Depuis quelques jours, je me suis replongée avec délectation dans quelques grands classiques du cinéma d'horreur. Rien de bien terrifiant dans ces films en noir et blanc avec un Boris Karloff grognant ou dans les hurlements lupins de Oliver Reed. Cependant, malgré leur âge avancé, ces films conservent un charme fou.
J'en ai sélectionne 5 rien que pour vous :
De quoi ça parle ? Un jeune savant, Harry Frankenstein, réussi à créer un être vivant à partir de restes humains... mais le cerveau utilisé est celui d'un criminel !
J'en pense quoi ? Là c'est du lourd ! Voilà le film qui fit de Boris Karloff une super star alors qu'il avait déjà tourné dans plus de 70 productions auparavant. Un rôle qui le fit connaître et qui lui colla à la peau au point que, pendant le reste de sa carrière, il ne jouera quasiment plus que des personnages inquiétants.
Frankenstein date peut-être de 1931 mais il a très bien vieilli : certes la science a évolué, tout comme les mœurs et la technique cinématographique, mais il se laisse regarder avec plaisir et jubilation. Le maquillage de Jack Pierce demeure très impressionnant tout comme la composition de Karloff.
Ce qui permet au film de bien encaisser les années c'est la quasi-absence d'effets spéciaux et le beau noir et blanc qui rend le maquillage très crédible à l'écran.
L'histoire en elle-même est clichée et révélatrice de la méconnaissance scientifique de l'époque. Ainsi, le pauvre Monstre a une vraie "tête d'assassin" comme on se la représentait à l'époque (front proéminent, yeux caverneux, mâchoires prognathes...) et il ne peut qu'être une créature abominable puisqu'il porte en son sein le cerveau d'un criminel : qui a tué, tuera ! Le reste est à l'avenant : le savant est forcément fou et l'aveugle bon et généreux. Quant à la fiancée, elle a la tête sur les épaules mais n'en reste pas moins une demoiselle en détresse !
James Whale fait de la créature un être terrifiant mais qui inspire la pitié, aussi la fin est particulièrement angoissante, brutale et triste. Probablement que le public de l'époque s'en est offusqué puisque le cinéaste réalisera une suite dont l'histoire commence là où s'achève ce film.
Taux de frayeur : 40%
De quoi ça parle ? Le Docteur Frankenstein et sa créature ont survécu à l'incendie du moulin ! Un savant fou, le Dr Pretorius, kidnappe la femme du Dr Frankenstein et l'oblige à tenter de nouveau l'horrible expérience afin de donner une fiancée au Monstre...
J'en pense quoi ? Ce second volet est aussi réussi que le premier et il regorge de scènes d'anthologie. Tout comme Frankenstein, ce film supporte bien le nombre des années. Les effets spéciaux se sont pris un petit coup de vieux mais restent très impressionnants au regard de l'année de production. Ainsi, la scène culte pendant laquelle le Dr Pretorius dévoile ses créations reste surprenante et flippante (mais drôle aussi !). La fameuse fiancée a un look incroyable et inoubliable et, à la façon dont James Whale la filme, on sent qu'il en est très fier. La scène de son éveil vaut vraiment le détour, dommage qu'elle arrive si tard. En effet, il vaut mieux ne pas être pressé de découvrir la créature car elle n'arrive qu'à la toute fin du film, histoire d'entretenir le suspense. D’ailleurs, La Fiancée de Frankenstein est lent et ne démarre pas très vite puisqu'il y a un prologue où l'on assiste à une conversation entre Lord Byron et Percy et Mary Shelley : c'est une ficelle scénaristique très pratique mais fort jouissive... pour les amateurs du moins. Loin d'être un défaut, le ralentissement du rythme permet de se concentrer sur l'aspect émotionnel : le Monstre joué par Karloff est encore plus pathétique et humain que dans le premier épisode et son désarroi touche au cœur le spectateur. Sa fin tragique n'en est que plus déchirante et notre misanthropie se fait galopante...
