Cependant, il offre à Von Sydow le rôle du personnage le plus antipathique : celui de l'arrogant qui affiche son mépris pour le monde entier et qui est incapable d'aimer. Peut-être une façon pour Allen de se détacher du poids de ses Maîtres ?
La réalisation est également géniale. Beaucoup ont reproché à Allen de ne pas être un bon metteur en scène, de ne pas être un bon "faiseur d'images". Je ne suis pas du tout d'accord, certaines scènes sont magistrales. Woody Allen utilise les décors (New York et les intérieurs), joue avec les espaces, s'amuse avec les lumières... et nous offre un film d'une grande qualité visuelle.
Dans Hannah et ses sœurs, Woody Allen fait vaciller les certitudes et  gratte le vernis. Il fait voler en éclat le caractère sacré de la famille mais, à la fin du film, les choses reprennent leur place : le mari retrouve sa femme, les âmes seules trouvent l'amour et la dinde est cuite à point. Les apparences sont préservées et nous pouvons passer à table.

18 octobre 2010

Tell-Tale de Greg Williams (2010) / The Tell-Tale Heart de Ted Parmellee (1953)

     Tell-Tale est le premier court-métrage du photographe Greg Williams, spécialiste de la Moto Photo, une technologie avant-gardiste qui consiste à filmer les séances photos avec une caméra numérique RED, dont la surpuissance de la définition permet d'isoler les images publiables dans les magasines et de les voir ensuite s'animer joyeusement sur les sites de la publication.
Le jour où il photographiait l'actrice Carla Gugino pour L.A Times, Greg Williams a trouvé dommage de ne pas profiter plus pleinement du décor. Une discussion sur la nouvelle Le Cœur Révélateur (The Tell-Tale Heart) de Edgar Poe plus loin, ils se mettaient d'accord pour bosser ensemble. Sebastien Gutierrez, scénariste-metteur en scène-petit ami de Carla Gugino, a immédiatement planché sur un script.
Le film lorgne vers ce bon vieux film noir_femme fatale, volutes de fumée, flic obstiné, mensonges_ le tout mâtiné d'une bonne dose d'érotisme. En effet Tell-Tale est l'histoire d'un jeu sexuel qui vire au drame. On est bien loin de l'œuvre originale de Poe mais ce film est d'une grande beauté, sulfureux et inquiétant. Je vous laisse apprécier.



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     Au fil de mes recherches sur Tell-Tale, j'ai découvert un autre court-métrage qui s'inspire de la même nouvelle de Poe. En fait, j'en ai trouvé plusieurs autres mais celui-ci est mon préféré. Contrairement au film précédent, qui ne s'est servi de la nouvelle que comme point de départ, The Tell-Tale Heart de Ted Parmellee est beaucoup plus proche du texte original. L'acteur James Mason assure la narration de ce formidable film à mi-chemin entre le film policier et le film d'épouvante.

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Je vous publie le texte de Poe qui a inspiré ce film, d'abord en français puis en anglais.



Le Cœur révélateur _ Edgar A. Poe  in Nouvelles Histoires Extraordinaires (Traduction Charles Baudelaire). Texte source : Wikisource.org

