31 janvier 2010

Brazil de Terry Gilliam (1985)

Sam est un petit fonctionnaire sans ambition. Il est employé par le puissant Ministère de l'information et rêve de bonheur et d'une vie idéale. C'est par amour qu'il rejoint une révolutionnaire dans son combat.

Gilliam s'en prend à la réalité contemporaine et réalise sa version de 1984 (George Orwell). C'est l'histoire d'une monstrueuse administration dans laquelle la chute d'un insecte grippe la machine bureaucratique et chamboule la vie d'un 'anti-héros'.
Comme dans 1984, on retrouve une administration dictatoriale avec laquelle Sam tente de se confronter, ce qui lui vaudra d'être considéré comme un ennemi de l'Etat. Brazil évoque la responsabilité individuelle face à un Etat totalitaire
Les personnages vivent dans des immeubles oppressants, sans couleur et sans joie. Ils sont sous surveillance constante et la majorité d'entre-eux semble se complaire dans ce marasme.
Quand on regarde Brazil, on pense à Kafka, Capra, Dali...L'univers du film est vraiment particulier  et ne ressemble à aucun autre. Gilliam a bâti un univers absurde et en même temps très réaliste. L'identification au personnage est forte. Nous sommes tous des Sam Lowry, écrasés par une vie monotone et terne à laquelle nous échappons grâce aux rêves. Nous sommes soumis à la volonté implaccable des Etats et de ceux qui nous dirigent... Et ce n'est "que" par amour que Sam va tenter de se libérer. Chaque petit acte de rébellion relève pour lui de l'héroïsme ! Le problème, c'est que plus il devient libre, plus il dérange et plus le système se liguera contre lui. En ce sens, Brazil est universel : la marginalité dérange (ce qui explique que l'on fasse tout pour se fondre dans la masse...).
La force du film, outre une histoire intelligente, une mise en scène brillante et une imagination débridée, tient aux multiples tons. Brazil est à la fois hilarant, euphorisant, glaçant, sombre, dérangeant...
On ne peut pas oublier la charge contre la chirurgie esthétique, les steaks verts, Bob de Niro en technicien chauffagiste, le fabuleux Jonathan Pryce dans le rôle de Sam Lowry, la musique...
La musique du film, aux sonorités exotiques très éloignés des tours d'acier et des usines de montages, laisse espérer un monde ensoleillé et verdoyant...La musique joue un rôle important car elle scande les étapes du parcours de Sam. Ainsi, quand Sam se fait torturer par son 'ami' Jack, il ne lui reste que le rêve et cette chanson pour 's'échapper'.
Véritable film culte, Brazil a failli ne jamais être distribué par le studio qui le jugeait trop sombre et détestait la fin. Gilliam a dû organiser des scéances de projections secrètes avec les journalistes pour que le studio daigne le sortir !
Brazil est un chef d'oeuvre, fou et brillant! Merci Terry...



*Vidéo publiée par pocodecine
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30 janvier 2010

Strange Days de Kathryn Bigelow (1995)

Los Angeles 1999. Lenny Nero, un ex-flic déchu, est un trafiquant de clips clandestins. Une nouvelle technologie ( SQUID ) permet de vivres virtuellement toutes formes de plaisir et de déviances. Un jour, Nero tombe sur l'enregistrement d'un meutre hyper violent.

Le 31 décembre, la fin du monde approche. En fait, c'est déjà le cas. L.A est une friche, une mégalopole violente, glauque, crasse, en décomposition, où l'on survit en commettant des crimes ou en vendant son âme au Diable. Nero est un dealer de vie virtuelle, de fausses-vraies émotions...C'est le frisson par procuration. Miss Bigelow nous fait tenir le rôle du Voyeur...
Fiennes est parfait dans son rôle de paumé fuyant la réalité et toutes formes de confrontations ; amoureux délaissé et ridicule...La vraie bonne surprise, c'est Angela Bassett, tête sur les épaules, courageuse et combative. On sent la présence de James Cameron au scénario car c'est bien Angela  le 'héros' du film! Dans tous les films de Cameron, c'est une femme qui sauve le monde ; ce mec est un vrai féministe! J'avoue que j'adore voir Angela casser la gueule à tout le monde!
Mais Strange Days ne serait pas ce qu'il est sans la présence de notre cher Vincent D'Onofrio, dans le rôle du flic pourri et raciste ( à des années lumières de Bobby Goren...encore une preuve de son immense talent! Si on avait encore besoin de preuves...). A mon sens, son rôle n'est pas assez développé car il crève l'écran et son personnage est écoeurant  à l'image de L.A.
Comme dans tout bon film d'anticipation qui se respecte, SD pose le problème de l'utilisation de la technologie par l'Homme et de la place de l'espèce humaine dans un monde formaté, violent, sombre et à l'avenir incertain. SD a aussi un aspect politique puisqu'il évoque de front le problème du racisme, de l'engagement citoyen, de l'omniprésence policière, des abus de pouvoirs...
Le problème du film, c'est qu'il a un rythme effréné pendant une bonne heure mais après le soufflet retombe. Le dénouement a quelque chose de mécanique et prévisible. L'identité du tueur est évidente ( on nous a déjà fait le coup 1000 fois), le 'super-flic' sauve nos deux héros in-extremis, sans compter ce baiser final très 'comédies romantiques'...C'est le problème des productions à gros budgets et de leur cahier des charges édités par les studios!
Mais il faut reconnaître que Bigelow est la seule réalisatrice capable de brosser des portraits d'hommes réalistes, sans tomber dans la caricature. Elle filme la violence sans concession - la scène du viol semble avoir été filmé par un homme et pas du tout par une femme.  Bigelow nous offre un film physique et vibrant. On en redemande...


*Je vous poste un clip réalisé par ShaneTracey...Je sais, on ne voit pas beaucoup Vincent mais je trouve cette vid' très sympa quand même!
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29 janvier 2010

Passé Virtuel ( The Thirteenth Floor) de Joseph Rusnak (1999)


Hannon Fuller est un petit génie de l'informatique qui a mis au point une machine capable de recréer le monde des 30's dans lequel il peut se projeter. Au cours d'un voyage, il fait une terrible découverte qu'il veut transmettre à Douglas, son associé. Mais Fuller est assassiné. Avec l'aide de son ami Whitney, Douglas va tout faire pour trouver le meurtrier.


