30 juillet 2010

Titanic 2....

              Je sais, vous allez me dire : "Non, pas ça ! On a déjà regardé un bateau couler pendant des heures, on ne va pas recommencer !" Si, si ! Le studio The Asylium, réputé pour ses films parodiques, a décidé de se lancer dans l'aventure. L'intrigue a enfin été dévoilée il y a quelques heures.  Le scénario est tellement débile que çà en devient captivant ! L'histoire se déroule de nos jours, un mec décide de construire le plus grand bateau du monde et le nomme "Titanic 2" en hommage à Titanic 1, l'insubmersible qui a coulé! Bref. Évidemment, ce bateau va prendre l'eau aussi car, après un tsunami, un iceberg va être entrainé par les flots dans la trajectoire du paquebot ! Immense, je vous dis ! La bande-annonce laisse présager le pire! Le film doit sortir directement en DVD au mois d'août en France. Vous êtes déçus ? Je vous comprends !
Mais le plus drôle ce n'est pas ça ! La possibilité d'une suite a fait le buzz sur internet depuis des mois (des années même) et des petits malins se sont amusés à faire leur propre bande-annonce. Leur histoire est la suivante : Et si Jack Dawson avait été retrouvé au fond de la mer 100 ans après le naufrage du Titanic et décongelé ? Ils ont utilisé des images de Titanic, Basketball diaries, Roméo + Juliette, Rimbaud Verlaine, La Plage, Arrête-moi si tu peux, Demolition Man, Hulk, Les Évadés D'Alcatraz, Les Ailes de L'Enfer et Seven! C'est super bien fait !
En regardant les 2 bandes-annonces à la suite, j'en viens à regretter que la fausse ne soit pas la vraie!

Suivez le guide : Critique du film par Potzina

La vraie bande-annonce



La fausse bande-annonce

28 juillet 2010

Le Dernier Maître de l'Air (The Last Airbender) de M. Night Shymalan (2010)

le dernier maître de l'air, m. night shyamalan





                    Air, Eau, Terre, Feu : quatre nations destinées à disparaître, englouties par une guerre sauvage engagée, depuis un siècle déjà, par la Nation du Feu contre les trois autres nations.

Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang (Noah Ringer) découvre qu’il est le dernier d’une lignée d’Avatars capables de manipuler les quatre éléments. Il s’allie à Katara (Nicola Peltz), une Maîtresse de l’Eau, et son frère Sokka (Jackson Rathbone), avec pour objectif de rétablir l’équilibre d’un monde ravagé par la guerre.

Tiré de la série animée à grand succès produite par Nickelodeon, « Le Dernier Maître de l’Air » est le premier des trois chapitres retraçant le combat d’Aang pour sa survie.


 le dernier meître del'air, m. night shyamalan
Avant tout, je tiens à préciser que je n'ai pas vu un seul épisode de la série animée "Avatar", ce qui m'empêche de comparer. Je ne peux pas vous dire si la série est meilleure ou pire que le film, je ne peux que vous donner mon avis sur le film de M. Night Shyamalan.
Le Dernier Maïtre de l'Air (qui devait s'appeler Avatar mais James Cameron a dégainé en premier) évolue dans un univers empruntant au cinéma de Miyazacki, au Seigneur Des Anneaux et à Harry Potter. Dès les premières minutes du film, on se rend compte que ce film tranche avec la filmographie de Night : images de synthèse, 3D, décors grandioses, univers fantastique... Habituellement, Night fait intervenir l'étrange dans la normalité et se contente de claquement de porte, de monstres velus pour nous foutre les jetons. Là, pas du tout ! On se retrouve directement plongé dans un univers fantasmagorique où les enfants sont capables de faire flotter l'eau dans les airs ou de faire des boules de feu. "Directement" est le terme qui convient puisque Night ne présente pas les personnages et entre immédiatement dans le vif du sujet. Le problème, c'est que si on n'a pas vu la série animée auparavant, on n'est pas familier des personnages et on n'est complétement largué! Sans compter que certains personnages semblent morts mais ne le sont pas vraiment, sont des méchants qui sauvent le héros pour mieux tenter de le tuer par la suite... Le scénario est désespérément alambiqué. C'est le problème quand on veut adapter une série de 20 épisodes en 1 heures 30, on est obligé de trancher dans le vif... On passe du pôle nord au pôle sud en un battement de cils, les scènes s'enchaînent de manière brutale et on décroche. A un moment, j'ai cru m'être endormie car je ne comprenais pas comment Aang discutait avec ses potes dans un château alors que, 10 secondes avant, il était tout seul dans une forêt! Le film est dénué de tension car il survole son sujet et manque d'émotions.
Autre point négatif : les personnages sont creux et lisses à pleurer! On n'a déjà du mal à s'identifier à eux puisque : 1. ce sont des adolescents 2. ils ont des super-pouvoirs. 3. ils sont franchement mauvais. Autant le dire tout de suite, Le Dernier Maître de l'Air est un film destiné aux ados, fans de Twilight et autres Monde de Narnia. Au-delà de 15 ans, vous risquez de vous ennuyer sec !
le dernier maitre de l'air, m. night shyamalan,2010
Le film remplit son quotat de scènes d'actions plus ou moins spectaculaires, enfants et adultes s'adonnant aux arts martiaux avec beaucoup de grâce et d'enthousiasme. Il faut aimer regarder des personnes faire des moulinets avec leurs bras, des mouvements de jambes et tout celà au ralenti ! Le film durerait facilement une demie heure de moins si Night ne nous balançait pas des ralentis dès qu'un protagoniste lève une main. J'ai eu l'impression de regarder un cours de Tai-Chi d'1 h 30 ! Épuisant...
A celà s'ajoute une amourette sans relief entre Sokka et la princesse qui fait passer le baiser entre Cho et Harry Potter pour du porno (!)
Le Dernier Maître de l'Air proclame fièrement sur son affiche : "en 3D" mais elle ne semble n'avoir que pour but de rivaliser avec la concurrence et n'apporte rien de plus au film mais alors vraiment rien! La majorité des décors sont réussis mais le début du film et sa banquise déprimante, digne du premier épisode de l'Age de Glace, laissaient présager le pire. Night a également peuplé son film de créatures magiques fort intéressantes dont cette charmante bestiole volante qui rappelle le Chat Bus de Miyasaki. Bestiole volante à qui j'aimerais faire un gros câlin et dont la présence à l'écran aurait pu être plus longue.
Pour conclure, je dirais que M. Night Shyamalan réussit un film mignon pour les enfants et les jeunes ados mais qu'il a complétement oublié les adultes. Ils nous en veut de ne plus le vénérer depuis La Jeune Fille de l'Eau ou quoi ?
Si vos gosses veulent voir le film, déposez les et allez voir autre chose... Toy Story 3, par exemple !

M. Night Shyamalan Rédacteur en chef de Première.fr

A l'occasion de la sortie en France du Dernier Maître de l'Air, Première.fr a interviewé M.Night Shyamalan. Il revient sur les films qui l'ont influencé pour son 1er blockbuster ainsi que sur son propre travail d'écriture.






27 juillet 2010

Phénomènes (The Happening) de M. Night Shyamalan (2008)


Spoiler Alert!




"Si les abeilles venaient à disparaitre de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre ans à vivre." Albert Einstein.