Vrai ! — je suis très nerveux, épouvantablement nerveux, — je l’ai toujours été ; mais pourquoi prétendez-vous que je suis fou ? La maladie a aiguisé mes sens, — elle ne les a pas détruits, — elle ne les a pas émoussés. Plus que tous les autres, j’avais le sens de l’ouïe très fin. J’ai entendu toutes choses du ciel et de la terre. J’ai entendu bien des choses de l’enfer. Comment donc suis-je fou? Attention ! Et observez avec quelle santé, — avec quel calme je puis vous raconter toute l’histoire.
Il est impossible de dire comment l’idée entra primitivement dans ma cervelle ; mais, une fois conçue, elle me hanta nuit et jour. D’objet, il n’y en avait pas. La passion n’y était pour rien. J’aimais le vieux bonhomme. Il ne m’avait jamais fait de mal. Il ne m’avait jamais insulté. De son or je n’avais aucune envie. Je crois que c’était son œil ! Oui, c’était cela ! Un de ses yeux ressemblait à celui d’un vautour, — un œil bleu pâle, avec une taie dessus. Chaque fois que cet œil tombait sur moi, mon sang se glaçait ; et ainsi, lentement, — par degrés, — je me mis en tête d’arracher la vie du vieillard, et par ce moyen de me délivrer de l’œil à tout jamais.
Maintenant, voici le hic ! Vous me croyez fou. Les fous ne savent rien de rien. Mais si vous m’aviez vu ! Si vous aviez vu avec quelle sagesse je procédai ! — avec quelle précaution, — avec quelle prévoyance, — avec quelle dissimulation je me mis à l’œuvre ! Je ne fus jamais plus aimable pour le vieux que pendant la semaine entière qui précéda le meurtre. Et, chaque nuit, vers minuit, je tournais le loquet de sa porte, et je l’ouvrais, — oh ! si doucement ! Et alors, quand je l’avais suffisamment entrebâillée pour ma tête, j’introduisais une lanterne sourde, bien fermée, bien fermée, ne laissant filtrer aucune lumière ; puis je passais la tête. Oh ! vous auriez ri de voir avec quelle adresse je passais ma tête ! Je la mouvais lentement, — très, très lentement, — de manière à ne pas troubler le sommeil du vieillard. Il me fallait bien une heure pour introduire toute ma tête à travers l’ouverture, assez avant pour le voir couché sur son lit. Ah ! un fou aurait-il été aussi prudent ? — Et alors, quand ma tête était bien dans la chambre, j’ouvrais la lanterne avec précaution, — oh ! avec quelle précaution, avec quelle précaution ! — car la charnière criait. — Je l’ouvrais juste assez pour qu’un filet imperceptible de lumière tombât sur l’œil de vautour. Et cela, je l’ai fait pendant sept longues nuits, — chaque nuit juste à minuit ; — mais je trouvai toujours l’œil fermé ; et ainsi il me fut impossible d’accomplir l’œuvre ; car ce n’était pas le vieil homme qui me vexait, mais son Mauvais Œil. Et chaque matin, quand le jour paraissait, j’entrais hardiment dans sa chambre, je lui parlais courageusement, l’appelant par son nom d’un ton cordial, et m’informant comment il avait passé la nuit. Ainsi, vous voyez qu’il eût été un vieillard bien profond, en vérité, s’il avait soupçonné que chaque nuit, juste à minuit, je l’examinais pendant son sommeil.
La huitième nuit, je mis encore plus de précaution à ouvrir la porte. La petite aiguille d’une montre se meut plus vite que ne faisait ma main. Jamais, avant cette nuit, je n’avais senti toute l’étendue de mes facultés, — de ma sagacité. Je pouvais à peine contenir mes sensations de triomphe. Penser que j’étais là, ouvrant la porte, petit à petit, et qu’il ne rêvait même pas de mes actions ou de mes pensées secrètes ! A cette idée, je lâchai un petit rire ; et peut-être m’entendit-il, car il remua soudainement sur son lit, comme s’il se réveillait. Maintenant, vous croyez peut-être que je me retirai, — mais non. Sa chambre était aussi noire que de la poix, tant les ténèbres étaient épaisses, — car les volets étaient soigneusement fermés, de crainte des voleurs, — et, sachant qu’il ne pouvait pas voir l’entrebâillement de la porte, je continuai à la pousser davantage, toujours davantage.
J’avais passé ma tête, et j’étais au moment d’ouvrir la lanterne, quand mon pouce glissa sur la fermeture de fer-blanc, et le vieil homme se dressa sur son lit, criant : — Qui est là ?
Je restai complètement immobile et ne dis rien. Pendant une heure entière, je ne remuai pas un muscle, et pendant tout ce temps je ne l’entendis pas se recoucher. Il était toujours sur son séant, aux écoutes ; — juste comme j’avais fait pendant des nuits entières, écoutant les horloges-de-mort dans le mur.
Mais voilà que j’entendis un faible gémissement, et je reconnus que c’était le gémissement d’une terreur mortelle. Ce n’était pas un gémissement de douleur ou de chagrin ; — oh ! non, — c’était le bruit sourd et étouffé qui s’élève du fond d’une âme surchargée d’effroi. Je connaissais bien ce bruit. Bien des nuits, à minuit juste, pendant que le monde entier dormait, il avait jailli de mon propre sein, creusant avec son terrible écho les terreurs qui me travaillaient. Je dis que je le connaissais bien. Je savais ce qu’éprouvait le vieil homme, et j’avais pitié de lui, quoique j’eusse le rire dans le cœur. Je savais qu’il était resté éveillé, depuis le premier petit bruit, quand il s’était retourné dans son lit. Ses craintes avaient toujours été grossissant. Il avait tâché de se persuader qu’elles étaient sans cause ; mais il n’avait pas pu. Il s’était dit à lui-même : — Ce n’est rien, que le vent dans la cheminée ; — ce n’est qu’une souris qui traverse le parquet ; — ou : c’est simplement un grillon qui a poussé son cri. — Oui, il s’est efforcé de se fortifier avec ces hypothèses ; mais tout cela a été vain. Tout a été vain, parce que la Mort qui s’approchait avait passé devant lui avec sa grande ombre noire, et qu’elle avait ainsi enveloppé sa victime. Et c’était l’influence funèbre de l’ombre inaperçue qui lui faisait sentir, — quoiqu’il ne vît et n’entendît rien, — qui lui faisait sentir la présence de ma tête dans la chambre.
Quand j’eus attendu un long temps très patiemment, sans l’entendre se recoucher, je me résolus à entrouvrir un peu la lanterne, — mais si peu, si peu que rien. Je l’ouvris donc, — si furtivement, si furtivement que vous ne sauriez l’imaginer, — jusqu’à ce qu’enfin un seul rayon pâle, comme un fil d’araignée, s’élançât de la fente et s’abattît sur l’œil de vautour.
Il était ouvert, — tout grand ouvert, — et j’entrai en fureur aussitôt que je l’eus regardé. Je le vis avec une parfaite netteté, tout entier d’un bleu terne et recouvert d’un voile hideux qui glaçait la moelle dans mes os ; mais je ne pouvais voir que cela de la face ou de la personne du vieillard ; car j’avais dirigé le rayon, comme par instinct, précisément sur la place maudite.