Passé Virtuel est sorti la même année que Matrix, ce qui explique probablement qu'il soit passé aux oubliettes. Pourtant, il est bien meilleur et pour plusieurs raisons.
D'abord, et c'est la principale, notre Vincent D'Onofrio joue dedans! En plus, on a 2 Vincent pour le prix d'1 puisque Mr Rusnak a eu la délicieuse idée de proposer le rôle de Withney ainsi que celui d'Ashton à notre BB chéri! Ceux qui doutaient de son talent ( des crétins) en sont pour leurs frais. Le trésor interprète 2 personnages totalement opposés avec la même conviction... Un génie, je vous dis!
Ensuite, on comprend l'histoire. Il n'y a rien de tordus, le postulat de départ est crédible puisque le scénario s'ancre dans un monde que nous connaissons même s'il est futuriste. Le scénario reprend les clés du polar classique (un meutre, un suspect tout trouvé, un flic opiniâtre, une femme troublante, un bon copain sur qui on peut compter...) en y incluant des références du film d'anticipation ( technologie avancée, violence urbaine, questionnement sur la Nature Humaine...). En effet, le film pose la question de la conscience des êtres et de la part d'humanité de créatures virtuelles. Sous son apparence simple, le film renvoie à des questions d'éthiques.
Le film bénéficie aussi d'un bel esthétisme. Le monde des 30's est superbe, les costumes sont très beaux et la photo est léchée. Le monde 'réel' est plus sombre, moins engageant, tout en dégradé de gris et de métal. Deux mondes qui s'opposent dans leur lumière et leurs couleurs. Comme si un monde virtuel ne peut-être que plus joyeux que la réalité. Withney en est la parfaite illustration : dans la réalité, il est timide, effacé, mal fagoté et un brin peureux alors que son avatar est sûr de lui, élégant et frondeur.Dans un monde que l'on crée de toutes pièces, on peut transposer ses désirs, ses fantasmes...On peut être et faire tous ceux que l'on veut...Un monde dangereux en somme...
  

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28 janvier 2010

Matrix de Andy et Larry Wachowski (1999)

     Thomas Anderson (Keanu Reeves) est programmateur dans une administration le jour et devient Neo la nuit. Neo est un pirate informatique très recherché. Il reçoit des messages codés d'un certain Morpheus (Laurence Fishburne) qui lui demande de lutter contre la Matrice dont personne ne sait rien. Mais Morpheus pense que Neo est l'élu qui va libérer l'Humanité...

 Je préfère préciser tout de suite que je n'ai ABSOLUMENT RIEN compris aux films. Le premier me semblait obscur, la suite m'a tellement embrouillée que je n'ai pas vu le dernier !
D'un point de vue visuel, c'est très réussi. Le monde créé par la Matrice ressemble à celui que nous connaissons mais le monde réel est sombre, crasse, glauque... typique du film d'anticipation. Les costumes sont très beaux. A l'époque de la sortie du film, on a assisté dans les rues  un défilé d'hommes et de femmes tout de longs-manteaux-en-cuir-noirs vêtus tant le style Matrix a marqué les esprits. Et puis, il y a les effets spéciaux et le fameux flow mo permettant à Neo d'éviter les balles... Très réussis mais aussi très visibles et c'est le problème. Le sentiment que l'on a en regardant le film, c'est que les effets spéciaux ne servent pas le film mais le film sert les effets spéciaux... Comme si les frères Wachowski avaient décider d'utiliser le cinéma comme pub géante pour studio d'effets spéciaux ! Il n'y a pas une scène sans trucages et il n'y a pas une scène où on ne sent pas le trucage. Un effet est réussi si on ne le voit pas, s'il sait se faire oublier pour laisser l'histoire exister. Parlons-en de l'histoire... Difficile à suivre et pleines d'incohérences. Comment Morpheus a-t-il su qu'il vivait dans une chimère alors que personne ne peut le savoir ? Comment a-t-il fait pour s'échapper de ce monde virtuel alors qu'il faut une pilule magique qu'il a lui-même mis au point ? Comment l'Oracle peut connaître l'avenir alors que c'est la Matrice qui crée l'avenir comme bon lui semble ? etc. Je pourrais en faire 10 pages. Le scénario pêche par son manque de réalisme et de sens... L'histoire semble avoir été écrite sur un coin de table alors que les Wachowski ont mis 5 ans pour le faire. Et ce qui est agaçant, c'est le manque cruel d'imagination des frangins qui ont totalement pillé Tron (Steven Lisberger, 1982) : la trame du film est exactement la même, l'humour en moins, la vanité en plus. Matrix s'enlise dans un discours mystique niais et finit par n'être que la caricature de tous les bons films de SF.
Matrix est la preuve que ce n'est pas la qualité d'un film qui fait son succès en salle mais bien le matraquage promotionnel.
A éviter...
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Blade Runner de Ridley Scott (1982)




Los Angeles 2019. Une nouvelle race d'esclave a été créée : les Répliquants. Androïdes en tout points semblables aux humains mais dotés d'une technologie haut de gamme. Un groupe de Répliquants se révolte, ils sont déclarés 'hors-la-loi', pourchassés et éliminés. Deckard, un ex-flic (un Blade Runner) est chargé de retrouver et tuer 4 d'entre-eux, les plus perfectionnés et révoltés.

Blade Runner est un vrai film d'anticipation qui questionne sur la Nature Humaine elle-même. Qu'est ce que l'humanité? Les souvenirs ou les sentiments, la conscience d'être un être doté de raison? Deckard, au départ très réticent, va découvrir que les Répliquants sont dotés de sentiments et qu'ils peuvent se montrer plus humains que les humains eux-mêmes. La scène de la mort de Pris et la réaction de Roy en est un exemple frappant et cruel.
Au delà de l'histoire et des questions qu'elle soulève, le film possède une atmosphère très particulière. Le réalisateur a intégré des éléments du film noir ( flic désabusé, corruption, crasse urbaine, pluie incessante...) et intègre une multitude de détails pour créer ce monde du futur. Scott appelle celà le 'saupoudrage' ('layering'). La ville accumule ainsi les humains, les vitrines, les néons, les écrans de pub, les gadgets électroniques...La ville, mégalopole glauque, semble être enfermé sous une chape étouffante et obscure.
Près de 30 ans plus tard, le film n'a pas pris une ride...

