31 janvier 2010

Brazil de Terry Gilliam (1985)

Sam est un petit fonctionnaire sans ambition. Il est employé par le puissant Ministère de l'information et rêve de bonheur et d'une vie idéale. C'est par amour qu'il rejoint une révolutionnaire dans son combat.

Gilliam s'en prend à la réalité contemporaine et réalise sa version de 1984 (George Orwell). C'est l'histoire d'une monstrueuse administration dans laquelle la chute d'un insecte grippe la machine bureaucratique et chamboule la vie d'un 'anti-héros'.
Comme dans 1984, on retrouve une administration dictatoriale avec laquelle Sam tente de se confronter, ce qui lui vaudra d'être considéré comme un ennemi de l'Etat. Brazil évoque la responsabilité individuelle face à un Etat totalitaire
Les personnages vivent dans des immeubles oppressants, sans couleur et sans joie. Ils sont sous surveillance constante et la majorité d'entre-eux semble se complaire dans ce marasme.
Quand on regarde Brazil, on pense à Kafka, Capra, Dali...L'univers du film est vraiment particulier  et ne ressemble à aucun autre. Gilliam a bâti un univers absurde et en même temps très réaliste. L'identification au personnage est forte. Nous sommes tous des Sam Lowry, écrasés par une vie monotone et terne à laquelle nous échappons grâce aux rêves. Nous sommes soumis à la volonté implaccable des Etats et de ceux qui nous dirigent... Et ce n'est "que" par amour que Sam va tenter de se libérer. Chaque petit acte de rébellion relève pour lui de l'héroïsme ! Le problème, c'est que plus il devient libre, plus il dérange et plus le système se liguera contre lui. En ce sens, Brazil est universel : la marginalité dérange (ce qui explique que l'on fasse tout pour se fondre dans la masse...).
La force du film, outre une histoire intelligente, une mise en scène brillante et une imagination débridée, tient aux multiples tons. Brazil est à la fois hilarant, euphorisant, glaçant, sombre, dérangeant...
On ne peut pas oublier la charge contre la chirurgie esthétique, les steaks verts, Bob de Niro en technicien chauffagiste, le fabuleux Jonathan Pryce dans le rôle de Sam Lowry, la musique...
La musique du film, aux sonorités exotiques très éloignés des tours d'acier et des usines de montages, laisse espérer un monde ensoleillé et verdoyant...La musique joue un rôle important car elle scande les étapes du parcours de Sam. Ainsi, quand Sam se fait torturer par son 'ami' Jack, il ne lui reste que le rêve et cette chanson pour 's'échapper'.
Véritable film culte, Brazil a failli ne jamais être distribué par le studio qui le jugeait trop sombre et détestait la fin. Gilliam a dû organiser des scéances de projections secrètes avec les journalistes pour que le studio daigne le sortir !
Brazil est un chef d'oeuvre, fou et brillant! Merci Terry...



*Vidéo publiée par pocodecine

30 janvier 2010

Strange Days de Kathryn Bigelow (1995)

Los Angeles 1999. Lenny Nero, un ex-flic déchu, est un trafiquant de clips clandestins. Une nouvelle technologie (SQUID) permet de vivres virtuellement toutes formes de plaisir et de déviances. Un jour, Nero tombe sur l'enregistrement d'un meutre hyper violent.


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Le 31 décembre, la fin du monde approche. En fait, c'est déjà le cas. Los Angeles est une friche, une mégalopole violente, glauque, crasse, en décomposition, où l'on survit en commettant des crimes ou en vendant son âme au Diable. Nero est un dealer de vie virtuelle, de fausses-vraies émotions... C'est le frisson par procuration et Kathryn Bigelow nous met dans la peau du voyeur.
Le scénario est malin et la réalisation nerveuse de Bigelow tient en haleine. Le point fort du film, c'est son univers visuel punk-rock à l'énergie dévastatrice.
omme dans tout bon film d'anticipation qui se respecte, Strange Days pose le problème de l'utilisation de la technologie par l'Homme et de la place de l'espèce humaine dans un monde formaté, violent, sombre et à l'avenir incertain. Strange Days a aussi un aspect politique puisqu'il évoque de front le problème du racisme, de l'engagement citoyen, de l'omniprésence policière, des abus de pouvoirs...

