30 décembre 2009

Mes plus grands moments de cinéma Part 1

Un film peut plaire en entier, parfois c'est une scène, un dialogue, un geste qui retient l'attention. Quelques uns de mes moments cultes de cinéma...

  • La danse de Travolta dans Pulp Fiction (1993)
  • Michel Serrault regardant Emmanuelle Béart dormir dans Nelly Et Mr Arnaud (1994)
  • Les 5 notes de musique de Rencontre Du Troisième Type (1977)
  • La partie de ping-ppong de Forrest Gump (1993)
  • Le strip-tease de Kim Bainger dans 9 Semaines 1/2 (1985)
  • Le "Okaaaayyyyyyyyyy!!!" des Visiteurs (1992)
  • La tirade du nez dite par G.Depardieu dans Cyrano De Bergerac (1989)
  • Le sourire de Joker dans Batman (1988)
  • L'accouchement de l'alien dans Alien (1978)
  • "Téléphone maison" E.T (1982)
  • " Que la force soit avec toi" La Guerre Des Etoiles (1976)
  • Les anges qui volent au- dessus de Berlin dans Les Ailes Du Désir (1986)
  • Tom Hanks dansant avec sa perfusion dans Philadelphia (1992)
  • Le "Are you talking to me" de De Niro dans Taxi Driver (1975)
  • L'acide chlorhydrique qui fait fondre les méchants dans Robocop ( 1987)
  • Jean Rochefort qui danse sur une musique orientale dans le Mari de La Coiffeuse (1990)
  • La musique de Bagdad Café (1987)
  • L'auto mutilation à coup de couteau d'Isabelle Huppert dans La Pianiste (2000)
  • Vincent Gallo récitant les dialogue de La Mort Aux Trousses dans Arizona Dream (1991)
  • Pierre Richard dans les sables movants de La Chèvre ( 1981)
  • La leçon de "Bonjour" par Belmondo dans Itinéraire D'un Enfant Gâté (1988)
  • Le 1er cri du T-Rex dans Jurassic Park (1992)
  • Le crapeau d'O Brother (1999)
  • Giraud, Dussolier et Boujenah chantant Au Clair de la Lune en canon dans Trois Hommes Et Un Couffin (1985)
  • "Jésus revient" par le curé P.Bouchitey dans La Vie Est Un Long Fleuve Tranquille (1987)
  • Le regard de Johnny Depp dans Edward Aux Mains D'Argent (1990)
  • La musique des Dents De La Mer (1976)
  • Les côtes d'agneaux d'Hannibal Lecter dans le Silence Des Agneaux (1990)
  • L'opération de chirurgie esthétique dans Brazil (1984)
  • Michel Blanc et Gérard Depardieu en travelo dans Tenue De Soirée (1986)
  • Catwoman dans Batman Le Défi (1991)
  • Le suicide de Baleine- Pyle dans Full Metal Jacket (1987)
  • Le cri qui casse le verre dans le Tambour ( 1979)
  • La poule qui tricote dans Chicken Run ( 1998)
  • Charlotte Rampling et son singe dans Max Mon Amour ( 1986)
  • L'interrogatoire de Sharon Stone dans Basic instinct (1991)
  • La tête des Gremlins (1984)
  • Le retour de flamme de Backdraft (1990)
  • Le collier de chien de Catherine Frot dans Un Air De Famille (1995)
  • Le manteau rouge de la petite fille de La Liste De Schindler ( 1993)
  • Les versets du Livre de Samouraï de Ghost Dog ( 1998)
  • Les transformations de Jim Carrey dans The Mask (1993)
  • La boîte en carton et le mystère de son contenu dans Sev7en (1994)
  • Le nain de jardin voyageur du Fabuleux Destin D'Amélie Poulain (2000)
  • ...

28 décembre 2009

Salton Sea de DJ Caruso (2002)


      Malmené par la vie, sa femme est morte assassinée sous ses yeux, Danny (Val Kilmer) joue à un jeux dangereux : il est indic pour la police (Luis Guzman et Anthony La Paglia) avec, pour mission, d'infiltrer les usagers et les trafiquants de drogue (Vincent D'Onofrio). En parallèle, il tente d'aider sa voisine (Deborah Kara Unger) et, surtout recherche les assassins de sa femme.