En 1993, Ridley Scott a ressorti le film dans une nouvelle version, celle qu'il avait toujours souhaité. Le film est débarrassé de la voix off de Deckard et la conclusion est beaucoup plus incertaine.

Voici la fin originale décidée par le studio...

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27 janvier 2010

Renaissance,Paris 2054 de Christian Volckman (2006)


*Vidéo  publiée par dazzPod En français

Paris 2054. Ilona Tasuiev, une brillante et jeune scientifique est enlevée. Avalon, l'entreprise qui l'emploie, fait pression sur Karas, un flic controversé, spécialisé dans les affaires d'enlévements, pour retrouver au plus vite la disparue. La retrouver devient vital : la jeune femme est l'enjeu d'une guerre obscure qui la dépasse. Elle est la clé d'un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance...

Sublime! C'est le film le plus original de ces dernières années! Doté d'une esthétique à couper le souffle, Renaissance subjugue pendant 1h30. Un esthétisme composé de noir et blanc, des décors stylisés composant un Paris tout de verre et d'acier...Paris, personnage d'un film d'anticipation pour la 1ère fois dans l'histoire du cinéma.
L'alchimie entre technologie et réalisme est parfait. Le film est un croisement de technologie 3D, de dessin animé et de motion capture. La motion capture a permis de rendre crédible et fluide chaque mouvement des personnages et l'intensité de leur regard est une pure merveille. La réussite du film tient au fait que la technologie se fait oublier au profit de l'histoire. Car le film est doté d'un scénario brillant et solide. Il s'appuie sur des préoccupations actuelles ( le vieillissement, le recul de la mort, la place de l'Homme dans le monde, les effets des progrès scientifiques, la bioéthique...) et laisse la place à une réflexion personnelle.
Le film a un rythme haletant et bénéficie d'un superbe final 'noir'.
La crainte de se perdre dans ce polar rétro-futuriste disparaît très vite. Il faut quelques minutes pour s'habituer au noir et blanc et au graphisme ( la bande annonce que j'ai posté est trop courte pour se faire une idée) puis on se laisse porter par l'histoire de ce vrai et bon film d'anticipation. On en ressort abasourdi, ému et frissonnant. On sait qu'on vient de vivre une expérience unique...



*Vidéo publiée par simonkhan en anglais
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25 janvier 2010

Le cinéma d'anticipation


Depuis Méliès et son voyage dans la lune, le cinéma a toujours rêvé du futur. Les cinéastes se posent en observateurs d'une société folle ou sur le point de le devenir. Ils imaginent les lendemains de l'Humanité. Ces films sont pessimistes bien que teintés d'espoir.
Ils impliquent une notion temporelle, une cassure avec le présent. L'intrigue nous projette dans une nouvelle ère et quitte le monde contemporain tout en évoquant des problèmes contemporains. Ces films sont le fruit d'extrapolations et le scénario conserve toujours un lien avec l'actualité. Ces films sont une parabole du présent plus que des films de SF pure.
Le point commun est la noirceur. Le monde dans lequel évolue les humains est glauque, repoussant, violent. La technologie a pris le pas sur l'Homme et, souvent, elle se retourne contre lui.
Les Hommes évoluent dans des mégalopoles sombres, crasseuses, surplombés de building gigantesques et froids. Les êtres humains sont anonymes, gouvernés par des systèmes policiers forts, les libertés individuelles sont réduites à peau de chagrins, la foule est observée par des caméras... Depuis quelques années, le problème écologique est apparu. Les êtres humains sont condamnés à vivre dans les égoûts après une catastrophe écolo comme dans "L'armée des 12 singes" (1995), n'ont plus aucunes ressources alimentaires comme dans "Soleil Vert"(1973) ou sont condamnés à disparaître "Les fils de l'Homme" (2006).
Ce genre de cinéma ressemble toujours à une mise en garde, comme si les cinéastes jouaient le rôle d'oracle. Mais les réalisateurs laissent une porte ouverte comme pour signifier que nous sommes maîtres de nos destins et que les choses peuvent changer si on s'en donne la peine. Ainsi, le compte à rebours de "Strange Days" (1995) ne signe pas la fin du monde ...





*Vidéo "Les fils de l'Homme" publiée par uleriarecords
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L'heure du bilan a sonné...


Comme tous les ans à la même époque, la liste des nominés aux César 2010 vient de tomber pour notre plus grande joie! Cérémonie consensuelle permettant de s'auto-féliciter et aux grands couturiers de vendre des robes...lol
La cérémonie sera présentée par Valérie Lemercier et Gad Elmaleh sous la présidence de Marion Cotillard (redevenue française pour l'occasion...)


13 nominations pour Un Prophète 
11 nominations pour A l'origine                    
10 nominations pour Welcome
6 nominations pour le Concert
4 nominations pour Rapt
3 nominations pour Les beaux gosses
1 nomination pour La première étoile
1 nomination pour lol
1 nomination pour Le petit Nicolas

A noter 2 nominations pour François Cluzet, 1 pour Joey Starr et 1 pour Isa Adjani.

Le meilleur pour la fin : Harrison Ford recevra le César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Ce qu'il y a de génial avec cette cérémonie, c'est que les mêmes films sont nominés dans toutes les catégories! Comme s'il n'y avait qu'une dizaine de films valables sur les 300-400 qui sortent par an...

Pour plus d'infos, voir l'article paru sur Première juste ici:

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Cesar-2010-le-bilan-des-nominations/(gid)/2193282
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24 janvier 2010

Pour finir en beauté... Beetlejuice de Tim Burton ( 1988 )

Il m'est impossible de parler de Burton sans évoquer Beetlejuice car c'est ce film qui permit à TB de se faire connaître.
 Le film reste mineur bien que laissant transparaître le talent, l'énergie et l'inventivité de Mr B. Il ne m'a pas vraiment enthousiasmée quand je l'ai vu et c'est un de ceux que je visionne le moins. Cependant, la scène du dîner est, pour moi, un pur moment de bonheur! Pour tout dire, quand je regarde le film, c'est pour cette scène ! Les comédiens sont épatants et il émane de ce' dîner' une énergie communicative! Héééééééééé Hoooooooo!!




*Vidéo publiée par GurglesThSecurityDog
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Sweeney Todd de Tim Burton (2008)

Benjamin Baker s'évade de sa prison australienne, 15 ans après avoir été injustement condamné par l'ignoble Juge Turpin, dont le seul but était de ravir la femme et la fille de Baker. BB prend le nom de Sweeney Todd et, à l'aide de Mme Lovett décide de se venger de la bonne société londonienne à coups de rasoirs.