Le problème du film, c'est qu'il a un rythme effréné pendant une bonne heure mais après le soufflet retombe. Le dénouement a quelque chose de mécanique et prévisible : l'identité du tueur est évidente (on nous a déjà fait le coup 1000 fois), le "super-flic" sauve nos deux héros in-extremis, sans compter ce baiser final très romcoms.
Il n'empêche que Bigelow est la seule réalisatrice capable de brosser des portraits d'hommes réalistes, sans tomber dans la caricature. Elle filme la violence sans concession , la scène du viol semble avoir été filmé par un homme et pas du tout par une femme.

Si le film est aussi réussi, c'est aussi grâce au casting. Ralph Fiennes est parfait dans son rôle de paumé fuyant la réalité et toutes formes de confrontations, amoureux délaissé et ridicule... Mais la vraie bonne surprise, c'est Angela Bassett, tête sur les épaules, courageuse et combative. On sent la présence de James Cameron au scénario car c'est bien Angela le héros du film, ce mec est un vrai féministe. Personnellement j'adore voir Angela casser la gueule à tout le monde !
Vincent D'Onofrio est également excellent dans le rôle du flic pourri et raciste (à des années lumières de son personnage de flic intègre, Bobby Goren, dans LOCI). A mon sens, son rôle n'est pas assez développé car il crève l'écran et que je ne me lasse pas de le regarder ^^.

Avec Strange Days, Kathryn Bigelow nous offre un film physique et vibrant. On en redemande...


29 janvier 2010

Passé Virtuel ( The Thirteenth Floor) de Joseph Rusnak (1999)


Hannon Fuller est un petit génie de l'informatique qui a mis au point une machine capable de recréer le monde des 30's dans lequel il peut se projeter. Au cours d'un voyage, il fait une terrible découverte qu'il veut transmettre à Douglas, son associé. Mais Fuller est assassiné. Avec l'aide de son ami Whitney, Douglas va tout faire pour trouver le meurtrier.


Passé Virtuel est sorti la même année que Matrix, ce qui explique probablement qu'il soit passé aux oubliettes. Pourtant, il est bien meilleur et pour plusieurs raisons.
D'abord, et c'est la principale, notre Vincent D'Onofrio joue dedans! En plus, on a 2 Vincent pour le prix d'1 puisque Mr Rusnak a eu la délicieuse idée de proposer le rôle de Withney ainsi que celui d'Ashton à notre BB chéri! Ceux qui doutaient de son talent ( des crétins) en sont pour leurs frais. Le trésor interprète 2 personnages totalement opposés avec la même conviction... Un génie, je vous dis!
Ensuite, on comprend l'histoire. Il n'y a rien de tordus, le postulat de départ est crédible puisque le scénario s'ancre dans un monde que nous connaissons même s'il est futuriste. Le scénario reprend les clés du polar classique (un meutre, un suspect tout trouvé, un flic opiniâtre, une femme troublante, un bon copain sur qui on peut compter...) en y incluant des références du film d'anticipation ( technologie avancée, violence urbaine, questionnement sur la Nature Humaine...). En effet, le film pose la question de la conscience des êtres et de la part d'humanité de créatures virtuelles. Sous son apparence simple, le film renvoie à des questions d'éthiques.
Le film bénéficie aussi d'un bel esthétisme. Le monde des 30's est superbe, les costumes sont très beaux et la photo est léchée. Le monde 'réel' est plus sombre, moins engageant, tout en dégradé de gris et de métal. Deux mondes qui s'opposent dans leur lumière et leurs couleurs. Comme si un monde virtuel ne peut-être que plus joyeux que la réalité. Withney en est la parfaite illustration : dans la réalité, il est timide, effacé, mal fagoté et un brin peureux alors que son avatar est sûr de lui, élégant et frondeur.Dans un monde que l'on crée de toutes pièces, on peut transposer ses désirs, ses fantasmes...On peut être et faire tous ceux que l'on veut...Un monde dangereux en somme...
  

28 janvier 2010

Matrix de Andy et Larry Wachowski (1999)

     Thomas Anderson (Keanu Reeves) est programmateur dans une administration le jour et devient Neo la nuit. Neo est un pirate informatique très recherché. Il reçoit des messages codés d'un certain Morpheus (Laurence Fishburne) qui lui demande de lutter contre la Matrice dont personne ne sait rien. Mais Morpheus pense que Neo est l'élu qui va libérer l'Humanité...