Taux de frayeur : 60%
De quoi ça parle ? Une météorite s'abat sur Downingtown en Pennsylvanie. A l'intérieur, une étrange matière visqueuse qui se nourrit de chaire humaine. Un groupe d'adolescents va tenter d'avertir les habitants de la ville et de s'en débarrasser...
J'en pense quoi ? The Blob est un film culte pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles étant qu'il marque les débuts au cinéma de... Steve McQueen ! Le beau Steve est le héros de ce film de SF pur jus où le monstre à combattre n'est ni une goule ni un loup-garou mais une masse rouge gluante aux allures de boule de gelée géante. Ce n'est pas vraiment l'histoire très conservatrice qui marque les esprits mais bien l'apparence si particulière de la créature. Le film véhicule en effet des messages très archaïques sur la jeunesse, la sexualité et les bonnes mœurs. Au début du film les adolescents semblent n'être que des bons à rien qui se moquent des forces de police et de leurs parents (il font même le mur, les vilains !) mais à la fin, tout le monde s'unit pour faire face à l'horrible menace et il apparait évident que tous ces jeunes gens deviendront d'honnêtes citoyens respectueux des valeurs de la Grande Amérique. Amen !
Le Blob en lui-même n'a aucune forme et ne semble pas réfléchir, il se "contente" de dévorer de la chaire humaine. De là à penser qu'il vient punir les affreux pécheurs, il n'y a qu'un pas. A moins qu'il ne soit l'incarnation de la peur de l'autre, thème récurrent du cinéma SF américain. On le sait : l'Amérique vit en autarcie et à une trouille bleue de "l'Étranger" qui ne peut qu'avoir de mauvaises intentions. Le Blob incarnerait-il cet Étranger dont il faut se méfier ? Quelque soit les interprétations, il faut avouer que le film a salement vieilli aussi dans le fond que dans la forme. Les effets spéciaux sont à mourir de rire : le Blob est encore flippant quand il est tout petit mais quand il grandit, c'est crise de fous rires garantie ! Cette bouboule rouge qui roule à 2km/h est pitoyable. Et quand il recouvre le restaurant, c'est abominablement raté. Quant à la conclusion, elle fait sourire : un petit coup de gel et la créature s'endort, vive les extincteurs au CO2 !
A cela s'ajoute une interprétation inégale, le meilleur étant Steve McQueen (non je ne dis pas ça parce que je suis une fan bornée...).
Malgré tout, The Blob garde une place importante dans la culture pop et c'est un des seuls films de SF qu'on peut regarder avec ses enfants !
Taux de frayeur : 10%
De quoi ça parle ? A la suite d'une expérience nucléaire, un dinosaure refait surface, détruit tout sur son passage et menace d'attaquer l'île de Manhattan.
J'en pense quoi ? Le Monstre des Temps Perdus est le film qui a inspiré Godzilla. D'ailleurs les nippons ne se sont pas foulés car le scénario est quasiment identique : une expérience nucléaire qui tourne mal et un méchant monstre géant qu'il faut anéantir avant qu'il ne nous anéantisse. Il n'y a pas de doute, Hiroshima et Nagasaki ont été un vrai traumatisme pour les contemporains de l'époque _ et on les comprend. Ils se méfient de la puissance nucléaire et le font savoir à travers des films alarmistes : le nucléaire ne fait pas que détruire, il crée aussi des monstres ou réveille ceux qui s'étaient endormis depuis des millénaires. Le Monstre de tous ces films est le symbole de la culpabilité que ressentaient tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l'élaboration de la bombe et à son utilisation. Et tous ces films font office de psychothérapie.
Le scénario est aussi mince qu'une feuille à cigarette, l'interprétation est calamiteuse et les effets spéciaux de Ray Harryhausen sont moisis. Bizarrement le film se laisse suivre sans déplaisir à cause de ces défauts ! On ne peut qu'être touché et amusé par l'animation du Monstre ou par les pseudos explications scientifiques.