Après Charlie et la chocolaterie, film familial s'il en est et sa déferlante de couleurs, ses bons sentiments et son happy end sucré, je pensais que Tim Burton était rangé des voitures et qu'il avait perdu de sa superbe gothique. Que nenni ! Tim Burton revient à ses amours de jeunesse avec Sweeney Todd. L'idée d'une comédie musicale sur un barbier vengeur me faisait un peu peur mais j'avais tort. Le film est cinglant et confirme la nature inquiète du cinéaste.
Johnny Depp est formidable ( ça devient une manie !) et sous l'apparente noiceur de cet 'opéra' mortifaire se cache une déchirante histoire d'amour. Amour qui appelle à la vengeance. Une vengeance des plus sanglantes. Car ST est un film gore dans la plus pure tradition du film gore! Le sang coule à flots, les gorges sont tranchées à répétittons et les cadavres finissent cuisinés en tourtes! Ames sensibles s'abstenir ! Le geste du barbier est précis et la caméra de Burton ne nous épargne rien. Tim Burton n'a jamais été aussi loin dans la violence ni dans la misanthropie. La grande réussite du film est d'avoir offert le rôle du meurtrier à Depp, acteur charismatique et au capital sympathie élevé, ce qui nous oblige à nous identifier au personnage. On ne ressent aucune antipathie envers Sweeney alors qu'il commet des actes atroces que rien ne justifie vraiment...Je dirai même que cette vengeance aveugle en devient jubilatoire.
Les chansons de Stephen Sondheim en sont pour beaucoup dans la réussite du film. A noter que les comédiens chantent vraiment, une première pour Depp qui avait été doublé pour Cry-Baby.
Les décors sont splendides, les costumes sont magnifiques et le cinéaste nous offre des moments d'une grande beauté esthétique tel ce navire transperçant la Tamise dans les ténèbres ou ce plan séquence caressant et frôlant les passants au ras des pavés londoniens...
La critique a été très partagée au moment de la sortie du film ce que je comprends très bien. L'aspect gore peut en rebuter plus d'un et les chansons peuvent aussi bien taper sur les nerfs qu'enchanter.
Le film a quand même reçu 2 Golden Globes en 2008 (ce n'est pas un gage de qualité, je sais !) : Meilleur comédie musicale et Meilleur acteur dans une comédie musicale pour Depp.
Encore une chose, si jamais vous n'avez pas vu le film et que l'idée vous prend, évitez de le faire le soir... surtout si vous êtes seuls !!



*Vidéo publiée par deppdork
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23 janvier 2010

Mars Attacks! de Tim Burton (1996)

Mars Attacks est une farce satirique qui n'épargne personne ou presque (les grands-mères gâteuses, les jeunes filles gothiques et l'idiot du village ont une bonne chance de s'en tirer). Les autres sont fichus ! Les hommes politiques, les médias, les militaires, les promoteurs immobiliers, les babas cools... s'en prennent plein la tête même Mister President of USA. Tous vont se faire pulvériser par une bande de martiens à grosse tête, tricheurs, méchants, truqueurs, de mauvaise foi, triomphalistes... Les effets spéciaux sont simplifiés et Tim Burton fait rire ouvertement pour la première fois.

Le scénario mêle la SF des 50's, le film catastrophe des 60's et une parodie pas du tout voilée de Independance Day. Le casting impressionnant est dû à la volonté de Tim Burton De faire venir des célébrités juste "pour qu'elles se fassent trucider"(Tim Burton).

Les soucoupes volantes ressemblent à celles de Plan 9 from outre Space, les E.T sont grotesques (moches, coquets, avec des armes ressemblants à des jouets...) et ce qui permet de les tuer, c'est de la musique country ! La voix stridentes de Slim Whitman les réduits à l'état de bouillie verdâtre ! TB déteste la country "C'est une forme de musique que je ne supporte pas. Je crois que je préférerais encore qu'on me tape sur la tête avec un marteau ! "

Mars Attacks! est l'oeuvre la plus engagée politiquement de Tim Burton. Tous les notables sont des marionnettes nulles réduites en bouillies...

Et une fois de plus, Burton se range du côté des marginaux, laissés pour compte de la société et de la cellule familiale. Richie, vendeur de beignets, méprisés par ses parents, proche de sa grand-mère, sauve la planète.

Après avoir vu le film, pas besoin de demander pourquoi il a été un échec aux USA !!
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21 janvier 2010

Pee-Wee's Big Adventure de Tim Burton (1985)

Pee-Wee vit une histoire d'amour passionnée avec son vélo! Mais voilà, l'affreux Francis, jaloux de Pee-Wee, lui vole le précieux objet! Ni une ni deux, Pee-Wee s'élance à la recherche de son vélo chéri!

C'est un film de pure fantaisie, positif et béat qui annonce l'extravagance de Big Fish.
Pee-Wee est un stéréotype sur pattes: grand, mince, asexué, les joues roses, costume gris, nœud pap', chaussettes rouges, obsédé par sa bicyclette rouge pétant, vivant dans une maison de bois devant laquelle balance un ridicule drapeau US. Pee-Wee est un enfant, cloîtré dans un corps mal fini. Il part à la recherche de son vélo et rencontre tout l'archétype du ciné hollywoodien: un gang de bikers, une serveuse de coffee shop, une sorcière évadée du Magicien D'Oz... Burton s'éclate et laisse libre cours à sa fantaisie et nous livre un film loufoque. La scène de la danse sur Téquila est désormais culte, le tyrannosaure qui gobe le vélo de Pee-Wee, une poursuite à vélo dans les studios de la Warner, un petit-déjeuner 'mécanique'... Sans oublier Large Marge, le fantôme aux yeux écarquillés !
Évidemment, ce film n'est pas une merveille... Il manque de cohérence, les scènes prises séparément valent plus que l'ensemble. Et Pee-Wee est un peu agaçant! Mais ce film laisse présager un cinéaste inventif, pourvu d'un univers particulier, à la fantaisie débridée... Pee-Wee est un film pour ados ou pour adultes attardés dont je fais partie! Un film 'con' mais très drôle!