Et maintenant, ne vous ai-je pas dit que ce que vous preniez pour de la folie n’est qu’une hyperacuité des sens ? — Maintenant, je vous le dis, un bruit sourd, étouffé, fréquent, vint à mes oreilles, semblable à celui que fait une montre enveloppée dans du coton. Ce son-là, je le reconnus bien aussi. C’était le battement du cœur du vieux. Il accrut ma fureur, comme le battement du tambour exaspère le courage du soldat.
Mais je me contins encore, et je restai sans bouger. Je respirais à peine. Je tenais la lanterne immobile. Je m’appliquais à maintenir le rayon droit sur l’œil. En même temps, la charge infernale du cœur battait plus fort ; elle devenait de plus en plus précipitée, et à chaque instant de plus en plus haute. La terreur du vieillard devait être extrême ! Ce battement, dis-je, devenait de plus en plus fort à chaque minute ! — Me suivez-vous bien ? Je vous ai dit que j’étais nerveux ; je le suis en effet. Et maintenant, au plein cœur de la nuit, parmi le silence redoutable de cette vieille maison, un si étrange bruit jeta en moi une terreur irrésistible. Pendant quelques minutes encore je me contins et restai calme. Mais le battement devenait toujours plus fort, toujours plus fort ! Je croyais que le cœur allait crever. Et voilà qu’une nouvelle angoisse s’empara de moi : — le bruit pouvait être entendu par un voisin ! L’heure du vieillard était venue ! Avec un grand hurlement, j’ouvris brusquement la lanterne et m’élançai dans la chambre. Il ne poussa qu’un cri, — un seul. En un instant je le précipitai sur le parquet, et je renversai sur lui tout le poids écrasant du lit. Alors je souris avec bonheur, voyant ma besogne fort avancée. Mais, pendant quelques minutes, le cœur battit avec un son voilé. Cela toutefois ne me tourmenta pas ; on ne pouvait l’entendre à travers le mur. À la longue il cessa. Le vieux était mort. Je relevai le lit, et j’examinai le corps. Oui, il était roide, roide mort. Je plaçai ma main sur le cœur, et l’y maintins plusieurs minutes. Aucune pulsation. Il était roide mort. Son œil désormais ne me tourmenterait plus.
Si vous persistez à me croire fou, cette croyance s’évanouira quand je vous décrirai les sages précautions que j’employai pour dissimuler le cadavre. La nuit avançait, et je travaillai vivement, mais en silence. Je coupai la tête, puis les bras, puis les jambes.
Puis j’arrachai trois planches du parquet de la chambre, et je déposai le tout entre les voliges. Puis je replaçai les feuilles si habilement, si adroitement, qu’aucun œil humain, — pas même le sien ! — n’aurait pu y découvrir quelque chose de louche. Il n’y avait rien à laver, — pas une souillure, — pas une tache de sang. J’avais été trop bien avisé pour cela. Un baquet avait tout absorbé, — ha ! ha !
Quand j’eus fini tous ces travaux, il était quatre heures, — il faisait toujours aussi noir qu’à minuit. Pendant que le timbre sonnait l’heure, on frappa à la porte de la rue. Je descendis pour ouvrir avec un cœur léger, — car qu’avais-je à craindre maintenant ? Trois hommes entrèrent qui se présentèrent, avec une parfaite suavité, comme officiers de police. Un cri avait été entendu par un voisin pendant la nuit ; cela avait éveillé le soupçon de quelque mauvais coup ; une dénonciation avait été transmise au bureau de police, et ces messieurs (les officiers) avaient été envoyés pour visiter les lieux.
Je souris, — car qu’avais-je à craindre? Je souhaitai la bienvenue à ces gentlemen. — Le cri, dis-je, c’était moi qui l’avais poussé dans un rêve. Le vieux bonhomme, ajoutai-je, était en voyage dans le pays. Je promenai mes visiteurs par toute la maison. Je les invitai à chercher, et à bien chercher. À la fin, je les conduisis dans sa chambre. Je leur montrai ses trésors, en parfaite sûreté, parfaitement en ordre. Dans l’enthousiasme de ma confiance, j’apportai des sièges dans la chambre, et les priai de s’y reposer de leur fatigue, tandis que moi-même, avec la folle audace d’un triomphe parfait, j’installai ma propre chaise sur l’endroit même qui recouvrait le corps de la victime.
Les officiers étaient satisfaits. Mes manières les avaient convaincus. Je me sentais singulièrement à l’aise. Ils s’assirent, et ils causèrent de choses familières auxquelles je répondis gaiement. Mais, au bout de peu de temps, je sentis que je devenais pâle, et je souhaitai leur départ. Ma tête me faisait mal, et il me semblait que les oreilles me tintaient ; mais ils restaient toujours assis, et toujours ils causaient. Le tintement devint plus distinct ; — il persista et devint encore plus distinct ; je bavardai plus abondamment pour me débarrasser de cette sensation ; mais elle tint bon, et prit un caractère tout à fait décidé, — tant qu’à la fin je découvris que le bruit n’était pas dans mes oreilles.
Sans doute je devins alors très pâle ; — mais je bavardais encore plus couramment et en haussant la voix. Le son augmentait toujours, — et que pouvais-je faire ? C’était un bruit sourd, étouffé, fréquent, ressemblant beaucoup à celui que ferait une montre enveloppée dans du coton. Je respirai laborieusement, — les officiers n’entendaient pas encore. Je causai plus vite, — avec plus de véhémence ; mais le bruit croissait incessamment. — Je me levai, et je disputai sur des niaiseries, dans un diapason très élevé et avec une violente gesticulation ; mais le bruit montait, montait toujours. — Pourquoi ne voulaient-ils pas s’en aller ? — J’arpentai çà et là le plancher lourdement et à grands pas, comme exaspéré par les observations de mes contradicteurs ; — mais le bruit croissait régulièrement. Oh ! Dieu ! que pouvais-je faire ? J’écumais, — je battais la campagne, — je jurais ! J’agitais la chaise sur laquelle j’étais assis, et je la faisais crier sur le parquet ; mais le bruit dominait toujours, et croissait indéfiniment. Il devenait plus fort, — plus fort ! — toujours plus fort ! Et toujours les hommes causaient, plaisantaient et souriaient. Était-il possible qu’ils n’entendissent pas ? Dieu tout-puissant ! — Non, non ! Ils entendaient ! — ils soupçonnaient ! — ils savaient, — ils se faisaient un amusement de mon effroi ! — je le crus, et je le crois encore. Mais n’importe quoi était plus tolérable que cette dérision ! Je ne pouvais pas supporter plus longtemps ces hypocrites sourires ! Je sentis qu’il fallait crier ou mourir ! — et maintenant encore, l’entendez-vous ? — écoutez ! plus haut ! — plus haut ! — toujours plus haut ! — toujours plus haut !
— Misérables ! — m’écriai-je, — ne dissimulez pas plus longtemps ! J’avoue la chose ! — arrachez ces planches ! c’est là, c’est là ! — c’est le battement de son affreux cœur !