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            Sans avertissement, un phénomène étrange pousse les gens à se suicider d'abord à Central Park puis dans tout New York. La panique gagne les États-Unis et les autorités émettent l'hypothèse du bioterrorisme. Elliot Moore (Mark Wahlberg), professeur de sciences, sa femme Alma (Zooey Deschanel) ainsi qu'un de leurs amis et sa fille décident de quitter Philadelphie. Mais, très vite, ils s'aperçoivent qu'aucune zone n'est épargnée. Leur seule issue est de comprendre ce phénomène pour l'éradiquer...

phenomenes,the happening,wahlbergL'idée de départ de Phénomènes est géniale et excitante et est capable de soulever de nombreuses questions.
Night suit la mode et nous livre une parabole écolo dans laquelle la nature se venge des mauvais traitements que les Hommes lui font subir depuis des millénaires. La scène d'ouverture est flippante à souhait et, le cinéaste réussit à montrer l'invisible et à faire peur avec du vent ! Night revient aux sources et signe une œuvre sans effet et épurée. Le film est brillamment découpé et certaines scènes sont fulgurantes d'un point de vue visuel. Je veux pour exemple ce fracassant plan séquence dans lequel le flingue d'un flic passe de mains en mains, ayant pour résultat un suicide collectif terrifiant. D'ailleurs, c'est la grande nouveauté, le film se permet des scènes bien gores. Habituellement, Night passe sous silence les morts crados, ici pas du tout : on se fait sauter le caisson, on s'égorge avec une baguette, on se fait déchiqueter par une tondeuse à gazon... Mais ces scènes n'ont rien de gratuit, elles sont cohérentes avec l'histoire et l'ambiance du film.
Autre bonne nouvelle, Night laisse tomber ses obsessions habituelles et met sa mégalomanie aux vestiaires. Il n'y a pas non plus de twist final mais un épilogue parisien dans la plus pure tradition des films d'épouvante : " çà continue..."
De même, le cinéaste nous épargne une morale guimauve, du style : "c'est l'amour qui nous a sauvé" puisque le phénomène s'est arrêté avant que les deux tourtereaux, dans un élan amoureux à la Titanic, ne décident de braver le danger et de se rejoindre dans le jardin.
Pourtant, le film déçoit. Il est tellement épuré qu'il en apparait bricolé. Night film des arbres, de l'herbe et des vieilles cahutes.
Dans La Jeune Fille de l'Eau, Night avait donné tellement d'explications que cela en devenait désespérant. Il a trop bien compris la leçon et n'exploite pas à fond son sujet. Le mystère n'intéresse pas Night , pas plus que les conditions d'apparition du phénomène, ce qui lui importe, c'est comment y échapper. Il ne fait qu'émettre des hypothèses sur le pourquoi mais rien sur le comment. Et c'est très frustrant. Night se débarrasse du problème politique en moins de deux minutes, balance ses théories vaseuses sans complexe. Le film perd gravement en subtilité et est parsemé d'un humour lourdingue (Wahlberg parle à une plante en plastique, un vieux chnoque est obsédé par les hot-dogs...).
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Les personnages sont creux. Wahlberg interprète un prof de sciences (pirouette scénaristique hyper pratique) qui réfléchit face caméra, sourcils froncés, car tout le monde compte sur lui. Ben oui, il est prof !  Et les profs, ça sait tout sur tout, c'est bien connu. On se croirait dans un épisode de Numbers ( SOS !!). Tout juste sait on qu'il est marié, que sa femme ne semble pas très équilibrée et qu'ils n'ont pas d'enfants (ce qui choque tout le monde dans le film !). Mark Wahlberg n'a jamais été aussi mauvais, ce qui est peu dire. Mais ce n'est probablement pas de sa faute, puisque l'ensemble du casting semble se demander ce qu'il fait là. John Leguizamo se suicide avec une joie non feinte, Zooey Deschanel a le regard vide, même la petite Ashlyn Sanchez n'arrive pas à nous émouvoir.
Le film est contemplatif et les mêmes scènes se répètent à l'usure. Il n' y a aucun rebondissement mis à part des suicides et des meurtres. Le pire, c'est qu'on s'en fout pas mal de savoir s'ils vont tous vivre ou mourir car on n'a aucune attache avec ces personnages.
L'épilogue ne vaut pas mieux puisque Alma se découvre enceinte à la plus grande joie du couple. Il n' y a rien de tel que de manquer mourir tué par un bonsaï pour se décider à procréer parce que c'est-court-la-vie-et-c'est-super-les-enfants-chouette-alors !
Phénomènes auraient pu être un très grand film, c'est juste une honnête série B. Lors de la sortie du film, M. Night Shyamalan déclarait :
"[...] Phénomènes interpelle notre conscience : de quoi nous sentons-nous responsables? Quel est le prix à payer pour certaines de nos actions? Si votre culpabilité est titillée, j'aurai réussi mon coup. Mon intention était de faire un film sur la paranoïa, une expérience intense d'une heure et demi."*
C'est raté. Dommage.

 *Magazine Première, n° 376, Juin 2008.

N.B : dans tous ces films, Night fait une apparition plus ou moins longue. Ici, il interprète le collègue de travail de Alma qui la harcèle au téléphone. On ne le voit pas à l'écran, on n'entend que sa voix. C'est pour çà qu'il n'est pas crédité aux génériques des versions doublées.
¤ Un personnage qui n'apparait pas à l'écran mais qui est décrit ou dont on n'entend que la voix est ce qu'on appelle une Arlésienne.Ce terme est issu de la nouvelle, "L'Arlésienne" d'Alphonse Daudet.

25 juillet 2010

La Jeune Fille de l'Eau ( Lady in the Water ) de M. Night Shyamalan (2006)

Bryce Dallas Howard, M.Night Shyamalan,la jeune fille de l'eau

                    Un soir, Cleveland Heep (Paul Giamatti), le concierge d'un immeuble résidentiel, découvre la nymphe Story (Bryce Dallas Howard) dans la piscine du bâtiment. Réalisant qu'elle est le personnage d'un conte, Cleveland et les locataires de l'immeuble vont essayer de l'aider à retourner vers son monde. Mais Story est menacée par une sombre créature, décidée à l'empêcher d'accomplir sa destinée...



