1766, France. Une bête féroce et mystérieuse terrifie le Gévaudan en tuant des individus isolés depuis trois ans malgré la présence d'une troupe de soldats envoyés par le Roi. Le chevalier de Fronsac est envoyé par son maître, le naturaliste Buffon, pour percer le mystère de la bête. Accompagné de son "frère" Mani, un Indien Tomahawk, il fait la connaissance des notables de la région et tombe amoureux de la jeune Marianne. C'est une bête puissante et intelligente que va devoir affronter le chevalier...
Après Crying Freeman, Christophe Gans voulait prouver que les studios français pouvaient faire aussi bien que leurs cousins américains en matière de films à grand spectacle. Il se lance alors dans l'écriture d'un scénario ayant pour thème la fameuse bête du Gévaudan. La bête en question aurait massacré plus de 100 personnes entre 1764 et 1767 en Gévaudan (l'actuel Lozère). Certains y voyaient un châtiments divins ou l'œuvre d'un animal exotique voir d'un loup-garou! C'est donc à cette légende centenaire que s'attaque Christophe Gans. Pari risqué. Un peut trop peut-être.
Sur le papier, le film est excitant : mélange d'enquête policière historique, de fantastique et de film d'action, il est pourtant bancal.Christophe Gans est issu du jeu vidéo et celà se sent dans sa réalisation ultra-nerveuse et stylisée. Tellement stylisée que çà en devient fatiguant. De ralentis, en accélérations, en passant par des travellings compensés, l'œil n'a pas de repos. Dans les rares moments d'accalmie, Gans joue sur les champs contre champs, caméra serrée sur les protagonistes et crée une sensation d'étouffement. Un peu de recul et de simplicité n'auraient pas nui à un film suffisamment riche visuellement en décors et costumes.
A cela s'ajoute une surenchère de scène de combats dont certaines n'ont d'utilité que de montrer la technique et la plastique parfaite de Marc Dacascos. On ne se bat pas à l'épée dans ce Pacte des Loups, on pratique le kung-fu. Idée charmante, qui donne du punch au film, mais qui, une fois encore subit une réalisation et un montage trop lourd.
Christophe Gans se plante aussi sur le casting. Jacques Perrin est formidable de sobriété et, ses dialogues en voix off apportent une chaleur bienvenue au récit (Jacques Perrin est né pour être conteur). Marc Dacascos est parfait dans son rôle d'Indien chaman, parlant aux arbres et maniant aussi bien le tomahawk que le sens de l'humour. A côté, la distribution jure terriblement. Peut-être que le costume d'époque est trop lourd à porter ?! La diction lourde et monotone ou trop appliquée gâchent le plaisir. S'exprimer en vers pour l'Homme moderne n'est pas facile mais le concours d'un répétiteur aurait pu être utile... Vincent Cassel est dans l'excès et semble s'ennuyer ferme. Samuel Le Bihan est lourd (dans tous les sens du terme) et fait tâche au milieu de la vaisselle en porcelaine... Monica Bellucci ressemble à une gothique bafouillante, le seul intérêt que lui porte le réalisateur étant dû à ses formes généreuses ! Le problème vient peut-être du fait que Christophe Gans s'est concentré sur ses décors et sa réalisation plutôt que sur le jeu de ses acteurs. Dommage car le scénario est riche en rebondissements. Le mystère plane autour de la bête, est-ce un loup, une créature mystérieuse ou un animal dressé par l'homme ? Qui est vraiment cette jeune prostituée chez qui Fronsac va chercher un peu de réconfort ? Le mystère est à notre porte et nous titille les neurones. Une autre bonne chose est que le personnage du chevalier de Fronsac est très bien écrit. Libertin, homme de sciences, politique avisé, il ne se laisse pas berner par des mystifications et prend son rôle de détective à cœur. Le duo qu'il forme avec Mani est parfait : Fronsac est la tête et Mani, les muscles. Fronsac est un personnage combatif, volontaire, intelligent, sensible et drôle.
Christophe Gans a eu la bonne idée de planter son film dans des décors naturels à couper le souffle et a su les intégrer dans son film avec brio. Les reconstitutions numériques sont très bonnes (bien que la bête ait un peu vieilli depuis la sortie du film en 2001_ progrès techniques oblige) et la scène de rêve de Fronsac est hallucinante.
Le Pacte des Loups est donc un film qui aurait pu être excellent mais qui se contente d'être bon...ce qui n'est pas si mal au regard du nombre de navets projetés sur les écrans des multiplexes.






























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). Cette année, une nouveauté, la cérémonie d'ouverture sera diffusée en directe dans de nombreuses salles de cinéma française. Et, juste après, sera projeté