The Tell-Tale Heart_Edgar A. Poe  Source : Litterature.org


TRUE! nervous, very, very dreadfully nervous I had been and am; but why WILL you say that I am mad? The disease had sharpened my senses, not destroyed, not dulled them. Above all was the sense of hearing acute. I heard all things in the heaven and in the earth. I heard many things in hell. How then am I mad? Hearken! and observe how healthily, how calmly, I can tell you the whole story.
It is impossible to say how first the idea entered my brain, but, once conceived, it haunted me day and night. Object there was none. Passion there was none. I loved the old man. He had never wronged me. He had never given me insult. For his gold I had no desire. I think it was his eye! Yes, it was this! One of his eyes resembled that of a vulture -- a pale blue eye with a film over it. Whenever it fell upon me my blood ran cold, and so by degrees, very gradually, I made up my mind to take the life of the old man, and thus rid myself of the eye for ever.
Now this is the point. You fancy me mad. Madmen know nothing. But you should have seen me. You should have seen how wisely I proceeded -- with what caution -- with what foresight, with what dissimulation, I went to work! I was never kinder to the old man than during the whole week before I killed him. And every night about midnight I turned the latch of his door and opened it oh, so gently! And then, when I had made an opening sufficient for my head, I put in a dark lantern all closed, closed so that no light shone out, and then I thrust in my head. Oh, you would have laughed to see how cunningly I thrust it in! I moved it slowly, very, very slowly, so that I might not disturb the old man's sleep. It took me an hour to place my whole head within the opening so far that I could see him as he lay upon his bed. Ha! would a madman have been so wise as this? And then when my head was well in the room I undid the lantern cautiously -- oh, so cautiously -- cautiously (for the hinges creaked), I undid it just so much that a single thin ray fell upon the vulture eye. And this I did for seven long nights, every night just at midnight, but I found the eye always closed, and so it was impossible to do the work, for it was not the old man who vexed me but his Evil Eye. And every morning, when the day broke, I went boldly into the chamber and spoke courageously to him, calling him by name in a hearty tone, and inquiring how he had passed the night. So you see he would have been a very profound old man, indeed , to suspect that every night, just at twelve, I looked in upon him while he slept.
Upon the eighth night I was more than usually cautious in opening the door. A watch's minute hand moves more quickly than did mine. Never before that night had I felt the extent of my own powers, of my sagacity. I could scarcely contain my feelings of triumph. To think that there I was opening the door little by little, and he not even to dream of my secret deeds or thoughts. I fairly chuckled at the idea, and perhaps he heard me, for he moved on the bed suddenly as if startled. Now you may think that I drew back -- but no. His room was as black as pitch with the thick darkness (for the shutters were close fastened through fear of robbers), and so I knew that he could not see the opening of the door, and I kept pushing it on steadily, steadily.
I had my head in, and was about to open the lantern, when my thumb slipped upon the tin fastening , and the old man sprang up in the bed, crying out, "Who's there?"
I kept quite still and said nothing. For a whole hour I did not move a muscle, and in the meantime I did not hear him lie down. He was still sitting up in the bed, listening; just as I have done night after night hearkening to the death watches in the wall.
Presently, I heard a slight groan, and I knew it was the groan of mortal terror. It was not a groan of pain or of grief -- oh, no! It was the low stifled sound that arises from the bottom of the soul when overcharged with awe. I knew the sound well. Many a night, just at midnight, when all the world slept, it has welled up from my own bosom, deepening, with its dreadful echo, the terrors that distracted me. I say I knew it well. I knew what the old man felt, and pitied him although I chuckled at heart. I knew that he had been lying awake ever since the first slight noise when he had turned in the bed. His fears had been ever since growing upon him. He had been trying to fancy them causeless, but could not. He had been saying to himself, "It is nothing but the wind in the chimney, it is only a mouse crossing the floor," or, "It is merely a cricket which has made a single chirp." Yes he has been trying to comfort himself with these suppositions ; but he had found all in vain. ALL IN VAIN, because Death in approaching him had stalked with his black shadow before him and enveloped the victim. And it was the mournful influence of the unperceived shadow that caused him to feel, although he neither saw nor heard, to feel the presence of my head within the room.
When I had waited a long time very patiently without hearing him lie down, I resolved to open a little -- a very, very little crevice in the lantern. So I opened it -- you cannot imagine how stealthily, stealthily -- until at length a single dim ray like the thread of the spider shot out from the crevice and fell upon the vulture eye.
It was open, wide, wide open, and I grew furious as I gazed upon it. I saw it with perfect distinctness -- all a dull blue with a hideous veil over it that chilled the very marrow in my bones, but I could see nothing else of the old man's face or person, for I had directed the ray as if by instinct precisely upon the damned spot.
And now have I not told you that what you mistake for madness is but over-acuteness of the senses? now, I say, there came to my ears a low, dull, quick sound, such as a watch makes when enveloped in cotton. I knew that sound well too. It was the beating of the old man's heart. It increased my fury as the beating of a drum stimulates the soldier into courage.
But even yet I refrained and kept still. I scarcely breathed. I held the lantern motionless. I tried how steadily I could maintain the ray upon the eye. Meantime the hellish tattoo of the heart increased. It grew quicker and quicker, and louder and louder, every instant. The old man's terror must have been extreme! It grew louder, I say, louder every moment! -- do you mark me well? I have told you that I am nervous: so I am. And now at the dead hour of the night, amid the dreadful silence of that old house, so strange a noise as this excited me to uncontrollable terror. Yet, for some minutes longer I refrained and stood still. But the beating grew louder, louder! I thought the heart must burst. And now a new anxiety seized me -- the sound would be heard by a neighbour! The old man's hour had come! With a loud yell, I threw open the lantern and leaped into the room. He shrieked once -- once only. In an instant I dragged him to the floor, and pulled the heavy bed over him. I then smiled gaily, to find the deed so far done. But for many minutes the heart beat on with a muffled sound. This, however, did not vex me; it would not be heard through the wall. At length it ceased. The old man was dead. I removed the bed and examined the corpse. Yes, he was stone, stone dead. I placed my hand upon the heart and held it there many minutes. There was no pulsation. He was stone dead. His eye would trouble me no more.
If still you think me mad, you will think so no longer when I describe the wise precautions I took for the concealment of the body. The night waned, and I worked hastily, but in silence.
I took up three planks from the flooring of the chamber, and deposited all between the scantlings. I then replaced the boards so cleverly so cunningly, that no human eye -- not even his -- could have detected anything wrong. There was nothing to wash out -- no stain of any kind -- no blood-spot whatever. I had been too wary for that.
When I had made an end of these labours, it was four o'clock -- still dark as midnight. As the bell sounded the hour, there came a knocking at the street door. I went down to open it with a light heart, -- for what had I now to fear? There entered three men, who introduced themselves, with perfect suavity, as officers of the police. A shriek had been heard by a neighbour during the night; suspicion of foul play had been aroused; information had been lodged at the police office, and they (the officers) had been deputed to search the premises.
I smiled, -- for what had I to fear? I bade the gentlemen welcome. The shriek, I said, was my own in a dream. The old man, I mentioned, was absent in the country. I took my visitors all over the house. I bade them search -- search well. I led them, at length, to his chamber. I showed them his treasures, secure, undisturbed. In the enthusiasm of my confidence, I brought chairs into the room, and desired them here to rest from their fatigues, while I myself, in the wild audacity of my perfect triumph, placed my own seat upon the very spot beneath which reposed the corpse of the victim.
The officers were satisfied. My MANNER had convinced them. I was singularly at ease. They sat and while I answered cheerily, they chatted of familiar things. But, ere long, I felt myself getting pale and wished them gone. My head ached, and I fancied a ringing in my ears; but still they sat, and still chatted. The ringing became more distinct : I talked more freely to get rid of the feeling: but it continued and gained definitiveness -- until, at length, I found that the noise was NOT within my ears.
No doubt I now grew VERY pale; but I talked more fluently, and with a heightened voice. Yet the sound increased -- and what could I do? It was A LOW, DULL, QUICK SOUND -- MUCH SUCH A SOUND AS A WATCH MAKES WHEN ENVELOPED IN COTTON. I gasped for breath, and yet the officers heard it not. I talked more quickly, more vehemently but the noise steadily increased. I arose and argued about trifles, in a high key and with violent gesticulations; but the noise steadily increased. Why WOULD they not be gone? I paced the floor to and fro with heavy strides, as if excited to fury by the observations of the men, but the noise steadily increased. O God! what COULD I do? I foamed -- I raved -- I swore! I swung the chair upon which I had been sitting, and grated it upon the boards, but the noise arose over all and continually increased. It grew louder -- louder -- louder! And still the men chatted pleasantly , and smiled. Was it possible they heard not? Almighty God! -- no, no? They heard! -- they suspected! -- they KNEW! -- they were making a mockery of my horror! -- this I thought, and this I think. But anything was better than this agony! Anything was more tolerable than this derision! I could bear those hypocritical smiles no longer! I felt that I must scream or die! -- and now -- again -- hark! louder! louder! louder! LOUDER! --
"Villains!" I shrieked, "dissemble no more! I admit the deed! -- tear up the planks! -- here, here! -- it is the beating of his hideous heart!"

