Sam est un petit fonctionnaire sans ambition. Il est employé par le puissant Ministère de l'information et rêve de bonheur et d'une vie idéale. C'est par amour qu'il rejoint une révolutionnaire dans son combat.
Gilliam s'en prend à la réalité contemporaine et réalise sa version de 1984 (George Orwell). C'est l'histoire d'une monstrueuse administration dans laquelle la chute d'un insecte grippe la machine bureaucratique et chamboule la vie d'un 'anti-héros'.
Comme dans 1984, on retrouve une administration dictatoriale avec laquelle Sam tente de se confronter, ce qui lui vaudra d'être considéré comme un ennemi de l'Etat. Brazil évoque la responsabilité individuelle face à un Etat totalitaire
Les personnages vivent dans des immeubles oppressants, sans couleur et sans joie. Ils sont sous surveillance constante et la majorité d'entre-eux semble se complaire dans ce marasme.
Quand on regarde Brazil, on pense à Kafka, Capra, Dali...L'univers du film est vraiment particulier et ne ressemble à aucun autre. Gilliam a bâti un univers absurde et en même temps très réaliste. L'identification au personnage est forte. Nous sommes tous des Sam Lowry, écrasés par une vie monotone et terne à laquelle nous échappons grâce aux rêves. Nous sommes soumis à la volonté implaccable des Etats et de ceux qui nous dirigent... Et ce n'est "que" par amour que Sam va tenter de se libérer. Chaque petit acte de rébellion relève pour lui de l'héroïsme ! Le problème, c'est que plus il devient libre, plus il dérange et plus le système se liguera contre lui. En ce sens, Brazil est universel : la marginalité dérange (ce qui explique que l'on fasse tout pour se fondre dans la masse...).
La force du film, outre une histoire intelligente, une mise en scène brillante et une imagination débridée, tient aux multiples tons. Brazil est à la fois hilarant, euphorisant, glaçant, sombre, dérangeant...
On ne peut pas oublier la charge contre la chirurgie esthétique, les steaks verts, Bob de Niro en technicien chauffagiste, le fabuleux Jonathan Pryce dans le rôle de Sam Lowry, la musique...
La musique du film, aux sonorités exotiques très éloignés des tours d'acier et des usines de montages, laisse espérer un monde ensoleillé et verdoyant...La musique joue un rôle important car elle scande les étapes du parcours de Sam. Ainsi, quand Sam se fait torturer par son 'ami' Jack, il ne lui reste que le rêve et cette chanson pour 's'échapper'.
Véritable film culte, Brazil a failli ne jamais être distribué par le studio qui le jugeait trop sombre et détestait la fin. Gilliam a dû organiser des scéances de projections secrètes avec les journalistes pour que le studio daigne le sortir !
Brazil est un chef d'oeuvre, fou et brillant! Merci Terry...
*Vidéo publiée par pocodecine
Gilliam s'en prend à la réalité contemporaine et réalise sa version de 1984 (George Orwell). C'est l'histoire d'une monstrueuse administration dans laquelle la chute d'un insecte grippe la machine bureaucratique et chamboule la vie d'un 'anti-héros'.
Comme dans 1984, on retrouve une administration dictatoriale avec laquelle Sam tente de se confronter, ce qui lui vaudra d'être considéré comme un ennemi de l'Etat. Brazil évoque la responsabilité individuelle face à un Etat totalitaire
Les personnages vivent dans des immeubles oppressants, sans couleur et sans joie. Ils sont sous surveillance constante et la majorité d'entre-eux semble se complaire dans ce marasme.
Quand on regarde Brazil, on pense à Kafka, Capra, Dali...L'univers du film est vraiment particulier et ne ressemble à aucun autre. Gilliam a bâti un univers absurde et en même temps très réaliste. L'identification au personnage est forte. Nous sommes tous des Sam Lowry, écrasés par une vie monotone et terne à laquelle nous échappons grâce aux rêves. Nous sommes soumis à la volonté implaccable des Etats et de ceux qui nous dirigent... Et ce n'est "que" par amour que Sam va tenter de se libérer. Chaque petit acte de rébellion relève pour lui de l'héroïsme ! Le problème, c'est que plus il devient libre, plus il dérange et plus le système se liguera contre lui. En ce sens, Brazil est universel : la marginalité dérange (ce qui explique que l'on fasse tout pour se fondre dans la masse...).
La force du film, outre une histoire intelligente, une mise en scène brillante et une imagination débridée, tient aux multiples tons. Brazil est à la fois hilarant, euphorisant, glaçant, sombre, dérangeant...
On ne peut pas oublier la charge contre la chirurgie esthétique, les steaks verts, Bob de Niro en technicien chauffagiste, le fabuleux Jonathan Pryce dans le rôle de Sam Lowry, la musique...
La musique du film, aux sonorités exotiques très éloignés des tours d'acier et des usines de montages, laisse espérer un monde ensoleillé et verdoyant...La musique joue un rôle important car elle scande les étapes du parcours de Sam. Ainsi, quand Sam se fait torturer par son 'ami' Jack, il ne lui reste que le rêve et cette chanson pour 's'échapper'.
Véritable film culte, Brazil a failli ne jamais être distribué par le studio qui le jugeait trop sombre et détestait la fin. Gilliam a dû organiser des scéances de projections secrètes avec les journalistes pour que le studio daigne le sortir !
Brazil est un chef d'oeuvre, fou et brillant! Merci Terry...
*Vidéo publiée par pocodecine




