     Salton Sea est un film surprenant et singulier. Il s'appuie sur un script solide et documenté qui jette un regard lucide sur une sous-culture liée à la conso de drogues. Le film est drôle et cet humour décalé permet de désamorcer la tension liée à une réalité difficilement supportable si elle était abordée de front.
De plus, l'esthétisme même du film (qui rappelle le film noir), hyperstylisé, permet de prendre une certaine distance avec le sujet. Cet esthétisme est parfois outré comme cette séquence interminable sur une rigole de sang qui semble n' avoir été filmée que pour faire joli.
     L'univers dans lequel évolue Danny est rempli de personnages pittoresques dont la dangerosité est compensée par le surréalisme des situations (la scène du dealer black par exemple).
     Chaque acteur joue sa partition à merveille et chaque personnage est bien écrit et développé. Les seconds rôles sont complètement barrés (le "braquage" organisé par les potes de Danny est un petit bijou de drôlerie) et Val Kilmer n'a jamais été aussi bon. Sans compter la stupéfiante prestation nasale de Vincent D'Onofrio, totalement méconnaissable en dealer camé jusqu'à l'os.
     Le problème du film, c'est que les séquences prises individuellement ont plus de force que l'ensemble. Sans parler de la fin quelque peu irréaliste : j'ai du mal à croire que la vengeance armée soit autorisée aux USA et que l'on puisse s'en tirer libre comme l'air...
      En résumé,  Salton Sea a quelques faiblesses mais, dans l'ensemble, c'est un bon polar.

Derrière la dimension criminelle, il y a une part de folie amusante. On ne peut ignorer que si les gens prennent des drogues, c'est parce que ça leur procure un certain bien-être, même limité.
DJ Caruso.


NB : Le projet du film traînait depuis longtemps dans les tiroirs de Castle Rock mais les dirigeants trouvaient le film trop sombre. Au final, le film n'a pas été censuré par le studio. Russel Crowe et Sean Penn ont été associés au projet jusqu'à ce que Val Kilmer obtienne le rôle.


video

23 décembre 2009

The Cell de Tarsem Singh (2000)



     Pour soigner des personnes malades mentalement, Catherine Daen (Jennifer Lopez), psychothérapeute, voyage à l'intérieur de leur inconscient. Un jour, le FBI ( Vince Vaughn et Jake Weber) fait appel à elle pour pénétrer l'esprit de Carl Stargher (Vince D'Onofrio), un tueur en série réduit à l'état de légume. Il est le seul à savoir où se trouve sa dernière victime. Une course contre la montre s'engage.