Taux de frayeur : 30%
De quoi ça parle ? Au 18ème siècle, en Espagne, le cruel Marquis Siniestro fait enfermer dans ses cachots un mendiants par amusement. Les années passent et le mendiants est rejoint par une servante sourde et muette qui a repoussé les avances du Marquis. Rendu fou par la captivité, l'homme viole la jeune infirme qui parvient à s'enfuir. Elle meurt en couches mais l'enfant est sauvé. Les années passent, son oncle d'adoption comprend que le garçon est un loup-garou...
J'en pense quoi ? Dès le générique qui défile sur les yeux larmoyants du loup-garou, la messe est dite : le destin de Léon sera tragique. Il est une victime innocente de la cruauté humaine car il porte en lui le Mal qui rongeait son père, lui qui est devenu une bête au contact d'une aristocratie cruelle et décadente. Il n'y a que l'Amour ou la Mort qui pourront sauver Léon de sa condition de bête sanguinaire. Pendant un temps, l'amour de son oncle lui permet de vivre normalement mais quand il sent qu'il ne pourra jamais vivre avec celle qu'il aime, la bête en lui se réveille et anéantit tout sur son passage. A aucun moment le pauvre Léon n'a été maître de sa destinée, son seul choix est d'accepter la mort.
La Nuit du Loup-Garou est un des films de loup-garou les plus émouvants de part la nature même de la créature qui est plus humaine que l'affreux Marquis (tout comme le Monstre de Frankenstein est plus humain que son créateur) : il commet des crimes contre sa volonté et quand il comprend ce qu'il est, il décide de mourir.
Même s'il a un peu vieilli, le film reste un must en la matière : le travail de maquillage de Roy Ashton est plus qu'honorable et n'est pas risible pour le spectateur d'aujourd'hui et la mythologie propre au genre est respecté (on a droit à la fameuse balle d'argent). Les seuls points faibles sont les nombreuses ellipses qui cassent un peu le rythme et les discours un peu longuets du curé.
Taux de frayeur : 70%
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J'en ai sélectionne 5 rien que pour vous :
Frankenstein de James Whale (1931)
De quoi ça parle ? Un jeune savant, Harry Frankenstein, réussi à créer un être vivant à partir de restes humains... mais le cerveau utilisé est celui d'un criminel !J'en pense quoi ? Là c'est du lourd ! Voilà le film qui fit de Boris Karloff une super star alors qu'il avait déjà tourné dans plus de 70 productions auparavant. Un rôle qui le fit connaître et qui lui colla à la peau au point que, pendant le reste de sa carrière, il ne jouera quasiment plus que des personnages inquiétants.
Frankenstein date peut-être de 1931 mais il a très bien vieilli : certes la science a évolué, tout comme les mœurs et la technique cinématographique, mais il se laisse regarder avec plaisir et jubilation. Le maquillage de Jack Pierce demeure très impressionnant tout comme la composition de Karloff.
Ce qui permet au film de bien encaisser les années c'est la quasi-absence d'effets spéciaux et le beau noir et blanc qui rend le maquillage très crédible à l'écran.
L'histoire en elle-même est clichée et révélatrice de la méconnaissance scientifique de l'époque. Ainsi, le pauvre Monstre a une vraie "tête d'assassin" comme on se la représentait à l'époque (front proéminent, yeux caverneux, mâchoires prognathes...) et il ne peut qu'être une créature abominable puisqu'il porte en son sein le cerveau d'un criminel : qui a tué, tuera ! Le reste est à l'avenant : le savant est forcément fou et l'aveugle bon et généreux. Quant à la fiancée, elle a la tête sur les épaules mais n'en reste pas moins une demoiselle en détresse !
James Whale fait de la créature un être terrifiant mais qui inspire la pitié, aussi la fin est particulièrement angoissante, brutale et triste. Probablement que le public de l'époque s'en est offusqué puisque le cinéaste réalisera une suite dont l'histoire commence là où s'achève ce film.