15 octobre 2010

L'Or De La Vie (Ulee's Gold) de Victor Nunez (1998)

      

     Apiculteur, Ulee Jackson (Peter Fonda) élève seul ses petites filles, depuis que son fils est prison et sa belle-fille en cavale. Il s'est reconstruit une famille. Ce fragile équilibre va être bouleversé quand son fils lui apprend que sa belle-fille vient d'etre enlevée par deux anciens de sa bande.


l'or de la vie, Peter Fonda, Jessica Biel
Victor Nunez signe un film curieux et offre à Peter Fonda un de ses meilleurs rôles. Je dis que le film est curieux car il sort des sentiers battus. Ulee est un ancien du Vietnam, confronté à la violence de deux petites frappes qui menacent sa famille. On aurait pu s'attendre à un règlement de comptes façon John Rambo avec Peter Fonda dans le rôle de Stallone mais il n'en est rien. Victor Nunez a eu la bonne idée de ne pas tomber dans la violence gratuite ou l'effusion de sang. Ulee est un homme qui a fait la guerre malgré lui, il en est revenu blessé mentalement (toute son unité a été décimée) et physiquement (son genou est en compote). Sa vie l'a usée avant l'âge. Son métier d'apiculteur est épuisant : la journée, il déplace les abeilles, les soignes, répare les ruches... et la nuit, il récolte son précieux miel Tupelo, le met en bidon pour enfin, le livrer au Peter Fonda, Victor Nunez, collage photonégociant. C'est un travail épuisant et peu rémunérateur. A celà s'ajoute son fils en taule après un braquage raté, sa belle-fille qui s'est fait la malle en abandonnant ses deux filles. C'est Ulee qui veille tant bien que mal sur elles, faisant en sorte que l'aînée ne tombe pas trop tôt enceinte. Alors, quand les deux dealers de la bande de son fils débarquent et jouent les gros durs, c'est un Ulee fatigué et qui en a gros sur le cœur qu'ils trouvent. Ulee réglera le problème de la façon la plus pacifiste possible et la seule scène de violence est celle où un des malfrats agressera physiquement Ulee. Le film refuse tout spectaculaire et cela peut dérouter voire ennuyer. Car L'Or De La Vie est un film qui prend son temps, Victor Nunez se délectant de nous montrer le travail d'Ulee ou filmant les Everglades avec amour. Ces tableaux élégiaques peuvent autant enthousiasmer et émouvoir qu'agacer et endormir! Personnellement, j'ai pris du plaisir à suivre l'histoire de cette famille. Car, c'est à ses personnages que s'est surtout intéressé le cinéaste, l'intrigue étant une excuse pour s'imiscer dans la vie de cette famille pas tout à fait comme les autres. Tout les personnages sont bien dessinés et chaque scène a un sens.
Le film vaut d'être vu pour la performance du trop rare Peter Fonda qui incarne avec justesse ce vieux monsieur renfermé, austère et amer. Il traine son corps fatigué dans les marais, plonge ses yeux qui en ont trop vu dans ses bassines de miel et se bat contre lui-même plus encore que contre les dealers. Peter Fonda est impeccable de sobriété. Le reste du casting est à la hauteur et il est amusant de voir la jeune Jessica Biel dans le rôle de Casey, l'aînée rebelle au cœur brisé.
Même si L'Or De La Vie n'a pas révolutionné le cinéma, il n'en reste pas moins un bon film, sensible et émouvant.


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12 octobre 2010

Harry Potter et les Reliques de la mort Partie 1 dans moins de 50 jours...

     Si vous n'êtes pas au courant que la première partie du dernier volet de la saga Harry Potter sort le 24 novembre, c'est que vous vivez sur une autre planète. A cette occasion, le magasine PREMIERE est allé à la rencontre de quelques acteurs et a laissé trainer ses oreilles sur le plateau. Morceaux choisis.

L'adaptation du pavé de 759 pages représentait un vrai défi pour le scénariste Steve Kloves mais la Warner a vite résolu le problème en décidant de réaliser un diptyque. Le tournage était prévu pour durer au minimum 260 jours dans le Leavesden, dans une ancienne base aérienne dont les nombreux hangars abritaient une usine de fabrication de moteurs Rolls-Royce et qui est devenue le QG de la saga depuis 10 ans.
David Yates, le réalisateur, a conscience de la pression des fans et de devoir respecter l'oeuvre originale de J.K Rowling
"Les deux films sont d'une facture sensiblement différente. Dans la première partie des reliques de la mort, j'ai opté pour un style cinéma vérité quasi documentaire avec une caméra à l'épaule qui bouge beaucoup, reflétant le décalage ressenti par les trois héros en cavale.  Harry, Hermione et Ron se retrouvent hors de l'univers sécurisé de Poudlard, poursuivis par les Mangemorts dans un environnement plus réaliste. Le ton de la seconde partie est d'avantage opératique et grandiose car l'action a lieu à plus grande échelle, culminant dans un final spectaculaire"
Le réalisateur confie avoir ajouter une scène qui n'est pas dans le bouquin
"Les fans nous reprochent souvent de supprimer certains de leur passage favoris. Ici, nous leur offrons une séquence inédite sous la forme d'une fantastique course-poursuite dans la Forêt Interdite impliquant les Rafleurs"
David Baron, l'un des producteur, confirme la rumeur : les deux volets du film sortiront en 3D, la conversion se fera en post-production. Ce qui me fait dire qu'on risque d'avoir encore droit à une 3D médiocre, inutile au spectateur, juste bonne à remplir les tiroirs-caisses...