Vidéo publiée par LARG3MARG3

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17 janvier 2010

Ed Wood de Tim Burton (1993)

    Ce film de Tim Burton est une rencontre avec sa propre cinéphilie, son univers d'enfant. Tim Burton réalise un biopic sur Edward D. Wood Jr, mort à 54 ans en 78, oublié de tous. Ed est un personnage atypique du cinéma US. Cinéaste de genre et travesti, il traînait à Hollywood et entretenait une relation avec Bela Lugosi. Relation semblable à celle que Tim Burton entretenait avec Vincent Price, son idole. Ed est mort d'une crise cardiaque, dans un petit immeuble, sans la moindre nécrologie. Mais en 92, paraît une biographie sur Ed Wood,' Nightmare of Ecstasy. The life of Edward D. Wood Jr' par Rudolph Grey ; ainsi qu'un docu par J. Ross. En même temps, Ed Wood se retrouve flanqué d'une formidable réputation par les movies fans US et est élu "plus mauvais réalisateur du monde"! Tim Buron, lui, a toujours été fan du "chef d'oeuvre" d'Ed, Plan 9 from Outer Space. Au début, Tim Burton voulait laisser la réalisation du film à un autre puis, après des recherches sur ce personnage étrange, il décide de réaliser lui-même le film. Pour se faire, il s'entoure d'une équipe d'acteurs excellents pour incarner la troupe bizarroïde qui gravitait autour d'Ed Wood. D'abord Johnny Depp, formidablement habité par son personnage et totalement dévoué ( la scène de la danse du voile est pour moi un pur moment d'anthologie!). La meilleure trouvaille reste Martin Landau, dans le rôle de Lugosi qui est un personnage à sa mesure. Pour mémoire, Landau a joué chez Kazan, Strasberg, Hitchcock, Allen... Avec Bela, il trouve un personnage vénéneux, enfantin, drogué et très émouvant. On trouve aussi Bill Murray superbe dans le rôle du travesti Bunny Breckinridge, Lisa Marie dans celui de Vampira présentatrice TV aussi étrange que séduisante, George "Animal" Steele dans le rôle de Tor Johnson, Sarah Jessica Parker as Dolores Fuller première compagne d'Ed, Patricia Arquette dans le rôle de Kathy, l'amoureuse midinette et épouse d'Ed Wood... En bref, Burton réunit autour de lui un casting impressionnant mais hétéroclite puisque certains n'ont jamais fait de films de leur vie! Burton ne réalise pas un film pour se moquer d'Ed Wood et de ses films 'bricolés'. Le film est, au contraire très positif et nous montre un Ed Wood optimiste à l'extrême. Chaque plan de ce film est un témoignage de l'affection que porte Tim à Ed. Wood n'est pas un ringard mais un jeune cinéaste qui croit à ce qu'il fait et qui filme pour le plaisir de filmer. Ses films sont plus touchants que vraiment mauvais (j'ai vu Plan 9 et il est drôle par son approximation mais il n'est pas pire que la majorité des films SF de l'époque...). C'est un artiste marginal, paria d'Hollywood donc un héros burtonnien! De même, les scènes de travestissement n'ont rien de trash, elles sont filmées avec calme, naturel et sont émouvantes. L'histoire d'Ed Wood est l'histoire d'un échec, ce qui ne doit pas être facile à filmer quand on est Tim Burton, un cinéaste habitué au succès! TB filme un éprouvant ratage perpétuel, 3 tournages pitoyables... C'est peut-être pour çà que le film est si émouvant. Et Burton aime et 'sauve' ce personnage alors qu'il aurait pu s'en moquer, le traiter avec mépris et en faire le bouffon d'une farce grotesque. Tim offre même à Ed une rencontre imaginaire avec Orson Welles. Une rencontre qui ressemble à un triomphe puisque Orson parle à Ed comme à un égal alors que le reste de la 'grande famille du cinéma' le méprise! Orson Welles, cinéaste de génie, interprété par notre génialissime Vincent D'Onofrio (odieusement doublé, oui Val! ). Burton offre aussi à Ed une première triomphale à Plan 9 alors que çà n'a jamais existé non plus. Tim Burton donne ses lettres de noblesse à un cinéaste transformé en monstre du cinéma. Ed Wood est une revanche pour Edward D. Wood Jr.

Méprisé à sa sortie par le public, le film remporte 2 Oscar: celui du meilleur maquillage pour Rick Baker et celui du meilleur second rôle pour Martin Landau.
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14 janvier 2010

TIM BURTON, UN CINEASTE ETRANGE?