                    La Jeune Fille de l'Eau avait tout pour être un chef-d'oeuvre : un conte pour enfants, une fable à la naïveté émouvante, un Paul Giamatti formidable et un génie à la réalisation. Mais il n'en est rien.
la jeune fille de l'eau,Bryce Dallas Howad, Paul Giamatti
Les cinq premières minutes du film laissent présager le meilleur, M. Night Shyamalan nous présentant sa galerie de personnages hauts en couleurs dans une ambiance de colonie de vacances. Mais très vite, le climat se gâte. Le film joue la carte de l'autodérision, se moque de son sujet pour mieux glorifier son auteur. La Jeune Fille de l'Eau est une ode de M. Night Shyamalan à lui-même. Il réfléchit sur son propre cinéma (démarche commencée dans Le Village), dissèque son job d'écriture et dévoile les dessous de son œuvre. Et c'est là le principal problème. Tout l'intérêt des films de Night est dans le mystère qu'il faut résoudre. Ici, le cinéaste explique tout, démonte un à un ses artifices et ses astuces, se regarde créer, tue l'énigme et du même coup le mystère. Le film éclaire violemment la personnalité mégalomane et New Age de Night. Il se donne carrément le rôle de l'écrivain appelé à sauver l'Humanité par ses écrits! Le parallèle avec son propre travail de cinéaste est frappant : Night est persuadé d'être un héros dont les films vont changer la face du monde ! Son film est un appel à l'aimer et à apprécier son œuvre. Celui qui ne le suit pas subit un sort funeste : le pauvre critique de cinéma se fait écharper par une créature féroce ! On a l'impression que, soit on est avec lui soit on est contre lui. C'est très naïf. On a beau aimer le travail artistique de quelqu'un, on n'est pas obligé d'adhérer à 100% à ses idées. Sinon, ce n'est que fanatisme et admiration béate alors que le travail de l'artiste est de provoquer la réflexion. Night croit dur comme fer que le bien provoque le bien et le mal provoque le mal. Il n'y a rien de mal à çà mais, il est persuadé que le mal commence avec le scepticisme, ce qui, rapporté à son travail concerne les spectateurs et les critiques qui ne le soutiennent pas autant qu'il le voudrait. Il nous oblige à croire à son histoire et ne nous autorise aucune réflexion personnelle. Il suffit de voir la réaction de Cleveland et des habitants de la résidence : ils gobent tous, sans broncher, que Story est une Narf et qu'il y a des créatures féériques qui veulent la tuer. Pas un n'émet l'hypothèse que cette fille est fêlée. Ils se prêtent au jeu avec une absurde décontraction et se mettent à lire l'avenir dans les mots croisés et les boîtes de corn-flakes avec un sérieux grotesque ! Et oui, car en plus, Messieurs-Dames, l'avenir ne se lit plus dans les feuilles de thé mais sur les boîtes de ChocoPops ! Amen.
L'histoire se perd dans des méandres tortueux. Les noms de tous ces personnages féeriques sont bizarres, imprononçables et on ne les retient pas ! Scrunt, Tartutic, Narf...  Pourquoi pas les Pitiponks pendant qu'on y est ?!
la jeune fille de l'eau, M.Night Shyamalan
Et puis, Night ne nous épargne aucun cliché : le groupe de jeunes discutant de Martin Luther King autour d'un joint, la soeur indienne envahissante, la vieille chinoise philosophe qui connait toute l'histoire avant tout le monde (pour les Américains, les Asiatiques sont des sages qui se baignent dans leur philosophie ancestrale. C'est à se demander s'ils ont l'électricité ?!), l'ancien médecin dépressif qui est le Guérisseur... Le scénario est médiocre, maladroit et mal inspiré.
A cela s'ajoute une distribution inégale. Si Paul Giamatti et Cindy Cheung (dans le rôle de Young-Soon Choi) sont très bons, il n'en est pas de même pour Bryce Dallas Howard qui est aussi transparente que son teint. Son jeu emprunté, ses chuchotements, ses tremblements, son manque évident d'oxygène ne nous donne qu'une envie : la laisser crever ! Et c'est très ennuyeux puisqu'elle interprète le personnage principal.
C'est à se demander ce qui est arrivé à Night. Un coup de folie passagère que personne n'aurait stoppé ? Sûrement pas puisque Night a écrit pas moins de 9 versions différentes avant de retenir celle-ci ! Les dirigeants de chez Disney avait pourtant prévenu Night que son film était une mystico-niaiserie-naïve et qu'il ne devait en aucun cas, ni se donner le rôle de l'écrivain, ni tuer le critique car il allait se faire lyncher à la sortie du film! (Voir la biographie de Night)
Évidemment, tout n'est pas à jeter : le cadrage est magnifique, la photo superbe, les effets spéciaux se fondent dans le décors et ne jouent pas la surenchère et les messages véhiculés sont positifs (croire en soi, en sa destinée, ne pas s'isoler des autres, savoir écouter les autres, œuvrer pour autrui...). Mais ça ne sauve pas le film.
Vous allez me dire que j'ai la dent dure et c'est vrai. J'admire le travail de Night depuis le début et j'attends la sortie de ses films avec une impatience enfantine. Pour moi, Night, c'est le Père Noël. En ce mois d'août 2006, mon Petit Papa Noël, m'a apporté un jouet cassé, le sapin avait une sale gueule, les brioches étaient rassies et les chocolats fondus. Aucun enfant ne mérite ça.

23 juillet 2010

Le Village (The Village) de M. Night Shyamalan (2004)


Attention, cette critique dévoile des éléments clés du film!!


Le Village,M. Night Shyamalan


         En 1897, les habitants d'un village isolé vivent avec la certitude que les bois qui les entourent sont peuplés de créatures maléfiques. Ils se sont fixés différentes règles dont celles de ne jamais franchir les limites du village afin de ne pas réveiller les mauvais esprits. Cependant, l'avenir de tous se trouve menacé le jour où Lucius Hunt (Joaquin Phœnix) décide de franchir les limites interdites...

         Le Village est un film qui porte la marque de M. Night Shyamalan et qui se démarque de ses précédents. Dès le début, il n'y a pas d'ambiguïté sur qui est aux commandes : la beauté, la précision et l'efficacité des plans sont immédiatement reconnaissables. Mais Night ne se répète pas. Plus encore que dans ses précédentes œuvres, Le Village donne à réfléchir. Au début, on peut penser qu'il ne s'agit que d'un film qui fait peur alors qu'il s'agit d'un film sur la peur. Après avoir montré les effets qu'elle produit (repli sur soi, aliénation, obscurantisme), il montre de quelle façon elle est fabriquée et dans quel but (garder un secret). Cette communauté est une métaphore de l'Amérique : sa cohésion est assurée par les pères fondateurs qui perpétuent la croyance en des mythes intouchables pour mieux manipuler le peuple.
 En ce sens, Le Village est le premier film politique de M. Night Shyamalan. Écrit après les attentats du 11 septembre, le film est un message contre le repli sur soi et la manipulation. Bien que Night préfère voir dans le film uniquement un message d'amour, la dimension politique ne peut être exclue.
Le Village, Joaquin Phoenix, M. Night Shyamalan
Les villageois du film vivent en reclus car des monstres peuplent la forêt qui borde leur village. Or, ces monstres n'existent pas, ils ont été crée de toutes pièces par les notables du village pour empêcher les membres de la communauté de s'aventurer dans les bois. Le but étant de protéger leur secret. Mais, les monstres se retournent contre eux quand l'un des leurs tombe malade ou est blessé car ils sont totalement isolés. Le seul moyen pour s'en sortir, c'est vaincre sa peur et aller vers l'inconnu pour chercher de l'aide. On pourrait penser que celà servirait de leçon aux dirigeants de la communauté et qu'ils s'ouvriraient au monde. Au contraire, celà  intensifie leur conviction et la mort d'un villageois permettra de renforcer la légende des monstres en la rendant réelle.  Des dirigeants qui manipulent le peuple pour le faire vivre dans la crainte pour mieux le manipuler. La boucle est bouclée.
Il ne faut pas s'étonner que le film ait été mal accueilli aux USA puisqu'en 2004, les Américains croyaient encore ce que leur baratinait George Bush sur les armes bactériologiques et ne pouvaient pas admettre que quelqu'un vienne leur dire qu'ils avaient tort.
M. Night Shyamalan a une grande conscience du pouvoir des histoires et le parallèle entre les dirigeants du village et lui-même est intéressant. Ils sont des conteurs d'histoires et ont un pouvoir et une responsabilité importante. M. Night Shyamalan en a conscience et le met en perspective en apparaissant dans le film dans un reflet. Pour Night, faire un film n'est pas un acte anodin, les conséquences peuvent être importantes (il reprendra ce message de façon désastreuse dans La Jeune Fille de l'Eau).
Dans Le Village, Night précise aussi sa vision concernant la foi : il établit clairement la distinction entre la superstition ( utilisée par des manipulateurs) et la foi. C'est la foi qui anime les personnages les plus positifs du film et Night est clairement de leur côté. Ils ont des qualités de coeur et un esprit d'indépendance qui leur feraient soulever des montagnes. Si Lucius veut sortir du village, ce n'est pas par égocentrisme mais pour trouver des médicaments pour les membres de la communauté. De même si Ivy (Bryce Dallas Howard) quitte le village, c'est pour sauver Lucius. Ce qui lui donne le courage d'affronter et de surmonter ses peurs, c'est l'amour qu'elle porte en elle et la foi en cette amour. Elle est persuadée que son amour est plus fort que les ténèbres. Night lui donne raison.