 Je préfère préciser tout de suite que je n'ai ABSOLUMENT RIEN compris aux films. Le premier me semblait obscur, la suite m'a tellement embrouillée que je n'ai pas vu le dernier !
D'un point de vue visuel, c'est très réussi. Le monde créé par la Matrice ressemble à celui que nous connaissons mais le monde réel est sombre, crasse, glauque... typique du film d'anticipation. Les costumes sont très beaux. A l'époque de la sortie du film, on a assisté dans les rues  un défilé d'hommes et de femmes tout de longs-manteaux-en-cuir-noirs vêtus tant le style Matrix a marqué les esprits. Et puis, il y a les effets spéciaux et le fameux flow mo permettant à Neo d'éviter les balles... Très réussis mais aussi très visibles et c'est le problème. Le sentiment que l'on a en regardant le film, c'est que les effets spéciaux ne servent pas le film mais le film sert les effets spéciaux... Comme si les frères Wachowski avaient décider d'utiliser le cinéma comme pub géante pour studio d'effets spéciaux ! Il n'y a pas une scène sans trucages et il n'y a pas une scène où on ne sent pas le trucage. Un effet est réussi si on ne le voit pas, s'il sait se faire oublier pour laisser l'histoire exister. Parlons-en de l'histoire... Difficile à suivre et pleines d'incohérences. Comment Morpheus a-t-il su qu'il vivait dans une chimère alors que personne ne peut le savoir ? Comment a-t-il fait pour s'échapper de ce monde virtuel alors qu'il faut une pilule magique qu'il a lui-même mis au point ? Comment l'Oracle peut connaître l'avenir alors que c'est la Matrice qui crée l'avenir comme bon lui semble ? etc. Je pourrais en faire 10 pages. Le scénario pêche par son manque de réalisme et de sens... L'histoire semble avoir été écrite sur un coin de table alors que les Wachowski ont mis 5 ans pour le faire. Et ce qui est agaçant, c'est le manque cruel d'imagination des frangins qui ont totalement pillé Tron (Steven Lisberger, 1982) : la trame du film est exactement la même, l'humour en moins, la vanité en plus. Matrix s'enlise dans un discours mystique niais et finit par n'être que la caricature de tous les bons films de SF.
Matrix est la preuve que ce n'est pas la qualité d'un film qui fait son succès en salle mais bien le matraquage promotionnel.
A éviter...

Blade Runner de Ridley Scott (1982)




Los Angeles 2019. Une nouvelle race d'esclave a été créée : les Répliquants. Androïdes en tout points semblables aux humains mais dotés d'une technologie haut de gamme. Un groupe de Répliquants se révolte, ils sont déclarés 'hors-la-loi', pourchassés et éliminés. Deckard, un ex-flic (un Blade Runner) est chargé de retrouver et tuer 4 d'entre-eux, les plus perfectionnés et révoltés.

Blade Runner est un vrai film d'anticipation qui questionne sur la Nature Humaine elle-même. Qu'est ce que l'humanité? Les souvenirs ou les sentiments, la conscience d'être un être doté de raison? Deckard, au départ très réticent, va découvrir que les Répliquants sont dotés de sentiments et qu'ils peuvent se montrer plus humains que les humains eux-mêmes. La scène de la mort de Pris et la réaction de Roy en est un exemple frappant et cruel.
Au delà de l'histoire et des questions qu'elle soulève, le film possède une atmosphère très particulière. Le réalisateur a intégré des éléments du film noir ( flic désabusé, corruption, crasse urbaine, pluie incessante...) et intègre une multitude de détails pour créer ce monde du futur. Scott appelle celà le 'saupoudrage' ('layering'). La ville accumule ainsi les humains, les vitrines, les néons, les écrans de pub, les gadgets électroniques...La ville, mégalopole glauque, semble être enfermé sous une chape étouffante et obscure.
Près de 30 ans plus tard, le film n'a pas pris une ride...

En 1993, Ridley Scott a ressorti le film dans une nouvelle version, celle qu'il avait toujours souhaité. Le film est débarrassé de la voix off de Deckard et la conclusion est beaucoup plus incertaine.

Voici la fin originale décidée par le studio...

25 janvier 2010

L'heure du bilan a sonné...


Comme tous les ans à la même époque, la liste des nominés aux César 2010 vient de tomber pour notre plus grande joie! Cérémonie consensuelle permettant de s'auto-féliciter et aux grands couturiers de vendre des robes...lol
La cérémonie sera présentée par Valérie Lemercier et Gad Elmaleh sous la présidence de Marion Cotillard (redevenue française pour l'occasion...)