vincent d onofrio, the celle
     Avec The Cell, il n'y a pas de demi- mesure. Soit on est réceptif à l'univers surréel, coloré et symbolique de Tarsem Singh ; soit on est réfractaire. Certains peuvent être repoussés par cet univers bigarré et très esthétisé. Personnellement, je suis emballée par cet univers étrange, digne d'un tableau de maître.
Cela étant dit, le film réussit à provoquer des sensations purement viscérales par la seule force des images. C'est le récit d'un sauvetage, la peinture d'un univers mental et le portrait d'un psychopathe. Pris séparément, ces "ingrédients" n'ont rien de neufs mais , réunis, ils forment un ensemble cohérent.
Tarsem Singh vient du clip et a une culture visuelle qui rappelle Fincher ou les Wackowski. Il aligne une série de tableaux brillants, qu'il s'agisse d'illustrer la réalité ou le fantasme. Tarsem Singh emprunte au cinéma, à la peinture classique ou à l'ingénierie médiévale. En effet le film ressemble à un tableau de Jérôme Bosch (1450-1516), peintre Hollandais réputé pour ses œuvres délirantes et christiques, peuplées de démons.
Le film emprunte aussi, dans sa conception visuelle, à l'œuvre de Andreï Tarkovski (1932-1986), cinéaste Russe dont les films ont fait scandales avec leur style visuel est sombre et hyptnotique ( "Solaris", 1972).
Singh s'est également inspiré de la photographie, surtout de Jan Saudek (né en 1935), dont les clichés, pris en noir et blanc, sont retouchés pour obtenir un sépia avant d'être coloré à la main par endroits.
Enfin, Singh s'est inspiré du Moyen Âge. L'idée du cheval tranché par le haut existe dans la littérature moyenâgeuse. On y décrit des pièges installés dans les entrées des château forts. Les chevaliers et leurs canassons se faisaient tailler par des couperets suspendus mus par un système de balanciers. ( Belle époque...)
En ce sens, le film de Tarsem Singh est une réussite car esthétiquement très beau. Cependant, le choix de Jennifer Lopez laisse perplexe car son panel d'émotion est restreint. Il faut reconnaître que ce n'est pas la meilleure actrice qui soit et la choisir pour faire face à Vincent D'Onofrio n'était pas la meilleure idée. Pâlichonne dans nombres de ses films, elle est ici totalement transparente. Quand à Jake Weber, on se demande ce qu'il fait là car son personnage est totalement sous employé, pour ne pas dire inutile... Reste la composition de Vincent D'Onofrio, flippant en tueur en série mais aussi touchant par instant ( comme lorsqu'il demande à Cathy de le tuer...). Acteur subtile, Vincent D'Onofrio réussit le tour de force de ne pas être ridicule avec cette horrible coupe de cheveux!! Il faut reconnaître qu'il a le beau rôle car au ciné, les méchants sont toujours plus intéressants que les gentils! Quand à Vince Vaughn, il ne s'en tire pas trop mal en flic sensible et empathe.
Ce qui est assez décevant, c'est la fin du film. Je la trouve bâclée et sans émotion. L'échange entre Jennifer Lopez et Vaughn devant la maison du tueur est aussi émouvant qu'un plat de haricots! Jlo a le regard vide et Vauhn est déjà passé à autre chose... Et pourquoi ce retour absurde dans la maison de Carl? La mort de Carl, tragique, émouvante et nécessaire se suffisait à elle-même...
Le film a subi des critiques très rudes à l'époque. Non seulement à cause de la présence de Jlo au générique mais aussi à cause du style même du film. Excepté pour Michel Gondry, j'ai remarqué que les critiques ciné avaient la dents dures envers ceux qui viennent du clip ou de la pub... Perso, je trouve que Tarsem Singh a fait du bon boulot sur ce film, d'autant qu'il n'avait pas le final-cut et que le studio lui a fait remonter le film... C'est frustrant de savoir que son travail n'a pas été respecté, tout çà pour des histoires de gros sous, comme d'hab'. Hollywood ne veut plus faire de film, elle veut vendre des produits dérivés...


Vincent D'Onofrio s'est exprimé sur The Cell dans le magasine PREMIERE n°390 Août 2009 :


" En gros, New Line avait donné 70 millions de $ à Tarsem, le réalisateur, pour faire de l'art moderne. Sa première version du film, avant qu'ils ne le remontent était sensationnelle. Le seul problème, c'était que Jennifer Lopez disparaissait pendant 25 minutes. Ils lui ont dit " On t'a donné tout cet argent uniquement parce que Jlo est dans le film. Donc, mets-là dans le film." J'en suis sorti avec des cauchemars, ayant poussé trop loin la préparation de mon rôle de serial-killer. J'avais écouté des enregistrements de meurtres, vu des images qui m'ont longtemps empêchées de dormir."



21 décembre 2009

Bientôt Noël...