"Après le 11 septembre, j'ai réagi comme chacun le ferait : c'est-à-dire en l'écrivant. Et cela a donné le Village. Je n'avais pas prévu d'écrire et encore moins de faire un film politique, mais beaucoup de gens voient le film de cette façon. Et je peux les comprendre car il est né d'une réaction à des heures de terreur et de peur. Pour moi, de bien des façons, l'élément surnaturel du film est l'amour. Ce que l'amour peut faire, ce qu'il peut vous faire faire, pouvez-vous devenir surhumain à cause de l'amour, l'amour peut-il faire des miracles, pouvez-vous traverser l'enfer ? Il y a d'ailleurs une métaphore sur cette plongée en enfer à travers ce que fait l'héroïne du film : est-ce que l'amour nous aidera dans ces épreuves, les miracles vont-ils s'enchaîner parce que vous êtes guidé par l'amour ? Quand on parle de retournement de situation et de peur, ce sont des éléments du film, mais ce n'est pas le cœur de l'histoire. Au cœur de cette histoire il y a d'abord des personnages et les éléments surnaturels ne sont là que pour la foi. Et ce sont des éléments qui vous restent en sortant du film. Mes histoires ne parlent pas seulement d'aliens, de super-héros, de fantômes ou de créatures dans les bois : ce sont simplement des prétextes pour parler de la foi." M. Night Shyamalan, lors d'une interview pour le magazine Première (propos recueillis par Olivier De Bruyn).

Le message du film est un peu naïf, à la limite fleur bleue mais il faut admettre que Night n'a pas tort. Notre monde manque cruellement, sinon d'amour, du moins d'humanité. L'être humain passe en dernier au profit de la productivité, des capitaux, de la course au développement...Sans aller jusqu'à aller vivre dans une forêt pour retourner aux sources de la civilisation, distiller des notions de respect, de partage, de tolérance...ne nous ferait pas de mal.
Le Village, Bryce Dallas Howard, M. Night Shyamalan
Un autre point fort du film : le casting. Joaquin Phœnix est tellement bon que l'on regrette terriblement qu'il ne soit pas plus présent à l'écran. Bryce Dallas Howard est une révellation : elle campe une Ivy à la fois sûre d'elle même et fragile, et on ne se lasse pas de la regarder. William Hurt et Sigourney Weaver sont parfaits. Quant à Adrien Brody, il est sublime dans le rôle de Noah Pierce, un jeune attardé mental.
Malgré ses qualités, le film a un goût d'inachevé. La fin est beaucoup trop rapide, limite bâclée ( surtout en comparaison de la lenteur de l'exposition). Étant utopique naïve, j'aurais aimé que le personnage de William Hurt avoue la vérité aux membres du village et leur laisse le choix de rester ou de partir. Partir pour mieux revenir ou pour s'épanouir dans un monde, certes imparfait, mais dans lequel ils pourraient s'y sentir mieux. En résumé, j'aurais préféré qu'il leur laisse leur libre arbitre. Mais je sais que c'est Night qui a raison. Aucun dirigeant de ce monde ne souhaite voir son peuple penser par lui-même et se régir seul. Sinon, à quoi servirait-il?

Scènes coupées
video



     Lors de la sortie du film, M. Night Shyamalan a donné une interview au magazine Première dans laquelle il explique ses trucs, astuces...En bref, il s'explique sur sa méthode de travail. Morceaux choisis :


M. Night Shyamalan, Le Village


1. N'en montrez pas trop, trop tôt : il faut savoir prendre son temps avant de montrer la créature mais, au moment de la montrer, il faut y aller carrémént, "à 100 km à l'heure. Sans hésitation. Cette combinaison de retenue et d'exposition brutale est décisive." Night fait référence au film Alien.


2. Parler du combat entre le bien et le mal : "Dans Le Village, le thème, c'est l'amour. Sa face sombre, c'est la peur, le mur contre lequel vous vous heurtez, qui met à l'épreuve le thème positif.[...]"


3. Soignez le cadre : "J'aime beaucoup la symétrie. Cadrer au centre est un parti pris esthétique qui permet de faire ressentir la tension. Quand les choses sont parfaites, çà veut dire qu'elles ont atteint un point culminant et que quelque chose va aller de travers. Si votre héroïne est au milieu de la porte et que la porte est au milieu du cadre, vous vous attendez à ce qu'une créature surgisse et lui coupe la tête. Peu importe si elle soit en train de dire "Je t'aime", on s'attend à ce que quelque chose d'horrible arrive. La perfection donne un sens à la précarité.[...]"


4. Le jeu du miroir : "J'adore les reflets. Ils sont très métaphoriques. Ils sont aussi très mystérieux parce qu'on arrive pas à avoir une vision très claire de ce qui est représenté.[...] J'utilise aussi d'autres astuces comme de montrer les choses à l'envers. C'est très perturbant et çà peut souligner magnifiquement ce que vous avez à dire."

5. Le choix des couleurs : "[...] j'adore le rouge, mais c'est un signe de danger. Çà excite l'adrénaline.[...] Des études démontrent que les couleurs affectent nos émotions. A l'inverse du rouge, le jaune est plus doux et plus euphorisant, comme une journée ensoleillée. Un temps sombre et pluvieux rend les gens tristes et bougons. Ce genre d'opposition apporte de l'énergie." 


6. Le personnage principal doit être amoindri ou vulnérable : "[...] Nous savons très bien que nos imperfections nous empêchent de nous conduire comme les héros que nous voudrions être. C'est pourquoi il est beaucoup plus facile de s'identifier à quelqu'un qui n'est pas parfait. L'identification est une étape déterminante pour accepter la qualité héroïque d'un personnage.[...]"


7. L'esprit de famille : "[...] Je voulais donner au film une perspective collective plutôt qu'individuelle.[...]


8. Ne reniez pas vos racines :  "Le Village est clairement inspiré de l'après 11 septembre, de la peur qui en résulte, du désir du monde d'être innocent. C'est pour mieux mettre en avant ce sentiment d'innocence que j'ai voulu faire un film d'époque.Une époque où le simple fait de conduire la carriole en ville prenait 2 heures.[...] Ce style de vie ne rend-il pas les gens plus sympathiques? J'ai un penchant pour les choses traditionnelles. Je ne supporte pas, où que j'aille, de trouver la télé allumée partout. Le monde contemporain est rempli de distractions qui empêchent de faire les choses qui ont un sens. Œuvrer pour autrui a du sens. Mais on a perdu cette notion."


9. Gardez la foi : "[...] C'est la même foi dont il est question dans Le Village, comme dans Sixième Sens. Une forme de spiritualité. Ici, la foi se trouve dans l'amour. C'est quelque chose que dit William Hurt dans le film :'Le monde est mû par l'amour et se prosterne devant avec crainte'. Moi-même, je crois que dans le monde que nous connaissons, les actes motivés par la colère ne tiendront pas face à des actes faits au nom de l'amour. C'est peut-être naïf, mais j'y crois." 