Tom Felton _/ Drago Malfoy

 tom felton, drago malfoy
PREMIERE : Après 10 ans de Harry Potter, dire adieu à la saga a dû être particulièrement déchirant...
Tom Felton : Quand nous sommes revenus à Leavesden pour la dernière fête de fin de tournage, l'émotion était à son comble. C'était la dernière fois que l'équipe complète  était réunie dans ces grands décors qui nous paraissaient soudain très vides... Une drôle de sensation.

On vous retrouvera peut-être dans quelques années errant dans le parc d'attraction Harry Potter qui vient d'ouvrir en Floride...
(Rire) C'est exactement ce que j'ai dit : si je déprime trop, j'irai vivre là-bas!

Tout au long de la saga, votre job a été d'incarner un personnage que les gens devaient détester. Ça n'a pas dû être facile tous les jours...
J'ai effectivement accumulé une certaine dose d'ondes négatives au cours de la dernière décennie. C'était assez drôle d'ailleurs : des groupes d'enfants venaient régulièrement visiter le plateau de Harry Potter et, dès qu'arrivait le moment de me rencontrer, ils partaient tous se cacher derrière les jambes de leurs parents. J'ai appris à le prendre comme un compliment.

Vous avez aussi votre fan-club, ce qui agace J.K Rowling. Elle vous en veut car beaucoup de jeune fille adorent Drago Malefoy alors que c'est un salaud.
Je ne vois pas trop quoi répondre à ça... Vous savez ce que c'est : les filles on toujours adoré les bad boys.

Propos recueillis par Mathieu Carratier pour le magasine PREMIERE n° 404, Octobre 2010.

Evanna Lynch, luna lovegood harry potter 7
Evanna Lynch _ Luna Lovegood

PREMIERE : Peut-on compter sur une adaptation fidèle des Reliques de la mort ou doi-on s'attendre à des surprises ?
Evanna Lynch : Les gens me fatiguent avec leurs :"Mon Dieu, ils n'ont pas gardé la scène de l'elfe!" Si vous voulez lz livre, lisez-le! On n'en a pas fait un film pour rien. Personnellement, j'adore lire. En ce moment, je suis en plein dans Lolita de Nabokov. Je trouve ça génial. Mais un film offre forcément un point de vue différent.

Avez-vous lu Twilight? Partagez-vous l'avis d'Emma Watson qui a récemment déclaré que Twilight ne vendait que du sexe ?
Non seulement je les ai lu, mais en plus je les ai aimés. Et, pour en avoir parlé avec Emma, je sais que c'est aussi son cas. On en discute souvent toutes les deux. Ses propos devaient porter sur un épisode en particulier et être motivés par le ras-le-bol de cette comparaison incessante avec la saga Harry Potter.

Contrairement aux autres personnages, qui évoluent, Luna reste fidèle à elle-même...
J'ai auditionné pour ce rôle parce que je voulais être Luna et personne d'autre. Je me sens vraiment proche de ce personnage, car elle ne juge personne. Sous ses airs lunaires et détachés de tout, Luna a vécu des choses très dures. C'est elle qui relativise le plus et porte un regard objectif sur la situation, chose que je suis incapable de faire. C'est grâce à son look loufoque que j'arrivais à me mettre dans sa peau. Je n'ai malheureusement pu garder aucun accessoire. Impossible de piquer une chaussette sans recevoir un coup de fil paniqué d'une costumière...

Propos recueillis par Delphine Drieu La Rochelle pour le magasine PREMIERE n°404, Octobre 2010.

Rade Serbedzija _ Gregorovitch

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PREMIERE : Comment êtes-vous arrivé sur Harry Potter 7?
Rade Serbedzija : C''est une histoire amusante... J'étais à Los Angeles, en train de faire mes bagages pour aller en Angleterre, quand ma fille aînée - elle avait 16 ans à l'époque - me demande où je pars. Je lui réponds que je vais à Londres pour rencontrer le réalisateur de Harry Potter. Et là, elle pète littéralement un plomb : "Tu vas jouer dans Harry Potter ? Papa, si jamais tu décroches le rôle, tu n'as pas idée du bond que tu vas faire dans mon estime!" J'ai tourné avec Stanley Kubrick, mais il aura fallu que j'apparaisse dans Harry Potter pour que ma fille soit fière de moi. (Rire) J'y joue Gregorovitch, un type qui fabrique des bâtons miraculeux...

Des baguettes magiques ?
Voilà. J'ai trois scènes avec mon ami Ralph Fiennes, que j'aime beaucoup. C'est la première fois que nous tournons ensemble. Il est particulièrement inquiétant en Voldemort... Et, pour une fois, c'est lui qui joue le méchant et moi le gentil! Come vous le savez, je fais souvent le bad guy dans les films américains. Au mieux, j'incarne un fou comme dans Eyes Wide Shut. Quand les gens me reconnaissent dans la rue, c'est à cause de Snatch ou du Saint. Je vais avoir de nouveaux amis maintenant que je suis dans Harry Potter. 


Propos recueillis par Mathieu Carratier pour le magasine PREMIERE n° 404, Octobre 2010


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Rupert Grint _ Ron Weasley

PREMIERE : Qu'est-ce qui vous a le plus éduit dans ce dernier épisode ?
Rupert Grint : La décision de faire deux films. La première partie ressemble à un road-movie-que nous avons d'ailleurs filmé en grande partie en extérieur, ce qui était très excitant. Dans la seconde, on assiste à la destruction de Poudlard, avec des scènes de batailles intenses mais qui ont été très fun à tourner.

Autant que celle où Hermione embrasse Ron ?
Avec Emma, nous l'appréhendions vraiment. On était tous les deux un peu angoissés à l'idée de jouer cette scène, mais surtout soucieux d'être crédibles. Au final, ça s'est mieux passé que je ne l'imaginais. Même si, lors de la première prise, ça m'a fait bizarre de voir son visage s'approcher du mien! Sans oublier que  nous étions trempés jusqu'aux os... Heureusement, il n'a fallu que quatre prises pour mettre la scène en boîte. C'est un joli moment, très tendre.