   J-4 avant le grand jour où notre vieux pote barbu ne vienne nous apporter tous nos cadeaux mérités, car nous sommes tous sages comme des images...lol
Mais les vacances scolaires ont commencés et avec elles, la diffusion toute la journée, sur toute les chaînes de films de Noël... Quelques inédits peut-être cette année et beaucoup de rediff comme tous les ans!! Nous n'y échapperons pas! :D
Voici un florilège de films que nous verrons peut-être cette année, la liste est loin d'être exhaustive tant cette période inspire les cinéastes (surtout US), elle n'est faite que pour se souvenir avec joie et parfois consternation de ces "grands" moments de cinéma! Le genre film de Noël n'est pas ma tasse de thé et donc pas du tout ma spécialité!! Certains titres donnent vraiment envie de ...reprendre un chocolat...
Le Père Noël est un Ordure de J.M Poiré 1982 Gremlins de Joe Dante 1984 La Bûche de D.Thompson 1999 Bad Santa des Coen Brothers 2003 L'Etrange Noël De Mr Jack de Henry Sellyck 1993 Maman, j'ai râté l'avion de Chris Colombus 1990 Le Miracle De La 34ème Rue de George Seaton 1947 La Course Aux Jouets de Brian Levant 1996 Famille à Louer de Mike Mitchell 2004 Le Grinch de Ron Howard 2000 Le Pôle Express de Robert Zemeckis 2004 Super Noël de John Pasquin 1994 Le Noël De Mickey de Burny Mattinson 1983 Sissi de Ernst Marischka 1955...Sans compter les suites de "Sissi" et autres films de Romy Schneider qui est l'actrice top en France au moment des fêtes !!
Et puis, les films de fantasy comme le petit Harry Potter, les contes...
Quoi, ami cinéphile ? Tu prétends détester tous ces films ? Tu mens aussi bien que moi, j'ai l'impression... Si tu détestes ça, comment ça se fait que tu les aies tous vus ??! Soyons sérieux, tout le monde déteste les films de Noël et tout le monde va les voir ! J'ai honte mais j'ai du voir "Maman, j'ai râté l'avion" au moins 10 fois ! Le pire, c'est que je trouve ça débile mais je ne peux pas m'empêcher de regarder... Ça doit être du à l'overdose de bûche ou bien c'est l'ambiance générale , je ne sais pas. En tous cas, je vais sûrement le regarder cette année...ça fera 11...

20 décembre 2009

Cruel Dilemme (Fires Within) de Gillian Armstrong (1991)