10. Ne pas oublier vos références cinématographiques : King Kong ( pour la peur face à l'inconnu ), Vol au dessus d'un nid de coucou ( en hommage aux acteurs du film qui ont vécu dans un vrai hôpital, comme les acteurs du Village qui ont vécu dans un camp dans des conditions comparables à celles du 19ème siècle ), John McCabe (pour la description d'un village isolé), Édouard aux mains d'argent ( "car dans le dernier acte, le film devient un conte de fée pour adultes") et Alien ont inspirés Night pour Le Village. Comme il le dit "Çà fait un bon mélange!"


11. Utilisez à fond les story-boards :  "[...] Entre le story-board et le résultat sur pellicule, rien n'a pratiquement changé.[...]"


12. Soignez le son : "Le travail du son est ce qui tient chez moi d'effets spéciaux. C'est là-dessus que je compte en grande partie pour faire voyager le spectateur comme sur un grand-huit. L'élaboration des effets sonores est définitivement l'équivalent de la dernière réécriture du film. J'y consacre beaucoup de temps et d'efforts, aussi bien pour les scènes importantes que pour celles qui paraissent insignifiantes. Vous pouvez changer la texture d'un dialogue simplement par les effets sonores que vous ajoutez dessus, dessous, avant ou après. c'est aussi une façon de remplir la fonction de la musique sans musique. C'est un outil extrêmement puissant, l'un des moins biens utilisés dans le cinéma. Çà peut changer complétement le cours de l'histoire."

Propos recueillis par Gérard Delorme pour le magazine Première n°330, Août 2004, pages 22 à 29.

20 juillet 2010

Morgan and Destiny's Eleventeenth Date - The Zeppelin Zoo

            Voici un court-métrage que l'on peut visionner sur hitRECord.org.  HitRecord.org est le site crée par Joseph Gordon-Levitt . Oui, c'est bien l'acteur que vous avez pu voir dans Et au milieu coule une rivière, La Jurée, 10 bonnes raisons de te larguer et récemment dans Inception de Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio. Joe a décidé de créer hitRECord.org il y a 5 ans et, à présent, le site est devenu pro. La démarche est artistique et innovante. Joe met sur le site ce qui lui plaît et si le film a du succès sur le net, il se démène pour que le film soit projeté dans les festivals et en salle. Je vous recommande de faire un tour sur ce site où l'originalité et l'art sont les maîtres mots.C'est tellement rare que çà mérite d'être signalé.
Le film que je poste a été présenté au  South by Southwest (SXSW, festival de films, musiques et conférences se déroulant tous les ans, au printemps à Austin, Texas) et a connu un joli succès. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse apprécier.


19 juillet 2010

Top 10 des plus beaux et talentueux acteurs

        Étant donné que la semaine dernière je vous ai proposé mon Top 10 des actrices les plus talentueuses et que je ne suis pas sexiste, j'ai décidé de vous proposez mon Top 10 100% testostérone ! Pour la première marche, pas de surprises, c'est VousSavezQui. Pour les autres, le choix a été très très difficile...










10. Joaquin Phœnix

















  9. Edward Norton
















8. Daniel D. Lewis


















7. Gary Oldman

















 6. Philippe Noiret

















5. Robert Redford

















4. Robert DeNiro
















3. Marlon Brando


















2. Johnny Depp















1. Vincent D'Onofrio









 

17 juillet 2010

Bernard Giraudeau est décédé ce samedi 17 juillet.

Bernard Giraudeau, 63 ans, est décédé ce matin d'un cancer qui rongeait son corps depuis 10 ans.
Bernard Giraudeau n'a pas eu un parcours typique. A l'âge de 15 ans, le jeune Rochellois décide de s'engager dans la marine nationale. Deux tours du monde plus tard, il décide de devenir acteur et intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique et y décroche le premier prix de comédie classique et moderne. Le premier film qu'il tourne en 1973, c'est Deux hommes dans la ville de José Giovanni aux côtés de Jean Gabin et Alain Delon.
Les années 80 seront celles de la consécration, il enchainera les succès populaires et critiques. Il jouera les séducteurs (son physique le lui permettant très facilement), les hommes mystérieux...On le rencontrera dans des comédies populaires, dans le rôle de beau gosse, comme La Boum en 1980 ou Viens chez moi, j'habite chez une copine en 1981. Mais Bernard ne veut pas n'être qu'une belle gueule et, en 1983, il exploite un aspect plus sombre de son jeu et tourne Rue Barbare de Gilles Béhat (une histoire violente de bandes de voyous).  Parallèlement au cinéma, on le retrouve au théâtre, qu'il n'abandonnera jamais même lorsqu'il s'est fait plus rare au cinéma. Touche à tout, Bernard Giraudeau est passé de l'autre côté de la caméra et nous a offert L'Autre en 1991 ou encore Les Caprices d'un fleuve en 1996. C'est justement dans les années 90 que sa carrière connait un second souffle car il est redécouvert par le public. Ses rôles dans Le fils préféré (Nicole Garcia, 1994), Ridicule (Patrice Leconte, 1996), Une affaire de Goût (Bernard Rapp, 2000), La petite Lili (Claude Miller, 2002) sont les plus marquants.
En 2000, il se découvre atteint d'un cancer et se lance dans l'écriture. Ses romans connurent beaucoup de succès, notamment Les Hommes à Terre (2004), Les Dames de nage (2007), Cher Amour (2009), dans lesquels il renoue avec son goût pour le voyage et l'aventure.
Bernard Giraudeau a également participé à cette merveilleuse et généreuse aventure qu'est le livre sonore. Il a ainsi raconté Blanche Neige et les Septs Nains, Pierre et le Loup, Le Petit Prince, la saga Harry Potter...
Généreux dans la vie, généreux dans son art, Bernard Giraudeau a aussi travaillé pour la télévision, ne snobant pas la petite boîte à images. On a ainsi pu le voir dans L'Empire du Tigre en 2005 ou dans La mort est rousse en 2002.
Depuis 10 ans, il apportait son soutien à tous les malades qui, comme lui souffrait d'un cancer par le biais de l'Institut Curie et L'Institut Gustave Roussy. Bernard Giraudeau disait qu'il ne luttait pas contre le cancer mais qu'il l'apprivoisait, qu'il trouvait du réconfort dans la pratique de médecines douces et que cette maladie lui avait ouvert les yeux sur la vie. Il débordait de projets et ne cessait de porter un regard doux, affectueux et tendre sur les autres. C'est une magnifique lumière qui s'est éteinte ce soir.
Je m'excuse si cette chronique est un peu brouillonne mais je n'ai pas les idées claires. J'aimais énormément cet homme et je ne cesse de pleurer depuis l'annonce de son décès. Je n'arrive pas à me concentrer sur ce que je fais malgré l'envie de lui rendre hommage. Il va énormément me manquer.

15 juillet 2010

Signes de M. Night Shyamalan (2003)

signes m.night Shyamalan mel gibson joquin phoenix
         

                En Pennsylvanie, Graham Hess (Mel Gibson) a perdu la foi et a démissionné de son poste de pasteur après la mort brutale de son épouse. Il s'occupe de sa ferme et tente d"élever au mieux ses deux enfants avec l'aide de son frère Merrill (Joaquin Phœnix), une ancienne star du base-ball. Un matin, les enfants découvrent des cercles gigantesques tracés au milieu des champs de maïs. Mauvaise plaisanterie, phénomène naturel ou...? Graham et Merrill ne vont pas tarder à percer le mystère.