Propos recueillis par Jean-Paul Chaillet pour le magasine PREMIERE n°404, Octobre 2010
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 Plus d'interviews, plus de photos dans le magasine PREMIERE n°404, Octobre 2010 et sur premiere.fr

Suivez le guide : Critique de Harry Potter et les Reliques de la mort sur I Love Cinema

Premier extrait de HP 7 Partie 2


"Nous ne sommes plus qu'à 50 jours de la sortie de Harry Potter et les reliques de la mort (Partie 1). Et pour être honnête, j'ai du mal à croire que le tournage est fini et que le film va bientôt sortir. C'est bizarre. Quand je me retourne sur toutes ces années - 10 pour être précis - j'ai du mal à mettre en mot ce que tout ça a représenté. J'ai rencontré certains de mes meilleurs amis sur ces films, dans le cast et dans l'équipe. Et, évidemment, j'ai grandi sur ces plateaux. Ce furent les meilleures années de ma vie et je suis vraiment très fier que cette série s'achève de cette manière si spectaculaire".

11 octobre 2010

Le Greenboy & Dirty Girl de Jerome Genevray avec Alysson Paradis et Aurélien Jégou

     Il y a quelques jours, j'ai eu la surprise de recevoir dans ma boîte mail un courrier de la part de Jerome Genevray m'invitant à découvrir son court-métrage sur YouTube : Le Greenboy. Le jeune cinéaste m'a expliqué que son film faisait le buzz sur Internet (je n'étais évidemment pas au courant, comme à chaque fois qu'il se passe quelque chose d'intéressant ), que la mairie de Paris était intéressée par ce personnage "super-normal héros écolo" et que pas mal de blogs étrangers avaient publiés le film le qualifiant "d'écologie à la française".  Je suis évidemment allée voir le film tout de suite et je l'ai trouvé drôle et prometteur. Avant tout, je précise que le film a été tourné dans le cadre du concours "parallèle line de philips". Philips a organisé ce concours, en partenariat avec la société de production de Ridley Scott, afin de promouvoir son nouveau  téléviseur. Les règles n'étaient pas du tout évidentes puisque les participants étaient obligés de réaliser un film de 3 minutes maximum, en format 16:9 et surtout, le film devait comporter obligatoirement ces 6 lignes de dialogues : 
What is That
It's a unicorn
Never seen one up close before
beautiful
Get away.Get away
I'm sorry

Dans le genre, on a vu plus simple!
Le Greenboy est un super-héros écolo qui porte un costume super seyant et qui traque les connards qui ne sont pas capables de faire trois mètres pour jeter leurs mégots de cigarettes dans une poubelle et qui passe l'aspirateur sur les marches du Sacré Cœur! (c'est cette scène qui m'a décidé à parler du film sur mon blog : ça m'a tué!)
Le Greenboy est un film qui frise avec le burlesque, le jeu des acteurs est volontairement outré et il ne se prend pas au sérieux, ce qui est très agréable. Le Greenboy est un film frais qui parle environnement de façon décalée et avec légèreté. Le film n'est pas parfait mais avec de telles contraintes, c'est assez logique. Le seul truc qui me chiffonne, c'est que Le Greenboy tague les murs, c'est pas très écolo...
Après le film, vous pourrez lire les réponses de Jerome Genevray aux questions que je lui ai posé.  Pour plus d'infos, vous pouvez aller sur le site du cinéaste  http://genevray.com ou sur le site du film http://facebook.com/legreenboy  ou sur la page Youtube de Jerome Genevray



Quelle est la genèse du film?  
 Ce film a été réalisé en trois semaines pour le concours « parallèle line de philips ». Depuis longtemps j’avais envie de faire un super héros éco, mais qui soit normal : pas de pouvoir, juste un costume. Comme vous et moi. Et avec la contrainte du concours de Philipps (3 minutes et des dialogues imposés), le greenboy est né. 


Êtes-vous un écolo convaincu ou êtes-vous plus dans le trip super héros?
 Les deux ;). Je suis éco-responsable, comme un peu nous tous aujourd’hui. Donc je suis content si le film fait passer son petit message, et par ailleurs je suis très fan des mythes de super héros. On a le droit aussi en France d’en avoir ;) !

Quels sont vos projets?
Actuellement, je prépare mon premier long métrage (une comédie romantique à Paris), et je suis en cours d’écriture de la version long métrage de « le greenboy », qui avance bien et est très excitante !  

7 octobre 2010

Household Saints de Nancy Savoca (1993)

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     Joseph Santangelo (Vincent D'Onofrio) gagne sa femme Catherine (Tracey Ullman) lors d'une partie de cartes. Bien que peu réjouie et soumise à une belle-mère envahissante, Catherine finit par aimer Joseph et lui donne une jolie fille, Teresa (Lili Taylor)...