Taux de frayeur : 40%
La Fiancée de Frankenstein (The Bride of Frankenstein) de James Whale (1935)
De quoi ça parle ? Le Docteur Frankenstein et sa créature ont survécu à l'incendie du moulin ! Un savant fou, le Dr Pretorius, kidnappe la femme du Dr Frankenstein et l'oblige à tenter de nouveau l'horrible expérience afin de donner une fiancée au Monstre...
J'en pense quoi ? Ce second volet est aussi réussi que le premier et il regorge de scènes d'anthologie. Tout comme Frankenstein, ce film supporte bien le nombre des années. Les effets spéciaux se sont pris un petit coup de vieux mais restent très impressionnants au regard de l'année de production. Ainsi, la scène culte pendant laquelle le Dr Pretorius dévoile ses créations reste surprenante et flippante (mais drôle aussi !). La fameuse fiancée a un look incroyable et inoubliable et, à la façon dont James Whale la filme, on sent qu'il en est très fier. La scène de son éveil vaut vraiment le détour, dommage qu'elle arrive si tard. En effet, il vaut mieux ne pas être pressé de découvrir la créature car elle n'arrive qu'à la toute fin du film, histoire d'entretenir le suspense. D’ailleurs, La Fiancée de Frankenstein est lent et ne démarre pas très vite puisqu'il y a un prologue où l'on assiste à une conversation entre Lord Byron et Percy et Mary Shelley : c'est une ficelle scénaristique très pratique mais fort jouissive... pour les amateurs du moins. Loin d'être un défaut, le ralentissement du rythme permet de se concentrer sur l'aspect émotionnel : le Monstre joué par Karloff est encore plus pathétique et humain que dans le premier épisode et son désarroi touche au cœur le spectateur. Sa fin tragique n'en est que plus déchirante et notre misanthropie se fait galopante...
Taux de frayeur : 60%
Danger Planétaire (The Blob) de Irvin S. Yeaworth Jr (1958)
De quoi ça parle ? Une météorite s'abat sur Downingtown en Pennsylvanie. A l'intérieur, une étrange matière visqueuse qui se nourrit de chaire humaine. Un groupe d'adolescents va tenter d'avertir les habitants de la ville et de s'en débarrasser...
J'en pense quoi ? The Blob est un film culte pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles étant qu'il marque les débuts au cinéma de... Steve McQueen ! Le beau Steve est le héros de ce film de SF pur jus où le monstre à combattre n'est ni une goule ni un loup-garou mais une masse rouge gluante aux allures de boule de gelée géante. Ce n'est pas vraiment l'histoire très conservatrice qui marque les esprits mais bien l'apparence si particulière de la créature. Le film véhicule en effet des messages très archaïques sur la jeunesse, la sexualité et les bonnes mœurs. Au début du film les adolescents semblent n'être que des bons à rien qui se moquent des forces de police et de leurs parents (il font même le mur, les vilains !) mais à la fin, tout le monde s'unit pour faire face à l'horrible menace et il apparait évident que tous ces jeunes gens deviendront d'honnêtes citoyens respectueux des valeurs de la Grande Amérique. Amen !
Le Blob en lui-même n'a aucune forme et ne semble pas réfléchir, il se "contente" de dévorer de la chaire humaine. De là à penser qu'il vient punir les affreux pécheurs, il n'y a qu'un pas. A moins qu'il ne soit l'incarnation de la peur de l'autre, thème récurrent du cinéma SF américain. On le sait : l'Amérique vit en autarcie et à une trouille bleue de "l'Étranger" qui ne peut qu'avoir de mauvaises intentions. Le Blob incarnerait-il cet Étranger dont il faut se méfier ? Quelque soit les interprétations, il faut avouer que le film a salement vieilli aussi dans le fond que dans la forme. Les effets spéciaux sont à mourir de rire : le Blob est encore flippant quand il est tout petit mais quand il grandit, c'est crise de fous rires garantie ! Cette bouboule rouge qui roule à 2km/h est pitoyable. Et quand il recouvre le restaurant, c'est abominablement raté. Quant à la conclusion, elle fait sourire : un petit coup de gel et la créature s'endort, vive les extincteurs au CO2 !