                       Signes fait envie, avant même le début du générique et ceci pour plusieurs raisons :
     1. le casting : Mel Gibson, big movie star par excellence, abonné essentiellement au ciné d'action, croyant pratiquant, se retrouvant dans la peau d'un pasteur qui a perdu la foi, a tout (yeux océans compris) pour nous donner l'eau à la bouche. Joaquin Phœnix, méchant Commode de Gladiator (Ridley Scott, 2000), bad boy de The Yards (James Gray, 2000), acteur exceptionnel, subtile, charismatique et sexy ne déçoit quasiment jamais.  Cherry Jones, actrice sensible, talentueuse, au regard enigmatique a tourné avec des grands noms du cinéma tels que Robert Redford, Steven Soderbergh, Wolfang Petersen, Frank Oz...

    2. M. Night Shyamalan, réalisateur de génie, conteur d'histoires exceptionnel, maître des illusions, faiseur d'images incroyables, magicien des émotions, est au commande.

    3.  l'histoire : le questionnement sur l'existence de Dieu et la possibilité d'une vie extra-terrestre. M. Night Shyamalan est un homme de foi, il avait déjà soulevé le problème de l'existence de Dieu dans ces précédents films mais cette fois-ci, la question est au cœur du film. Sujet philosophique et passionnant, qui pousse les Hommes à s'interroger sur leurs propres existences et les conséquences de leurs actes.

Signes tient toutes ces promesses pendant les 3/4 de la projection puis... sombre dans le néant.

      M. Night Shyamalan sait instaurer un climat oppressant en faisant intervenir l'extraordinaire dans l'ordinaire. Le réalisateur prend son temps pour présenter les personnages et ne dévoile sur eux que le strict nécessaire. On sait juste que Graham est veuf depuis peu, qu'il a renoncé à sa vocation de pasteur et que son frère vit avec lui, donne un coup de main et s'emmerde ferme à la station service du coin. Les enfants sont déboussolés par la mort de leur mère, surtout la petite Bo qui fait une fixette sur l'eau.
signes mel gibson shyamalan
Même chose pour les événements étranges qui vont bouleverser la vie de la famille, Night distille les infos au compte-goutte afin d'accroître le sentiment de malaise. Et ça marche ! On se prend vite d'amitié pour cette petite famille et on n'a pas du tout envie de les voir souffrir. On souhaite traverser l'écran afin de les étreindre et les aider à surmonter leur peine. On est presque content que des phénomènes troublants se déroulent près de chez eux, car, au moins, c'est autre chose que le chagrin qui les unit. Quant aux phénomènes, on a envie de savoir ce que c'est tout en en ayant pas envie ! Night nous fait peur à coup d'ombres, de murmures, de claquements de porte et de lumières éteintes. On pense tout de suite au cinéma de George Romero et plus particulièrement à la Nuit des Morts Vivants (l'action se déroulant en Pennsylvanie, dans une maison isolée). La scène de la cave est la pièce maîtresse du film : on ne voit rien et c'est ça qui fait peur. On sent la patte du réalisateur qui entretient une atmosphère angoissante, surprenante et mystérieuse. C'est dans cette scène que l'incroyable se fait réalité et, à l'instar des personnages, on refuse d'y croire. On attend fébrilement les réponses. Nous sommes fébriles mais pas au bord de la crise de nerfs car, tout comme Hitchcock, M. Night Shyamalan a eu la bonne idée de parsemer son film de pincées d'humour bienvenues. On souffle un peu et on apprécie encore plus les personnages. Signes est le film le plus drôle de Shyamalan et aussi le seul. Depuis, Night est devenu sérieux comme un croque-mort, dommage...
Le casting tient toutes ses promesses et plus encore car les enfants sont exceptionnels. Rory Culkin (frère de Macauley et Kieran) prouve que le talent, c'est de famille. Mais la vraie révélation, c'est Abigail Breslin (Bo) que l'on a pu voir depuis dans Little Miss Sunshine (J. Dayton et V. Faris, 2006), film pour lequel elle a été nommé aux Oscars à l'âge de 11 ans et c'était mérité. Dans Signes, elle est épatante. Elle apporte de la fraîcheur, de l'humour et de l'amour. Elle est craquante et terriblement attachante.
Le reste du casting est à la hauteur. Mel Gibson fend le cœur à chacune de ses apparitions, Joaquin Phœnix ressemble à un petit animal blessé...
signes joaquin phoenix
Pourtant, le film déçoit. C'est la fin qui est particulièrement indigeste. Le fameux twist final, marque de fabrique de M. Night Shyamalan se prend les pieds dans le tapis et s'étale de tout son long. Night a eu la très mauvaise idée de montrer les fameux extra-terrestres. Ce n'est pas cohérent avec le reste du film. Pendant près d'une heure et quart, il se contente de suggérer les choses, de les filmer furtivement et là, d'un coup, il filme en gros plans cette hideuse créature. C'est une cassure de style déconcertante et inappropriée. De plus, il filme l'alien en pieds, en gros plans alors que son E.T n'en impose pas du tout. Ce sont les extra-terrestres les plus pitoyables de l'histoire des films de créatures ! Ils sont ratés parce qu'ils sont petits, malingres et en numérique et que ça se voit. La créature ne se fond pas dans le décors, ne semble pas du tout naturelle. L'œil inquisiteur de La Guerre des Mondes de Byron Haskin (1953) était plus crédible que ce petit bazar vert ! Et puis, quand on apprend que les créatures font une allergie mortelle à l'eau, on se dit : tu te fous de moi, Night ? Des créatures, dotées d'une intelligence supérieure qui leur permet de construire des vaisseaux spatiaux et de traverser des galaxies, n'ont rien trouvé de mieux que d'envahir une planète composée à plus de 70% d'eau et dont la base de toute vie est l'eau ? Un peu comme si Superman décidait d'aller vivre sur Krypton ou qu'un allergique aux pruneaux s'installait à Agen pour travailler dans un verger !
Night en remet une couche en sauvant le monde en... une nuit ! Les effrayants envahisseurs, destructeurs de toutes vies, se prennent une raclée en moins de 12 heures ! Mieux que Independence Day...
Et puis, et surtout, Signes s'enlise dans une bondieuserie grossière. Et oui, Dieu avait tout prévu depuis le début et tout ce qui s'est passé, se passe et se passera à un sens, il suffit d'observer les signes ! Une maman meurt, le corps coupé en deux par une voiture afin d'éprouver la foi de son pasteur de mari et de fournir, dans un dernier soupir, des informations capitales sur des événements qui se dérouleront 6 mois plus tard ! Ben tiens. Une petite fille est complétement dérangée depuis le décès de sa mère et se met à semer des verres d'eau dans toute la maison afin que son oncle puisse tuer l'affreux E.T à coup de verre-d'eau-de-base-ball ! Heureux les simples d'esprit.
Pois chiche sur le couscous, le petit Morgan fait une crise d'asthme uniquement pour que ses poumons se collapsent au moment où un alien déverse son poison dans ses voies respiratoires ! Événement provoqué par Dieu himself afin que Graham retrouve la foi et redevienne un serviteur du Créateur du Monde ! Waouh ! A ce moment-là, on se demande qui sont ces gens pour que Dieu se soucie autant d'eux (et laisse mourir des tas d'autres personnes sur la planète ?!). Dans le genre foutage de gueule mystico-religieux, on n'avait jamais vu ça. Je vous épargne mon commentaire cinglant sur la toute dernière scène du film, écœurante à souhait.
Pour le coup, Night aurait du aller lorgner du côté de John Carpenter plutôt que de nous refaire le coup (en pire) de James Cameron avec la fin navrante de son Abyss (1989).
Un film, c'est comme un bon dîner : c'est le dessert qui reste en mémoire. Le dessert de Signes, c'est une crise de foi dont le seul remède est une bonne rasade d'eau bénite (sans amibe, SVP !). Je me contenterai de l'entrée et du plat principal. 