Nestor (Jimmy Smits) est journaliste à Cuba. Un jour, il est emprisonné à cause de ses convictions politiques. Sa femme, Isabel (Greta Scacchi), et sa fille doivent fuir le pays. Elles sont sauvées par un pêcheur, Sam (Vincent D'Onofrio), dont Isabel tombe amoureuse. Les années passent et Nestor est enfin libéré par les autorités cubaines. Il vient aux USA, bien décidé à recommencer sa vie avec sa famille. Il est accueilli par Isabel qui lui cache l'existence de Sam. Mais, évidemment il découvre l'existence de son rival. Isabel va devoir choisir entre les 2 hommes qu'elle aime, celui avec lequel elle veut partager sa vie. Sans oublier que Nestor n'a rien perdu de sa verve politique, que leur fille est paumée au milieu de leurs histoires de coeur et que Sam ne veut pas renoncer à la femme et à la fille dont il prend soin depuis 8 ans.
"Cruel Dilemme" n'est pas une simple histoire d'amour comme le laisse penser la jaquette du DVD. C'est aussi une histoire politique, puisqu'il est question ici du régime dictatorial cubain. L'absence totale de liberté dont sont victimes les cubains ainsi que les persécutions qu'ils subissent sont incarnés par le sort réservé à Nestor et sa famille. Dès le début du film, la réalisatrice explique que les prisonniers politiques à Cuba existent mais que leur existence même est niée par le régime de Castro. Il est évident qu'un tel sujet aurait mérité une réalisation plus nerveuse et une prise de partie pris plus forte. Le sort de Nestor en prison est à peine évoqué (on voit un peu les cicatrices sur sa peau), tout comme le sort des émigrés aux USA. Lors du discours de Nelson, il aurait été possible de se montrer plus virulent mais Armstrong a préféré se focaliser sur l'amour que Nelson porte à sa femme que sur Cuba. C'est dommage car il y avait fort à dire sur le sujet... Le film se concentre essentiellement sur le personnage d'Isabel. On la voit dans ses hésitations, dans ses tourments... Isabel n'est plus la même femme que Nestor a connu. Elle est beaucoup plus forte et beaucoup plus indépendante. Elle a également un autre homme dans sa vie. Elle rêve d'une maison, d'un foyer chaleureux et protecteur pour son enfant. Isabel peut sembler égoïste mais en réalité, c'est un moyen de se protéger. D'une certaine manière, elle et sa fille n'était pas beaucoup plus libre que Nestor. Et lui doit composer avec tous ces changements! Plus le fait de se retrouver parachuter "héros d'un peuple" dans un pays qui n'est pas le sien. Il doit aussi apprendre le dur métier de père et se battre contre un homme qui a littéralement sauvé la vie de sa famille et qui en a pris soin comme si c'était la sienne. Le pauvre Sam n'a d'ailleurs pas grand chose à dire car Isabel prend une décision et il s'y soumet avec un calme insolent. Et c'est bien là où le bât blesse: le personnage de Sam est sous-exploité! Il n'y a
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qu'une scène virulente à bord de son bateau entre lui et Nestor! Je m'attendais à plus de passion venant de deux latins au sang chaud! Je trouve ces deux hommes d'une folle courtoisie pour deux amants fous d'amour qui se partagent la même femme!
La réalisatrice s'est concentrée sur les retrouvailles entre les deux époux alors qu'il y aurait eu plus de tourments à filmer un triangle amoureux! Il n'empêche que ce film est très sensuel. Que dire de cette scène où Isabel se souvient de ses étreintes amoureuses avec les deux hommes de sa vie? Diablement érotique. Je crois qu'il n' y rien de plus érotique que de filmer les corps en clair-obscur, à la lueur des flammes... ;D
"Cruel Dilemme" n'est pas un monument du 7ème Art, je l'accorde volontiers mais c'est une belle histoire d'amours (amour d'une femme, d'un mari, d'un amant, d'une fille, amour pour son pays...), les acteurs sont beaux et crédibles ( ce qui est toujours sympa!) et ce film a le mérite de soulever en filigrane le problème du sort réservé aux Cubains.

Le film n'est pas sorti dans les salles française alors qu'il vaut bien mieux que nombres de navets sorti dans les 90's ... Heureusement pour nous, pauvres cinéphiles, le DVD existe!!

Greta Scacchi

Greta Scacchi est née à Milan en 1960. C'est en 1977 qu'elle décide de devenir actrice et s'inscrit à l'école de théâtre du Bristol Old Vic (Angleterre). Elle fait ses débuts en 82 dans un film allemand "Das Zweite Gesicht". Eclatante de beauté, Greta est une actrice talentueuse. Convaincante en grande bourgeoise perverse ("Sur La Route de Nairobi" en 87), en ingénue ("Good Morning Babylonia" en 86), en vamp vénéneuse ("Présumé Innocent" en 89)...
Artiste internationale, elle tourne en France, Italie, Allemagne, Australie et aux USA.
Son talent n'a pas échappé à des cinéastes tel que James Ivory ( "Chaleur et Poussière" en 82, "Jefferson à Paris" en 94), Diane Kurys ( Un Homme Amoureux" en 86) , Michael Radford ( "Sur La Route De Nairobi) , Alan Pakula ( "Présumé Innocent") , Bob Altman ' "The Player" en 91) , Kevin Spacey ( "Beyond The Sea" en 2004)...
Son nom est peu connu du grand public (en France du moins) alors que son visage lui est familier. C'est regrettable car GS a une présence forte à l'écran et beaucoup de charisme... Ce qui est le plus étonnant, c'est qu'elle a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière et qu'elle a même été membre du jury du Festival de Cannes en 96 mais quand je parle d'elle, personne ne sait qui c'est!!
On a pu la voir récemment au ciné dans "L'Amour Caché" au côté d'Isabelle Huppert, Mélanie Laurent et Olivier Gourmet (2009).
Petite note "people": Greta a eu l'immense plaisir ( J'en suis sûre ;!!) d'être la compagne de Vincent D'Onofrio de 91 à 93. De cette union naquit une jolie fillette et aussi des films comme "Cruel Dilemme" en 91, "The Player" et " Les Vaisseaux du Coeur" en 91.