Timothy William Burton est né le 25 août 1958 à Burbank, Californie. Il passe une enfance normale dans cette banlieue de L.A pour classe moyenne entouré de son père qui travaille dans le parc de loisir voisin et de sa mère qui tient une boutique de cadeaux Cats Plus. Il est éduqué dans le respect des valeurs familiales plutôt puritaines, mais jouissant d'une relative liberté. Tim Burton craint les sautes d'humeur de sa mère et l'autorité de son père et se replie sur lui-même. Il s'imagine des cauchemars à partir de la trivialité du quotidien. Burbank est aussi, par sa mitoyenneté avec L.A, un avant-poste des studios de ciné qui y ont des entrepôts, des locaux et des plateaux. Le ciné est une réalité du quotidien, un élément de la vie de tous les jours.
C'est de cette banalité existentielle que Tim Buton va vouloir s'échapper. Il veut vivre seul et à 12ans, il s'installe chez sa grand-mère. A 16 ans, il emménage au-dessus d'un garage appartenant à sa grand-mère et paie le loyer en travaillant dans un resto.
  Son seul échappatoire, c'est les 'films étranges' qui remplacent les amis...Au ciné ou à la télé, il regarde des films fantastiques, d'horreur, des séries B et idolâtre Vincent Price, acteur dandy et esthète, habitué des théâtres londonniens et new-yorkais puis des films de Preminger, Mankiewicz...
Tim Burton passe des après-midi au ciné de Burbank et regarde les programmes de montres le samedi à la TV. Son esprit est envahi par Jason et les Argonautes, Scream Bakula, Dr Jekyll et Mister Hyde, King Kong, Frankenstein,Godzilla...
"Je crois que je regardais ces films en réaction à un milieu familial puritain, bureaucratique, très marqué par les années 50" dira Tim Burton (Tim Burton par Tim Burton p16)
Ces films lui permettent de fuir la réalité au même titre que les contes de fées. Très tôt, il confectionne des petits films en super 8 . Ils portent en eux un univers singulier. Ses 1ers films mettent en scène des loups garous, un savant fou (The Island of Doctor Agor), des hommes des cavernes (figurines animées image par image). Au lieu de rendre des fiches de lecture pour le lycée, il a obtenu l'autorisation de rendre des courts métrages réalisés en super 8 : un sur Houdini, un sur des tours de magie, un sur la psychologie et les rêves. Dès l'adolescence, le ciné a été un prolongement de la vie de TB, lui permettant de projeter ses apparences, ses envies sur pellicule.
Il dessine beaucoup aussi. Il réalise à 14 ans le logo de la voirie de Burbank et son dessin trônera sur les camions poubelles de la ville pendant un an!
A 18 ans, il obtient une bourse pour le California Institute of the Arts ( Cal Arts), une fac centrée sur le graphisme créee par W. Disney. Le but pour le studio étant le recrutement de jeunes admirateurs en pleine crise de vocations. Tim Burton entre directement en 2ème année! On lui inculque "l'esprit Disney" et au bout de 3 ans, présente son film de fin d'étude ( une histoire de dentiste étrange). Il est alors recruté par Disney et travaille comme animateur sur Rox et Rouky. Il se rend rapidement compte que cet univers ne lui convient pas et qu'il n'aime pas le genre Disney. Déprimé ( il avouera passer son temps à sniffer des marqueurs!), il fait son job et bosse sur Taram et le Chaudron magique  . Il est content car il peut dessiner ce qu'il veut et imposer un univers plus personnel influencé par Van Gogh, Francis Bacon, la peinture expressionniste allemande...La version finale du film n'utilisera aucune de ses conceptions graphiques! Il travaillera cependant sur Toys  de B.Lévinson et Trick or Treat un film pour Halloween. En 81, il réalise son 1er film amateur dans lequel il fait jouer des collègues de chez Disney et des amis de Cal Arts. Ce film, invisible pour le  public, témoigne de la volonté de TB de devenir cinéaste.
C'est en 82 qu'il réalise Vincent avec l'argent de Disney! Ce film est un hommage à Vincent Price, réalisé image par image. Le film obtient 2 prix, un au Festival de Chicago, l'autre au Festival d'Annecy.
Vient ensuite Frankenweenie, toujours financé par Disney. Jugé macabre par le studio, le film n'est pas distribué sauf en Angleterre. Tim Burton quitte le studio en 84.
C'est donc en 1985 que TB réalise son 1er long métrage Pee-Wee's Big Adventure, film commandé par Warner Bross car Paul Reubens dit Pee- Wee Herman (acteur connu pous son show pour enfants aux USA) a vu Frankenweenie et veut travailler avec Tim. C'est un succès public mais pas critique.
Il enchaîne avec Beetlejuice en 86.
 Avec un budget de 13 millions de dollars, le film est un risque mais c'est un succès. Quelques jours après la sortie du film, la Warner le place à la tête d'un autre projet : Batman. Malgrès la controverse et pas mal de sueurs froides pour TB, le film est un succès critique et public.
Après celà, Tim s'engage dans un projet plus perso Edward aux mains d'argent, oeuvre quasi-autobiographique.
Suivent Batman le Défi en 91, L'étrange noël de Mr Jack (qu'il produit mais ne réalise pas, laissant ce soin à Henri Sellick, un ex de Disney), Ed Wood en 1993 qui sera formidablement (et à juste titre) accueilli par la critique mais boudé par le public. Il coproduit avec la Warner un 3ème volet de Batman réalisé par J.Schumacher, film dont il se fiche totalement!
En 94, il met en chantier Mars Attacks!, une farce satirique sur l'Amérique où seule les mamies gâteuses sont épargnées! Le film est un hommage aux films SF des 50's qui ont bercé l'enfance de Burton. C'est aussi son film le plus drôle.C'est probablement pour çà que le film ne marche pas, le public étant dérouté par le changement de registre permanent du cinéaste. En Europe, par contre, le film est un succès( le public étant plus prompt à se moquer des USA!).
Totalement déprimé, Tim Burton 'subit' un 4ème épisode de Batman et échoue dans sa réalisation de Superman.
Il se sauvegardera de la dépression en écrivant un recueil de nouvelles The Melancholy Death of Oyster Boy and  Other Stories ( La Triste Fin du Petit Enfant Huître et Autres Histoires, que je vous conseille pour sa loufoquerie burtonienne et que l'on trouve en France aux éditions 10/18).
C'est donc seulement en 98 qu'on le retrouve aux commandes de Sleepy Hollow. Le succès étant de retour, il accepte le projet de la Fox et réalise La Planète des Singes, une catastrophe sur pellicule.( Je ne m'en suis toujours pas remise!)
En 2000, son père décède. Peu proche de lui, le choc est pourtant violent. Il écrit alors Big Fish. Il est à un tournant de sa vie perso avec la mort de son père, sa rupture avec Lisa Marie et sa rencontre avec sa nouvelle compagne, Helena Bonham Carter vite enceinte de lui. Tim Burton réalise Big Fish et parle de lui, de la relation avec son père et de ses craintes de devenir père. Le cinéma de Burton prend une autre dimension avec ce film.
Devenu père, le jeune homme s'attaque à l'adaptation de Charlie et la chocolaterie de Roal Dahl, écrivain pour enfants ultra connu outre Atlantique et adoré par TB. Burton nous offre une merveilleuse confiserie, dépeignant l'univers de l'enfance tel qu'il est et sans niaiserie. Les enfants sont méchants, dictateurs avec les adultes, manipulés par la TV et sont de gros consommateurs de jeux viéos, de bouffe...En bref, ils ne sont pas parfaits!
Parallélement à Charlie... TB réalise Les Noces Funèbres, film de marionnettes animées. On retrouve l'univers maccabre de Mr Jack. Ainsi que tous les thèmes chers au coeur de TB.
En 2007, on le retrouve aux commandes de Sweeney Todd, un drame musical macabre et gothique dans lequel un barbier se venge de la mort de sa femme à coup de lames de rasoirs et de tourtes à la viande...
En 2010, Burton nous livrera son dernier opus sur un plateau d'argent, son adaptation d'Alice aux Pays des Merveilles... Il est fort à parier que ce film sera merveilleux et magique...