13 nominations pour Un Prophète 
11 nominations pour A l'origine                    
10 nominations pour Welcome
6 nominations pour le Concert
4 nominations pour Rapt
3 nominations pour Les beaux gosses
1 nomination pour La première étoile
1 nomination pour lol
1 nomination pour Le petit Nicolas

A noter 2 nominations pour François Cluzet, 1 pour Joey Starr et 1 pour Isa Adjani.

Le meilleur pour la fin : Harrison Ford recevra le César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Ce qu'il y a de génial avec cette cérémonie, c'est que les mêmes films sont nominés dans toutes les catégories! Comme s'il n'y avait qu'une dizaine de films valables sur les 300-400 qui sortent par an...

Pour plus d'infos, voir l'article paru sur Première juste ici:

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Cesar-2010-le-bilan-des-nominations/(gid)/2193282

12 janvier 2010

Mes plus grands moments de cinéma Part 2

  • La scène du dîner de Beetlejuice (1988)
  • La recette du "Petit Grégory" de B.Poelvoorde dans C'Est Arrivé Près De Chez Vous (1991) [scène atroce pour film atroce...]
  • Les pétales de roses d'American Beauty (1998)
  • La scène du 'sucre' d'Edgar dans Men In Black (1998)
  • La scène de la biscotte dans La Cage Aux Folles (1978)
  • La roulette russe du Voyage Au Bout De L'Enfer (1974)
  • La B.O de S.O.S Fantômes (1984)
  • Sabine Azema chantant 'Résiste' de France Gall en play back dans On Connaît La Chanson (1997)
  • La scène du shampooing dans Out Of Africa (1985)
  • Alain Chabat dans Didier (1996)
  • Norton se démolissant devant son boss dans Fight Club (1998)
  • "J' aime l'odeur du napalm au petit matin" J.Duvall dans Apocalypse Now (1976) [c'est quoi ces mecs?]
  • Meg Ryan simulant l'orgasme dans Quand Harry Rencontre Sally (1988)
  • La musique country tueuse de Mars Attacks! (1996)
  • N'importe quelle scène de 4 Mariages Et Un Enterrement (1994)
  • La Doloréane de Retour Vers Le Futur (1984)
  • Le 'twist' d'Il Faut Sauver Le Soldat Ryan (1997) [ l'impression d'être prise pour une conne pendant 2h par Mr Spielberg-le-Roi-de-l'arnaque]
  • "Jusqu'ici tout va bien" dans La Haine (1995) [un gimmick de cour d'école!]
  • Le shoppingde Julia Roberts dans Pretty Woman (1989)
  • Les yeux glacés de Rutger Hauer Dans Blade Runner (1982)
  • Le look d'Adjani dans Subway (1984)
  • La scène du bar dans Shinning (1980)
  • La pluie de grenouilles dans Magnolia (1999)
  • Le 'parapluie-baguette magique' de Hagrid dans Harry Potter A L'Ecole Des Sorciers (2000)
  • Le prisonnier qui tourne en sens inverse des autres dans Midnight Express (1977)
  • "Je reviendrai" Terminator (1984)
  • Parmie Tarzo essayant de battre des records d'apnée dans Little New York (Staten Island) (2009)
  • La découverte du rire dans La Guerre Du Feu (1980)
  • Villeret qui chante 'Je n'ai pas changé' de J.Iglesias dans Papy Fait De La Résistance (1983)
  • La scène de la poterie dans Ghost (1990)
  • McGregor plongeant dans les toilettes dans Trainspotting (1995)
  • La scène de la tronçonneuse de Scarface (1983)
  • La scène du lustre dans La Guerre Des Rose (1989)
  • Harvey Keitel nu dans La Leçon De Piano (1992)
  • Le chien totalement plâtré de Mary A Tout Prix (1997)
  • ...