16 décembre 2009

Happy Accidents de Brad Anderson (2000)

     Ruby (Marisa Tomei), une très jolie brunette, multiplie les histoires d'amour calamiteuses jusqu'au jour où elle rencontre Sam Deed (Vincent D'Onofrio). Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que Sam avoue à Ruby venir du futur!




Dans le genre film d'amour, Happy Accidents sort de l'ordinaire. Ce n'est pas un film guimauve issu de la grande lignée des comédies romantiques US (Déjà, il n'y a pas Julia Roberts ^^).
Très original par son sujet, il l'est aussi par sa mise en scène inventive mais sobre.
Brad Anderson s'est montré très audacieux en mélangeant comédie romantique et science-fiction, deux genres qui se marient aussi bien que l'huile et l'eau. Il réussit à mélanger deux histoires : l'une logique et l'autre totalement loufoque. Imaginez un voyageur dans le temps qui décide de traverser les époques pour séduire une jeune célibataire désabusée uniquement parce qu'il a vu une photo d'elle. Voyageur qui subit les effets du "rétro-voyage" et qui est dépassé par des choses simples mais qui n'existent plus dans son monde : il ne sait pas faire fonctionner un tourne-disque, il croit que le merlot est une danse (c'est du vin)... Autant de scènes drôles et touchantes.
La jeune femme en question, c'est Ruby.  Elle est adorable, pleine de vie, passe sa vie à choisir le mauvais mec ce qui lui permet de copieusement l'insulter avec ses copines et de jeter les photos du type dans une "boîte à ex". La relation entre Ruby et ses copines fait penser à celle de Carrie dans Sex and the City (les discussions sur les fringues et les cheveux en moins). Évidemment, quand elle rencontre Sam, elle ne peut que tomber amoureuse de lui. Il est doux, gentil, amusant, facile à vivre, surprenant, tendre et hyper sexy. Quand il lui annonce qu'il vient du futur, elle se marre, le croit dingue mais entre dans son jeu jusqu'à ce que le doute l'assaille et qu'elle le croit victime d'épilepsie.
 C'est un des aspects génial du film qui est une succession de rebondissements. Il passe de la comédie romantique à l'enquête. Mais, le film est un peu long par moment, peut-être aussi car on a très envie de connaître la vérité : Sam vient-il du futur ou est-il cinglé ?
Quand aux acteurs, ils sont formidables. Marisa Tomei et Vincent D'Onofrio sont épatants et les seconds rôles ne sont pas si secondaires que ça. La chimie qui unit Marisa Tomei à Vincent D'Onofrio se fait sentir dès les premières minutes et leur couple sonne vrai. Marisa Tomei est charmante, on a envie de s'en faire une copine. Vincent D'Onofrio est lumineux, doux, drôle et touchant et on a très envie d'être à la place de Ruby !
Totalement passé inaperçu en France, cet accident mérite vraiment d'être vu.


                           