Scènes coupées
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Court métrage d'enfance de M. Night Shyamalan
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14 juillet 2010

Joyeux 14 juillet !

vincent d'onofrio new picture montage 2010

11 juillet 2010

Incassable de M. Night Shyalaman (2000)


Attention, cette critique comporte des éléments clés que vous ne souhaiteriez peut-être pas connaître si vous n'avez pas vu le film!




        Unique survivant d'une terrible catastrophe ferroviaire, David Dunn (Bruce Willis) se demande pouquoi il a échappé à la mort sans la moindre égratignure. Un homme étrange, Elijah Price (Samuel L. Jackson) a une étonnante théorie pour tout expliquer. Théorie qui va bouleverser la vie de David à jamais...

     Incassable débarque dans les salles de ciné françaises seulement un an après Sixième Sens. C'est dire si les spectateurs ont encore en mémoire le chef d'oeuvre de M. Night Shyalaman. L'attente était grande et Night  attendu au tournant! Le public fut déçu par cette histoire d'un héros ordinaire et le film fut un semi échec au box-office. Les spectateurs ont trouvé le film moins émouvant, le twist final moins surprenant et Bruce Willis encore plus fermé que dans Sixième Sens. Critiques fondées mais Incassable a aussi beaucoup de qualités qui font oublier ces imperfections.
Il est bon d'apprécier ce film pour ce qu'il est sans chercher à le comparer à Sixième Sens afin d'en estimer l'ampleur et la qualité. C'est d'autant plus facile que les deux films ont des histoires, un style et une mise en scène différents.
incassable
L'histoire est un défi : Night a pris le pari de raconter l'histoire d'un homme ordinaire qui s'aperçoit qu'il est extraordinaire. A quelques exceptions près, dans les comics américains, le superhéros est extraordinaire, hors norme, haut en couleur...Il est difficile de s'identifier à Superman, FlashGordon ou aux X-Men. Or, Night a décidé de placer son héros dans notre univers et de le confronter à des situations hyper réalistes.  David Dunn est Monsieur-tout-le-monde, il habite une petite maison de banlieue sans prétention, son mariage est au bord de la rupture, son job est mal payé, il est un peu enfantin...Il ne ressemble pas aux millionnaires Bruce Wayne et Tony Stark de Batman ou Iron Man. Il ne sait pas du tout qu'il a des supers pouvoirs et il aurait très bien pu ne jamais sans apercevoir si son fils et Elijah ne lui avaient montré la voie. La découverte de ces pouvoirs s'apparente à une délivrance pour David Dunn, une renaissance alors que pour les autres, ces pouvoirs sont souvent un fardeau dont ils se débarrasseraient volontiers.
Incassable est également culotté car il raconte la naissance d'un héros et...c'est tout! On quitte David quand il a pris conscience de ses pouvoirs et de son devoir alors que dans tout les films issus du catalogue Marvel, l'histoire se concentre essentiellement sur les batailles des héros avec leurs ennemis. C'est ce qui rend le film si intéressant d'un point de vue narratif et le rend bien plus émouvant que les autres films de super héros. On voit David douter, se remettre en question, avoir peur, se surpasser...On suit l'histoire d'un homme prêt à tout pour reconquérir le cœur de sa femme et ne pas décevoir son fils. On peut tous s'identifier à David Dunn et c'est çà l'idée de génie du film. David ne peut pas anéantir la criminalité mais il peut aider beaucoup de personnes. Le message est clair : nous pouvons tous, à notre échelle changer les choses, faire de ce monde un monde meilleur. Un super héros sommeille en chacun de nous, le tout étant de le réveiller.
incassable
Incassable est un film équilibré car il attache autant d'importance au gentil qu'au méchant, ce qui est, une fois encore une exception pour un film de super héros. Night alterne les séquences sur David et Elijah afin de mieux comprendre leurs personnalités et montrer aux spectateurs à quel point ils sont différents et proches à la fois. Le présent et le passé s'entremêlent habilement, Night passant d'une époque à une autre au grès de l'avancement de l'histoire. La réalisation est prodigieuse : les plans séquences s'enchaînent, la caméra s'éloigne pour nous laisser respirer...L'alternance des filtres chauds et froids situent les personnages. David bénéficie d'un univers chaleureux alors qu'Elijah évolue dans un univers chromatique. Mais parfois, la donne s'inverse car personne n'est à 100% bon ou mauvais. La frontière entre le Bien et le Mal est plus fine qu'une feuille à cigarette, d'autant que l'un ne peut aller sans l'autre. Si le Mal n'existe pas, le Bien n'a pas lieu d'être. C'est pour celà qu'Elijah agit et commet des actes atroces : pour trouver David.
Même le cadrage à une importance : il est symétrique, comme les deux principaux personnages...
La scène du hall de la gare est magnifique. La réalisation d'abord, Bruce Willis ensuite et la musique enfin! De toute les musiques écrites pour Night, c'est de loin celle d'Incassable que je trouve la meilleure.
Mais Incassable, ce n'est pas que de l'esthétique ou de l'innovation narrative. C'est aussi de l'émotion. Une fois n'est pas coutume chez M. Night Shyamalan, les enfants sont les héros du film. Le petit garçon de David est celui qui va lui montrer le chemin. La relation qui unit David à Joseph est extrêmement forte et ambigu : on ne sait pas toujours qui est l'adulte dans leur couple! De même, lorsque David tombe dans l'eau ( sa kryptonite), ce sont 2 enfants qui le sauvent. Pour Night, les enfants sont le présent et l'avenir de l'homme.
Quand David annonce à son fils qu'il a sauvé une famille, c'est un crève cœur. La scène est quasi silencieuse, tout se passe dans les regards et la gestuelle. C'est dans cette scène que l'on se rend compte à quel point la famille à une importance capitale dans la vie de Night.
Le seul problème que j'ai avec le film, c'est la morale qu'il véhicule : la justice personnelle ou plutôt la revanche. Quand David suit "l'homme en orange"  et qu'il se rend compte qu'il martyrise une famille depuis des semaines, il ne s'embarrasse pas de réflexions et bute le type en l'étranglant pendant de longues minutes. Dans mon monde, on appelle la police et on laisse le type croupir en prison. Son goût pour la justice personnelle me déplaît prodigieusement, j'aurais préféré un héros moins facho.
Cela mis à part, il n'en reste pas moins qu'Incassable est un très grand film, parfaitement réalisé et profondément humain.

   3 bonnes raisons de voir le film :

             1 la scène du hall

                 2 la sensibilité de Robin Wright-Penn

                            3 Le look hallucinant de Samuel L. Jackson! 

    8 juillet 2010

    Sixième Sens ( The Sixth Sense) de M.Night Shyamalan (1999)

    Attention, cet article et la bande-annonce sont susceptibles de donner des informations que vous ne souhaiteriez pas connaître si vous n'avez pas vu le film




    I see dead people


            Le pédopsychiatre Malcom Crowe (Bruce Willis) est agressé à son domicile et grièvement blessé par un ancien patient. Quelques mois plus tard, Malcom s'occupe d'un jeune garçon (Haley Joel Osment) qui souffre de peurs pathologiques. Mis en confiance, Cole avoue détenir un terrible et terrifiant secret.