11 janvier 2010

Claire Dolan de Lodge Kerrigan (1997)

    Claire Dolan (Kathrin Cartlidge) est call-girl, elle travaille pour Roland Caine (Colm Meaney). Après la mort de sa mère, elle tente de fuir son souteneur. Elle se trouve un job d'esthéticienne et a une liaison avec Elton Garrett (Vincent D'Onofrio), un chauffeur de taxi. Mais son passé la rattrape...


claire dolan, vincent d onofrio
     Il m'est difficile de parler de Claire Dolan tant ce film m'a bouleversée. Il est toujours difficile de mettre des mots sur ses émotions.
      Claire Dolan est un film étrange, épuré, abstrait. New York y est représentée comme une ville froide, vide, sentimentalement désertique... à l'image du personnage de Claire. Elle a une vie sans fard, solitaire. Elle tente de se rendre maîtresse de son destin mais elle reste prisonnière  : 1 _  de Roland à qui elle doit de l'argent, 2 _ de l'amour d'Elton.
     Mais cette froideur n'est qu'apparente car on perçoit une lueur de vie, de sentiments et d'espoir. Le visage de Claire s'illumine lorsqu'elle voit un enfant. Elle est éclatante lorsqu'elle fait son échographie. Cette femme est capable d'aimer et de ressentir les choses malgré les apparences. Elle a le regard vide et froid mais comment pourrait-il en être autrement, elle qui n'est qu'un objet entre les mains de son souteneur et de ses clients? La prostitution est dépeinte avec une cruelle réalité. C'est un métier, avec ses échanges économiques et ses rapports de force. Ce n'est ni glamour ni drôle. Cette sensation est exacerbée par les scènes de sexe crues, ces chambres d'hôtels impersonnelles et la frigidité de Claire. Claire couche à la chaîne. Même avec Elton ses rapports sont étranges. On ne sait pas si elle a du plaisir avec lui, on sait juste qu'elle semble avoir de l'affection pour lui. La seule flamme qui l'anime est son désir d'enfant. A mon sens, elle manipule Elton pour avoir un enfant, elle lui dit qu'elle l'aime mais je n'en suis pas sûre _  et pas seulement car elle le quitte mais parce qu'elle lui dit les mêmes choses qu'a ses clients : "je veux te sentir en moi". Elton est un amant vulnérable, il n'arrive pas à l'atteindre. Claire le perturbe au-delà du raisonnable et il finit par devenir violent. La seule solution pour ne pas se perdre est de la quitter.
Lodge Kerrigan nous offre un film profondément humain et plein d'espoir. Claire finit par se libérer de son souteneur et de ses démons et commence une nouvelle vie avec son enfant ( un enfant rédempteur). Elton se marie avec une femme plus "normale" et lui fait un enfant.
Même Roland nous apparaît plus humain à la fin du film quand il rencontre Elton. Il est ravi de la maternité de la femme d'Elton et se montre très enthousiaste à l'égard de sa propre progéniture.
     Il semble que, pour Lodge Kerrigan, l'avenir, et l'espoir qu'il porte en lui, repose sur la génération à venir.
Certains ont reproché l'impossibilité d'identification aux personnages car ils sont froids et distants. Mais s'ils sont ainsi c'est parce que leur vie est pourrie ! La caméra de Lodge Kerrigan se fait discrète pour nous montrer la solitude et le désarroi de ces êtres ballottés par la vie.
J'aime Claire pour sa force et sa volonté de s'en sortir. Je comprend sa douleur et son aspect "mécanique". J'aime Elton pour son investissement auprès de Claire et je comprends sa colère sourde et son désespoir.
Ce film m'a bouleversée la première fois que je l'ai vue et il me bouleverse avec la même intensité à chaque fois que je le vois.
La mise en scène est sobre et fluide et les acteurs sont formidables. La regrettée Kathrin Cartlidge a le regard vide et nous transmet le désarroi de Claire d'un simple pincement de lèvre. Vincent D'Onofrio nous offre une de ses meilleures performances et on se demande vraiment pourquoi ce mec n'a toujours pas reçu d'Oscar. On peut sentir la chimie entre Vincent et  Kathrin : la scène de leur rencontre est d'une grande sensualité et leurs silences en disent plus long que bien des discours.
     Claire Dolan est un film qui ne peut pas laisser indifférent. C'est un de ces films qui nous hante longtemps après l'avoir vu.

5 janvier 2010

Trucs de films ou comment les scénaristes s'en sortent toujours!

     Certains scénaristes ne se fatiguent pas trop quand ils écrivent leurs films. Une situation est difficile et il la désamorce à coup de poudre de perlimpinpin ou, encore mieux, ils refont ce qu'ils ont déjà vu dans d'autres films !
C'est souvent des trucs débiles, très pratiques, cousus de fil blanc et comiques (mais c'est pas fait exprès ^^).
Parfois, je me dis que tous ces gens qui font des films s'imaginent que les spectateurs ne vont pas au ciné ou qu'ils seront trop fatigués pour s'en rendre compte !
J'ai repéré pas mal de choses mais il y en a beaucoup d'autres...