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     Household Saints est basé sur le roman à succès de Francine Prose.  Le film n'est malheureusement jamais sorti en France, il n'existe pas en DVD et le trouver en VHS relève du parcours du combattant!
Household Saints est l'histoire d'une famille italo-américaine qui vit à New York dans la dernière moitié du 20ème siècle.
Le ton du film est vite donné : Joseph Santangelo en pince pour Catherine et lui fait des avances de manières peu subtiles pour ne pas dire lourdingues (la scène de la saucisse est devenue culte) et elle ne comprend rien car elle est un peu limitée! Il va gagner sa main lors d'une partie de cartes car le père de Catherine ne trouve rien de mieux que de la mettre en jeu. Le niveau intellectuel des personnages est assez bas, c'est vrai mais ils sont très attachants. Bien qu'elle ait un visage rébarbatif, on se prend vite d'affection pour Catherine qui se retrouve mariée de force à un type indélicat,  flanquée d'une belle-mère envahissante, catholique pratiquante qui déteste sa belle-fille car elle n'est pas assez bien pour son fils.  Le mariage et le décès de sa belle-mère (!) vont métamorphoser Catherine, la rendre plus jolie, soignée, souriante et sûre d'elle-même. Elle va enfin prendre sa vie en main et s'affirmer en tant que femme.
Joseph apparaît comme un homme un peu rustre. D'accord, très rustre! Sa manière de faire la cour à sa femme laisse particulièrement à désirer. Quand à la façon dont il la déflore, lors de leur nuit de noce, fait serrer les cuisses aux spectatrices! L'amour qu'il porte à sa mère est à la fois touchant et très agaçant. Ses manières de primitif laissent perplexe mais il révélera une sensibilité qu'on ne pouvait soupçonner quand Catherine mettra au monde un enfant mort-né. Quand Teresa naîtra et grandira, il se montrera attentif à son enfant, limite papa-poule et laissera définitivement tomber ses façons de malotru.
Teresa, leur fille, est sage, douce et facilement impressionnable. Dès sa plus tendre enfance, tout ce qui a trait à la religion la fascine et la terrifie en même temps. En grandissant, elle deviendra dévote, au grand dam de ses parents. Cette dévotion la déconnectera du monde réel. Certains verront en elle une folle, d'autre une sainte. Je penche pour la première version!
La religion, les miracles et la foi sont au cœur même du film. Nancy Savoca s'interroge sur la place de la religion et des superstitions dans la vie de cette famille. Au début de la vie de couple de Joseph et Catherine, ces deux éléments ont une place importante car la mère de Joseph est à la fois dévote et superstitieuse mais ils s'accommodent de ses croyances. A la mort de celle-ci, ils se retrouvent libérés d'un poids qu'ils ne s'imaginaient pas si lourd et entrent de plein pied dans la modernité. Cette nouvelle vie leur convient, et, lorsque leur fille montre des signes de religiosité, ils ont peur de faire un retour dans leur passé et de vivre à nouveau dans un monde peuplé d'interdits, de sacrifices...et l'avenir leur donne raison. Cette ferveur religieuse conduira Teresa au bord de la folie et ses parents seront contraints de l'interner pour la sauver, mais sa folie sera la plus forte. Nancy Savoca laisse le spectateur choisir : Teresa est soit folle soit une sainte. La réalisatrice ne se montre pas sentencieuse même s'il apparait clairement qu'elle n'est pas une grande fan de religion.
Household Saints est un film touchant, tendre et drôle. Certaines scènes partent dans un univers fantasmé comme celles où le frère de Catherine s'imagine être un chanteur d'opéra interprétant Madame Butterfly. Ou celle où toutes les plantes de la maison de Joseph et Catherine sont en fleurs alors qu'elles étaient desséchées car la mère de Joseph vient de mourir!
Une autre scène très drôle, c'est quand Teresa rencontre Jésus alors qu'elle est en train de repasser des chemises. Jesus multiplie les chemises à carreaux à défaut de pain...
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Malgré ces qualités, le film n'est pas sans défaut. Alors que l'on suit pendant une heure l'histoire de Joseph et Catherine, ils disparaissent totalement du film pendant près d'une 1/2 heure. Cela crée une rupture étrange dans le film. On se retrouve d'un seul coup à suivre les errances mystiques de Teresa alors que le film se concentrait jusqu'à présent sur la vie d'une famille et des conséquences d'une pratique religieuse intransigeante sur leur vie. Même si Nancy Savoca voulait orienter son film vers une réflexion plus intense sur la religion, elle se devait de conserver les personnages de Catherine et de Joseph comme fil conducteur de son histoire afin de préserver l'équilibre du récit. Le film bascule à ce moment-là dans un drame classique sur une famille soumise au fanatisme religieux. La légèreté de ton du début tranche avec la gravité de son sujet réel.
De même, le choix de Lili Taylor pour interpréter Teresa semble discutable. Bien qu'habituellement douée, Lili Taylor nous livre une interprétation morne et sans relief de Teresa. Elle semble s'être embourbée dans le caractère d'illuminée de son personnage. Teresa est censée souffrir d'une fièvre religieuse qui l'étreint corps et âme mais Lili Taylor se contente de nous livrer une Teresa au souffle court et aux yeux écarquillés. Tracey Ullman s'en sort très bien dans toutes ses scènes sauf celles où elle est face à Lili Taylor! Il n'y a aucune chimie entre les deux actrices, Ullman livrant une prestation vide d'émotion face à une Taylor aux abonnés absents. Le problème, c'est que Ullman doit jouer la mère de Taylor alors qu'il n'y a que huit ans d'écart entre les deux femmes! On a beaucoup de mal à y croire malgré les efforts de Taylor pour paraître plus jeune. De même qu'il est difficile de voir Taylor baisser les yeux devant Vincent D'Onofrio et l'appeler "papa" alors qu'on la vue lui rouler des pelles dans Mystic Pizza (Donald Petrie, 1988) cinq ans plus tôt! Et le jeu outré de Taylor tranche avec la sobriété de celui de D'Onofrio. Il interprète un Joseph Santangelo d'abord libidineux, puis mari aimant et enfin père attentif et on y croit. Il n'en fait pas des tonnes et, lui et Tracey Ullman nous manquent pendant 1/2 heure!
Il n'en reste pas moins qu'Household Saints est un bon film, sensible, frais, cocasse et joliment filmé. Si vous avez l'occasion de le voir, n'hésitez pas...


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3 octobre 2010

Don't Go In The Woods de Vincent D'Onofrio au Woodstock Film Festival 2010

     Il y a quelques semaines, je vous ai parlé du film Don't Go In The Woods réalisé par Vincent D'Onofrio et je vous avais posté des petites vidéos glanées sur Facebook. Don't Go In The Woods a été présenté au Woodstock Film Festival et, à cette occasion, Vincent a donné quelques interviews (c'est gentil, non?). Si votre anglais est aussi navrant que le mien, vous allez devoir écouter plusieurs fois d'autant que le son est assez dégueux! Mais si votre anglais est meilleur que le mien  (ce n'est pas dur), ça devrait aller...




Chaîne YouTube de wffvideo2010

Mise à jour du 11 novembre 2010 : il ya quelques jours, Vincent à donné cette interview lors du Festival de Savannah.


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1 octobre 2010

Le poisson rouge de Cédric Klapisch (1994)

     Une fille se retrouve seule dans la rue avec, sous le bras, un bocal et son poisson rouge. Tellement absorbée par ses problèmes, elle ne voit pas la voiture qui déboule et le pauvre Kiki se retrouve la nageoire à l'air dans le caniveau...

Ce court-métrage est issu de la collection 3000 scénarios contre un virus. On y retrouve la poésie de  Cédric Klapisch, la maladresse de Valéria Bruni-Tedeschi et l'air à ne pas prêter 40 sous de François Berléand. J'ai trouvé ce film très bien fait, ingénieux et drôle. Vous pouvez le retrouver sur l'édition collector de L'Auberge Espagnole.






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