15 décembre 2009

Vincent D'Onofrio, l'Homme-Caméléon


     Vincent D'Onofrio est né (pour ma plus grande joie !) le 30 juin 1959 à Brooklyn, USA. Dès l'université, il fait des petits films avant d'intégrer les cours de l'Actors Studio et de l'American Stanislavski Theatre. Il se produit à Brodway avant de faire son premier film en 83 The First turn-on, dont il tait l'existence, probablement car c'est un teenmovie à la sauce American Pie mais encore pire ! Il décroche le rôle de Thor dans Nuit de folie (Adventures in Babysitting_Chris Colombus, 1987) mais c'est en 87 que sa carrière démarre avec Full Metal Jacket de Stanley Kubrick. C'est en voyant ce film que je suis totalement tombée amoureuse de son jeu ! Depuis, il n' a cessé de tourner avec de grands réalisateurs tels que Oliver Stone, Spike Lee, Robert Altman, Tim Burton, Barry Sonnenfeld, Lodge Kerrigan, Ethan Hawke, Dan Ireland, Kathryn Bigelow...Il a également participé à des productions plus modestes mais toujours avec autant de talent ! Son surnom d'Homme-Caméléon vient de ses multiples transformations physiques. Il est parfois difficile de le reconnaître comme dans The Salton Sea ou Ed Wood... Vincent D'Onofrio est un acteur physique et son jeu est toujours subtile. En 2001, il a rejoint la série New York: Section criminelle (Law & Order) qu'il a quitté cette année mais il reprendra son rôle pour les huit derniers épisodes de la saison prochaine. Il incarne le détective borderline Bobby Goren. C'est lui qui portait la série sur ses épaules et c'était sûre qu'elle ne  ferait pas long feu après son départ... Même dans des films moyens, il est génial. Les autres acteurs font parfois pâle figure à côté de lui ( Jlo n'existe pas face à lui dans The Cell). Ce n'est pas compliqué, quand il est à gauche de l'écran, je regarde à gauche; quand il est à droite, je regarde à droite !!! Il est également réalisateur du court métrage  Five Minutes, Mr Welles dans lequel il incarne à la perfection Orson Welles répétant une scène du "Troisième Homme". Ce film est visible sur Youtube.
Vincent D'Onofrio s'est lancé dans la réalisation d'un long métrage, Don't Go In The Wood qui est un slasher musical. Comme il le dit lui-même : "tout le monde chante et tout le monde meurt".  Depuis le mois d'avril 2010, il parcourt les festivals pour présenter son film.
Il a également la casquette de producteur et a produit de magnifiques films comme The Whole Wild World (Dan Ireland, 1996_dans lequel il joue le rôle de Bob Howard), Guy de Michael-Lyndsay Hogg (1997) ou encore Steal This Movie sur la vie du hippie-défenseur des droits de l'Homme Abbie Hoffman (Robert Greenwald, 2000).
Le plus dommage est que beaucoup de ses films ne sont pas sortis en France et que cet acteur de talent n'est essentiellement connu chez nous que pour son rôle de Robert Goren, Full Metal Jacket et Men In Black.

De nombreux films de Vincent D'Onofrio ont déjà été chroniqués sur ce blog, pour  lire ces critiques cliquer sur Vincent D'Onofrio dans les libellés.

I love cinema tous les jours et depuis toujours !!

     J'aime le cinéma depuis tellement longtemps que je ne sais plus depuis quand. J'ai vu beaucoup de films : des formidables et des navets, certains m'ont transformés, d'autres agacés... Je ne prétends pas être une experte cinéma mais juste une "filmovore" ! Les critiques sont payés pour voir les films, moi je paye pour les voir, ça fait une différence. Je souhaite simplement partager ma passion, parler des films que j'aime ou pas, des acteurs que j'adore, des actrices que j'admire, des cinéastes qui me transportent... J'avoue ne pas aller au ciné aussi souvent que je le voudrais car je ne suis pas riche (faute avouée à moitié pardonnée) et le prix des places est scandaleusement élevé. Et je ne parle même pas du fric qu'il faut sortir pour voir un film en 3D... De toutes façons, j'aime surtout les films qui ont un peu d'âge (comme moi) voire beaucoup.
Je tiens quand même à préciser que je suis de la génération McDo donc élevée aux films US et que je voue une passion dévorante à Vincent D'Onofrio donc vous n'y échapperez pas...
Je ne sais pas encore très bien dans quelle direction va aller ce blog, je pense surtout l'alimenter au grès de mes envies et... des vôtres. 
J'espère que l'on fera un petit bout de chemin ensemble, que l'on échangera des points de vue passionnés et que vous aimerez venir ici comme on vient visiter une vieille copine.
Bonne lecture, bonne visite et, je l'espère, à bientôt...