*Dessins signés Tim Burton (Pee-Wee + Batman) - *Photos 20th Century Fox (Edward aux mains d'argent), Warner Bross(Mars Attack!), Rapho, Laurent Monlaü (portrait)

Bibliographie: Tim Burton par Antoine De Baecque (Les Cahiers du Cinéma), Tim Burton par Tim Burton de Mark Salisbury (Le Cinéphage), Tim Burton de Jim Smith et J.Clive Matthews ( Virgin Books, Londres 2002), Tim Burton, The Life and Films of a visionary Director de H. Merschmann (Titan Books, Londres 2000).

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12 janvier 2010

Mes plus grands moments de cinéma Part 2

  • La scène du dîner de Beetlejuice (1988)
  • La recette du "Petit Grégory" de B.Poelvoorde dans C'Est Arrivé Près De Chez Vous (1991) [scène atroce pour film atroce...]
  • Les pétales de roses d'American Beauty (1998)
  • La scène du 'sucre' d'Edgar dans Men In Black (1998)
  • La scène de la biscotte dans La Cage Aux Folles (1978)
  • La roulette russe du Voyage Au Bout De L'Enfer (1974)
  • La B.O de S.O.S Fantômes (1984)
  • Sabine Azema chantant 'Résiste' de France Gall en play back dans On Connaît La Chanson (1997)
  • La scène du shampooing dans Out Of Africa (1985)
  • Alain Chabat dans Didier (1996)
  • Norton se démolissant devant son boss dans Fight Club (1998)
  • "J' aime l'odeur du napalm au petit matin" J.Duvall dans Apocalypse Now (1976) [c'est quoi ces mecs?]
  • Meg Ryan simulant l'orgasme dans Quand Harry Rencontre Sally (1988)
  • La musique country tueuse de Mars Attacks! (1996)
  • N'importe quelle scène de 4 Mariages Et Un Enterrement (1994)
  • La Doloréane de Retour Vers Le Futur (1984)
  • Le 'twist' d'Il Faut Sauver Le Soldat Ryan (1997) [ l'impression d'être prise pour une conne pendant 2h par Mr Spielberg-le-Roi-de-l'arnaque]
  • "Jusqu'ici tout va bien" dans La Haine (1995) [un gimmick de cour d'école!]
  • Le shoppingde Julia Roberts dans Pretty Woman (1989)
  • Les yeux glacés de Rutger Hauer Dans Blade Runner (1982)
  • Le look d'Adjani dans Subway (1984)
  • La scène du bar dans Shinning (1980)
  • La pluie de grenouilles dans Magnolia (1999)
  • Le 'parapluie-baguette magique' de Hagrid dans Harry Potter A L'Ecole Des Sorciers (2000)
  • Le prisonnier qui tourne en sens inverse des autres dans Midnight Express (1977)
  • "Je reviendrai" Terminator (1984)
  • Parmie Tarzo essayant de battre des records d'apnée dans Little New York (Staten Island) (2009)
  • La découverte du rire dans La Guerre Du Feu (1980)
  • Villeret qui chante 'Je n'ai pas changé' de J.Iglesias dans Papy Fait De La Résistance (1983)
  • La scène de la poterie dans Ghost (1990)
  • McGregor plongeant dans les toilettes dans Trainspotting (1995)
  • La scène de la tronçonneuse de Scarface (1983)
  • La scène du lustre dans La Guerre Des Rose (1989)
  • Harvey Keitel nu dans La Leçon De Piano (1992)
  • Le chien totalement plâtré de Mary A Tout Prix (1997)
  • ...
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11 janvier 2010

Claire Dolan de Lodge Kerrigan (1997)

    Claire Dolan (Kathrin Cartlidge) est call-girl, elle travaille pour Roland Caine (Colm Meaney). Après la mort de sa mère, elle tente de fuir son souteneur. Elle se trouve un job d'esthéticienne et a une liaison avec Elton Garrett (Vincent D'Onofrio), un chauffeur de taxi. Mais son passé la rattrape...


claire dolan, vincent d onofrio
     Il m'est difficile de parler de Claire Dolan tant ce film m'a bouleversée. Il est toujours difficile de mettre des mots sur ses émotions.
      Claire Dolan est un film étrange, épuré, abstrait. New York y est représentée comme une ville froide, vide, sentimentalement désertique... à l'image du personnage de Claire. Elle a une vie sans fard, solitaire. Elle tente de se rendre maîtresse de son destin mais elle reste prisonnière  : 1 _  de Roland à qui elle doit de l'argent, 2 _ de l'amour d'Elton.
     Mais cette froideur n'est qu'apparente car on perçoit une lueur de vie, de sentiments et d'espoir. Le visage de Claire s'illumine lorsqu'elle voit un enfant. Elle est éclatante lorsqu'elle fait son échographie. Cette femme est capable d'aimer et de ressentir les choses malgré les apparences. Elle a le regard vide et froid mais comment pourrait-il en être autrement, elle qui n'est qu'un objet entre les mains de son souteneur et de ses clients? La prostitution est dépeinte avec une cruelle réalité. C'est un métier, avec ses échanges économiques et ses rapports de force. Ce n'est ni glamour ni drôle. Cette sensation est exacerbée par les scènes de sexe crues, ces chambres d'hôtels impersonnelles et la frigidité de Claire. Claire couche à la chaîne. Même avec Elton ses rapports sont étranges. On ne sait pas si elle a du plaisir avec lui, on sait juste qu'elle semble avoir de l'affection pour lui. La seule flamme qui l'anime est son désir d'enfant. A mon sens, elle manipule Elton pour avoir un enfant, elle lui dit qu'elle l'aime mais je n'en suis pas sûre _  et pas seulement car elle le quitte mais parce qu'elle lui dit les mêmes choses qu'a ses clients : "je veux te sentir en moi". Elton est un amant vulnérable, il n'arrive pas à l'atteindre. Claire le perturbe au-delà du raisonnable et il finit par devenir violent. La seule solution pour ne pas se perdre est de la quitter.
Lodge Kerrigan nous offre un film profondément humain et plein d'espoir. Claire finit par se libérer de son souteneur et de ses démons et commence une nouvelle vie avec son enfant ( un enfant rédempteur). Elton se marie avec une femme plus "normale" et lui fait un enfant.
Même Roland nous apparaît plus humain à la fin du film quand il rencontre Elton. Il est ravi de la maternité de la femme d'Elton et se montre très enthousiaste à l'égard de sa propre progéniture.
     Il semble que, pour Lodge Kerrigan, l'avenir, et l'espoir qu'il porte en lui, repose sur la génération à venir.
Certains ont reproché l'impossibilité d'identification aux personnages car ils sont froids et distants. Mais s'ils sont ainsi c'est parce que leur vie est pourrie ! La caméra de Lodge Kerrigan se fait discrète pour nous montrer la solitude et le désarroi de ces êtres ballottés par la vie.
J'aime Claire pour sa force et sa volonté de s'en sortir. Je comprend sa douleur et son aspect "mécanique". J'aime Elton pour son investissement auprès de Claire et je comprends sa colère sourde et son désespoir.
Ce film m'a bouleversée la première fois que je l'ai vue et il me bouleverse avec la même intensité à chaque fois que je le vois.
La mise en scène est sobre et fluide et les acteurs sont formidables. La regrettée Kathrin Cartlidge a le regard vide et nous transmet le désarroi de Claire d'un simple pincement de lèvre. Vincent D'Onofrio nous offre une de ses meilleures performances et on se demande vraiment pourquoi ce mec n'a toujours pas reçu d'Oscar. On peut sentir la chimie entre Vincent et  Kathrin : la scène de leur rencontre est d'une grande sensualité et leurs silences en disent plus long que bien des discours.
     Claire Dolan est un film qui ne peut pas laisser indifférent. C'est un de ces films qui nous hante longtemps après l'avoir vu.