A cela s'ajoute une interprétation inégale, le meilleur étant Steve McQueen (non je ne dis pas ça parce que je suis une fan bornée...).
Malgré tout, The Blob garde une place importante dans la culture pop et c'est un des seuls films de SF qu'on peut regarder avec ses enfants !
Taux de frayeur : 10%
Le Monstre des Temps Perdus (The beast from 20 000 Fathoms) de Eugène Lourié (1953)
De quoi ça parle ? A la suite d'une expérience nucléaire, un dinosaure refait surface, détruit tout sur son passage et menace d'attaquer l'île de Manhattan.
J'en pense quoi ? Le Monstre des Temps Perdus est le film qui a inspiré Godzilla. D'ailleurs les nippons ne se sont pas foulés car le scénario est quasiment identique : une expérience nucléaire qui tourne mal et un méchant monstre géant qu'il faut anéantir avant qu'il ne nous anéantisse. Il n'y a pas de doute, Hiroshima et Nagasaki ont été un vrai traumatisme pour les contemporains de l'époque _ et on les comprend. Ils se méfient de la puissance nucléaire et le font savoir à travers des films alarmistes : le nucléaire ne fait pas que détruire, il crée aussi des monstres ou réveille ceux qui s'étaient endormis depuis des millénaires. Le Monstre de tous ces films est le symbole de la culpabilité que ressentaient tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l'élaboration de la bombe et à son utilisation. Et tous ces films font office de psychothérapie.
Le scénario est aussi mince qu'une feuille à cigarette, l'interprétation est calamiteuse et les effets spéciaux de Ray Harryhausen sont moisis. Bizarrement le film se laisse suivre sans déplaisir à cause de ces défauts ! On ne peut qu'être touché et amusé par l'animation du Monstre ou par les pseudos explications scientifiques.
Taux de frayeur : 30%
La Nuit du Loup-Garou (The Curse of the Werewolf) de Terence Fisher (1961)
De quoi ça parle ? Au 18ème siècle, en Espagne, le cruel Marquis Siniestro fait enfermer dans ses cachots un mendiants par amusement. Les années passent et le mendiants est rejoint par une servante sourde et muette qui a repoussé les avances du Marquis. Rendu fou par la captivité, l'homme viole la jeune infirme qui parvient à s'enfuir. Elle meurt en couches mais l'enfant est sauvé. Les années passent, son oncle d'adoption comprend que le garçon est un loup-garou...
J'en pense quoi ? Dès le générique qui défile sur les yeux larmoyants du loup-garou, la messe est dite : le destin de Léon sera tragique. Il est une victime innocente de la cruauté humaine car il porte en lui le Mal qui rongeait son père, lui qui est devenu une bête au contact d'une aristocratie cruelle et décadente. Il n'y a que l'Amour ou la Mort qui pourront sauver Léon de sa condition de bête sanguinaire. Pendant un temps, l'amour de son oncle lui permet de vivre normalement mais quand il sent qu'il ne pourra jamais vivre avec celle qu'il aime, la bête en lui se réveille et anéantit tout sur son passage. A aucun moment le pauvre Léon n'a été maître de sa destinée, son seul choix est d'accepter la mort.
La Nuit du Loup-Garou est un des films de loup-garou les plus émouvants de part la nature même de la créature qui est plus humaine que l'affreux Marquis (tout comme le Monstre de Frankenstein est plus humain que son créateur) : il commet des crimes contre sa volonté et quand il comprend ce qu'il est, il décide de mourir.
Même s'il a un peu vieilli, le film reste un must en la matière : le travail de maquillage de Roy Ashton est plus qu'honorable et n'est pas risible pour le spectateur d'aujourd'hui et la mythologie propre au genre est respecté (on a droit à la fameuse balle d'argent). Les seuls points faibles sont les nombreuses ellipses qui cassent un peu le rythme et les discours un peu longuets du curé.
Taux de frayeur : 70%











