►Au cours d'une enquête de police, il est OBLIGATOIRE d'aller dans un club de strip-tease

►Aux USA tous les numéros de téléphones commencent par 555

►La plupart des chiens sont immortels

►Les conduites d'aération sont des planques parfaites ! Personne ne viendra vous cherchez là et en plus vous pourrez passer d'un immeuble à l'autre s'en être vu car toutes les conduites d'aération du monde communiquent entre elles, c'est bien connu..

►Il y a toujours une parade de la St Patrick où se mêler pour échapper à ses poursuivants et si ce n'est pas le cas, il y aura une parade de Noël donc pas de soucis !

►Le maquillage ne part jamais

►Quand on va aux toilettes, on ne va pas au toilettes, on se recoiffe, on discute ou on s'engueule avec son petit ami...

►Un soldat a toutes les chances de survivre à une guerre sauf s'il montre la photo de sa nana. Là, c'est sûr, il se prend un obus 2 minutes plus tard et meurt (pas vite et dans d'atroces souffrances) après avoir demandé à son meilleur pote de prendre soin d'elle (on a une vague idée de comment il va prendre soin d'elle...)

►Des hommes se battent à mains nues ou à coup de battes de base-ball sans crier ou gémir. Mais si un femme tente de les soigner après la bataille, ils hurlent à la mort...

►La lumière du frigo suffit à éclairer la cuisine la nuit

►Les mères Américaines préparent tous les matins de somptueux petit- déj' que personne ne mange (d'ailleurs, les mères Américaines sont souvent blondes avec un serre-tête...)

►Dès qu'une voiture est accidentée, elle s'enflamme. Surtout, si le héros est coincé à l'intérieur

►Une petite toux est le signe d'une maladie mortelle

►Il faut toujours donner de grands coups de volants pour conduire, le tout sans regarder la route bien sûr !

►Un flic ne peut résoudre une affaire que s'il a été suspendu...

►Un homme et une femme qui se détestent finissent toujours par tomber amoureux

►On peut faire exploser un tank avec un stylo bille

►Quand vous êtes cernés par une bande de méchants, ils ne vous attaquent pas tous en même temps. Ils préfèrent le faire un par un en faisant une ronde menaçante autour de vous

►Les balles allemandes ne traversent pas l'eau. En cas d'attaque, une baignoire est très utile...

►La police fait passer des tests de personnalité pour qu'un flic se retrouvent avec un partenaire qui lui est totalement opposé

►Quand les étrangers se retrouvent entre eux, ils parlent anglais

►Un bon flic honnête se fait buter 3 jours avant la retraite

►Toutes les portes s'ouvrent avec une pince à cheveux. Sauf s'il y a un incendie et qu'un enfant est coincé à l'intérieur

►Il n'est pas étonnant qu'un enfant de 10 ans sauve le monde puisque tous les enfants savent se battre à l'épée...

►Les ados Américains ne mangent que des sandwichs au beurre de cacahouètes

►On ne dit pas "Bonjour" au téléphone, ni "Au revoir" (de toutes façons, on n'a pas dit bonjour alors...)

►Les flics sont les plus gros consommateurs de café du monde

►Un beau mec intelligent et riche tombe toujours amoureux de la copine super laide et pauvre de sa petite amie

►Pour toucher un héritage d'un arrière- grand-oncle, il est obligatoire de se marier avant la fin de l'année

►Tous les Russes s'appellent Igor

►Quand on fait un cauchemar, on se réveille en s'asseyant brutalement dans le lit et on regarde autour de soi le souffle court

►La nuit, même avec la lumière éteinte, il fait toujours clair dans les chambres

►Les Extra-Terrestres ne résistent pas au virus de la grippe ni à l'eau

►C'est le meilleur ami du héros qui est le tueur

►Les meurtriers aiment laisser des empreintes partout pour qu'on les retrouve

►Casser une bouteille de verre sur la tête de quelqu'un ne provoque pas de fractures du crâne

►Rattraper un couteau par la lame ne provoque aucune coupure

►Tous les archéologues ont une formation militaire

►Les enfants ne s'étonnent jamais de rencontrer des animaux qui parlent

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