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5 janvier 2010

Trucs de films ou comment les scénaristes s'en sortent toujours!

     Certains scénaristes ne se fatiguent pas trop quand ils écrivent leurs films. Une situation est difficile et il la désamorce à coup de poudre de perlimpinpin ou, encore mieux, ils refont ce qu'ils ont déjà vu dans d'autres films ! C'est souvent des trucs débiles, très pratiques, cousus de fil blanc et comiques (mais c'est pas fait exprès ^^). Parfois, je me dis que tous ces gens qui font des films s'imaginent que les spectateurs ne vont pas au ciné ou qu'ils seront trop fatigués pour s'en rendre compte ! J' ai repéré pas mal de choses mais il y en a beaucoup d'autres...

Au cours d'une enquête de police, il est OBLIGATOIRE d'aller dans un club de strip-tease 
Aux USA tous les numéros de téléphones commencent par 555
La plupart des chiens sont immortels 
Les conduites d'aération sont des planques parfaites ! Personne ne viendra vous cherchez là et en + vous pourrez passer d'un immeuble à l'autre s'en être vu car toutes les conduites d'aération du monde communiquent entre elles, c'est bien connu...
Il y a toujours une parade de la St Patrick où se mêler pour échapper à ses poursuivants et si ce n'est pas le cas, il y aura une parade de Noël donc pas de soucis ! 
Le maquillage ne part jamais 
Quand on va aux toilettes, on ne va pas au toilettes, on se recoiffe, on discute ou on s'engueule avec son petit ami...
Un soldat a toutes les chances de survivre à une guerre sauf s'il montre la photo de sa nana. Là, c'est sûr, il se prend un obus 2 min + tard et meurt(pas vite et dans d'atroces souffrances) après avoir demandé à son meilleur pote de prendre soin d'elle (on a une vague idée de comment il va prendre soin d'elle...lol) 
Des hommes se battent à mains nues ou à coup de battes de base-ball sans crier ou gémir. Mais si un femme tente de les soigner après la bataille, ils hurlent à la mort... 
La lumière du frigo suffit à éclairer la cuisine la nuit 
Les mères US préparent tous les matins de somptueux petit- déj' que personne ne mange (d'ailleurs, les mères US sont souvent blondes avec un serre-tête...) 
Dès qu'une voiture est accidentée, elle s'enflamme. Surtout, si le héros est coincé à l'intérieur
Une petite toux est le signe d'une maladie mortelle
Il faut toujours donner de grands coups de volants pour conduire, le tout sans regarder la route bien sûr!
Un flic ne peut résoudre une affaire que s'il a été suspendu... 
Un homme et une femme qui se détestent finissent toujours par tomber amoureux 
On peut faire exploser un tank avec un stylo bille 
Quand vous êtes cernés par une bande de méchants, ils ne vous attaquent pas tous en même temps. Ils préfèrent le faire un par un en faisant une ronde menaçante autour de vous !
Les balles allemandes ne traversent pas l'eau. En cas d'attaque, une baignoire est très utile...
La police fait passer des tests de personnalité pour qu'un flic se retrouvent avec un partenaire qui lui est totalement opposé 
Quand les étrangers se retrouvent entre eux, ils parlent anglais 
Un bon flic honnête se fait buter 3 jours avant la retraite 
Toutes les portes s'ouvrent avec une pince à cheveux. Sauf s'il y a un incendie et qu'un enfant est coincé à l'intérieur 
Il n'est pas étonnant qu'un enfant de 10 ans sauve le monde puisque tous les enfants savent se battre à l'épée... 
Les ados US ne mangent que des sandwichs au beurre de cacahouètes
On ne dit pas 'Bonjour' au téléphone, ni 'Au revoir' ( de toutes façons, on n'a pas dit bonjour alors...)
Les flics sont les plus gros consommateurs de café du monde
Un beau mec, intelligent et riche tombe toujours amoureux de la copine super laide et pauvre de sa petite amie 
Pour toucher un héritage d'un arrière- grand-oncle, il est obLIgATOIRE de se marier avant la fin de l'année
Tous les Russes s'appellent Igor 
Quand on fait un cauchemar, on se réveille en s'asseyant brutalement dans le lit et on regarde autour de soi le souffle court 
La nuit, même avec la lumière éteinte, il fait toujours clair dans les chambres 
Les Extra-Terrestres ne résistent pas au virus de la grippe 
C'est le meilleur ami du héros qui est le tueur 
Les tueurs aiment laisser des empreintes partout pour qu'on les retrouve 
Casser une bouteille de verre sur la tête de quelqu'un ne provoque pas de fractures du crâne 
Rattraper un couteau par la lame ne provoque aucune coupure 
Tous les archéologues ont une formation militaire 
Les enfants ne s'étonnent jamais de rencontrer des animaux qui parlent
...
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1 janvier 2010

BOOOONNNNE ANNNNNEEEEE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010 2010

Une très trèeees bonne année à tous!!!! Beaucoup d'Amour , de joie,
de bonheur, de sincérité, d'amitié... Que tous vos rêves se réalisent et plus encore...

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