       A sa sortie, Sixième Sens a fait l'effet d'une bombe et a propulsé M.Night Shyamalan au rang des réalisateurs de génie, a fait de Haley Joel Osment un enfant-star et a prouvé que Bruce Willis n'était pas qu'une machine de guerre. Le film s'est positionné au deuxième rang au box-office US derrière Star Wars Episode I_La Menace Fantôme de George Lucas.
    L'accueil fait au film est tout ce qu'il y a de mérité : le ton est nouveau, le film laissant le spectateur davantage dans une inquiétude diffuse qui tend à s'amplifier que dans une réelle angoisse. M.Night Shyamalan utilise peu d'effets (on pense à Hitchcock) et laisse au placard le gore qui inonde de son hémoglobine gluante les films récents. Le malaise provient surtout du face à face Malcom/Cole, le premier tout en intériorité et retenue; le second écrasé par le poids d'un secret terrifiant, lourd et abrutissant.
    Les décors, surtout les extérieurs tournés dans les quartiers tristes de Philadelphie sud, ajoutent de l'étrangeté au banal.
    L'atmosphère lourde ne se détendra que lorsque l'enfant aura confié son secret et qu'il s'en sera totalement libéré (en en parlant à sa mère). Lorsque Malcom retourne vers sa femme esseulée, les mystères sont résolus et une certaine lumière éclaire ce film sombre. Le twist final laisse le spectateur soulagé, étonné et attristé.
    Sixième Sens est rempli de tout un mysticisme cher à Night. Le cinéaste s'interroge sur la vie après la mort, la possibilité de communiquer avec les défunts et, généralement sur le repos de ces derniers (la fameuse dernière tâche à accomplir).
    On retrouve également le thème de la famille et du noyau familial nécessaire à l'équilibre de tout individu.
    Le personnage de Cole Sear est épatant. Habituellement dans les films (et les magazines féminins), les enfants sont gais, optimistes et enthousiastes. Ici, pas du tout. M.Night Shyamalan n'est pas un de ces adultes idiots qui voit dans l'enfance une fête permanente, emprunte de naïveté et de douceur de vivre. Pour Night (et pour moi), les enfants sont intelligents, en proie aux névroses, souffrent et leurs problèmes sont aussi grave que ceux des adultes (peut-être même plus puisqu'ils ne sont pas pris au sérieux). Dans toute la filmographie de Night, les enfants ont un train d'avance sur les adultes et savent prendre leurs responsabilités. C'est eux qui éduquent les adultes et non l'inverse.
    Cole est un gosse rejeté par ses camarades de classe qui ne voient en lui qu'un timbré. Il n'a pas d'amis. Il fait peur à sa propre mère qui ne le comprend pas mais qui fait tout pour (mention spéciale à Tony Colette, exceptionnelle et bouleversante).
    Même ses profs ne le supportent pas. Son père est parti, il est en mal de repères.
    Haley Joel Osment est étonnant de vérité et de sobriété dans ce rôle d'enfant en proie à ses tourments intérieurs et insupportables. Bien dirigé, il nous emmène au cœur de l'histoire et tient par la main un Bruce Willis à contre-emploi, sobre, silencieux et au complément capillaire bien en place. A la première vision du film, on ne sait pas si Willis est bon ou mauvais, on s'en fout tellement Haley Joel Osment bouffe l'écran.
    M.Night Shyamalan nous met dans les godasses de cet enfant doté d'un sixième sens qui le coupe du reste du monde. Son abandon terrorisé touche car c'est celui d'un enfant seul et désarmé face à ses démons.
    Night peut dire merci à ce petit bonhomme qui a commencé sa carrière d'acteur à la TV àl'âge de 5 ans, a incarné le fils de Tom Hanks dans Forrest Gump (Robert Zemeckis,1994) avant de donner la réplique à Gérard Depardieu dans Bogus (Norman Jewison,1996). Après Sixième Sens, on a pu voir Haley Joel Osment aux côtés de Kevin Spacey dans Un Monde Meilleur de Mimi Leder en 2000 ou encore dans le A.I de Steven Spielberg en 2001. Depuis le petit Haley à grandi, grossi, s'est couvert d'acné et les studios Hollywoodiens l'ont renvoyé chez lui avec une bouteille de Biactol. En 2008, les boutons envolés, on a pu le voir dans Home of Giant de Rusty Gorman.
    Sixième Sens est parsemé de coups de théâtre, à tel point que l'ultime surprise vous cloue le bec. Le scénario est intelligent et parsemé d'indices mais, bien malin celui qui trouvera. Vous aurez beau scruter, vous vous ferez avoir et c'est tant mieux car çà n'arrive pas souvent. D'où la nécessité de revoir le film car c'est sous un autre angle qu'on l'apprécie à nouveau, avec un plaisir égal sinon supérieur.
    Même les poncifs habituels du cinéma US servent le film : la scène d'exposition, avec ce "héros" au grand cœur qui a échoué alors que c'était lui le meilleur-des meilleurs-monsieur et culpabilise, permet de mieux cerner la personnalité de Malcom et son acharnement à sauver Cole. Çà ne fait que renforcer leur relation emprunt de compréhension, de tendresse et d'attention.
    Sixième Sens n'a pas volé sa place au Panthéon de la Gloire même s'il n'est pas dénué de maladresses. En effet, si on respecte le postulat de départ, Cole n'aurait jamais, jamais, jamais dû accepter de parler à Malcom...
    Il n'empêche que Sixième Sens est un film à voir jusqu'au bout et à revoir et revoir et revoir...

    6 juillet 2010

    Top 10 des plus belles et talentueuses actrices

        Il y a quelques jours, Callahan, taulier émérite du blog Golden Idol m' a rendu une petite visite et m'a proposé de participer à son concours : faire le Top des 10 plus belles et talentueuses actrices. Projet démesuré mais comme je n'ai peur de rien, j'ai accepté! Tout détenteur d'un blog ciné peut participer en contactant directement Callahan  ici, sur sa page contact. Quand je dis projet démesuré, je n'exagère pas : comment choisir parmi ces millions d'actrices qui ont peuplé et qui peuplent encore les écrans de cinéma? En trois jours, je me suis bâtie une liste de près de 80 noms! Callahan nous avait laissé jusqu'au 17 juillet pour participer mais je préfère publier mon Top tout de suite car, à ce train là j'aurai 200 noms!
    Mon premier critère de sélection a été le talent, ensuite la beauté car, non seulement, la beauté est dans l'œil de celui qui regarde et, ensuite, je reconnais m'attacher davantage aux jeux des acteur/actrices qu'à leurs belles gueules ( exception faite pour 2 ou 3 beaux bruns dont Vincent D'Onofrio, Robert Downey Jr et Johnny Depp ! )
    Il n'empêche que "mes" actrices sont de vrais petits canons !

    Et vous, c'est quoi votre Top 10 ?







    10. Faye Dunaway















    9. Penelope Cruz











    8. Audrey Hepburn














    7. Grace Kelly













    6. Cate Blanchett








    5. Catherine Deneuve










    4. Meryl Streep




    3. Simone Signoret















    2. Isabelle Huppert










     








    1. Romy Shneider